Test Far Cry 3: Blood Dragon - jeux vidéo Xbox One

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Far Cry 3 : Blood Dragon



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Canada
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  01.05.2013
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
1200 MS Points

Far Cry 3 Blood Dragon

a été évoqué au travers de rumeurs, avant d’être dévoilé un 1er avril. Bien entendu, ce jour-là est très particulier et le délire de l’annonce pouvait laisser à penser qu’il ne s’agissait que d’un poisson d’avril. Et pourtant, un mois plus tard, le titre est une réalité. Avec un côté kitsch totalement assumé, ce stand-alone (ne nécessite pas Far Cry 3 pour y jouer) Xbox Live Arcade tente de séduire en appliquant quelque peu la recette FC3 aux années 80. Reste donc à voir si le résultat est génial ou tout bonnement grotesque…

Un gros délire !




Dès le lancement du jeu, rien qu’avec l’apparition du logo Ubisoft, le joueur est mis au parfum.

Far Cry 3 Blood Dragon

joue la carte des années 80 à fond. Ambiance vieille télé et VHS, c’est parti pour une aventure solo (complétée avec un système de classement en ligne) peu banale. Dans la peau de Rex Power Colt (joué par Michael Biehn, véritable star de l’époque), après un premier chargement longuet, le joueur se retrouve à devoir sauver le monde. Il profite des aptitudes hors normes du cybersoldat pour remplir sa mission. Le scénario est ultra kitsch, c’est nul, mais c’est tellement assumé et bien fait que les amateurs du genre seront séduits. Le tout est bien entendu agrémenté de répliques à mourir de rire, avec énormément de références, et ce que ce soit au cinéma (Terminator, Star Wars, Rocky, Robocop, Crocodile Dundee, etc.) ou aux jeux vidéo. Nous n’allons pas vous gâcher le plaisir de la surprise, mais sachez que l’écriture est bien plus travaillée qu’il n’y paraît. C’est totalement décomplexé. Les développeurs ont même poussé jusqu’à introduire des punchlines au cours de l’action pour décrocher en permanence un sourire. A ce sujet, la fin est un délire tellement bien pensé, qu’il en devient tout bonnement génial. Bien entendu, tout dans le jeu respire les années 80, même les cinématiques qui rappellent celles des consoles 8 bits.

Animations hachées, palette de couleurs légère, aliasing, etc., tout y est pour garder le joueur dans l’ambiance. L’aspect sonore, très proche par moments de celui de Terminator, est un énorme plus qui rajoute à l’immersion. De même, les doublages sont excellents, même en français, avec des grosses voix comme on en entend dans les films d’action. A cela, il faut ajouter des voix codées et des effets de synthétiseurs appréciables. Du côté visuel, le soft se pare de couleurs fluo, avec du rouge, du violet, du bleu bien tape à l’œil et du vert ci et là. Bien entendu, les développeurs ont repris le moteur de Far Cry 3, qui perd tout de même en qualité avec cet épisode digital. Les textures sont bien souvent sommaires, il y a un certain aliasing, la profondeur de champ est très limitée, surtout que les développeurs se sont servis d’un espèce de brouillard aux teintes bleues/rouges (selon le niveau) pour contourner cet aspect technique. Malgré tout, les couleurs saturées, le filtre graphique effet vieux téléviseur et le design général devraient réussir à faire oublier les limitations techniques du jeu à la plupart des joueurs. Par contre, cela n’empêche pas de constater que l’aventure se déroule exclusivement de nuit, que le terrain de jeu, plus petit que celui de FC3 est aussi bien moins varié, à tel point qu’on n’a pas forcément tendance à trouver des singularités aux différents endroits de l’île.

Ils ont fumé quoi, sérieux ?




La variété n’est définitivement pas le point fort de ce

Far Cry 3 Blood Dragon

, avec une poignée d’ennemis différents clonés à la chaîne, un bestiaire animalier qui n’a rien de transcendant (c’est du copié/collé/skiné de FC3) et un arsenal limité. Fort heureusement, quelques nouveautés sont de la partie, comme la possibilité de personnaliser ses armes pour avoir des engins de mort qui ont la classe, ou encore l’intégration des dragons. Ces derniers sont malvoyants, mais ils se repèrent facilement au bruit et à l’odeur. Plutôt dangereux, ils sont friands des cœurs cybernétiques à chaparder aux ennemis et se révèlent redoutables pour nettoyer une zone à notre place. Attention tout de même, leur puissance et leurs yeux qui projettent des rayons lasers peuvent se retourner contre nous. Mieux vaut donc réussir à les appâter au bon endroit et à savoir se faire discret. Ou alors, il suffit de sortir l’artillerie lourde et de canarder leur point faible. Du côté de l’arsenal, si celui-ci manque de variété, comme nous avons pu le dire, il n’en reste pas moins sympathique, offrant quelques bonnes sensations et une certaine montée en puissance, notamment avec la dernière arme à récupérer… Vu l’aspect visuel et l’orientation du projet, on se demandait vraiment ce que venait faire la mention Far Cry 3.

Désormais on sait ! Il reprend tout simplement les bases du gameplay. Des cordes pour montrer où sauter, des éliminations simples ou enchaînées, avec intégration d’un shuriken, des véhicules classiques, des glissades, des dés (à la place des pierres) pour distraire les ennemis, des chiens qui peuvent nous repérer, des voyages rapides, des soldats légèrement armés et d’autres mieux équipés (blindage, gatling ou lance-flammes), pas de doute on est en terrain connu. Le tout a même été simplifié, puisque le crafting est passé à la trappe, la chasse est devenue un loisir accessoire, les compétences se débloquent désormais automatiquement au fil de la montée des niveaux (plus de tatouage et de compétences à débloquer selon ses désirs), bref, le titre joue la carte de l’accessibilité et de la simplicité pour un fun immédiat. Même le didacticiel en fera sourire beaucoup, tandis que d’autres lâcheront un bon gros « WTF? ». Hélas, il n’y a pas que des bons côtés. Outre le manque de variété, FC3 BD n’offre qu’une très courte aventure en allant à l’essentiel. Il nous a fallu 2h30 pour en voir le bout en mode difficile, cinématiques, chargements, ramassage d’un gros paquet de cœurs et long générique de fin compris. Bien entendu, la durée de vie devrait être supérieure pour le joueur lambda, mais il faut bien avouer que si le rythme est soutenu, on peut quand même vite en voir le bout.

A 1200 MSP le jeu, soit un peu moins d’une quinzaine d’euros, c’est assez juste. D’ailleurs, si vous êtes un fan de FPS, commencez directement en difficile tant le jeu est simple. Ceci dit, pour augmenter plus ou moins artificiellement la durée de vie, il reste toujours toutes les garnisons à délivrer (il y en a treize), qui donnent accès à des missions de chasse (animaux précis à tuer) et de sauvetage (un scientifique à délivrer). C’est assez répétitif, pas forcément passionnant, mais ça a le mérite d’y être, surtout que ça permet de débloquer les éléments pour personnaliser les armes. Les plus perfectionnistes seront invités à trouver des VHS, des téléviseurs et de la documentation, le tout étant éparpillé un peu partout. Il y a de quoi monter à quatre à six heures de jeu, en comptant un peu de villégiature, pour les plus persévérants. Dans cette condition, cela rentabilise bien l’achat. Enfin, terminons avec quelques petits détails qui ont leur importance. Même s’il reste assez propre, le soft n’est pas exempt de bugs. Nous n’en avons pas vu beaucoup mais des soucis de collisions et l’impossibilité de déclencher un script (pour parler à un scientifique libéré) ont été principalement observés. Cela reste assez léger et c’est compensé par certaines animations totalement folles (fin de mission ou après avoir tué un ennemi au couteau) ou encore par quelques options qui font plaisir : possibilité d’alléger le HUD, d’enlever l’aide à la visée et même le réticule.

Point complet
Ce qui semblait être une simple blague à la base est en fait un titre Xbox Live Arcade fun et décomplexé. Se servant des bases simplifiées de Far Cry 3, ce Far Cry 3 Blood Dragon se présente comme un stand-alone qui joue à fond la carte des années 80. Fluo, filtres graphiques, touche artistique, références en pagaille, répliques qui fleurent bon la testostérone, scénario totalement kitsch, tout est ici réuni et pleinement assumé. Hélas, pour un bon joueur de FPS, l’aventure se termine très rapidement en allant à peu près à l’essentiel en difficile (mode qui reste très facile), sans compter que le manque de variété se fait ressentir malgré cette faible durée de vie. Du coup, c’est à vous de voir s’il mérite les 1200 MSP demandés, mais sachez tout de même que le soft mise sur la simplicité et l’amusement avant tout… Or, sur ces points, les développeurs ont tout bon.

On a adoré :
+ Kitsch totalement assumé
+ Les répliques
+ La fin, géniale !
+ Un univers à part
+ Un didacticiel à retenir
+ Bourré de références
+ Les cinématiques façon 8 bits
+ Les doublages
+ Bande-son de qualité
+ Les options
+ Arsenal personnalisable
+ Fun, tout simplement
+ Le gameplay de FC3…
On n'a pas aimé :
- Encore plus simplifié
- Très court pour l’essentiel
- Vraiment facile
- Manque de variété
- Missions annexes répétitives
- Textures souvent sommaires


Consulter les commentaires Article publié le 30/04/2013 par Vincent P.



 
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