Test Fable 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Fable III



Développeur
Lionhead Studio
Genre
Action Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.10.2010
  26.10.2010
  28.10.2010
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Heroic-fantasy
Mémoire
12 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €

Après un premier Fable en 2004 qui a marqué beaucoup de joueurs sur la Xbox première du nom, Lionhead Studio a sorti en 2008 un deuxième opus qui permettait à la franchise de débarquer sur Xbox 360. Peter Molyneux avait fait bien des promesses et, si le jeu était réussi, toutes n’ont pas été tenues, loin de là. Avec Fable 3, celui-ci a revu sa communication et s’est contenté de parler des aspects du jeu lors d’interviews, s’abstenant ainsi de faire des promesses. Ce fait un peu surprenant laissait-il augurer du pire ?

Deviens un roi…




Pour ce troisième volet, Lionhead Studio nous plonge dans un Albion qui a évolué, adoptant un style collant à l’époque de la révolution industrielle qu’il représente. L’heure de la révolte a d’ailleurs sonné puisque le joueur, qui incarne le Prince ou la Princesse du royaume, doit dans un premier temps convaincre les communautés alentours de se joindre à lui pour renverser le roi Logan en place, qui n’est autre que son frère ou sa sœur, et prendre sa place, ce dernier se conduisant en véritable tyran. Le scénario n’est pas forcément très évolué mais il offre quelques rebondissements sympathiques. L’aventure brille toutefois plus par la richesse de l’univers, la qualité des dialogues (certains donnent de vraies pistes de réflexion sur des sujets importants), l’humour omniprésent et tous les à-côtés scénaristiques qui se mêlent à la construction de l’histoire principale. Plus sombre, plus mature (vulgarités, thèmes de l’homosexualité, des maisons closes, etc. abordés) aussi, Fable 3 offre une expérience plaisante que l’on savoure de bout en bout avec l’envie irrépressible de boucler le titre.

D’ailleurs, s’il est possible de voir le générique de fin en à peine huit heures en faisant une partie des quêtes annexes, ce qui est vraiment court pour un titre du genre, il est bon de souligner que l’on peut rajouter environ deux heures pour finir les quêtes secondaires manquantes et quelques heures supplémentaires encore pour ceux qui sortent un peu des sentiers battus (même si c’est limité vu la construction relativement linéaire des lieux), qui cherchent à chasser les nains de jardin, à collectionner les clés, à déterrer les trésors cachés (merci le chien, que les joueurs du 2 connaissent bien), etc. L’un dans l’autre, la durée de vie peut facilement monter jusqu’à une douzaine d’heures. Mais, pour ceux qui aiment tout découvrir, ce défaut est en grande partie compensé par une replay value appréciable puisqu’il est toujours possible de refaire l’aventure en modifiant les quelques choix que l’on a à faire. A ce sujet, ceux-ci sont bien peu nombreux durant un peu plus des deux tiers du jeu et beaucoup plus présents sur la fin lorsqu’on est arrivé au pouvoir. Il y a donc un petit déséquilibre même s’il est vrai qu’il est logique vu la situation.

Sois un héros…




Par contre, certains regretteront que ces choix soient beaucoup trop carrés (dans le sens ou bien ou mal), ce qui permet d’anticiper quelque peu les conséquences qui en découlent. Enfin, cela ne devrait pas en empêcher certains de se creuser la cervelle pour essayer de trouver un juste équilibre par exemple, notamment à la fin du jeu. Bien entendu, grâce au Touch System, des choix sont à faire tout au long de la partie, notamment lorsqu’on rencontre les PNJ. Mais ceci permet surtout d’engranger quelques Sceaux de Guilde (nécessaires pour remplir la majorité des missions principales) et d’être perçu différemment par ces derniers. Au passage, on note que les quêtes secondaires apportent une touche de folie très appréciable qui manque un peu à la trame principale, et ce même si le poulet apporte un fil conducteur décalé. Le bon côté, c’est que la variété est au rendez-vous au niveau des objectifs et cela se répercute aussi sur les environnements qui sont très divers, sans compter qu’ils sont souvent détaillés et fort agréables à l’œil.

L’univers reste donc travaillé et les à-côtés sont toujours présents. Fonder une famille, voler, acheter des biens immobiliers ou des magasins pour gagner de l’argent, etc., il y a ce qu’il faut pour prolonger le plaisir. Les métiers sont eux aussi de la partie et, si le gameplay a été un peu revu pour intégrer des sortes de QTE à base de deux à trois touches, ils représentent toujours des activités redondantes et lassantes à la longue. En revanche, Fable 3 intègre enfin un élément qu’il est bon de découvrir : le sanctuaire. Ce dernier, gardé par notre majordome, fait office de menu interactif intégré au jeu dans le sens où l’on interagit avec comme si on était dans une échoppe. Les cadeaux que l’on peut récolter, les promesses que l’on fait, le vestiaire, l’arsenal, etc., tout ou presque est à tout instant à porté de main en appuyant sur la touche start. Cela permet ainsi de varier ses tenues (utile simplement pour la perception qu’en ont les autres ou pour certaines missions), de changer d’arme et surtout d’accéder à une carte.

Cette dernière permet bien entendu de gérer ses biens immobiliers mais elle offre principalement la possibilité de « voyager rapidement » d’un point en un autre. En d’autres mots, on peut se téléporter pour éviter nombre d’allers-retours fastidieux. C’est clairement un gros plus puisque l’immersion reste intacte et on n’a plus le temps de vraiment s’ennuyer. D’ailleurs, on remarque rapidement que l’aspect RPG a été plus simplifié que jamais au profit de l’action. En effet, le côté évolution ne passe plus que par la récupération des sceaux qui permettent d’ouvrir des coffres spécifiques améliorant l’une des armes. Ceci est bien entendu lié aux choix que l’on fait, ce qui donne lieu à quelques morphings sympathiques tout au long de l’aventure même s’il faut avouer que les modifications manquent d’un poil de folie. L’équipement, fort léger, reste tout de même un bon point pour le gameplay puisqu’il mêle habilement une arme pour les attaques au corps à corps, une arme à feu pour les cibles plus lointaines (entre autres) et des gantelets pour de la magie de zone ou ciblée (plutôt classiques, les effets peuvent être combinés en duo). La combinaison de ces trois éléments et le travail effectué sur les améliorations donnent des combats dynamiques.

Et change notre destinée




En revanche, l’absence d’une gestion de mana/munitions/jauge de vie simplifie à l’extrême l’utilisation de chacune des armes. Ceci engendre en plus une facilité déconcertante à venir à bout des ennemis, déjà peu futés de base et extrêmement prévisibles. En fait, il n’y a strictement aucun challenge, ce qui plaira à ceux qui veulent juste profiter de l’aventure et déplaira à ceux qui désiraient un minimum de résistance dans leur quête du trône. Le combat de fin est d’ailleurs à l’image de ce système simplifié à l’extrême puisqu’il se révèle être une facilité déconcertante. C’est bien dommage, surtout que le système de combat avait été amélioré avec en plus l’intégration de quelques actions contextuelles dont des finishing moves appréciables. Ceci dit, l’évolution marquante du titre (et non révolution pour le coup), c’est l’intégration d’un véritable mode coopération (la coop était présente dans Fable 2 mais peu exploitée) qui permet de profiter de l’expérience avec un ami, en local avec la même caméra ou en ligne avec une caméra pour chacun. Plusieurs interactions ont été ajoutées, il est possible de se marier, de fonder une famille, etc. C’est un plus non négligeable qui permet aux développeurs de tenir la promesse qu’ils avaient néanmoins faite pour le précédent.

Aucun lag n’ayant en plus été rencontré sur le Live, on ne peut que vous conseiller d’en profiter. Enfin, il est bon de parler de la réalisation du soft. D’un côté, nous avons des musiques plaisantes qui apportent un degré supplémentaire à l’immersion et de l’autre une version française très correcte qui fait plaisir à entendre, et ce même si la V.O. est de meilleure qualité. Techniquement en revanche, si le titre reste très appréciable à l’œil grâce à une version un peu améliorée du moteur de Fable 2, il faut bien reconnaître que divers soucis sont à souligner. En vrac, nous avons noté des bugs de collisions assez nombreux, des retards d’affichage de textures, quelques textures grossières, des saccades de temps à autres (notamment lors des sauvegardes relativement fréquentes) menant même jusqu’à des freezes de quelques secondes, etc. En bref, le moteur, bien que retravaillé, accuse quelque peu le coup. Enfin, le tout reste assez correct dans l’ensemble et c’est visuellement joli, sans compter (une fois de plus) que les décors sont variés et détaillés, que quelques interactions avec des tonneaux explosifs apportent des touches d’artifices et que les animations sont relativement diverses et réussies. Seuls les chargements assez fréquents diviseront les foules, certains allant trouver qu’ils cassent un peu le rythme et d’autres qu’ils apportent quelques messages liés à son héros et Albion par le biais de plusieurs visuels.

Point complet
Moins de promesses, moins de déceptions, plus de petits surprises, voilà ce qui pourrait définir ce Fable 3. Au final, il s’avère être un titre plus mature, très agréable à parcourir avec son système de voyages rapides et ses environnements variés. Humour, à-côtés, réflexions, messages, univers travaillé et mature, morphing des armes, combats dynamiques, rejouabilité, etc., les qualités ne manquent pas. Beaucoup seront certainement séduits et n’hésiteront pas à flâner ou à refaire le jeu en modifiant leurs choix pour prolonger le plaisir, qui peut être aussi partagé en coopération. Toutefois, les soucis techniques, le côté RPG simplifié à l’extrême, l’absence totale de challenge et quelques autres défauts entachent plus ou moins le tableau. Malgré tout, nombre de joueurs devraient réussir à passer outre même si d’autres seront un peu plus gênés, surtout que l’impression de jouer finalement au Fable 2 qu’on nous avait promis à l’époque est grande. Enfin, inutile de cracher dans la soupe, Fable 3 offre tout de même une aventure très agréable et accrocheuse !

On a adoré :
+ Les voyages rapides
+ Environnements variés
+ Univers travaillé mature
+ Quêtes secondaires
+ La coopération !
+ VF très correcte
+ Musiques de qualité
+ Morphing des armes
+ Bonne replay value
+ Divers à-côtés
+ L’humour
+ Fille ou garçon
+ Combats dynamiques
+ Armes blanche, à feu et magie…
On n'a pas aimé :
- Mais arsenal assez limité
- Aucun challenge
- Des soucis techniques
- IA au ras des pâquerettes
- Côté RPG simplifié à l’extrême
- Aventure principale courte
- Choix très carrés et pas bien répartis


Consulter les commentaires Article publié le 31/10/2010 par Vincent P.


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