Test FIFA 18 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
EA Sports
Développeur
EA Sports
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.10.2017
Nombre de joueurs
1 à 22
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Ah le début de l’automne… Une période marquée par une baisse des températures (quoique), une diminution progressive du soleil (mouais) et la sortie du dernier FIFA bien sûr ! Comme chaque année, Electronic Arts ne manque pas l’occasion de sortir un nouvel opus de sa série sportive phare. Nouvelle saison, nouvelle icône. Exit donc Marco Reus et place à Cristiano Ronaldo, l’attaquant portugais du Real Madrid remplaçant l’ailier allemand du Borussia Dortmund en tant qu’ambassadeur de ce FIFA 18. Certains diront qu’il s’agit là du seul changement entre les deux épisodes, avec une simple mise à jour des effectifs et maillots des divers clubs sous licences. Nous verrons plus tard si ces critiques sont justifiées. Quoi qu’il en soit, FIFA fait sa rentrée annuelle. Ce nouvel opus comporte-t-il de réelles nouveautés ? Parvient-il à gommer les nombreuses lacunes de son prédécesseur ? Vaut-il les 70 euros demandés ? Coup d’envoi imminent de cette nouvelle saison footballistique !

L’important, ce sont les trois points !



C’est un fait, FIFA accuse, depuis plusieurs années maintenant, un retard graphique important sur son principal concurrent, le fameux Pro Evolution Soccer de Konami. Disons-le d’emblée, les modélisations des joueurs dans ce FIFA 18 s’avèrent, dans l’ensemble, ratées. C’est un doux euphémisme que de dire cela. En effet, hormis quelques stars, les visages des joueurs n’ont pas été retravaillés depuis plusieurs opus. Si l’on peut excuser EA Sports pour ne pas modéliser fidèlement des joueurs de D4 anglaise (j’ai beaucoup de respect pour la D4 anglaise, je tiens à le dire !), aucune excuse n’est valable pour les plus grands clubs de la planète. On s’étonne donc que la très grande majorité des joueurs, pourtant mondialement connus, ainsi que les révélations de la saison dernière comme peut l’être, par exemple, le milieu espagnol du Real Madrid Marco Asensio, soient aussi méconnaissables. Et ne parlons pas des joueurs des équipes moins médiatisées qui sont affreusement mal modélisés. Pour son prochain opus, l’une des priorités de l’éditeur américain sera donc de revoir totalement sa partie graphique, son FIFA faisant pâle figure face à un PES dont c’est justement l’un des points forts. Et ce constat est également valable pour le public.

Chaque année, EA Sports nous promet monts et merveilles avec des spectateurs retravaillés et des tribunes vivantes (les insultes envers la maman de l’arbitre sont proscrites, n’exagérons pas !). Il n’en est malheureusement rien. Il n’y a malheureusement pas que l’aspect graphique qui soit dépassé dans ce FIFA. Les commentaires de match le sont également. On retrouve le duo Hervé Mathoux/Pierre Ménès et on aurait préféré s’en passer. Aucune émotion ne se dégage de leurs propos, c’est plat et tout à fait inintéressant. Il serait temps qu’Electronic Arts se décide à engager un nouveau duo de commentateurs. Un conseil, mettez les commentaires en anglais pour profiter des répliques de Martin Tyler et Alan Smith qui, à défaut d’être exceptionnelles, se révèlent d’une qualité bien supérieure à celles des présentateurs de Canal +. Les joueurs réfractaires à l’anglais n’auront pas besoin de mettre le jeu intégralement dans la langue de Shakespeare, la langue des commentaires pouvant être changée tout en conservant le reste du jeu en français. La partie sonore du titre est heureusement sauvée, en partie, par une playlist imposante et variée qui vous accompagnera dans les menus, bien que les musiques puissent ne pas plaire à tout le monde.

D3 allemande et Ligue 1 Conforama

Cependant, s’il y a bien un point sur lequel FIFA reste le maître, ce qui fait d’ailleurs souvent la différence auprès des joueurs au moment de choisir leur jeu de foot annuel, ce sont les licences. Principale carence de son concurrent, FIFA dispose toujours, quant à lui, de très nombreux championnats sous licences même s’il s’avère dommage que la seule division qui fasse son apparition cette saison soit la D3 allemande (sérieusement ?). Alors que des rumeurs persistantes évoquaient l’arrivée de la Chinese Super League dans ce nouvel opus, ce n’est malheureusement pas le cas. Au vu du nombre de joueurs et entraîneurs ayant quitté l’Europe pour la Chine récemment (pour l’enjeu sportif, bien entendu !), il est vraiment décevant de ne pas avoir, si ce n’est l’intégralité du championnat, au moins certains clubs prestigieux comme les deux équipes de Shanghaï ou bien encore le Guangzhou Evergrande. Espérons donc que cet ajout se fasse dès l’an prochain. Car si FIFA bénéficie de nombreux clubs sous licences, le constat est très différent concernant les stades.

Si les absences des mythiques Camp Nou et Signal Iduna Park, les stades respectifs du FC Barcelone et du Borussia Dortmund, peuvent s’expliquer par les partenariats passés entre ces deux clubs et PES, d’autres sont difficilement explicables. Il est navrant de constater qu’en dehors du Parc des Princes et de l’Orange Vélodrome, aucun club de Ligue 1 Conforama (ah les joies du naming !) ne dispose de son propre stade. Une situation qui dure depuis de trop nombreuses années. Pourtant, l’Allianz Arena de Nice, le Matmut Stadium de Bordeaux ou le Louis-II de Monaco mériteraient leur place dans cette liste. Comment ne pas pester contre l’absence du Parc OL (euh Groupama Stadium pardon), antre de l’Olympique Lyonnais et plus beau stade de France (comment ça, je ne suis pas objectif ?). Cette dernière absence est d’autant plus regrettable que ce « formidable outil » a accueilli une demi-finale de l’Euro 2016 et sera l’hôte de la finale de l’édition actuelle de l’Europa League mais également de la finale de la Coupe du Monde féminine en 2019. Notons aussi la regrettable absence des bouillants San Paolo de Naples et Vodafone Arena de Besiktas ainsi que l’étonnant retrait de Mestalla, stade du FC Valence (la ville espagnole hein, pas le chef-lieu de la Drôme !) pourtant disponible dans l’opus précédent.

Le milieu ? Quel milieu ?



Outre des parties graphiques et sonores globalement ratées, les autres gros points noirs de ce FIFA 18 résident dans son gameplay et l’absence de nouveautés majeures. La construction du jeu s’avère tout simplement inexistante. Un point regrettable lorsqu’on connaît son importance dans le football. Le milieu de terrain se révèle ainsi malheureusement inutile et les joueurs utiliseront une nouvelle fois les côtés pour se créer la majorité des occasions, la faute à des ailiers encore bien trop rapides. Les matches se résument ainsi à des débordements le long de la ligne de touche et des dédoublements entre ailiers et défenseurs. Or, ce n’est pas que ça le foot ! Soyez également avertis que la vitesse du jeu a été étrangement augmentée par rapport à la démo. Alors que cette dernière nous proposait un rythme un peu plus lent et davantage proche d’un véritable match, il est surprenant et incompréhensible qu’elle ait été revue à la hausse.

De surcroît (oui, c’est une expression encore utilisée aujourd’hui), ce FIFA 18, contrairement aux deux précédents opus, ne comporte aucune nouveauté digne d’intérêt. Bien que perfectibles à de nombreux égards, ces derniers apportaient du sang neuf que ce soit via des améliorations de gameplay ou bien des ajouts plus conséquents. FIFA 16 incluait ainsi, pour la première fois dans un jeu de football, des équipes féminines et revoyait le schéma défensif de la série tandis que son successeur introduisait, outre un système de coups de pieds arrêtés assez étrange, un mode Aventure certes incomplet mais qui avait le mérite de proposer un semblant de scénario. Or, ce FIFA 18 ne propose pour véritable nouveauté qu’un système de changements rapides à définir avant les rencontres permettant ainsi aux joueurs d’effectuer des remplacements sans mettre le jeu en pause. Seuls quelques légers ajustements au niveau de la protection du ballon ont été revus. C’est peu. Trop peu.

On n’a pas le même maillot mais on a la même passion !



Mais on y songe, on ne vous a pas encore parlé des gardiens, vous savez les fameux derniers remparts d’une équipe (enfin, « rempart » n’est pas vraiment le terme approprié vu leurs prestations !). Eh bien sachez qu’ils sont absolument catastrophiques. Malgré l’arrivée d’une mise à jour peu après la sortie du titre, ils restent, à notre grand désarroi, de véritables passoires. Que ce soit sur leur ligne de but ou dans les airs, leur inutilité est exaspérante, les rencontres se terminent ainsi régulièrement sur des scores fleuves. Si vous finissez un match sur le score de 0-0, c’est que vous l’avez fait exprès ! Parmi les autres reproches que l’on pourrait adresser au titre, notons le temps additionnel qui, encore une fois, n’est pas détaillé. Avec des arrêts de jeu dépassant souvent les cinq minutes, il est toujours aussi difficile de savoir où on en est et combien de temps il nous reste avant que l’arbitre ne siffle la fin de la rencontre (30 secondes de plus, s’il vous plaît monsieur l’arbitre, il me manque un but !). On aurait également aimé que la goal-line technology, système permettant de savoir si le ballon a intégralement franchi la ligne de but et entré en vigueur l’année dernière dans de nombreux championnats européens, soit intégrée dans ce FIFA 18 pour coller au plus près de la réalité.

Quant au système de coups de pieds arrêtés, il reprend celui intégré par FIFA 17 et aurait besoin d’être considérablement revu. Vous devez donc toujours contrôler la position et la course d’élan de votre joueur avant de frapper. Mais n’espérez pas marquer rapidement, du moins sur coup-franc. Il vous faudra beaucoup d’entraînements (et de nombreux ballons envoyés dans les tribunes !) avant de les maîtriser. Et quand ce sera le cas, vous pourrez alors vous essayer à en tirer avec l’extérieur du pied. Le contraste est ainsi énorme entre la facilité à marquer des buts en cours de jeu et la difficulté à en mettre sur coup-francs et penaltys, ces derniers étant très souvent ratés. Idem pour le corps arbitral. Bien que ce ne soit pas propre à cet opus, il est toujours étonnant de voir un joueur exclu pour une faute banale mais des tacles par derrière sanctionnés seulement d’un carton jaune, voire d’un simple avertissement verbal. Bref, les arbitres sont mauvais (comme dans la réalité, en fait !).

Connexion interrompue et Ultimate Team

Bon sinon, il a des points positifs ce FIFA ou pas ? Eh bien oui, quand même, mais très peu. Ainsi, le mode Aventure, tête de gondole du dernier opus, a été largement amélioré dans celui-ci, ne limitant plus Alex Hunter à la Premier League. En plus de personnaliser légèrement l’apparence du jeune prodige virtuel, vous pouvez dorénavant évoluer dans un autre pays que l’Angleterre. Le mode se révèle globalement bien plus intéressant que dans FIFA 17 même s’il est toujours dommage que le système de choix lors des dialogues n’ait que peu d’incidences sur la suite des événements. De plus, malgré ses innombrables carences, FIFA 18 dispose, à l’instar de ses prédécesseurs, d’un contenu conséquent. Carrière, Aventure, Coupe internationale féminine, Saisons en ligne, Clubs Pros, FIFA Ultimate Team… il y a de quoi jouer de nombreuses heures avant d’être rassasié pour peu que vous arriviez à passer outre les très nombreux défauts listés dans cet avis.

Dommage cependant que le mode Carrière, qui bénéficie d’interfaces retravaillées et d’améliorations sur les transferts, n’inclut pas les options d’achats lors des prêts de joueurs, pratique pourtant de plus en plus courante dans le football comme en atteste l’arrivée de Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain cet été. De même, on pestera également contre les trop nombreuses micro-transactions en mode FIFA Ultimate Team, avec des sommes allant jusqu’à cent euros. Ce dernier, mode le plus joué du titre, est quasiment identique à celui de son prédécesseur à tout point de vue. Par ailleurs, l’ajout de la fonctionnalité « Clashs d’équipe », permettant d’affronter des équipes créées par d’autres joueurs, est purement anecdotique. Notons enfin que les serveurs sont, comme d’habitude, assez instables, occasionnant ainsi régulièrement des déconnexions en pleine partie. Il est toujours rageant de perdre un match (et d’envoyer sa manette à l’autre bout de la pièce…) parce que « la connexion aux serveurs EA a été interrompue » (surtout lorsque l’on gagnait !). Les serveurs sont malheureusement à l’image du jeu. Un mauvais FIFA, une série en perte de vitesse depuis plusieurs années, sur laquelle le plaisir revient par intermittence mais qui a beaucoup de mal à s’installer sur la durée. Attention EA Sports, la division 2 se rapproche !

L’avis perso de Val/Number One // Une énorme déception !

Ce FIFA 18 souffle le chaud et le froid (mais plus le froid, quand même !). Après un opus précédent très perfectible, j’attendais EA Sports au tournant. J’ai été énormément déçu. Première déception : les graphismes. Les joueurs sont, dans l’ensemble, très mal modélisés, leurs visages n’ayant pas été modifiés depuis plusieurs années. Bref, la partie graphique du titre est à revoir. Deuxième déception : les commentaires. Quasiment identiques à ceux de FIFA 17, ils se révèlent très pénibles à écouter. Entendre Messieurs Mathoux et Ménès parler sans passion ni dynamisme pendant 90 minutes, très peu pour moi. Troisième déception : l’absence de grands stades européens. Naples, Valence, Besiktas, Lyon, Monaco… je déplore que de tels clubs, tous engagés en coupes d’Europe, ne bénéficient pas de leurs infrastructures d’autant plus qu’aucun championnat majeur ne fait son apparition cette année. Enfin, ma plus grande déception concerne le gameplay. C’est l’un des principaux reproches que je fais à cet opus. Le titre ne favorise absolument pas la construction du jeu, élément pourtant prépondérant dans le football. Le milieu de terrain ne sert à rien, des accélérations sur les côtés ou de longs ballons faisant parfaitement l’affaire. En tant que fan de foot, difficile d’accepter cela. Certes, on pourra prendre du plaisir à faire quelques parties en ligne de temps en temps mais on s’en lassera relativement vite. Personnellement, il s’agit du plus mauvais FIFA auquel j’ai joué et je les ai pourtant tous faits depuis FIFA 09 ! J’ai tellement apprécié la série par le passé que cela me désole de la voir tomber si bas.


Point complet
Des défauts récurrents depuis des années et aucune nouveauté majeure, voilà comment pourrait être résumé ce nouvel opus de FIFA. La réponse aux trois questions posées en préambule de cet avis est la même : non ! Non, FIFA 18 ne contient aucune réelle nouveauté. Non, FIFA 18 ne gomme pas les lacunes de son prédécesseur. Et non, FIFA 18 ne vaut pas les 70 euros demandés. Cet opus comporte tellement de défauts à tous les niveaux qu’EA Sports a un boulot monumental à effectuer en vue du prochain épisode. Outre une partie graphique à revoir, un changement du duo de commentateurs ainsi qu’une refonte totale du gameplay sont nécessaires pour permettre à FIFA de repartir de l’avant. Un effort doit également être fait au niveau des stades manquants, au moins pour les grands clubs européens et de la vitesse de jeu, encore bien trop rapide. Quant aux serveurs, les problèmes courent depuis déjà tellement d’années que cela semble peine perdue. Une profonde remise en question doit impérativement avoir lieu pour que FIFA redevienne une grande série de foot… ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.

On a adoré :
Contenu conséquent
Mode Aventure amélioré
Nombreux clubs sous licences
Playlist variée
On n'a pas aimé :
Modélisations des joueurs ratées
Commentaires à la ramasse
Milieu de terrain inexistant
Aucune nouveauté majeure
Serveurs instables
Nombreux stades manquants
Gardiens toujours aussi mauvais
Vitesse de jeu trop élevée
Trop de micro-transactions en FUT


Consulter les commentaires Article publié le 26/10/2017 par Vincent P.


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