Test Fast & Furious : Showdown - jeux vidéo Xbox One

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Fast & Furious : Showdown



Editeur
Activision
Développeur
Firebrand Games
Genre
Action Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.05.2013
  05.2013
Nombre de joueurs
1

Pour coller à peu près à la sortie de Fast & Furious 6 dans les salles obscures, Activision a chargé Firebrand Games de faire une adaptation vidéoludique. Celle-ci, nommée Fast & Furious : Showdown, a été des plus discrètes avec simplement l’annonce de son officialisation et la mise en avant de trois screenshots, sans compter la jaquette du jeu. Cela n’a pas de quoi rassurer quant à la qualité du produit final. Alors bonne surprise ou énième adaptation qui mérite de finir à la poubelle ?

Jeu bâclé




Fast & Furious : Showdown est censé proposer une aventure originale s’inscrivant dans la licence. Pour cela, les petits gars de Firebrand Games ont développé un mode scénarisé (à dire très vite en toussant) permettant de se frotter à une trentaine de missions, pour un total de dix chapitres. Dès la première mission, on se rend compte que ce ne sera pas une partie de plaisir, celle-ci terminant en prime sur un « A suivre… » qui n’a de sens qu’à la fin du jeu, puisque la trentième mission n’est autre que la version longue de la première. Entre chaque chapitre, nous avons le droit à une cinématique dépassée qui n’apporte pour ainsi dire rien, si ce n’est pour tenter d’offrir une excuse pour voyager. Après tout, on passe par Moscou, la Sibérie, Hong Kong, l’Allemagne, Rio, Buenos Aires, Mexico ou encore Los Angeles, même si tous ces lieux sont difficilement reconnaissables. Les missions s’enchaînent sans aucune cohérence et on passe d’une course de rue à une course-poursuite, sans trop savoir comment ou pourquoi. Pire, alors qu’il ne faut qu’à peine plus de trois heures pour venir à bout du mode Fast & Furious, on s’ennuie fermement avec un sentiment de recyclage à outrance. En effet, non seulement on tourne souvent en boucle, mais en plus les événements situés dans un même lieu exploitent la même portion principale. Seul un embranchement (ou deux) permet de varier les situations.

Rajoutez à cela seulement trois variantes niveau gameplay, et vous entreverrez le niveau du désastre. Le soft se définit comme un jeu de course porté sur l’action, à l’image d’un Pursuit Force (PSP) ou d’un Wheelman. On se retrouve donc la plupart du temps à conduire un véhicule, à tirer à bord d’une voiture (et d’un hélicoptère dans le mode défi) en ne contrôlant que le viseur (et parfois en ayant l’option du mode de tir) et, des fois, à sortir du bolide pour prendre le contrôle d’un véhicule. Cette dernière situation donne lieu à des QTE imbuvables, à des sauts improbables et à des animations totalement ridicules. La phase de tir, quant à elle, est d’un ennui mortel. Les munitions sont illimitées, il suffit simplement de canarder les ennemis, ou d’utiliser le fusil IEM contre les forces de l’ordre. On se contente donc de bouger le viseur, avec une imprécision effarante, même lorsque le véhicule va tout droit. Reste la possibilité de ralentir le temps en zoomant lorsqu’on a engrangé un peu d’XP (en détruisant les véhicules, en conduisant dangereusement, etc.). Quant à la conduite, celle-ci ne vaut pas grand-chose. La notion de physique n’a jamais vraiment dû effleurer les développeurs, et ce malgré la prise en compte sommaire des dégâts. Certains bolides sont extrêmement lourds, plus encore qu’un semi-remorque qui se manie comme une citadine et qui bénéficie en série de N2O (non, ce n’est pas une blague), et d’autres sont de véritables savonnettes qui empêchent l’utilisation précise du drift. C’est d’autant plus bête, qu’il y a justement des passages basés sur le drift…

Furieuse envie de le mettre à la poubelle




C’est dommage, parce qu’on a seize véhicules de classes différentes et qu’on débloque au fil de la progression des améliorations. Il y a les « livrées » qui ne sont autres que des autocollants dans le jeu, et 27 mods à installer sur chaque voiture (trois maximum simultanément) pour augmenter sa vie (qui se régénère en éliminant des adversaires), accroître la portée des armes, etc. Par contre, on peut très bien terminer le mode principal sans les améliorations. La bonne petite idée qui a été intégrée, c’est un système de switch entre les personnages. En effet, le soft a été pensé pour être à tout moment jouable à deux (que ce soit avec un ami en local – pas de multijoueur en ligne – ou avec l’I.A.). Dans le premier cas, vous risquez de vous fâcher avec quelqu’un, tandis que dans le second, vous pouvez toujours compenser l’incompétence générale de l’I.A. en switchant entre les deux personnages impliqués dans l’action. Et il faut bien l’avouer, celle-ci est un véritable boulet quand elle veut. Entre le personnage qui regarde derrière alors que les ennemis sont devant (en phase de tir), ou le perso qui crée des accidents totalement aberrants (phase de conduite), on voit un florilège d’erreurs. Les ennemis ne sont pas mieux et le tout donne parfois un véritable foutoir. Mention spéciale d’ailleurs aux arrestations des forces de police qui interviennent parfois au petit bonheur la chance alors qu’on est à trois mètres de la voiture de police avec le champ libre pour avancer.

Même s’il reste à peu près jouable la moitié du temps, le gameplay est tellement anecdotique et mal fichu qu’il ne mérite pas que l’on s’y attarde. Visuellement, le jeu a une bonne dizaine d’années de retard. Comprenez par là qu’on pourrait presque le prendre pour un jeu de la précédente génération, tant les textures sont baveuses et ignobles, tant les modélisations sont sommaires, tant la physique est bafouée, tant les effets visuels sont pauvres. C’est simple, c’est un vrai massacre, avec en prime des arrière-plans qui ne semblent être que de vulgaires images, ou encore des collisions qui sont tout bonnement hilarantes dans un premier temps, avant d’engendrer un gros sentiment de dépit. Comble du bonheur, il y a un clipping flagrant, les voitures apparaissent et disparaissent comme par magie, les murs invisibles permettent de rebondir et les personnages ennemis sont tout bonnement immortels. Vous pouvez leur mettre une balle dans la tête, ils resteront à la fenêtre de la voiture, arme en main comme si de rien n’était. Ils sont tellement figés, que même lors d’une explosion, ils restent dans leur position initiale. Les trois pauvres animations ajoutées pour donner le change n’y font rien, ce Fast & Furious : Showdown n’est même pas capable de rivaliser avec certains jeux Androïd/iOS.

Un petit tour par le niveau enneigé suffira d’ailleurs à faire saigner les yeux de n’importe quel joueur, celui-ci étant encore pire que le reste. Les doublages anglophones sont eux aussi au rabais, avec une synchronisation labiale à revoir, les musiques deviennent très vite répétitives et la personnalisation minimaliste (jante, couleur, autocollant, mods) des voitures est loin d’apporter une once de satisfaction. Histoire d’assurer un minimum le fan-service, les développeurs ont ajouté des bonus à débloquer. On trouve 32 croquis, certains étant plutôt sympathiques d’ailleurs, et 64 photos du film que l’on a déjà vues un peu partout sur la toile. Enfin, vu que la durée de vie est ridicule, les développeurs ont quand même eu l’idée d’intégrer un mode défi (sans parler des objectifs secondaires des missions fort accessoires). Les masochistes peuvent donc se lancer dans la course aux médailles au travers d’épreuves reprenant les principes de base du mode principal, à savoir la course, la course-poursuite, le tir (présence même d’un hélicoptère) ou encore le drift pour ne citer que cela. L’idée est là, mais vu les tares du jeu, il faut avoir un sacré courage pour aller chercher la médaille d’or partout, surtout en solo avec l’I.A.

Point complet
Inutile d’y aller par quatre chemins, ce Fast & Furious : Showdown est un échec total, à absolument tous les niveaux. Même s’il profite d’un petit prix fixé à 40 euros, il reste encore une belle arnaque. L’argent a certainement dû passer dans l’achat de la licence, puisque tout le reste est à peine digne de la génération précédente, rappelant même à nos souvenirs des productions de Davilex. Il y a des idées, mais ça s’arrête là. Invitez un ami à y jouer et vous risquez de vous fâcher avec lui. A vrai dire, le titre de Firebrand Games est à éviter totalement, n’arrivant même pas à égaler des productions iOS/Android ou encore le très sympathique Pursuit Force de la PSP. Imaginez donc l’ampleur des dégâts.

On a adoré :
+ Switcher entre les persos
+ Les croquis à débloquer
+ Solo et coopération en local
+ Quelques idées…
On n'a pas aimé :
- Jamais bien concrétisées
- Scénario écrit sur 1/4 de post-it
- Des incohérences à foison
- Juste ultra moche
- Soucis techniques nombreux
- Physique abracadabrante
- Recyclage à outrance
- Doublages au rabais
- Chargements longuets
- Rail-shooting imprécis
- Conduite à revoir totalement
- Personnalisation minimaliste
- Animations ridicules
- Court et ennuyant en prime
- A 2, ce n’est pas mieux
- I.A. débile
- Pas de jeu en ligne
- Mission 30, version longue de la 1


Consulter les commentaires Article publié le 27/05/2013 par Vincent P.


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