Test F.E.A.R. 2 : Project Origin - jeux vidéo Xbox One

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F.E.A.R. 2 : Project Origin



Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.02.2009
  10.02.2009
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Prix de lancement
64,00 €

Suite à une sombre affaire de licences, Monolith Productions ne pouvait pas développer un nouveau jeu (une suite) utilisant la licence F.E.A.R. détenue par Vivendi Universal Games. Chacun a donc décidé d’avoir son propre jeu. Les développeurs originaux concoctaient donc une suite répondant au nom de Project Origin pendant que le détenteur de la licence planchait sur un F.E.A.R. 2 en interne. Après la fusion de Vivendi avec Activision, Monolith a pu récupérer l’appellation F.E.A.R. pour finalement proposer en ce début d’année un F.E.A.R. 2 : Project Origin. Etait-ce une bonne idée ? Cette suite est-elle bien celle que tous les fans du premier volet attendaient ?

Alma est de retour et elle n’est pas contente…




Dans la peau du sergent Michael Becket, vous êtes chargé d’une mission à première vue anodine : interpeller Geneviève Aristide, la responsable affirmée des catastrophes survenues. Pourtant, peu de temps après votre arrivée devant le siège imposant d’Armacham, les ennuis commencent. Le scénario débute donc quelques minutes avant la fin du premier opus pour vivre cette dernière d’un autre point de vue tout en prolongeant l’aventure. S’il est appréciable de récupérer quelques dossiers à indexer dans son PDA pour en découvrir un peu plus sur l’univers, il faut bien avouer que le scénario, pourtant bien ficelé, ne surprend pratiquement jamais. Seule exception, la fin qui est plus qu’étonnante et qui conclut l’aventure de la plus belle des façons. Les habitués du genre regretteront en revanche que l’aventure solo soit un poil trop courte puisqu’il est possible d’en voir le bout en six à huit heures (ce qui correspond finalement aux standards actuels) selon ses compétences et le niveau de difficulté choisi, le titre étant en plus facile.

Ceci est plutôt paradoxal puisque les ennemis se comportent d’une manière réaliste (à quelques exceptions près), se mettent à couvert, essaient de vous contourner, etc. L’intelligence artificielle réagit donc bien mais le joueur avance sans réel accroc. Afin de prolonger quelque peu le plaisir, Monolith Productions a bien intégré un mode multijoueur mais celui-ci est banal et ne retiendra le joueur que le temps de quelques parties avec quinze autres personnes. De quoi faire le tour de la dizaine de cartes disponibles avant de passer à autre chose ou de revenir au solo si on ne l’a pas déjà terminé. D’ailleurs malgré la durée de vie et la facilité, la campagne solitaire nécessite à elle seule l’achat du titre. Son atout : le savoir-faire de développeurs. Mélange de réalité et de fantastique, l’expérience de jeu est déroutante pour ceux qui ne connaissent pas la licence et totalement prenante pour les autres. Rythmée à souhait la progression plonge le joueur dans des gunfights sanglants avant de l’entraîner dans une sorte de monde fantastique au travers d’hallucinations. Un système identique au premier opus qui permet toujours d’avoir une ambiance malsaine et oppressante.

Une promenade de santé




La progression est rythmée de telle manière que le joueur n’a pas l’occasion d’avoir peur, mais la tension monte bien souvent au détour d’un couloir aux murs fraîchement repeints avec du sang. L’ambiance est véritablement le fort de ce soft. Et pour renforcer l’immersion, le joueur peut compter sur une bande sonore de très bonne facture, et ce que ce soit au niveau des thèmes ou des bruitages. Seul petit bémol, les voix françaises sont correctes mais sans plus et la synchronisation labiale n’est pas un franc succès. Au registre des déceptions, on compte aussi un level-design extrêmement dirigiste n’offrant qu’une aventure linéaire aux endroits confinés. Heureusement, quelques passages en extérieur et certaines hallucinations permettent de découvrir des lieux plus variés que les sempiternels couloirs. Dommage que les développeurs n’aient pas profité d’avoir des zones d’affrontements si exiguës pour travailler encore plus le moteur graphique. En l’état le rendu visuel reste correct, voire parfois même joli, mais la Xbox 360 a déjà montré qu’elle était capable de bien mieux sur cet aspect-là. Reste donc le moteur physique qui réagit d’une bien belle manière et qui permet de profiter des corps qui gigotent au rythme des balles qui les traversent, des membres qui s’écartent du tronc auxquels ils étaient rattachés, etc. On notera d’ailleurs qu’il est possible d’interagir avec certains éléments pour se mettre à couvert, en renversant une table par exemple, ou pour se frayer un chemin en poussant un meuble.

Enfin, précisons que les amateurs du premier opus retrouveront rapidement leurs marques lorsqu’ils prendront la manette en main. Le gameplay est toujours aussi bon, classique mais diablement efficace si on peut dire. On remarquera juste qu’il est possible de transporter plus d’armes pour faire un véritable carnage, que le ralenti est toujours de la partie, même qu’il vaut mieux ne l’utiliser qu’en derniers recours pour éviter d’accentuer la facilité du soft, et que le tout se prend rapidement en main pour un plaisir de jeu immédiat. Au menu des nouveautés, le régime nous offre tout de même des phases en EPA plus que jouissives même s’il faut avouer que ces moments permettent surtout de goûter aux joies de la lapidation en usant des mitraillettes et des roquettes de son exosquelette. De quoi varier quelque peu les plaisirs avant de retrouver les bras de cette chère Alma.

Point complet
F.E.A.R. 2 : Project Origin fait partie de ces titres au charme indéniable qui est capable de vous faire oublier certains de ses défauts. Avec une campagne en solitaire qui se termine en six à huit heures selon ses compétences et le niveau de difficulté, il faut bien avouer que l’aventure est un poil courte, sans compter qu’il n’y a pas de réelles difficultés. De même, la progression est extrêmement linéaire et dirigiste, pourtant le titre de Monolith Production offre quelque chose d’unique : son ambiance. Les apparitions arrivent à point nommé, les gunfights sont dynamiques et le tout alterne avec un rythme impeccable. Le gameplay est toujours aussi bon et la bande sonore enfonce le clou pour une expérience de jeu oppressante, gore, immersive et malsaine. La fin du jeu est d’ailleurs surprenante. Le multijoueur, quant à lui est banal mais pas forcément mauvais et les graphismes sont loin d’égaler ceux des plus beaux jeux du genre mais restent suffisamment corrects pour apprécier l’aventure.

On a adoré :
+ L’ambiance
+ La fin
+ La bande sonore
+ Le gameplay
+ Un rythme soutenu
+ Phases en EPA jouissives
+ Une I.A. qui se comporte bien…
On n'a pas aimé :
- Paradoxalement, le jeu est très facile
- Campagne solo un poil courte
- Linéaire et dirigiste au possible
- Graphiquement en deçà des possibilités de la console
- Mode multijoueur banal


Consulter les commentaires Article publié le 02-03-09 par Vincent P.



 
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