Test Dragon Ball Z : Budokai HD Collection - jeux vidéo Xbox One

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Dragon Ball Z : Budokai HD Collection



Genre
Combat
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.11.2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Voilà déjà dix ans que le premier Budokai est paru sur nos PlayStation 2, avant d’atterrir sur Gamecube. Après de nombreuses adaptations sur quasiment tous les supports, dont les versions Super Nintendo resteront dans les mémoires, tout comme l’épisode Saturn, la saga avait connu un passage à vide avec des adaptations nettement moins réussies, et un passage en 3D délicat. Alors que ces derniers temps c’est la saga des Tenkaichi qui a été adaptée sur 360 (sans grande réussite), Namco Bandai Games a tenté d’apporter la touche Budokai sur nos consoles par le biais d’une collection HD. Reste à voir si les portages sont réussis et si le contenu suit…

Compilation tronquée




Les collections HD fleurissent depuis quelques mois, notamment avec l’impulsion donnée par Sony, qui a compilé une partie de ses franchises PS2, de Jak and Daxter à Ratchet and Clank, en passant par Sly Racoon. D’autres éditeurs se sont donc engouffrés dans cette brèche pour permettre aux joueurs n’ayant pas connu ces jeux d’en profiter dans de bonnes conditions. Cela, c’est la version officielle, même si l’on sait qu’officieusement, c’est un moyen facile de faire entrer quelques sous dans les caisses. Si certaines compilations sont d’une grande qualité (Ico et Shadow of the Colossus), d’autres sont simplement des escroqueries sans nom (Silent Hill). La première chose qui nous a frappés, dès l’annonce de cette compilation Dragon Ball Z, c’est l’absence du second opus. On pourrait dire, pour simplifier, que Budokai 3 est de toute façon Budokai 2 en mieux, mais cette absence est tout de même regrettable, notamment pour les collectionneurs qui auraient bien aimé avoir tous les épisodes sur une même galette. Passée cette déception, lançons nous dans le premier Budokai. De nombreux joueurs vous le diront, le premier reste un modèle avec son mode Histoire. Hyper fidèle à l’œuvre de Toriyama, celui-ci se découpe en trois principaux chapitres, l’arrivée de Raditz et le combat contre les Saiyens (Nappa et Vegeta), le voyage sur Namek et les transformations de Freezer, et enfin l’arrivée des Cyborgs et le tournoi contre Cell.

Pas de Bu-bu ici, regrettable lorsque l’on pense qu’il était par exemple jouable sur Super Nintendo. Le nombre de personnages, au nombre de 24 (avec les cachés), peut sembler assez léger de nos jours. Ce mode Histoire est composé de cut-scenes bien réalisées, reprenant les passages du manga avec un grand respect, malgré le côté aseptisé du jeu. Point de gore ici, le tout reste très soft. Bien que de nombreuses ellipses soient présentes, et certains combats absents, parcourir ce mode est très plaisant, encore aujourd’hui. Une fois terminé, vous aurez accès à des chapitres supplémentaires, proposant d’autres combats, comme celui opposant Vegeta à Cell dans sa deuxième transformation. Vous pourrez incarner des personnages dans des situations différentes, dont certaines inédites. Comptez environ cinq heures en mode normal pour voir le bout des trois sagas. Des techniques supplémentaires sont à débloquer au fur et à mesure de vos victoires, tout en sachant que les personnages sont personnalisables, avec la possibilité de leur attribuer certaines techniques. Dragon Ball Z Budokai met en place un système de Ki, jauge à remplir en frappant l’ennemi ou en se concentrant. En utilisant plusieurs unités de Ki, vous pourrez soit accéder à une transformation du personnage (Freezer ou Cell qui évoluent, passer en mode Super Saiyen), soit balancer une attaque spéciale, type Kaméhaméha, tout en sachant qu’un état supérieur du personnage lui permettra d’effectuer des attaques plus puissantes.

Généralement, une attaque puissante s’effectue après un enchaînement de coups. Le joueur se retrouve donc souvent à bourriner les touches. Et c’est là qu’on se rend compte que depuis ces années, le système de jeu de ce premier Budokai a vieilli, par rapport à ses successeurs. La jouabilité est assez raide et les combats manquent de dynamisme, tout en étant assez répétitifs. On peut esquiver, contrer, foncer sur l’adversaire ou le projeter, mais le tout reste un peu fade, et de nombreux combats se présentent sous la forme « je te tape, tu me tapes » , et ainsi de suite. Le jeu est malgré tout bien défoulant et prenant. Il faut en plus y ajouter les modes Championnat du monde, Duel (pour jouer contre la console ou un ami), Entraînement et un mode caché à débloquer, mais aucune possibilité de jouer en ligne à l’horizon. Intéressons nous dorénavant au troisième opus… en repassant par l’interface de la console. Il est en effet impossible de revenir au menu de départ laissant le choix du jeu. C’est un détail certes, mais c’est tout de même à signaler. Budokai 3, lui, est nettement plus dynamique dans ses combats, grâce à une mise en scène percutante et des personnages plus vifs. Les combats en sont du coup nettement plus jouissifs et fun à jouer, mais surtout plus fidèles au manga.

Un potentiel gâché




Quelques ajustements de gameplay ont été effectués, comme la possibilité de se téléporter dans le dos de l’ennemi pour le frapper, des esquives plus souples ou encore la poursuite, qui consiste à foncer sur un adversaire projeté en l’air pour continuer à l’attaquer. Des duels d’attaques spéciales sont également au programme, vous demandant de tourner le stick de la manette le plus vite possible pour que votre super attaque prenne le dessus sur celle de l’adversaire. Les transformations sont simplifiées et accessibles directement avec la gâchette de la manette (plus besoin de presser trois touches en même temps), de même que certaines attaques spéciales, utilisables sans effectuer obligatoirement de combo (et surtout plus aisées à envoyer). Des évolutions bienvenues quoi qu’il en soit, qui donnent un côté nettement plus spectaculaire au jeu et une meilleure accessibilité. Concernant les modes de jeu, on reste sur du classique, le tout étant identique au premier opus, excepté la construction du mode Histoire, ici appelé Monde du Dragon. La principale nouveauté vient du fait que vous déplacez votre personnage, choisi au préalable, sur une map (la Terre puis Namek), afin de vous diriger librement vers des événements, combats ou missions secondaires, le tout afin de monter en niveau et d’augmenter vos attributs (attaque, vie, puissance).

Il est donc possible de revivre les combats épiques du manga, mais les cut-scenes ont malheureusement été supprimées, au profit de bulles de dialogue entre les personnages. C’est bien dommage, tant ces passages étaient réussis dans le premier. Du coup, on s’investit moins dans l’histoire, mais les nouvelles possibilités offertes ainsi que la liberté de déplacement rattrapent le tout. Comptez une bonne dizaine d’heures pour terminer ce mode, légèrement plus en vous intéressant à toutes les quêtes (comme par exemple chercher les boules de cristal), sachant que vous pourrez le parcourir avec pas moins de 11 personnages. En termes de contenu, le jeu est nettement plus fourni, avec de nombreux personnages issus de Dragon Ball Z, GT, ou encore des OAV. On retrouve entre autres Videl, Broly, Oob, Baddack, les cyborgs dont le Dr Gero, ou encore Cooler, en plus des personnages habituels. 44 combattants sont disponibles, en comptant les personnages cachés, disposant chacun de plusieurs costumes. Mais une compilation actuelle ne serait rien sans un petit lissage HD, car c’est bien ce dont il est question ici.

Pas de changement par rapport aux jeux originaux, mis à part donc un affichage en Full HD, des combats en plein écran (contrairement aux menus) et des graphismes plus fluides, plus fins et plus colorés. Même si le premier Budokai a pris un coup de vieux, ce lissage ne lui fait pas de mal et les personnages sont nettement plus agréables à regarder, malgré leur animation qui n’a pas bougé d’un poil. Les arènes, divisées pour certaines en plusieurs niveaux, ont un rendu propre, malgré un peu d’aliasing au sol. Budokai 3 a par contre moins souffert des années, notamment parce que le cell shadding est un style graphique qui vieillit nettement mieux (il n’y a qu’à voir Jet Set Radio qui n’a pas pris une ride). Les arènes sont beaucoup plus jolies et fouillées, et on reconnaît sans mal les environnements du manga. Malgré tout, et cela concerne les deux jeux, il ne s’agit que d’un simple lissage. Point positif, la présence des voix japonaises, qui peuvent être activées à la place des affreuses voix américaines. Par contre, les musiques sont souvent bien pénibles, répétitives et ne collent pas toujours au contexte.

Point complet
Après des épisodes décevants comme Raging Blast ou le dernier Tenkaichi, le plaisir de retrouver la saga Budokai est bien là. Si le lissage graphique sympathique et les voix japonaises sont bienvenus, on regrette l’absence du second opus, qui fera grimacer les collectionneurs qui souhaitaient posséder les trois jeux sur la même galette. Bien que cette compilation soit également dépourvue de bonus et de mode online, les joueurs auront plaisir à retrouver la jouabilité si particulière des Budokai, principalement dans le troisième jeu, vif, complet et bien mis en scène. Malgré tout, on sent le côté « argent facile » de cette adaptation, avec son prix trop élevé (40 euros) et un manque flagrant d’efforts de la part des développeurs. C’est dommage, parce que les jeux sont toujours aussi bons et qu’il y avait moyen d’en faire un exemple en termes d’adaptation.

On a adoré :
+ Mode histoire de Budokai 1
+ Budokai 3 toujours très beau
+ Voix japonaises
+ Bonne durée de vie
+ Lissage graphique propre
+ La « jouabilité Budokai »…
On n'a pas aimé :
- Malgré la raideur du premier
- Musiques pénibles
- Trop cher
- Pas de jeu en ligne
- Aucun bonus
- Et Budokai 2 alors ?


Consulter les commentaires Article publié le 26/11/2012 par Lionel B.



 
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