Test Eternal Sonata - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Eternal Sonata



Développeur
Tri-Crescendo
Distributeur
Atari
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  19.10.2007
  17.09.2007
  14.06.2007
Nombre de joueurs
1 à 3
Online
- Contenus
Classification PEGI
Mémoire
5,7 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
69,00 €

Peu représenté sur la console de nouvelle génération de Microsoft, le genre RPG se devait de trouver un digne représentant. Ce sont donc les développeurs de Tri-Crescendo, déjà responsables des excellents Baten Kaitos sur GameCube, qui se sont attelés à la tâche durant plusieurs mois. Aujourd’hui, grâce à la volonté d’Atari de porter le titre dans la zone PAL, nous pouvons enfin savoir si cet Eternal Sonata est vraiment à la hauteur de nos espérances et s’il réussira à combler à la fois néophytes et adeptes. Le verdict dans notre test complet !

Voyage au pays des rêves




Sur son lit de mort, le célèbre compositeur polonais Frédéric Chopin part pour un dernier voyage aux pays des rêves dans un univers coloré et fantaisiste. Il y fera d’étranges rencontres et décidera d’accompagner plusieurs jeunes enfants dans leur recherche de la dignité humaine et de la liberté. Un scénario classique dans le fond qui a le mérite d’apporter néanmoins une bonne dose de philosophie avec une histoire divisée en deux grands segments : le côté réaliste, avec la vie et la mort de Chopin, et le côté rêve avec le voyage du compositeur. Une trame qui permet d’aborder de nombreux thèmes, comme les limites entre réalité et fiction, mais aussi de soulever de nombreux sujets « tabous » d’une manière efficace et très propre. Ajoutez à cela une touche plus réaliste, avec des diaporamas qui nous permettent d’en découvrir plus sur la vie du compositeur, mais aussi sur les relations humaines qui nous sont présentées telles qu’elles le sont dans la vie réelle : à la fois pures et sincères, mais aussi égoïstes et mensongères.

En ce qui concerne le gameplay, Tri-Crescendo a néanmoins opté pour quelque chose de nettement plus classique, avec une production assez linéaire dans l’ensemble, beaucoup de combats, énormément de cinématiques, des zones franches (les villages) et des affrontements qui se déroulent dans des zones fermées. En pratique, vous devrez donc évoluer en temps réel sur la carte, au travers de décors tout simplement sublimes et particulièrement enivrants regorgeant de détails mais aussi d’ennemis. D’ailleurs, l’opposant se mettra, à votre approche, à vous foncer dessus jusqu’à ce que la fenêtre se ferme pour vous emmener dans une « arène » où vous devrez le (ou les, s’ils sont plusieurs) affronter. Le système de jeu a été conçu de telle sorte que les débutants ne soient pas perdus dès le début. Les explications sont claires et si le système de combat évolue, vous en serez averti et on vous expliquera à chaque fois la marche à suivre.

En pratique, le jeu oscille entre le tour par tour et le temps réel. Vous devrez donc commencer le tour en déplaçant votre personnage pour frapper l’ennemi en face en temps réel à la manière d’un beat them all, après quoi votre tour se terminera et ce sera alors à lui de vous attaquer. Evidemment le tout est bien plus complexe que ça puisque la stratégie sera de mise pour vraiment triompher de l’ennemi. Ainsi, vous devrez accumuler des points d’expérience pour évoluer et devenir plus fort, mais aussi enfiler le nouvel équipement acquis pour être plus efficace, planifier vos attaques pour ne pas perdre de temps, gérer votre énergie, choisir vos coups spéciaux et faire attention à l’ombre et à la lumière. Tri-Crescendo a en effet clairement mis en avant une jouabilité à deux temps qui change radicalement selon le fait que vous vous situiez dans une zone d’ombre ou dans une zone ensoleillée. Concrètement, certaines attaques ne sont disponibles que dans l’une de ces deux zones et les ennemis pourront changer d’apparence et d’attaque selon leur situation. Un plus indéniable qui apporte beaucoup de variété au gameplay.

Petites dissonances




Pour le reste, il faut savoir qu’au début de l’aventure, le joueur incarnera le plus souvent un ou deux personnages, mais que par la suite, il pourra contrôler plus de personnages simultanément pour des affrontements de plus en plus riches. Signalons d’ailleurs qu’il est très important de tenir compte des qualités de chacun des protagonistes et qu’il faudra varier entre attaques et sorts de restauration d’énergie pour espérer l’emporter face à des ennemis parfois très coriaces. Notons au passage que le bestiaire est extrêmement varié, allant du simple rat au dragon en passant par des dizaines d’espèces au design étrange et charmant à la fois. Encore une fois, on reconnaît tout le talent du studio à l’origine des excellents Baten Kaitos sur GameCube et c’est d’ailleurs l’un des plus gros atouts du jeu !

Certains trouveront sans doute que le titre se révèle beaucoup trop simple et basique pour les contenter. Alors oui, bien sûr, Eternal Sonata est moins coriace que les gros RPG s’adressant aux joueurs habitués au genre, mais il n’en demeure pas moins efficace et passionnant. Seuls les combats contre les boss demeurent difficiles. Maintenant, tout dépend de votre niveau et de vos affrontements contre les ennemis classiques qui rendront la tâche plus simple (si vous avez beaucoup d’expérience) ou plus complexe (si vous évitez certains combats). Quoi qu’il en soit, les vrais amateurs de jeux de rôle sortiront enchantés de cette expérience, même s’il est clair que quelques heures de jeu (voire une ou deux dizaines) de plus et un niveau de difficulté sensiblement supérieur n’auraient pas été un luxe. Mais qu’importe, le résultat est bluffant et on a envie de se perdre des heures durant dans cet univers ensorcelant.

Pour ce qui est de la durée de vie justement, Eternal Sonata devrait vous tenir en haleine pendant plus de 20 heures grâce à une quête principale tout bonnement extraordinaire et quelques quêtes annexes qui permettent de varier les plaisirs. Les joueurs passeront donc entre 20 et 27 heures de pur émerveillement dans un univers au charme fou qui aurait néanmoins mérité de laisser plus de liberté aux aventuriers en herbe. Ces derniers auraient d’ailleurs bien souhaités quelques quêtes annexes supplémentaires pour vraiment rentabiliser leur achat.

D’une beauté à couper le souffle




Tri-Crescendo l’avait annoncé dès le départ : Eternal Sonata allait être une véritable tuerie technique profitant merveilleusement bien des capacités de la console de Microsoft. Le studio de développement ne nous avait pas menti… Le titre dégage une aura extraordinaire, tant au niveau de son character design qu’en ce qui concerne la modélisation des différents protagonistes et des décors. Certains vous couperont littéralement le souffle tant ils peuvent être visuellement attirants et magnifiquement mis en avant par le design si particulier du jeu. Maintenant, on aime ou on n’aime pas, c’est un fait, mais le titre de Tri-Crescendo ne vous laissera assurément pas de marbre. Soulignons au passage que nous n’avons pas remarqué la moindre chute de frame-rate ni le moindre petit bug, ce qui est plutôt appréciable pour un jeu de ce genre.

Pour ce qui est de la bande sonore, Namco a décidé de mettre le paquet. Certes, le jeu n’est pas en version française intégrale, juste sous-titrée, mais l’éditeur, à savoir Atari, a choisi de garder les voix originales japonaises tout au long de l’aventure afin de faire plaisir aux amateurs de cette si jolie langue. D’autre part, le joueur pourra tout aussi bien choisir la version anglaise qui reste très convaincante. Au niveau des musiques, le constat est tout aussi positif avec des mélodies à la fois entraînantes et poétiques qui vous immergeront entièrement dans l’univers d’Eternal Sonata. Notons au passage que plusieurs symphonies de Chopin ont été reprises pour l’occasion. Un plus indéniable qui permet également d’offrir un dernier hommage à ce grand compositeur polonais.

Point complet
Eternal Sonata est sans nul doute l’une des plus grosses surprises de cette fin d’année. Doté d’un univers au charme fou, de graphismes magnifiques et d’un scénario à couper le souffle, le titre de Tri-Crescendo sort des sentiers battus pour imposer une ambiance unique aux amateurs de RPG. Une véritable épopée dans le rêve de Chopin qui s’adresse tant aux débutants qu’aux joueurs expérimentés et qui ne souffre que de quelques faiblesses au niveau des mécanismes de jeu. Ces derniers ont tendance à être un tantinet trop simplistes, sans doute pour rendre le jeu accessible à un plus vaste public. Mais cette petite contrainte n’est finalement rien par rapport à tout ce que le titre a à nous proposer, tant au niveau narratif qu’en ce qui concerne l’enchantement visuel ou les réflexions philosophiques étrangement touchantes. Dommage que le rêve ne se prolonge pas plus que ça…

On a adoré :
+ Les graphismes magnifiques
+ Les héros
+ Le scénario
+ Les réflexions
+ L’univers coloré
+ Le charme fou
+ La bande sonore
On n'a pas aimé :
- Trop facile
- Peu de quêtes annexes
- Un poil trop court


Consulter les commentaires Article publié le 03-11-07 par Etienne F.



 
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