Test FIFA 11 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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FIFA 11



Editeur
EA Sports
Développeur
EA Canada
Distributeur
Electronic Arts
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.09.2010
  28.09.2010
Nombre de joueurs
1 à 22
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Football
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital

Tous les ans, EA Sports nous propose sa nouvelle mouture de sa célèbre licence des FIFA. En 2009, avec son FIFA 10, la firme avait réussi à conquérir le cœur de bon nombre d’amateurs de jeux de football. L’an 2010 ayant été placé sous le signe de la Coupe du Monde, les studios canadiens ont remis le couvert avec un titre dédié à l’événement qui offrait une sorte de version patchée de FIFA 10. Malgré son manque de contenu (vu sa nature) et quelques autres détails, Coupe du Monde de la FIFA : Afrique du Sud 2010 laissait entrevoir d’excellentes bases pour le prochain volet qui allait sortir quelques mois plus tard. Reste alors à voir si les développeurs ont réussi à proposer une expérience encore plus riche et travaillée avec leur FIFA 11, misant d’ores et déjà sur un atout de poids : du jeu en ligne jusqu’à 11 contre 11…

T’es puni, file dans tes cages !




Laissant tomber la fantaisie de la présentation de l’opus dédié à la Coupe du Monde, FIFA 11 se pare d’une interface plus traditionnelle qui met comme d’habitude en avant les nombreux modes de jeu proposés, la plupart étant maintenant devenus des classiques. On va toutefois s’attarder sur le mode Carrière qui a été repensé pour permettre d’enfiler le maillot du joueur, de mettre la casquette du manager ou encore de revêtir la tenue du joueur-manager. Si l’interface de ce mode peut paraître chargée, voire même lourde, il faut reconnaître qu’elle reste tout à fait lisible, tout en gardant un côté informatif complet. Avec quinze saisons à parcourir, les joueurs auront de quoi faire, surtout que les interactions ne manquent pas, entre les mails que l’on reçoit, les transferts (délicats selon le niveau) à gérer, les rencontres à disputer, etc. La progression est établie à partir d’un calendrier, ce qui permet de simuler les jours où l’on n’a pas de match, sans compter que les compétitions sont gérées en parallèle. Des indicateurs permettent entre autres de faire la différence entre les différents types de rencontres.

De manière générale, le mode carrière est des plus corrects et les résultats restent assez réalistes. Au niveau des nouveautés, on note aussi la possibilité d’incarner un gardien. Demandant une certaine adaptation, le temps de comprendre les quelques subtilités des contrôles et le rôle précis de chaque touche/joystick/gâchette, le gameplay se révèle être très bien pensé. Quelques aides (placement, trajectoire du ballon…) fort utiles pour les néophytes et autres amateurs peuvent en plus être désactivées pour une meilleure immersion apportant un petit surplus de challenge. Pour motiver les joueurs à incarner le portier, les développeurs ont même pensé à ajouter quelques défis liés aux compétences et actions de ce dernier (faire un certain nombre de jongles, faire un arrêt, repousser le gardien, dribbler, assurer une passe courte, etc.). En plein match, pour apporter un petit côté ludique lorsque l’action se déroule loin des cages, il suffit d’appuyer sur le bouton select pour changer la vue. On se retrouve alors avec une caméra à proximité du ballon, ce qui donne l’occasion de donner une ou deux consignes à ses coéquipiers.

Malgré tous les efforts fournis, s’il est sympathique de jouer le gardien de temps à autres, il faut reconnaître que l’on s’ennuie vite, surtout si on joue seul contre l’I.A., cette dernière ayant du mal à se créer de véritables occasions de but. Un corner par ci, un coup franc par là, une petite action, les sollicitations du portier ne sont pas suffisamment nombreuses, et ce même si de base un gardien ne touche pas de ballon toutes les deux minutes. En tout cas, mieux vaut vraiment être fan pour tenter une carrière de gardien. Cette nouveauté, portée sur le mode multijoueur, apporte un autre plus non négligeable : des rencontres jusqu’à 11 contre 11. Le multijoueur étant toujours aussi fourni, beaucoup passeront des heures et des heures dessus à jouer à un contre un ou à plus, avec des amis ou contre d’autres joueurs, à participer à divers événements, etc. Toutefois, une autre nouveauté a fait son apparition cette année : la présence d’un Pass Online. Cela signifie simplement que ceux qui n’ont pas leur sésame, fourni dans les versions neuves du jeu, sont bons pour débourser l’équivalent d’une dizaine d’euros pour avoir les mêmes privilèges, la courte version d’essai passée.

Un bon match avec quelques cartons




En contrepartie, on apprécie tout de même que le mode Ultimate Team ait pour une fois été offert. L’un dans l’autre, les gros joueurs de FIFA devraient s’y retrouver. Par contre, quitte à imposer un pass online, on aurait espéré que les développeurs soignent un peu plus la qualité des parties. Toutes ne sont pas optimales, quelques petits lags sont parfois de la partie, quand ce ne sont pas des bugs… Dommage, cela laissera à certains un petit arrière-goût amer, alors que d’autres passeront outre. Quant au comportement de quelques mauvais perdants, on aurait apprécié un système de sanction efficace, même si cela peut être difficile à mettre en place, surtout pour déterminer s’il y a un problème de connexion ou s’il s’agit bien d’un râleur qui se déconnecte plus tôt que prévu… Afin d’offrir un jeu qui soit le plus modulable possible, EA Canada a encore poussé un peu plus le concept de la personnalisation en intégrant un Centre de Création. Accessible via le PC (voir ce lien), celui-ci permet de créer ses propres joueurs et sa propre team, plus facilement qu’en passant par la console. En se connectant, il suffit par la suite de lancer le centre sur sa console pour récupérer les créations.

Dans le même ordre d’idées, ils ont implanté un système d’importation de pistes audio relativement souple qui permet d’importer des fichiers mp3 à répartir selon plusieurs événements distincts. Ainsi, on peut remplacer les pistes par défaut pour l’entrée des joueurs sur le stade, pour les chants dans les tribunes etc., sans compter la trentaine de musiques présente pour les menus et toutes les pistes de base. Même si le système est loin d’être parfait, notamment au niveau des réglages de volumes ou de quelques soucis qui apparaissent de temps à autres, il faut avouer qu'il s’avère très appréciable pour peu que l’on prenne le temps de s’y intéresser. Côté sonore toujours, on retrouve notre bon vieux duo Mathoux/Sauzée aux commentaires. Le constat est plutôt mitigé, avec certaines répliques bien placées qui paraissent assez naturelles et d’autres à côté de la plaque. Dans tous les cas, les habitués et les gros joueurs s’en lasseront assez vite, la faute à des commentaires qui reviennent au final sans cesse. Il serait peut-être temps de penser à changer de duo pour apporter un peu plus de fraîcheur…

Niveau réalisation, les développeurs ont fait un bon travail en offrant une version plus détaillée du précédent volet. De nouvelles animations ont fait leur apparition, d’autres ont été encore améliorées, les maillots sont jolis, les stades aussi et le titre en mouvement est très agréable à l’œil. Une fois de plus, si certains visages sont réussis, d’autres le sont bien moins, sans compter que quelques erreurs se sont glissées dans le tout. On commence à en avoir l’habitude… Enfin, inutile de cracher dans la soupe, le résultat global reste satisfaisant, et c’est bien là le principal. Le coup de cœur vient surtout de tous les à-côtés qui font détails mais qui apportent une touche de réalisme au soft, comme le gardien qui crie sur sa défense, les défenseurs qui lèvent la main pour réclamer un hors-jeu, etc. Les développeurs ont aussi affiné l’I.A. pour que celle-ci donne un peu plus de fil à retordre en mode légendaire, pour que les défenseurs assimilent mieux le concept de couverture ou encore pour que les gardiens réagissent d’une façon plus humaine.

Loin d’être de véritables murs, ils arrivent à rester sur leur ligne quand il faut pour éviter d’être lobés, ou encore à avancer sur l’attaquant adversaire pour réduire son angle de tir, voire pour plonger dans ses pieds et tenter de lui subtiliser le ballon. Plus vifs et sûrs sur les corners, ils restent un peu en retrait sur les centres. D’une manière générale, ils se débrouillent bien même si de nombreuses boulettes ont été répertoriées tout au long de nos nombreuses parties, certaines étant même à la limite de l’improbable. D’ailleurs, on touche du doigt l’un des plus gros défauts de ce FIFA 11 : son manque de finition. En effet, le soft comporte un sacré paquet de bugs et autres incohérences. On commence avec un arbitrage très aléatoire qui n’hésite pas à avantager l’intelligence artificielle, à sortir des cartons quand il n’en faut pas, à siffler avec un sacré retard les hors-jeu, à fermer les yeux sur certaines grosses fautes et autres obstructions ou encore à oublier la règle de l’avantage, relativement mal gérée. Nous vous conseillons aussi de désactiver les fautes de main, qui sont relativement faciles à déclencher, ce qui peut entraîner quelques pénaltys et autres coups francs qui vont au final nuire au rythme du jeu.

Une affaire de feeling




A cela, il faut ajouter certaines trajectoires de balle plutôt étranges, des accélérations du ballon en pleine course sur certaines frappes, des situations invraisemblables, des joueurs sans ballon qui s’écartent parfois du porteur alors qu’ils étaient au coude à coude, quelques bugs de collisions flagrants, etc., sans compter certaines blessures fort suspectes. C’est clairement dommage d’avoir à constater tout ceci rendant parfois des situations frustrantes puisque cela donne un côté « jeu pas entièrement terminé ». Malgré tout, il faut aussi reconnaître que ce FIFA 11 a de nombreux atouts à faire valoir au niveau de son gameplay. Très souple et modulable avec les divers paramètres à régler, aides à activer/désactiver comprises, il conviendra assurément à contenter la majorité des profils, du néophyte qui optera pour un gameplay à deux touches, à l’habitué qui désactivera toutes les assistances, ou au moins une partie. Toujours aussi facile à dompter, il peut se montrer très plaisant manette en mains. Les une-deux, les appels manuels, les feintes, les dribbles et tout le reste donnant toujours ce feeling de simplicité et de fluidité.

Toutefois, le système de passes a été revu pour offrir un compromis entre le jeu de base assisté à la FIFA 10 et la configuration « tout manuel ». Au final, on gagne en exigence, mais aussi en précision pour peu que l’on s’adapte rapidement aux dosages et à la gestion des contrôles. Certains auront un peu plus de mal avec ce système de passes, trouvant ces dernières moins appuyées, mais après quelques rencontres ou un bon entraînement, ils réussiront assurément à mieux le maîtriser. En plus, la conduite de balle à 360° a été affinée, elle est plus souple et fluide. Dans le même ordre d’idées, on arrive un peu plus à conserver le ballon dans les pieds et à intégrer les feintes et autres gris-gris dans les courses. Les centres demandent eux aussi une certaine précision (dosage et placement du receveur), à l’inverse des transversales dont le rendu est trop flottant. Au niveau des tirs, les frappes sont plus appuyées que dans le 2010 (mais on n’a pas encore le ressenti idéal) et leur trajectoire est en général plus correcte, exception faite de certains bugs. Les défenses étant généralement bien en place, selon la formation choisie, il n’est pas forcément toujours aisé de passer sur les côtés, même si les chances sont plus grandes qu’au centre. L’un dans l’autre, selon les styles, on arrive à vraiment construire son jeu, même si des exploits personnels ne sont pas à exclure.

Si dans FIFA 10, les lobs étaient des armes redoutables, dans ce nouveau volet, on remarque que ce sont les centres bien placés sur les côtés (malgré un jeu aérien qui peut être encore grandement amélioré) et les tirs enroulés à l’entrée de la surface de réparation qui sont les plus efficaces. Quant au système de pénaltys, celui-ci provient du volet Coupe du Monde. Très exigeant avec sa barre de stress, il ajoute un certain challenge, voire une difficulté, qui ne plaira pas à tout le monde. Reste à aborder l’un des derniers points importants de ce FIFA 11 : le Personality+. Fer de lance de la communication autour du jeu, cette feature n’est autre qu’un système visant à retranscrire encore plus fidèlement les aptitudes des joueurs selon leur niveau, leur maîtrise de certains gestes, leur gabarit, leur vitesse, etc. Relativement bien intégré, ce système apporte un réel plus lors du contrôle des stars de la discipline. En revanche, il se fait beaucoup plus discret lorsqu’on dirige des équipes moins prestigieuses. En l’état, il constitue une fonctionnalité bien pensée et plutôt bien intégrée qui se limite à une portion du contenu, et qu’il serait bon d’étendre au mieux à tous les autres joueurs, surtout que le rendu permet aussi d’accentuer le caractère des équipes. Reste quand même que le physique prend encore un peu trop le pas sur le côté technique, même si ce sentiment a été diminué par rapport au précédent volet.

Point complet
FIFA 11 ravira assurément grand nombre de joueurs grâce à l’ajout du Personality+ qui influe surtout sur les joueurs prestigieux, à la possibilité de jouer le gardien, même si ça peut vite devenir lassant, aux rencontres à 11 contre 11 en ligne, à l’ajout d’un système de paramétrage de pistes audio spécifiques, à son mode Carrière revu bien pensé, à son contenu impression, à son aspect graphique plaisant, etc. Le gameplay, plutôt souple et un peu plus exigeant (de base) que d’habitude, offre de bonnes sensations, le tout étant sublimé par des animations de grande qualité. Le mode Ultimate Team offert est aussi un plus non négligeable qui permet de compenser plus ou moins la présence du Pass Online. Reste qu’on pouvait s’attendre à mieux, surtout vu la qualité de l’opus Coupe du Monde. On a donc une certaine déception qui se fait sentir, celle-ci provenant principalement du manque de finition général qui s’en dégage. Arbitrage aléatoire, bugs en tous genres, incohérences, online pas optimal, etc., voilà autant d’aspects qui laissent un arrière-goût amer en bouche. Enfin, il n’empêche que cet opus réussira à scotcher les amateurs du ballon rond, car au fond, malgré ses divers défauts, il est plaisant à jouer et les efforts faits sur les animations, les détails, les gardiens, le système de passes, etc. font mouche.

On a adoré :
+ Le Centre de Création
+ L’import des musiques spécifiques
+ Plutôt joli
+ Les animations
+ Nombreux modes de jeu
+ Gameplay souple
+ Personality+
+ Mode carrière revu
+ Interface lisible et complète
+ Gameplay du gardien bien pensé
+ Ultimate Team gratuit
+ Multijoueur fourni…
+ Avec du 11 contre 11…
+ Très appréciable…
On n'a pas aimé :
- Mais pas optimal…
- Et demandant un Pass Online
- Arbitrage aléatoire
- Jouer le gardien est vite lassant
- Jeu aérien à améliorer
- Des bugs et incohérences
- Manque de finition


Consulter les commentaires Article publié le 07/02/2011 par Vincent P.


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