Test Don't Starve - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Don't Starve



Développeur
Klei Entertainment
Genre
Aventure Survival Horror
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.08.2015
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
14,99 €

Don't Starve, traduisez par un léger “ne mourrez pas de faim” est le dernier né du petit studio indépendant KLEI Enterainement à qui l'on doit notamment Shank ou encore Mark of the Ninja. On peut donc partir plutôt confiant sur ce titre de survie, en se disant que ses grands frères ont été des réussites dans leur genre. Mais ne nous emballons pas, soyons pragmatiques et basons-nous sur les faits. Ce Survival vaut-il le détour ?

Ca va faire tout noir !



Plongeons-nous dans la peau de Wilson, ce petit scientifique qui semblerait tout droit sortie de l'imaginaire un poil fantasque d'un certain Tim Burton. Kidnappé par une sorte de vilain esprit, il se fait alors embarquer pour un monde inconnu, aussi mystérieux que dangereux. Et pas le temps de s'endormir sur ses lauriers puisque l'intérêt premier du jeu est de survivre aux innombrables pièges présents dans l'environnement, mélangeant savamment la 3D (du décor) à une 2D fixe des différents éléments et du personnage. L'exemple le plus parlant serait de vous décrire des dessins sur des feuilles en papier posées sur un monde en trois dimensions. Original mais pas dépaysant. Son objectif premier sera donc de s'adapter et d'utiliser tous les matériaux et ingrédients à sa disposition pour se construire, dans un premier temps, un petit feu afin de passer la nuit… Seulement, vous arrivez sur place les mains dans les poches, même pas un jeton de caddie à disposition pour aller faire son marché. Il faut donc être réactif et aller récolter dès le départ le plus d'éléments possible pour pouvoir se créer un petit arsenal d'outils. On commence par une hache, essentielle à la découpe et la récolte de bois, ou à la pioche, mineur style.

Alors qu'au départ on se contente de peu, il faut très vite diversifier les outils pour avoir accès aux différents et nombreux éléments de l'environnement qui seront utiles à la survie et à l'élaboration du campement. Aucune aide, aucune indication, un monde hostile, une solitude prenante, voilà le principe. La mort viendra très rapidement les premières fois, le temps de se faire ses marques, de comprendre l'intérêt de telle ou telle action, s'il vaut mieux construire tel ou tel outil, où placer son campement et pourquoi. Le jeu se base sur un système jour/nuit cyclique d'une simplicité ahurissante. Une boussole en haut à droite de votre écran vous indique les trois phases principales de la journée, à savoir du matin au crépuscule, où la luminosité est au maximum, puis du crépuscule jusqu'à la nuit noire, où il faut alors commencer à se diriger vers le camp, et de la nuit au lendemain matin, où il faut au minimum se munir d'une torche et ne pas oublier de raviver le foyer qui n'est jamais infini. Le jour, vous craftez au maximum, vous explorez, vous cherchez à développer votre attirail, à comprendre les mécanismes du jeu. La nuit, au contraire, vous allez vous réfugier auprès de votre feu car l'écran devient alors absolument noir autour de votre personnage et, si vous avez le malheur de ne pas vous trouver auprès d'une source de lumière, alors la mort sera assurée.

Le Dark Souls de Tim Burton



Comme dit plus haut, la mort viendra vous frapper de nombreuses fois et, comme si ce n'était pas assez frustrant, le jeu ne dispose pas de système de sauvegarde. C'est un survival brut sans autorisation à l'erreur. Vous aurez de nombreuses manières de passer de vie à trépas. Il y aura donc trois jauges à surveiller en plus de l'heure de la journée. La première, représentée par un cerveau, est celle du moral de Wilson. S'il subit des attaques, s'il est contrarié par quoi que ce soit, la jauge descendra et il faudra faire attention à la dépression, quand on se retrouve seul au monde, avoir un esprit sain et être de bonne humeur est primordial, n'est-ce pas ? Si celle-ci descend trop, alors des hallucinations viendront traumatiser notre petit chevelu et finiront inéluctablement par avoir raison de lui. L'estomac quant à lui représente la faim de votre personnage. Il faudra donc se nourrir fréquemment, trouver des recettes qui augmentent au maximum la jauge et ne pas oublier de récolter tous les ingrédients nécessaires. Puis la célèbre barre de vie, qui descend au fur et à mesure des agressions physiques. Autant vous dire que l'heure n'est pas au repos et qu'il faudra user de patience et de détermination pour passer dans un premier temps la barre des dix nuits et, qui sait, arriver à survivre un maximum de jours pour battre des records.

Le bestiaire lui aussi est étoffé, en allant du troupeau de buffles au village de cochons, en passant par la ruche d'abeilles ou encore les nids d'araignées. Bien sûr, certains seront vos alliés à leur manière, alors que d'autres essaieront de vous la faire à l'envers à la première occasion. Il est donc très conseillé de savoir bien s'entourer et de ne pas s'installer trop près de certaines espèces, ni même de trop les approcher dans un premier temps. Vous comprendrez très vite l'intérêt d'une espèce et ses capacités à vous faciliter la (sur)vie dans vos tâches quotidiennes. Il en va de même pour les ingrédients. Certains champignons par exemple auront des effets néfastes sur votre condition. Il faut donc prendre des notes sur absolument tout ce qui vous entoure, prendre leçon des nombreuses morts, pourquoi vous avez péri et dans quelle condition. Tout peut devenir une ressource comme un danger. Le climat a aussi une incidence sur votre aventure. Le beau temps vous fera aller au mieux, alors que la pluie pourra abaisser votre moral et, pire encore, la neige, qui viendra napper d'un beau blanc ce vaste monde, pourra vous faire mourir de froid si vous n'avez pas eu la présence d'esprit de vous confectionner des habits plus chauds. Il faudra aussi prendre en compte l'écosystème car vos actions entraîneront des réactions diverses et variées de votre environnement. Couper des sapins pour avoir du bois est une chose, mais déforester la moitié de la carte vous posera par la suite de plus gros soucis. Tuer trop d'animaux pourra aussi vous porter préjudice...

Point complet
Ce jeu peu devenir votre prochaine drogue comme votre pire cauchemar. Vous mourrez souvent au début, et même par la suite, mais il en va de soi de préciser que chaque mort apporte son lot d'expérience et d'indications. D'ailleurs, plus longtemps vous arriverez à survivre, plus vous aurez de chance de débloquer d'autres personnages aux capacités spécifiques. En définitive, Klei Entertainement a réussi son coup avec Don't Starve. Oui, il est très contraignant avec les très nombreuses facettes de son aspect survie, mais c'est le fait qu'il soit aussi complet qui pourra vous combler. Les amateurs du genre auront droit à leur dose de défis à relever, quant aux autres, ils auront la possibilité de mettre leurs nerfs à rude épreuve.

On a adoré :
L'environnement actif
La direction artistique
L'ambiance oppressante
Le perso, son look
Le bestiaire
La rejouabilité infinie
La survie à l'état brut, seul au monde
On n'a pas aimé :
Dark Souls-like, on meurt et recommence
Complet, mais lassant


Consulter les commentaires Article publié le 03/01/2017 par Manuel-Ange A.


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