Test F1 Race Stars - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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F1 Race Stars



Editeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.11.2012
  13.11.2012
Nombre de joueurs
1

La concurrence sur les pistes est rude en cette fin d’année. Entre le très réussi Sonic Racing Transformed et le mignon et communautaire LittleBigPlanet Karting (voir du côté de Sony), chaque possesseur de console de salon a été gâté. Annoncé en milieu d’année par Codemasters, F1 Race Stars va tenter de se faire un nom lui aussi, comptant sur sa licence du championnat du monde. Mais les voitures et pilotes officiels de cette année 2012 suffiront-ils à rendre le titre accrocheur ?

Vers une orientation Arcade…




Sur le papier, l’idée de Codemasters a de quoi être intéressante : proposer nos pilotes et voitures préférés, issus d’un F1 2012, et les faire concourir sur des pistes alambiquées dignes d’un Mario Kart, le tout dans un esprit bon enfant frais et amusant. C’est donc un peu plus d’une vingtaine de pilotes (plus 4 fictifs) que l’on retrouve pour des courses sur 11 circuits. Si le nombre de concurrents est conséquent, il n’en est pas de même pour les circuits, qu’on a vite fait de découvrir. S’inspirant des lieux réels (Italie, Allemagne, Japon ou encore Brésil), ceux-ci sont par contre vraiment agréables à parcourir, car plutôt tortueux et aux courbes souvent bien pensées. Sauts spectaculaires, loopings ou ponts à moitié détruits sont de la partie, tout comme des zones réservées au gain de boost. La découverte de chaque circuit est un plaisir, mais celui-ci n’est que de courte durée… En à peine une heure de jeu, vous aurez déjà bien voyagé, que ce soit en course simple ou en contre-la-montre. Le mode carrière est en revanche relativement long, se découpant en 29 mini championnats, composés de courses simples, d’éliminations ou encore de slaloms. Une envie de diversifier certes, mais elle est vite rattrapée par des circuits qui se répètent. A noter qu’il est possible de sélectionner, à l’instar d’un Mario Kart, trois types de cylindrées (1000, 2000 ou 3000 cc).

Un conseil, lancez-vous directement dans le mode carrière avec les voitures les plus puissantes, histoire de profiter d’un effet de vitesse convenable. Un Mario Kart-like ne serait rien sans une bonne dose d’items, ici à 90% offensifs. Représentés par des bulles de couleurs, et affichés une fois récupérés sous forme d’une mini illustration en bas de l’écran, ceux-ci ne sont pas toujours évidents à comprendre. On se demande souvent sur quoi on a mis la main avant de finalement l’utiliser pour découvrir sa fonction. Il est entre autres possible d’envoyer des bulles téléguidées pour dégommer les véhicules de tête, d’utiliser du boost supplémentaire, de se téléporter en tête de la course, ou encore de déclencher un orage du plus bel effet, rendant la route difficile à pratiquer. Un bonus défensif permet au véhicule d’être quasi invulnérable, histoire de remonter quelques places. Globalement le tout manque singulièrement d’originalité. Par contre, votre voiture n’est pas indestructible et chaque attaque subie engendrera des dégâts, obligeant au bout d’un moment à passer par les stands pour se refaire une santé, chose obligatoire quand vous vous rendrez compte qu’une fois abîmée, la voiture se traîne péniblement. Et c’est à ce moment-là que l’on se rend compte que l’orientation du titre n’est pas si arcade que cela… Pour un jeu se voulant résolument arcade, le titre est plutôt difficile. Le jeu est en effet peu tolérant et la moindre erreur est vite sanctionnée.

Loin d’être totalement assumée !




Les sorties de route sont par exemple très handicapantes et freinent le véhicule brutalement. Lors des sections où il est possible de récupérer du boost (en pressant à plusieurs reprises la gâchette droite), il suffit de sortir très légèrement de la zone pour perdre tout le boost accumulé. Il est d’ailleurs impossible de déraper dans F1 Race Stars, chose vraiment étonnante, surtout après de nombreuses heures passées sur les pistes avec Sonic et sa team. Pour passer un virage proprement, il faut tout simplement freiner, et avec anticipation s’il vous plaît, car les véhicules braquent assez mal. Il n’est ainsi pas rare de frotter la rambarde de sécurité après avoir pris un virage trop rapidement. Du coup, le rythme des courses se retrouve haché, et vous verrez souvent plusieurs concurrents vous doubler comme des fous tandis que vous tentez de passer votre virage proprement. Un autre paramètre qui rend le jeu frustrant est la distribution des items, favorisant gracieusement les concurrents à la traîne. Normal direz-vous… Mais dans le cas présent, être en tête d’une course est carrément suicidaire. Il nous est très fréquemment arrivé, après avoir passé toute la course en tête, de nous faire littéralement atomiser à deux virages de la fin, pour terminer en queue de peloton, notre voiture totalement ruinée. Enervant, d’autant que cela arrive trop souvent. A l’inverse, il est également possible de mettre les adversaires dans le vent d’entrée de course et de ne plus jamais les revoir.

Ce côté aléatoire rend les courses indécises, mais pas dans le bon sens du terme. A cela s’ajoute la voiture de sécurité qui ralentit le concurrent en tête, permettant à tous les poursuivants de recoller. Pour ne rien arranger, les concurrents, en plus d’être terriblement agressifs, sont stupides et prennent toutes leurs trajectoires comme si vous n’existiez pas. Un concurrent voulant se mettre en milieu de piste pour prendre le prochain tremplin vous tamponnera sur le côté jusqu’à y parvenir. On est évidemment pas là pour se faire des cadeaux, mais à la longue, il y a de quoi s’arracher les cheveux. De plus, et pour ajouter encore quelques déséquilibres, certaines écuries bénéficient de bonus d’entrée de course, leur faisant profiter de plus de vitesse, de boost ou d’adhérence. Du coup, le joueur aura vite fait de choisir son camp, sans prendre la peine de tester les autres voitures, sous peine d’être handicapé dès le départ. Si ces défauts d’équilibrage sont usants en solo, jouer en multi est heureusement beaucoup plus fun. A quatre en écran splitté, le jeu est vraiment sympathique et vous fera passer de bonnes soirées à vous tirer la bourre et vous faire des coups bas, tandis que les parties live, parfaitement stables, vous occuperont le temps de quelques sessions.

Malheureusement, la plupart des joueurs rencontrés avaient tendance à ne jouer qu’avec les écuries bénéficiant des meilleurs bonus, rendant les courses et affrontements identiques, à l’image des centaines de Real Madrid - FC Barcelone que l’ont peut voir sur un FIFA 13. Le tout manque néanmoins encore une fois de contenu. Côté graphismes par contre, il y a de quoi être satisfait. Si les textures sont souvent simplistes, avec un côté cartoon voulu et assumé, le tout est très propre et surtout très fluide, en solo comme en multi. La vitesse d’animation ne faiblit jamais, même lors d’effets spéciaux liés à l’utilisation d’items. A titre d’exemple, l’orage que l’on peut déclencher rend vraiment très bien graphiquement, la route mouillée procurant des reflets très jolis. Les circuits ont chacun une identité propre et sont très fins et colorés. Aucun aliasing, aucun clipping, une fluidité sans faille… Seuls les pilotes sont un ton en dessous, car leur côté caricatural n’est pas forcément de bon goût. Concernant les menus, le tout est ergonomique, clair et coloré. Enfin, côté sonore, on alterne entre des musiques plutôt pêchues, sorties d’un film d’action, avec d’autres plus légères dans un esprit dessin animé. Les bruitages sont mignons, tandis que les bruits des moteurs n’agacent pas trop, un bon point donc.

Point complet
F1 Race Stars a un peu le postérieur entre deux chaises. Se voulant arcade, avec ses boosts et items à utiliser, le jeu est finalement trop peu tolérant et difficile pour plaire aux plus jeunes, malgré des graphismes mignons tout plein, une fluidité sans faille et des circuits aux courbes agréables à parcourir. Pour les plus grands, le challenge du mode carrière est bien présent, mais le tout manque cruellement de contenu, et on a vite fait le tour des 11 circuits proposés, tandis que les plus courageux seront vite rattrapés par les déséquilibres récurrents lors des courses, rendant les affrontements aléatoires. Le jeu ne semble donc pas savoir sur quel pied danser, ce qui est fort dommage car de bonnes idées émergent, en plus d’un multi en local fendard et très stable en ligne. S’il était paru sur le Xbox Live Arcade à petit prix, le titre aurait été nettement plus intéressant. A plus d’une quinzaine (vingtaine au max) d’euros, il ne vaut clairement pas le coup.

On a adoré :
+ Graphismes fins et colorés
+ Fluidité impeccable
+ Mode carrière long
+ Le multi à 4 en local
+ Online parfaitement stable
+ La bande-son
+ Des courses alambiquées…
On n'a pas aimé :
- Mais très mal équilibrées
- Première place suicidaire
- Impossible de déraper
- Peu de circuits
- Sorties de route handicapantes
- Design des pilotes
- Items peu originaux
- Ca manque de punch


Consulter les commentaires Article publié le 30/12/2012 par Lionel B.



 
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