Test F.3.A.R. - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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F.3.A.R.



Développeur
Day 1 Studios
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.06.2011
  21.06.2011
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI

Thème
Horreur
Mémoire
4 Mo par sauv.
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €

Après deux épisodes et deux add-ons, la série F.E.A.R. continue son petit bonhomme de chemin avec F.3.A.R. (à prononcer F.E.A.R. 3), un nouvel épisode développé cette fois par Day 1 Studios, qui avait la lourde tâche d’apporter un peu de neuf à la série de Warner Bros Interactive. Pari réussi ?

De gros bouleversements




Les fans de la série le savent, F.E.A.R. a toujours puisé sa force dans les sensations fortes et l’horreur. Le FPS de Monolith Games s’est rapidement imposé comme l’une des nouvelles séries cultes pour adultes, avec sa violence, son horreur et ses fameux ralentis, directement inspirés de Max Payne. Seulement voilà, après deux opus et deux add-ons sur consoles et PC, la série commençait à tourner un peu en rond, à tel point que Warner Bros Interactive a décidé de la dépoussiérer un peu en apportant du neuf avec ce troisième opus. Pour ce faire, l’éditeur a tout d’abord confié le développement de cette suite à un autre studio, Day 1 Studios, et a décidé de faire chapeauter le tout par un maître de l’horreur, John Carpenter en personne. En pratique, on se rend compte que bien que la patte de Carpenter se retrouve beaucoup dans l’ambiance, les sons, les décors et quelques passages du jeu, le scénario n’a malheureusement que peu bénéficié des bienfaits du maître. On se contente de suivre la destinée des deux « fils » d’Alma, qui vont se venger d’Armacham et de leurs créateurs tout au long d’un scénario apocalyptique. Rien de très surprenant cependant puisque les cinématiques sont souvent occultées et que la narration est assez pénible. Ceci étant dit, une fois en jeu, le titre reprend du poil de la bête avec une progression très bien pensée dans des décors à l’atmosphère travaillée et, comme d’habitude, une mise en scène au poil qui fera souffrir vos nerfs. Certes, c’est un peu moins flippant que les deux premiers opus mais, en contrepartie, le jeu gagne beaucoup en dynamisme.

Ainsi, d’entrée de jeu, on se rend compte que le joueur est beaucoup plus puissant que par le passé et que les ennemis sont plus nombreux. On affronte régulièrement des hordes de soldats, des mechas et des monstres en tous genres. Comme dans les deux premiers opus, nous avons un large arsenal à disposition incluant shotguns, revolvers et autres joyeusetés, en plus des diverses sortes de grenades, des mechas et des combats au corps à corps. Là où le jeu surprend, c’est dans la rapidité des combats et dans le dynamisme des gunfights. D’une part parce que notre personnage bouge plus vite qu’auparavant, et d’autre part parce qu’il y a nettement plus d’action à l’écran qu’avant. Les ralentis sont toujours mis à contribution, mais ils sont moins fréquents afin d’accentuer le côté action au détriment de l’ambiance. Du coup, on est quand même moins souvent surpris et F.3.A.R. a tendance à revenir un peu plus sur les sentiers battus plutôt que de faire du free ride. Durant toute l’aventure solo, on remarque aussi que les développeurs ont rendu la progression très variée puisque les séquences de jeu, décors et ennemis le sont eux-mêmes et qu’au final, ce petit melting pot fonctionne plutôt bien. Ainsi, on passe d’un centre fermé à des égouts, en passant par des bidonvilles ou encore des entrepôts plongés dans le noir sans trop comprendre l’enchaînement, mais tout se fait de manière naturelle et donne un certain charme au titre. Le seul défaut de ce côté, c’est que le soft est un peu moins long que ses aînés, mais pas de beaucoup. Il rentre en effet parfaitement dans la moyenne des 6 à 8 heures des FPS actuels.

A deux, c’est mieux ?




A la différence de ses aînés, il propose de la coopération à deux en écran splitté ou en ligne et plusieurs modes multijoueurs à quatre qui permettent de réellement varier les plaisirs, d’autant plus qu’ils s’avèrent finalement très sympathiques. Pas de Deathmatch ou de capture du drapeau, mais bien des modes de jeu plus originaux et funs. On retrouve un mode Survie proche du mode Nazi Zombie de CoD puisqu’il est question de survivre à quatre dans de petits complexes en se barricadant. Le mode Course Démente propose pour sa part de rusher à travers un niveau avec ses amis pour éviter un mur de fumée. En cas de mort d’un des hommes, c’est le Game Over. Inutile de dire que la tension est à son comble ! Vient ensuite le mode survivant d’âmes qui permet d’incarner des unités du groupe FEAR et de devenir un spectre une fois mort pour semer le chaos dans le rang de vos ex-coéquipiers. Enfin, le mode Roi des Ames n’est finalement qu’une variante Scoring du premier mode. Le tout se joue sur une douzaine de maps plutôt bien agencées et offre finalement bon nombre d’heures de jeu supplémentaires. Certes, ce n’est pas du « très costaud », mais c’est largement assez pour nous tenir occupés quelques heures et cela s’intègre parfaitement au jeu. Ce qui sied moins, c’est l’aspect scoring que les développeurs ont voulu intégrer.

D’une part car c’est complètement inutile, d’autre part parce que cela a pour impact de « débloquer » divers pouvoirs et bonus en tous genres (barre de vie plus longue, glissade…) avec un gros badge qui s’affiche à l’écran. Un aspect qui ne colle absolument pas à l’ambiance du jeu... En revanche, il est tout de même appréciable d’avoir droit à quelques nouveautés, de même qu’à la possibilité de rejouer l’aventure dans la peau du frangin, qui se joue très différemment puisqu’il s’agit d’un spectre. Dès lors on se rend compte qu’une fois dans sa peau il faut envoyer des ondes pour blesser les ennemis puis investir leurs corps pour attaquer leurs compagnons. L’idée est franchement sympathique et colle parfaitement au mode coopératif qui rend l’aventure encore plus appréciable. Vous l’aurez compris, F.E.A.R. 3 apporte pas mal de nouveautés, pour la plupart bien exploitées et le jeu change assez bien la recette des deux premiers opus. Ceci étant dit, on regrette tout de même que le scénario soit aussi bancal et que le jeu perde un peu son côté horrifique (mais pas totalement, heureusement). Quant à la réalisation, si l’aspect sonore est toujours aussi soigné, on regrette que le soft ne bénéficie pas d’une réalisation graphique digne de ce nom. Ce n’est pas « laid », mais c’est clairement en retard sur les productions actuelles avec des décors très sombres qui jouent souvent les cache-misère. Quand on sait que le premier opus était un blockbuster, il faut admettre que cela fait un choc de constater que le troisième est pratiquement devenu un jeu à la réalisation « cheap ». Si la série souhaite évoluer, il faudra clairement se reprendre en mains de ce côté !

Point complet
Avec F.3.A.R., Warner Bros Interactive nous fournit un FPS qui tire finalement plutôt bien son épingle du jeu. Nettement plus dynamique et fun que ses aînés, le soft parvient à apporter un peu de fraîcheur à la série. Certes, il renie un peu ses origines horrifiques pour tenter quelque chose de différent, mais l’initiative de Day 1 Studios est plutôt bonne au final puisque le titre est frais, fun, bourré de petites nouveautés, varié et offre un mode multijoueur solide. Dommage tout de même que la technique soit carrément à la traîne, que le scénario ne soit finalement qu’une raison de nous balader dans des décors très variés et que le tout soit un poil plus court que les deux premiers volets. Un renouveau relativement réussi donc, en dépit de quelques échecs et d’un côté assez « cheap » qui contraste pas mal avec le premier opus, qui était justement une sacrée claque à l’époque…

On a adoré :
+ Pas mal de nouveautés
+ La coopération à deux
+ Le multijoueur
+ Relativement varié
+ Des gunfights dynamiques
+ Des décors vraiment travaillés
+ L’ambiance
On n'a pas aimé :
- Un peu moins effrayant
- Techniquement dépassé
- Scénario bancal
- Un peu plus court


Consulter les commentaires Article publié le 29/10/2011 par Etienne F.



 
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