Test Far Cry Instincts Predator - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Far Cry Instincts Predator



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.03.2006
  28.03.2006
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
- Réseau local
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p
Son
5.1
Prix de lancement
69,00 €

Il s’en est écoulé du temps depuis que les allemands de Crytek sont sortis de l’anonymat avec Far Cry premier du nom sur PC. S’en est ensuite suivi - l’année dernière - un portage Xbox du nom d’Instincts, pour le moins réussi même si peu fidèle à l’original. C’est ce même Instincts que l’on retrouve aujourd’hui adapté sur Xbox 360 avec en supplément l’add-on Evolution, une nouvelle aventure solo. Comme quoi, ce bon vieux Jack Carver n’en a jamais vraiment terminé avec ses problèmes d’hormones.

Jack de la jungle




Profitant d’une retraite militaire bien méritée, l’ex-agent Jack Carver s’est mis à son compte et propose désormais moyennant finance de faire découvrir aux touristes du coin les plus belles îles de la région. Sans couler à flot, les billets verts arrivent assez régulièrement pour que Jack oublie peu à peu son passé tumultueux dans la Navy. Tout ça jusqu’au jour où son rafiot est la cible de mercenaires surarmés et que la balade touristique se termine en fuite à la nage vers l’île la plus proche. C’est sur ces grandes lignes que démarre l’épisode Instincts du titre, et qui amènera Jack à survivre coûte que coûte avant de se retrouver sujet des expériences d’un savant fou. Quelques nombreuses heures plus tard, des capacités physiques décuplées et une bande de mercenaires rappelée à l’ordre, se débloque l’histoire d’Evolution. La même que l’on retrouve dans l’add-on Xbox du même nom. Une nouvelle île, de nouveaux ennemis, de nouvelles armes, Evolution remplit son rôle d’add-on à la perfection.

Du coup, la durée de vie qui était déjà excellente avec l’histoire d’Instincts se retrouve prolongée d’une petite dizaine d’heures avec les huit niveaux d’Evolution. A condition bien évidement de ne pas avoir déjà terminé le premier Instincts sur Xbox sans quoi l’intérêt est tout de suite moindre (sans compter qu’il est nécessaire de terminer Instincts pour débloquer Evolution). Pour les autres donc, Far Cry Instincts Predator constitue un FPS sympatoche sans égaler le grand frère PC, long également, mais malheureusement un peu trop frustrant. Il faut dire que l’excellence de la durée de vie tient en partie à la difficulté mal gérée du soft. Un comble quand on sait que les tares de l’I.A. sont toujours présentes. Le comportement des ennemis est en effet assez basique (il faut attendre la seconde partie d’Instincts pour que ceux-ci commencent à tenter de vous déloger avec une grenade) mais sortent parfois des headshots pour le moins suspects et dont le joueur se passerait bien. Surtout que le système de sauvegardes de Far Cry Instincts Predator est plutôt archaïque avec de sempiternels checkpoints. Un système certes utilisé dans d’autres FPS mais qui passe moins bien ici.

Juste une question d’évolution




On attendait de voir comment allait se comporter techniquement ce portable 360 depuis les vidéos de comparaison avec la version PC diffusées par les développeurs. Autant être franc dès le départ, il y a bien que les effets d’eau et la résolution qui changent par rapport au titre sorti il y a six mois sur la première console de Microsoft. Le level design de l’ensemble reste malgré tout agréable et c’est un plaisir d’arpenter la jungle locale que ce soit dans Instincts ou dans Evolution. Malgré tout, les joueurs PC remarqueront que le sentiment de liberté qui régnait sur leur version a ici disparu (moins avec Evolution cependant). Des limitations sans doute dues aux contraintes techniques de la Xbox, que l’on retrouve donc dans l’adaptation dite Next-Gen.

En ce qui concerne la prise en main Far Cry Instincts Predator se révèle moins docile qu’un Quake 4 ou un Call of Duty 2. La faute à un viseur et une sensibilité finalement pas aussi précis qu’ils devraient l’être. La faute aussi à la difficulté d’effectuer certaines actions comme l’appui sur le stick analogique de gauche pour s’accroupir ou s’allonger. Difficile également d’essayer de la jouer en finesse en se servant des pièges que peut poser Jack du fait des facultés de l’IA à vous repérer bien trop facilement. Le gameplay devient donc assez bourrin et il faut souvent s’accrocher pour ne pas se faire surprendre par l’apparition traître d’ennemis dans des endroits que l’on pensait nettoyés.

Du côté de la bande sonore aucun soucis majeur à signaler. Les musiques accompagnent vraiment bien les menus ainsi que l’action au fil des deux aventures et le jeu s’est vu intégralement traduit en français dans ses dialogues. On pourra juste regretter la certaine répétitivité des propos ennemis ainsi que le manque de doubleurs dans leurs rangs.

No man’s land multi




Tout comme son grand frère Xbox, Far Cry Instincts Predator mise énormément sur son aspect multijoueur. Toutes les nouveautés de la version Xbox se retrouvent ici, du prédateur à la pose de pièges en passant par les deux armes simultanément, et apportent un fun indéniable. On retrouve ainsi cinq modes de jeu (les quatre d’Instincts plus un nouveau introduit par Evolution) : Chaos et Team Chaos qui sont en fait des modes Deathmatch et Team Deathmatch, à l’exception qu’il est possible de créer plus de deux équipes dans le mode Team Chaos. Les amateurs de capture du drapeau en ont eux aussi pour leur argent puisque le mode Voler l’échantillon s’en rapproche énormément. Il s’agit en fait d’un Capture the Flag à la grosse différence près que les membres d’une même équipe peuvent se le passer.

Le dernier mode multijoueur possède un principe simple : un prédator aux capacités très élevées en plus de tout l’arsenal possible fait face à trois mercenaires ayant juste leurs armes pour eux (il est bien entendu possible d’augmenter ces nombres). Le pistage des mercenaires par leurs traces corporelles est encore présent en multijoueur et représente d’ailleurs le principal intérêt de ce mode. Pour autant celui-ci ne se résume pas à une chasse bête et méchante. Les mercenaires, en supériorité numériques doivent aller jusqu’à un point donné et y rester un certain temps pour tuer définitivement les prédators, un peu comme le mode roi de la colline de Halo 2. Si un mercenaire est tué par un prédator, il ne réapparaît pas jusqu’à ce que son assassin ait été tué. A contrario les prédators réapparaissent quasiment instantanément.

L’aspect multijoueur de Far Cry Instincts Predator bénéficie en plus de l’éditeur de cartes qui a fait son apparition sur Xbox. Dans un premier temps quelque peu déroutant, on se fait vite à l’utilisation particulière des gâchettes pour faire défiler les différents menus. Une fois le principe bien acquis, les possibilités de cet éditeur sont tout bonnement énormes. Après avoir préalablement choisi l’environnement parmi jungles, marais, ou tropiques, on peut encore sélectionner les types d’objets et de bâtiments entre ruines, militaires et recherches. Petite fonction très pratique de ce mode, il est possible à tout moment de la création de tester directement et sans temps de chargement son œuvre. Ces cartes, destinées aux modes multijoueurs (que ce soit en écran séparé ou via le Xbox Live) ne dépasseront pas les 500ko, ce qui devrait permettre à chacun de se faire une bonne collection de maps en plus de la vingtaine disponible au départ (merci Evolution). L’add-on apporte d’ailleurs de nouvelles armes comme le cocktail molotov que l’on retrouve en multijoueur. Bien entendu, une fois une map sur votre disque dur, vous pouvez encore la modifier à votre guise.

Une petite dizaine de véhicules est également à la disposition du joueur. De la jeep au scooter des mers en passant par le deltaplane, les possibilités de gameplay qu’offre Far Cry Instincts Predator en multijoueurs sont conséquentes. D’autant plus qu’il est possible au conducteur de tirer tout en conduisant et que la plupart de ces véhicules peuvent être pris par plusieurs joueurs en même temps. Dommage alors que les serveurs d’Ubisoft soient si peu peuplés et qu’il faille perdre un bon quart d’heure pour trouver une partie à la fois sans lag et avec suffisamment de monde.

Point complet
On n’en attendait pas tellement de ce Far Cry Instincts Predator et le titre d’Ubisoft Montréal nous le rend assez bien. Plutôt mitigé dans son intensité avec un solo en dessous de Call of Duty 2 et un multi inférieur à celui proposé par Battlefield 2, Predator reste tout de même prenant. Le soft bénéficie d’un très bon éditeur de niveaux, à défaut de posséder une réalisation véritablement Next-Gen. Sans être le FPS du siècle, ni même celui de l’année, voici un titre qui comblera sans mal les amateurs du genre, à condition néanmoins de ne pas avoir connu le jeu sur PC ou Xbox.

On a adoré :
+ Durée de vie énorme
+ Plaisant
+ L'éditeur de niveaux
+ Deux titres en un
On n'a pas aimé :
- La réalisation technique
- Difficulté mal dosée
- Pas grand monde sur le Live
- Loin de l'opus PC


Consulter les commentaires Article publié le 17-04-06 par Aurélien B.



 
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