Test DiRT Showdown - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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DiRT Showdown



Editeur
Codemasters
Développeur
Codemasters
Genre
Arcade Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.05.2012
  29.05.2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
59,00 €

Avec l’arrivée de la franchise DiRT, les fans des jeux de la licence Colin McRae se sont divisés, certains acceptant l’évolution et d’autres non. Avec le troisième opus, Codemasters a fini par s’en détacher, laissant ainsi cette légende en paix. La série DiRT a alors pris son envol, devenant une licence à part entière en partie associée à Ken Block. Un an après DiRT 3, la firme tenait à proposer un nouveau jeu en essayant d’apporter un peu de fraîcheur. On se retrouve donc en 2012 avec un DiRT Showdown orienté stock-car qui fait plus office de spin-off que de suite. Reste alors à voir si cet opus est intéressant…

Variété et répétitivité




D’entrée de jeu, les développeurs arrivent à nous mettre dans l’ambiance avec un côté festif des plus agréables. C’est coloré, les menus sont dynamiques, les musiques sont bien rythmées et on en vient rapidement à communiquer son prénom, son nom et à choisir un pseudo afin que la voix-off (qui peut vite devenir exaspérante dans sa version française) s’adresse à nous de manière un peu plus personnelle. On se jette alors sur le mode solo principal du jeu, à savoir le Showdown Tour. Il est constitué de quatre niveaux (Pro, All-Star, Champion et Legend) assimilables à tout autant de difficultés. Afin de scotcher les joueurs à leur écran, les développeurs ont fait preuves de bonnes intentions. Ainsi, on retrouve pas moins d’une dizaine d’épreuves différentes que l’on peut répartir en trois groupes. Dans le premier, il y a celles qui concernent la course pure, à savoir les Race-off (course classique avec plusieurs concurrents), Dominator (il faut dominer quatre sections du circuit en établissant le meilleur temps sur chaque session) et Eliminator (il faut être le dernier à être éliminé au temps). Dans le deuxième, il y a toutes les « nouveautés » qui sont liées à la touche stock-car. Ainsi, on découvre le 8-Ball (course classique mais avec des intersections pouvant causer des accidents), le Hard Target (jeu du chat et de la souris, il faut tenir le plus longtemps possible avant de se faire détruire par les concurrents), le Rampage (il faut détruire les autres en leur fonçant dedans) et le Knock Out (déclinaison du Rampage sur une plateforme permettant en plus d’expulser les autres pour marquer plus de points).

Enfin, il y a les épreuves typées Gymkhana qui font partie de l’héritage de DiRT 3 si on peut dire. On retrouve alors du Head to Head (1vs1 avec des figures imposées), du Trick Rush (espace ouvert, on enchaîne les figures selon ses envies) et du Smash Hunter (il faut détruire des blocs colorés dans un ordre précis). Sur le papier, il y a de quoi bien s’amuser et surtout ne pas s’ennuyer. Malheureusement, dans la pratique, les faits sont un peu différents. En effet, les développeurs ont opté pour un solo basé sur un schéma des plus linéaires et contraignants. Pour chaque niveau, il faut progresser au travers d’une grille composée de toutes les épreuves citées. Hélas, on est contraint de les faire toutes (à une près), pour continuer à progresser jusqu’à l’épreuve finale, le tout en décrochant une place sur le podium. A part quelques remarques de la voix-off, il n’y a pas d’enrobage supplémentaire et la formule se répète inlassablement, sans compter que certaines épreuves sont moins passionnantes que les autres et que les environnements sont limités (moins d’une dizaine). On a donc des redites et l’impression de faire encore et toujours la même chose. Cela est d’autant plus vrai que les développeurs ont simplifié au maximum le gameplay. Une jauge de vie pour la voiture, une jauge de boost qui se remplit automatiquement, l’accélération, le frein et le frein à main, il n’en faut pas plus.

La simplicité dans tous les sens du terme




D’un côté, la prise en main est très aisée, pour ne pas dire immédiate, et n’importe qui peut y jouer en prenant du plaisir dès la première partie. C’est arcade, c’est assez précis et c’est ultra simpliste. On en revient alors à ce sentiment de répétitivité qui est accentué par ce côté bourrin/défoulant qui exclut totalement la moindre once de technique. Les joueurs occasionnels et ceux qui ne veulent pas se prendre la tête adoreront, tandis que les plus pointilleux s’ennuieront, surtout que le jeu est assez facile dans son ensemble malgré une I.A. qui ne manque pas d’agressivité. C’est d’autant plus dommage qu’il y a pas mal de véhicules à débloquer et que ceux dédiés aux épreuves typées courses et stock-car peuvent être améliorées jusqu’à une certaine limite, sans compter les ajouts de véhicules à acheter avec l’argent virtuel gagné au cours de sa progression. En plus, les différences de prise en main entre les bolides se font sentir, selon la force, la puissance et la maniabilité du véhicule. Tous ont le droit à plusieurs skins (l’occasion d’intégrer des marques/sponsors) et seules les voitures dédiées aux épreuves de Gymkhana sont uniquement « skinables ». Au sujet des regrets, on note l’absence de vue cockpit, alors que celle de DiRT 3 était plutôt sympathique à défaut d’égaler celle des Shift, l’absence de véritables sensations de vitesse, l’absence de sensations lors des changements de surface et, le pire, le manque d’intensité des chocs.

Les dégâts ont beau être bien reproduits, les sensations manquent clairement à l’appel et ils n’ont pour ainsi dire aucune influence sur le comportement du bolide (sans tomber dans le réalisme, il aurait été appréciable d’avoir une direction qui tire vers un côté par exemple, ou autre). Dans le même esprit, c’est dommage que les développeurs aient supprimé tous les paramétrages que l’on appréciait dans les précédents volets. Ceci dit, cela n’empêche pas pour autant de prendre du plaisir sur le jeu et de s’amuser dans les diverses épreuves, mais ça a de quoi inciter les fans du genre à le trouver à mini prix. En revanche, l’intérêt remonte lorsqu’on profite du multijoueur. Que ce soit à deux en local, avec une fluidité rarement prise en défaut, ou jusqu’à huit en ligne, le côté bourrin et festif prend le pas sur la raison pour offrir un divertissement des plus agréables avec d’autres humains imprévisibles. C’est bien là que l’on s’amuse même si dans le fond le multi, bien que fonctionnel et relativement stable (quelques bugs rencontrés selon les parties, mais rien de fichtrement gênant), reste assez basique. On a le droit à du matchmaking avec des parties en privé ou en public, un système de club pour jouer avec ses amis, un système de vote à chaque partie pour le mode de jeu et la carte (possibilité de poser son veto)… Si on oublie le Pass Online et l’absence d’option pour répartir les joueurs selon leur niveau, il faut bien reconnaître que le multijoueur est vraiment appréciable.

Visuellement parlant, le jeu s’en tire plutôt bien. Le moteur graphique de Codemasters fait le travail et on a le droit à des effets sympathiques et à des modélisations de qualité. Tout n’est pas parfait, mais ça reste fluide et agréable à l’œil. Notons aussi qu’il est possible d’uploader sur Youtube des vidéos de ses exploits, à condition de lier son compte au préalable, ou encore de participer à des épreuves spéciales en s’inscrivant au Racenet. Inspirés par l’Autolog de chez EA, les développeurs ont développé ce réseau à but communautaire afin de lier un peu plus les joueurs. Cela passe notamment par l’envoi et la participation à des défis. Il suffit par exemple d’établir un chrono ou de faire un bon score pour inviter ses amis à faire mieux. Si la sauce prend bien, l’esprit de compétition faisant, la durée de vie, des plus honnêtes entre le solo et le multi, s’allonge de quelques heures. Enfin, en guise de « bonus », les petits gars de Codemasters ont jugé bon d’intégrer un mode Joyride qui n’est ni plus ni moins qu’un mode typé Gymkhana pur. On retrouve donc les restes de DiRT 3 à peine retouchés avec un gameplay ultra assisté qui enlève toute gratitude lors de l’exécution des figures. Reste que les joueurs aimeront ou détesteront cela. Néanmoins, si vous aimez ce mode, mieux vaut rester sur celui du précédent opus.

Point complet
DiRT Showdown est un spin-off plutôt sympathique qui aurait pu s’imposer comme un incontournable, surtout que l’aspect stock-car se fait rare de nos jours. Malheureusement, les développeurs semblent avoir régressé puisque le titre souffre de tares qui en rebuteront beaucoup, à commencer par des manques : les sensations de vitesse, lors des changements de surface ou encore lors des impacts, sans compter l’absence de la vue cockpit. Si on rajoute à cela un gameplay ultra simpliste et un mode solo à la structure mal pensée, on arrive à associer ce titre à un bon divertissement sans plus. Les plus exigeants pourraient d’ailleurs tracer leur route pour rejouer à ce bon vieux Destruction Derby, tandis que les moins exigeants, bien conscients des défauts, arriveront à prendre du plaisir, notamment en multijoueur (local ou en ligne). Quant aux épreuves typées Gymkhana héritées de DiRT 3, encore une fois, on aime ou on déteste, en sachant qu’elles bénéficient ici de l’accessibilité du gameplay, enlevant par la même occasion la gratitude que l’on éprouvait à réaliser certaines figures dans le précédent volet.

On a adoré :
+ Défoulant
+ Très accessible
+ Très bonne ambiance
+ Bon nombre d’épreuves
+ Pas mal de véhicules
+ Multijoueur efficace
+ A deux en écran splitté
+ Le Gymkhana pour certains…
On n'a pas aimé :
- Le Gymkhana pour d’autres
- Ultra simpliste
- 0% technique
- Manque diverses sensations
- Pas de vue cockpit
- La structure du Showdown Tour
- Peu d’environnements


Consulter les commentaires Article publié le 01/07/2012 par Vincent P.



 
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