Test Earthworm Jim HD - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Earthworm Jim HD



Editeur
Gameloft
Développeur
Gameloft
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Action Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.06.2010
  09.06.2009
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Prix de lancement
800 MS Points

En août 1994, sortait sur Mega Drive le premier opus d’Earthworm Jim. Après avoir fait l’objet de plusieurs portages sur différentes consoles, de deux suites et même d’une série animée, le ver de terre délirant créé par David Perry nous revient sur le Xbox Live Arcade dans un remake imaginé par Gameloft. Au programme se trouvent notamment des niveaux exclusifs, une mise à jour graphique et sonore et de la coopération. Reste à savoir si ces outils sont suffisants pour convaincre tant les vieux de la vieille que ceux qui découvriront la franchise sur cette version HD.

Groovy !




Comme de nombreux remakes, l’un des premiers arguments de promotion autour d’Earthworm Jim HD a été sa mise à jour graphique et il faut bien admettre que le résultat est agréable à l’œil. En effet, l’apparence retravaillée de Jim et de ses ennemis est de très bonne facture malgré quelques soucis de textures ci et là. De plus, les connaisseurs ne seront pas mécontents de retrouver les animations hilarantes du lombric spatial, pour peu qu’ils lâchent leur manette quelques secondes, ainsi que ses inimitables mimiques et autres cris de joie ou de douleur ponctuant les actions du joueur. Le fond musical et les bruitages intégralement remasterisés mais toujours aussi « Groovy ! » ne manqueront pas de faire verser une larme aux plus nostalgiques d’entre vous. Par ailleurs, on se réjouit de retrouver un humour omniprésent tant dans les descriptions des niveaux que dans l’univers lui-même, burlesque et rempli de corbeaux diaboliques, de chats antipathiques et de sons surprenants ou incongrus. Les situations de jeu sont variées et toutes plus loufoques les unes que les autres. Vous aurez ainsi l’occasion d’expérimenter des phases de plateforme mais aussi de vous mesurer à l’intrigant Psy-Crow dans une course stellaire endiablée, de piloter des hamsters dévoreurs de chatons et des sous-marins aux réserves d’air très limitées, d’affronter les ennemis les plus saugrenus ou encore de protéger durant toute la durée d’un niveau un chiot mutant à la personnalité changeante.

Le jeu d’origine avait brillé par une difficulté plutôt relevée et les amateurs de défis seront ravis d’apprendre que ce remake ne le trahit aucunement. Avec ses quatre modes (dont la difficulté « d’origine »), le jeu permet à tout le monde de s’y retrouver, les néophytes (qui se seront assistés par un perso presque invincible et de nombreuses astuces, instructions et autres aides in-game) comme les habitués (qui retrouveront avec plaisir les sensations « d’antan »). Dans tous les cas, les onze stages différents de l’aventure représentent un challenge corsé qui se montrera sans doute appréciable pour certains mais peut-être frustrant pour d’autres. En effet, si vous n’êtes pas vraiment familier du jeu d’origine, attendez-vous à refaire plusieurs fois certains niveaux et à maudire certains boss lorsqu’ils vous tueront pour la cinquième fois d’affilée. Le gameplay et les mécaniques de jeu n’ont pas bougé d’un iota depuis la version Mega Drive et on se rend vite compte que les deux n’ont pas très bien vieilli. La jouabilité est assez rigide, notamment si vous tentez de contrôler Jim au stick analogique (la croix directionnelle étant un bien meilleur choix pour se déplacer et tirer dans les huit directions possibles), et la physique est imprécise. Il n’est en effet pas rare de subir des dégâts alors qu’on croit avoir correctement évité son ennemi. A côté de cela, les possibilités de gameplay sont nombreuses et bien pensées. Outre l’utilisation de la très polyvalente tête de Jim (utile pour s’accrocher au plafond et aux câbles, pour fouetter ses ennemis ou pour servir d’hélice), le héros dispose d’un pistolet laser et doit utiliser son environnement à bon escient pour progresser dans les niveaux notamment lorsqu’il se retrouve nu comme un ver en-dehors de sa super combinaison spatiale.

Du côté des nouveautés, la mise à jour graphique et sonore ne vient heureusement pas seule. En effet, trois niveaux solos exclusifs à débloquer et indépendants de l’aventure de base viennent s’ajouter au menu. Ceux-ci s’avèrent intéressants grâce à de nouveaux ennemis délirants mais sont assez courts et tous basés sur le même design, un univers informatique old-school inédit, par ailleurs plutôt joli et riche. Mais l’ajout le plus conséquent de cette mouture HD est sans nul doute son mode multijoueur. Car il est en effet possible de traverser quinze niveaux exclusifs en coopération de deux à quatre joueurs aussi bien en ligne qu’en écran splitté local (de préférence avec des amis). Très bien inspiré, ce mode apporte un réel vent de fraîcheur au soft. Il faut avouer que le fun est bel et bien au rendez-vous grâce à des niveaux spécialement calibrés pour l’occasion et remplis de nombreux éléments nécessitant des joueurs qu’ils s’entraident pour pouvoir progresser. Au total (solo et multi), finir le jeu intégralement pourra vous occuper de deux à six heures selon votre niveau et le réglage de difficulté choisi. L’incitation au scoring via des classements en ligne et quelques succès difficiles à obtenir ajoutent à tout cela une replay value, certes discutable, mais néanmoins notable. Enfin, sachez que les développeurs ont implémenté des récompenses pour Avatars très appréciables à l’heure du tout payant. Les fans pourront ainsi vêtir leur personnage Xbox Live d’un t-shirt à l’effigie de Jim ou même de son costume spatial pour peu qu’ils les débloquent, ce à quoi chacun parviendra au cours du jeu sans réellement forcer.

Point complet
Au final, cet Earthworm Jim HD se donne les moyens de plaire autant aux néophytes qu’aux fans de la première heure, notamment grâce à une difficulté bien gérée, mais pas seulement. Fidèle à l’opus d’origine et néanmoins adapté aux capacités techniques de la Xbox 360, le soft n’est pas exempt de nouveautés à l’image des trois niveaux solo exclusifs, d’un mode coopération riche (2 à 4 joueurs en ligne ou en local) et de récompenses pour Avatar pas si anecdotiques. Si l’on excepte certaines mécaniques de jeu et de gameplay ayant mal vieilli et qui auraient sans doute mérité une petite remise à niveau, l’univers déjanté et bourré d’humour de David Perry n’a pas pris une ride malgré ses quinze ans d’existence. Pour 800 MS Points, ce remake de qualité est donc un bon moyen de (re)découvrir seul ou entre amis l’un des plus grands classiques du genre.

On a adoré :
+ Refonte graphique et sonore
+ Difficulté bien jaugée
+ Mode coopération riche et bien rôdé
+ Ambiance loufoque et délirante
+ Récompenses pour Avatar
+ Prix correct (800 MS Points)
On n'a pas aimé :
- Gameplay rigide
- Mécaniques imprécises
- Parfois frustrant
- Peu de nouveautés en solo


Consulter les commentaires Article publié le 06/08/2010 par Pascal R.


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