Test Divinity II : Ego Draconis - jeux vidéo Xbox One

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Divinity II : Ego Draconis



Editeur
DTP
Développeur
Larian Studios
Genre
Action Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.10.2009
  2009
Nombre de joueurs
1
Thème
Heroic-fantasy

L’année 2009 aura été marquée par la sortie de nombreux jeux de rôle occidentaux. Outre les excellents Dragon Age : Origins et Sacred 2, les amateurs du genre ont également pu jouer à des titres plus hardcore, comme le bon Risen qui offrait une approche plutôt originale et présentait quelques excellentes idées. Larian Studios, un petit studio belge, en a également profité pour sortir Divinity II : Ego Draconis, un soft qui n’a bénéficié de pratiquement aucune couverture médiatique mais qui pourrait pourtant en surprendre plus d’un…

Un grand jeu de rôle




On le sait, souvent les jeux de rôle présentent des scénarios archi-classiques dans lesquels il est question d’un élu qui va partir combattre le mal et le renverser. Souvent issu de la classe ouvrière, ce héros progresse avec le temps et fait face à plusieurs échecs jusqu’à devenir la némésis de son ennemi juré… Avec Divinity 2, Larian Studios nous propose un tout autre schéma narratif. On débute en effet l’aventure dans la peau d’un guerrier tout ce qu’il y a de plus normal, ni pauvre, ni riche, au passé un peu incertain, et qui est à deux doigts de passer son examen final pour devenir Draconis. Cet ordre si particulier est composé de guerriers expérimentés qui rendent service au peuple et combattent les chevaliers dragons, de terribles combattants qui ont su dompter ces horribles créatures. L’aventure débute donc sous les meilleures auspices, avec la création du personnage, les premiers pas dans l’univers du jeu, le choix de la caste (guerrier, mage ou archer), jusqu’à ce que l’examen soit interrompu par un événement particulier… Le héros est alors emmené malgré lui par ses supérieurs dans de lointaines contrées pour faire face au dernier chevalier dragon. C’est là que l’aventure débute réellement puisque vos talents seront mis à contribution dans de nombreuses épreuves, qu’il s’agisse de combattre des gnomes, jouer les intermédiaires entre des villageois, prouver un délit ou retrouver un objet perdu.

La particularité intéressante du soft, c’est que vu que vous êtes Draconis, vous êtes un peu tout puissant… Vous pouvez décider de qui est en droit et qui est en tort dans les duels qui opposent les villageois, vous faites valoir votre propre morale, qui a un impact réel (pas comme dans Fable donc) sur l’univers du jeu, et enfin vous êtes souvent respecté par vos semblables. Mais être Draconis, ce n’est pas qu’avoir le respect, c’est également avoir un don, celui de lire dans l’esprit des gens ! Cette particularité s’avère très intéressante pour découvrir ce qu’ils pensent et répondre parfois adroitement. Les possibilités sont infinies et cette caractéristique offre au soft une empreinte unique. Mais le plus grand coup de massue dans le jeu survient dès le premier chapitre. Certes, le scénario est déjà intéressant en soi et très bien amené par les développeurs, mais le changement complet d’orientation qui survient alors a de quoi faire pâlir de jalousie un écrivain comme Tolkien. Divinity 2 est en effet un titre fantastique, « scénaristiquement » parlant. Il nous fait réfléchir, offre des approches diverses et variées. Le héros entre en contact avec le dernier chevalier dragon qui décide de lui donner le pouvoir de devenir lui-même un chevalier dragon (donc l’ennemi qu’il pourchassait !)… L’ordre du monde est totalement chamboulé et le joueur ne sait plus où donner de la tête. On nous dit que la vérité n’est peut-être pas celle que l’on croit, que le point de perception permet de voir de nouvelles opportunités.

Très vite, le scénario se complexifie et devient de plus en plus passionnant, et ce durant les 30 à 50 heures que dure l’aventure. Rarement un scénario avait été aussi travaillé dans un jeu vidéo. Rarement nous avions été en mesure d’assister à des dialogues aussi intéressants et stratégiques à la fois. Ceux qui sont en adoration devant les ouvrages d’Heroic Fantasy tomberont sans aucun doute amoureux de ce titre, d’autant plus que les possibilités dans le gameplay sont très impressionnantes. Ainsi, on remarque d’entrée de jeu que le soft offre une liberté totale dans la personnalisation du héros, grâce à un arbre de compétences très complet qui permet de créer le personnage de ses rêves. Là encore, nous sommes surpris de constater qu’il est possible de concilier plusieurs techniques très différentes, de manier aussi bien l’épée que l’arc, tout en multipliant les possibilités. Chaque héros créé est unique en son genre, tant dans sa technique que dans son apparence. Au niveau des quêtes aussi, l’originalité est de rigueur : d’une part on suit la quête principale, qui offre déjà un sérieux challenge, et d’autre part on est bien obligé d’accepter les quêtes secondaires, souvent disséminées sur notre route et offrant à la fois un réel intérêt narratif mais également des améliorations intéressantes du personnage. Chaque victoire rapporte en plus un certain nombre de points d’expérience, mais également un choix entre plusieurs objets : choisirez-vous les 500 pièces d’or ou une sublime épée forgée ? Une belle armure ou un ajout de 500 points d’XP ? Une fois de plus, la vie est une question de choix, et Larian l’a bien compris.

Le choix d’avoir le choix




Pourtant, l’aventure en elle-même ne laisse pas tant de choix que ça : le soft n’offre pas qu’un seul décor mais de nombreux univers différents, plutôt vastes à chaque fois, mais relativement linéaires, tout en offrant de multiples possibilités dans la progression. C’est un peu comme si on visitait à chaque fois une région différente, avec son propre climat (les glaces, le printemps, l’été…), ses propres règles (monde de destruction, monde sous contrôle, monde sauvage…) et surtout ses propres quêtes. Certains seront donc déçus de ne pas pouvoir se balader n’importe où et de suivre leur propre route, mais Divinity 2 n’est pas ce type de RPG. Il s’agit d’un jeu de rôle plus dirigiste, également mieux scénarisé, mais qui offre plus de choix et surtout s’oriente beaucoup plus sur l’action. Les combats sont nombreux et vous pouvez les appréhender sous de nombreux angles différents. Vous pouvez rallier les factions de votre choix, supporter ceux que vous préférez, choisir ou non de massacrer des créatures... Les possibilités sont infinies et très intéressantes. Face à vous, vous retrouvez de nombreux guerriers, créatures et monstres, allant du petit gobelin au gigantesque dragon, en passant par des mercenaires. Une fois de plus, la diversité est de rigueur. Vous découvrirez également de nombreux items cachés et pourrez prendre part à des quêtes antiques dont personne ne se souvient, en fouillant par exemple de vieux ouvrages abandonnés.

A tout cela, il faut ajouter des possibilités très intéressantes comme la nécromancie, la personnalisation d’objets, l’enchantement d’armes, l’achat de demeures, la transformation en dragon et donc le vol et les affrontements dans les airs (relativement intéressants même s’ils non sont pas assez précis), la téléportation, la possibilité de créer une immense tour et de gérer son personnel (façon Overlord 2), des sauts prodigieux et tout un tas de possibilités aussi originales que palpitantes. Vous l’aurez compris, Divinity 2 est à la fois original et maîtrisé, et offre une expérience de jeu littéralement unique dans un monde visuellement bluffant et très agréable au regard, malgré quelques décors bien ternes. Le character design, l’univers du jeu et les décors ont tous bénéficié d’une attention toute particulière, ce qui rend le soft unique et passionnant. Difficile donc de décrocher de cet univers, d’autant plus que l’intérêt reste présent tout au long de l’aventure (déjà très longue, en fonction des choix et des occupations dans le monde), que le scénario est accrocheur et que, pour ne rien enlever au plaisir, les doublages français sont d’excellente facture. Au final, le jeu de Larian s’impose comme une excellente surprise, à laquelle il ne manque finalement que peu pour frôler la perfection. Le soft est bien entaché de quelques menus défauts techniques (quelques rares ralentissements, une animation pas au point, des affrontements au corps à corps qui auraient pu être dynamiques, des couleurs parfois ternes), mais rien de bien grave à signaler. On aurait cependant apprécié que le jeu soit épaulé par des musiques plus entraînantes, dans la veine d’un Oblivion par exemple.

Point complet
Sorti dans l’anonymat le plus complet, Divinity II : Ego Draconis est pourtant l’une des meilleures surprises de la fin 2009, et sans doute l’un des meilleurs A-RPG de cette génération de consoles. Plutôt joli, offrant une solide durée de vie, des possibilités souvent énormes et un univers à la fois sombre et très crédible, le soft est sans aucun doute un immanquable pour les amateurs du genre. Dommage tout de même que le tout soit entaché par quelques défauts techniques (les animations, les couleurs, les ralentissements) et par une bande originale relativement décevante. Avec un peu plus d’attention, le soft aurait frôlé la perfection !

On a adoré :
+ Plutôt joli
+ Un RPG très complet !
+ Des possibilités infinies
+ La personnalisation du héros
+ Les phases en dragon
+ Une excellente durée de vie
+ Un univers travaillé
+ Un scénario de qualité
+ Des possibilités originales
+ Les doublages français
On n'a pas aimé :
- Couleurs parfois un peu ternes
- Quelques ralentissements
- Musiques peu enivrantes
- Animations pas au point


Consulter les commentaires Article publié le 26/01/2010 par Etienne F.



 
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