Test FIFA 12 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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FIFA 12



Editeur
EA Sports
Développeur
EA Canada
Distributeur
Electronic Arts
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.09.2011
  2011
Nombre de joueurs
1 à 22
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Football
Mémoire
40 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €

Si FIFA 11 a réussi à séduire bon nombre de joueurs, à l’instar des précédents opus depuis le 08, il faut reconnaître qu’il manquait cruellement de finitions pour pleinement satisfaire. La concurrence ayant pris une orientation autre pour offrir une expérience footballistique différente, on pouvait craindre que les développeurs finissent par se reposer sur leurs lauriers. Pourtant la campagne promotionnelle du jeu a tenté de nous convaincre que ce n’était pas le cas. Maintenant que le jeu est passé entre nos mains, il est l’heure de voir si le bilan du match lui est favorable…

Des hauts et des bas




Pour donner un petit coup de jeune à cette édition, les développeurs ont revu l’interface du jeu. On retrouve des habillages réussis, des incrustations appréciables et un menu plus classe et toujours aussi complet… mais il est aussi assez lourd à utiliser, sans compter les lenteurs de certains affichages et autres petits bugs qui surviennent quelques fois. Le contenu de ce FIFA 12 est bien entendu consistant, avec bon nombre de modes de jeu off et online. Même s’il reprend la majorité de ce que l’on trouvait dans le précédent volet, nous nous attardons sur quelques points. Le premier, c’est la disparition de quelques licences dont le championnat turque pour ne citer que lui. Bien entendu, on apprécie l’ajout d’une poignée de stades et équipes, même si au final on aimerait en avoir toujours plus. Le deuxième, c’est que le mode Carrière a été retouché, demandant de mieux gérer son budget et son effectif lorsqu’on opte pour une partie entraîneur-joueur ou manager. On apprécie aussi toutes les fonctionnalités liées aux jeunes talents, l’intégration des interviews, des informations sur les rencontres et les joueurs, les diverses propositions de transferts, etc. Ce mode de jeu est riche et l’accent a été mis sur le mental du joueur, clairement à ne pas négliger pour qu’il se donne à 100%. De même, la gestion des blessures est assez crédible. En revanche, quelques bugs ont été constatés ci et là et il faut avouer que certains résultats manquent de crédibilité.

On pense notamment à ses joueurs qui enchaînent les buts comme des perles ou cette nécessité d’obtenir un nombre de points conséquents pour rester dans les premiers du classement. Enfin, on apprécie d’avoir le décompte des dernières heures du mercato même s’il s’agit plus d’un détail sans réel impact sur le reste du jeu. Outre les divers modes pour créer ses compétitions, personnaliser joueurs et équipes, jouer en ligne jusqu’à onze contre onze, faire évoluer un joueur ou un gardien en Deviens Pro, réaliser divers défis pour engranger de l’XP, etc., le tout étant hérité du précédent opus, on note l’apparition du EA Sports Football Club. Avec sa tendance au social, celui-ci permet aux joueurs de suivre l’évolution de leurs amis, d’œuvrer pour défendre les couleurs de son club préféré, de relever des défis, jusqu’à réécrire l’histoire… Coupes fictives, centre de création, Clubs en ligne (au code réseau toujours assez instable), nombreux tournois et championnats organisés par la firme et compagnie viennent se greffer au tout pour tenir le joueur scotché à l’écran. On souligne particulièrement la présence de rencontres amicales en ligne, pour jouer contre un ami de sa liste, et celle de saisons en Face-à-Face. Grosso modo, on affronte d’autres joueurs sur une série de dix rencontres. En fonction de ses performances, on gagne des cumule des points. A la fin de la période, selon ses résultats, on continue dans la ligue actuelle, on est relégué à la ligue inférieure ou on monte dans la suivante.

La bonne nouvelle, c’est que les mauvais joueurs sont sanctionnés en cas de déconnexion « intempestive »… On pourrait en parler durant des heures, mais retenons simplement que le contenu est conséquent, et ce que l’on joue en solo, avec un, deux ou trois amis sur la même console, ou en ligne. Tant que nous abordons le sujet du online, notons qu’il faut une fois encore un Pass Online (fourni avec les exemplaires neufs) pour en profiter. Actuellement, la qualité du réseau est relativement bonne, même si quelques exceptions sont à souligner selon les joueurs affrontés. Disons que dans l’ensemble nous n’avons pas eu de problèmes gênants lors des parties en ligne, sauf lorsque le joueur adverse pratique l’anti-jeu en confiant le contrôle de la défense à l’intelligence artificielle. Au niveau de la réalisation graphique, EA Canada a fait quelques efforts sur les modélisations des joueurs les plus connus. Reconnaissables en un coup d’œil, leur visage fait plaisir à voir. Cela n’empêche toutefois pas de penser que le travail n’est qu’en partie assuré puisque tous les joueurs moins célèbres souffrent de modélisations plus génériques. Il est vrai que la base de données est vraiment importante et qu’il faudrait un travail de titan pour avoir chaque joueur de chaque équipe parfaitement modélisé, mais notre gourmandise nous perdra.

Parcours sans faute ?




Du côté des commentaires, on remarque que la majorité des répliques de Franck Sauzée et Hervé Mathoux proviennent de l’édition précédente, même si plusieurs répliques ont été ajoutées. Le système a quand même été quelque peu rafraîchi, avec des phrases qui collent plus à l’action ou qui offrent des détails appréciables à l’oreille. Dommage que les commentateurs soient parfois encore à côté de la plaque, enlevant quelque peu en immersion. Pour le reste de la bande sonore, les musiques font leur office et il est toujours possible de tout personnaliser avec ses propres pistes (cris, chants des supporters, musiques d’entrée…). Quelques ratés subsistent quand même comme lors de certains buts où les cris des supporters deviennent une espèce de brouhaha murmuré. C’est peut-être difficile à imaginer, mais vous comprendrez lorsque cela vous arrivera. Ceci dit, nous en venons à l’une des grosses améliorations de la licence, à savoir l’intégration du moteur physique baptisé Impact Engine. Mine de rien, celui-ci permet à la licence de faire un vrai bond en avant. Désormais, on a vraiment l’impression que les joueurs se disputent le ballon, que les un contre un sont plus tendus, que les joueurs ont plus de poids et que leur corpulence est mieux prise en compte. En effet, chaque partie du corps est désormais indépendante du reste. Ainsi, toutes les collisions gagnent en crédibilité et en réalisme, sans compter que les animations ont été encore améliorées et qu’elles ont gagné en fluidité.

Les impacts sont plus crédibles et le résultat visuel est bluffant. Ajoutez à cela le Personality+ repris de FIFA 11, l’intégration d’un système de dribbles plus précis et une bonne gestion de l’endurance ainsi que, plus généralement, des capacités des joueurs, et vous vous retrouvez avec des duels crédibles et des actions toujours plus réalistes. En sus le touché de balle est plus fin et les joueurs techniques s’en sortent bien mieux dans les petits espaces. C’est un peu comme si on avait l’impression de pouvoir enfin contrôler complètement son joueur. Attention toutefois, ce nouveau système est encore perfectible. Dans un premier temps, on note surtout des situations improbables, peu fréquentes mais qui surviennent tout de même. Ne crachons quand même pas dans la soupe, le résultat final s’avère plus propre que celui du précédent opus. Dans un deuxième temps, cela entraîne des soucis d’arbitrage. En effet, bien que chaque arbitre ait sa personnalité, il n’est pas rare de voir des fautes sur ou sous-évaluées, des avantages laissés alors qu’il n’y avait pas de raison ou au contraire des oublis (revenir à la faute) lorsque l’avantage laissé n’est pas exploité. Il faut ajouter à cela des fautes sifflées parfois sans raison apparente ou encore des obstructions bien maladroitement jugées. C’est dommage, surtout que les développeurs ont fait des efforts sur les autres points de l’arbitrage et que l’on peut même voir l’arbitre arrêter le court d’une rencontre pour faire évacuer un joueur blessé, après avoir pris de ses nouvelles.

Un jeu modulable




A ce niveau là, le jeu ne manque pas de détails. En plus du moteur physique qui change clairement la donne, la grosse nouveauté notable de cet opus, c’est assurément le système de défense tactique. Intelligemment mis en place, celui-ci offre plus de finesse que par le passé. En effet, au lieu de presser comme un citron l’adversaire en bourrinant jusqu’à lui prendre la balle, désormais il faut le contenir, le presser suffisamment mais pas trop, faire appel à un coéquipier, pour boucher les possibilités de passe ou venir couper une trajectoire, et surtout réagir avec un timing parfait pour mettre le pied sur le ballon, faire un tacle (une glissade vu l’exagération…) ou intercepter une passe. Tout est dans l’anticipation, la patience et la lecture du jeu adverse. Ce qui est sûr, c’est que beaucoup de joueurs n’arriveront pas à s’y faire, quitte à rager et jeter leur manette contre un mur. Pourtant, à la longue, lorsqu’on arrive à maîtriser le système, on se rend compte à quel point il est plus réaliste et gratifiant. Reste que les fans de l’ancien système défensif peuvent faire un tour dans les options pour l’utiliser dans cet opus. Il est un peu moins assisté que par le passé, mais les fans se sentiront moins perdus. En plus, il est possible de garder cette configuration dans certains modes de jeu en ligne.

Dans le même ordre d’idées, la force de ce FIFA 12, c’est d’être pleinement modulable. En plus des paramètres pour régler l’assistance des passes, frappes, sélections, etc. et la vitesse du jeu (lente, normale, rapide), il est possible de profiter d’une quinzaine de sliders pour régler des éléments liés à son équipe et même à l’équipe adverse lorsqu’elle est prise en charge par l’I.A. Vitesse de frappes, précision de celles-ci, vitesse d’accélération et compagnie permettent de moduler le jeu selon ses envies. Les paramètres de base sont déjà satisfaisants, mais quelques modifications offrent des sensations encore plus grisantes, notamment lorsqu’on pousse un peu la vitesse des frappes de balle. D’une manière générale, la physique du ballon est plus lourde, les frappes de loin sont plus incisives et plus utiles, sans compter qu’il faut prendre en compte les caractéristiques du joueur qui le contrôle pour moduler encore une fois la précision et l’efficacité des actions. Sans être parfaite, la physique s’améliore. Il en va de même pour l’I.A., clairement plu réactive. Celle-ci offre un excellent challenge dans les niveaux de difficulté International et Légende. Certains risquent même de s’arracher quelques cheveux avec le niveau le plus élevé. Reste que chaque équipe a deux ou trois schémas qui fonctionnent et qu’avec le temps, et la maîtrise du nouveau système défensif, on arrive à rééquilibrer les rencontres et à prendre l’ascendant sur la machine. Terminons en soulignant quelques détails, comme l’apparition de touches rapides dès lors qu’un joueur est prêt de la ligne, et la reprise du système de tirs au but, malgré les retours négatifs de bon nombre de fans.

Point complet
On aurait pu penser qu’EA Canada se serait reposé sur ses lauriers mais il n’en est rien. Les développeurs ont implanté un nouveau moteur physique, ils ont totalement retravaillé la prise en compte des caractéristiques des joueurs, ils ont amélioré la physique du ballon et ajouté un système de dribble plus précis. A cela, il faut ajouter tous les paramètres à modifier qui permettent de véritablement adapter l’expérience de jeu à ses besoins. Plus réaliste, plus crédible, ce FIFA 12 arrive à convaincre sur de très nombreux points, sans compter que le contenu est toujours aussi conséquent et que des efforts ont été fournis sur les animations et certaines modélisations (celles des stars du moins). Malgré tout, cette nouvelle mouture manque encore de finitions (collisions parfois improbables, menus lourdingues, certaines trajectoires de balles étranges, incohérences dans les résultats de la Carrière, bugs ci et là et clubs en ligne à améliorer). Reste que bon nombre de joueurs arriveront à passer outre ces défauts et à profiter de l’expérience, même si pour certains cela signifie revenir au système défensif des années passées et baisser le niveau de difficulté.

On a adoré :
+ Les qualités de FIFA 11
+ I.A. rehaussée
+ Modélisations des stars
+ Physique de balle en progression
+ Contenu conséquent…
+ Avec des ajouts appréciables
+ L’EA Sports Football Club
+ Moteur physique crédible
+ Gardiens convenables
+ Animations de qualité
+ Gameplay de qualité très souple
+ Plus précis et grisant
+ Ultimate Team intégré de base
+ Extrêmement modulable
+ Option pour la défense classique
+ Défense tactique bien pensée…
On n'a pas aimé :
- Mais difficile à appréhender
- Certaines collisions improbables
- Menus assez lourds
- Modélisations des moins connus
- Des ratés sur l’arbitrage
- Des bugs ci et là
- Des incohérences (Carrière)
- Pass Online…
- Et clubs en ligne à améliorer
- Les tirs au but pour beaucoup


Consulter les commentaires Article publié le 27/11/2011 par Vincent P.


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