Test DeathSpank - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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DeathSpank



Développeur
Hothead Games
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Aventure Hack and Slash Point & click
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.07.2010
  14.07.2010
Nombre de joueurs
1 à 2
Prix de lancement
1200 MS Points

Né de l’imagination débridée de Ron Gilbert (le créateur de Monkey Island) qui a travaillé en collaboration avec les petits gars d’Hothead Games (Penny Arcade), DeathSpank est une nouvelle série épisodique, devenue depuis un jeu unique qui nous conte les aventures d’un preux chevalier nommé DeathSpank. Ce dernier est envoyé à la recherche d’un Artefact pour sauver le monde… Une aventure déjantée avec un design relativement unique mêlant 2D et 3D et un humour décalé, il n’en fallait pas moins pour attirer notre curiosité…

Un premier essai réussi




Il est difficile de définir précisément ce qu’est DeathSpank, tant le soft semble plutôt original au premier abord. Pourtant, il n’a rien de bien compliqué puisque son gameplay demeure excessivement simpliste. C’est juste que son univers si riche et son humour si particulier le classeraient presque parmi les softs, justement, inclassables. Plus proche d’une fable humoristique que d’un véritable jeu, il s’apparente pourtant bien à un hack & slash tout ce qu’il y a de plus classique dans son gameplay. On dirige son personnage avec le stick gauche, depuis une vue supérieure, on dialogue avec les PNJ via un système de choix de dialogues assez simpliste, on attribue des raccourcis pour l’utilisation de certains objets, tels les potions, et on choisit son arsenal parmi des dizaines d’armes sur le champ de bataille, en attribuant ensuite l’arme en question à l’un des quatre boutons de notre manette. Le soft est tout ce qu’il y a de plus facile à prendre en mains puisque, hormis dialoguer, frapper et aller dans les menus, nous n’avons pas grand-chose à faire ! Et c’est sans doute également son plus gros défaut puisqu’il aurait mérité d’être un peu plus complexe et donc plus captivant pour les gamers. D’ailleurs, tant que nous sommes dans les défauts, autant préciser d’entrée de jeu que le scénario décrit dans l’introduction ne se complexifie guère durant l’aventure et demeure donc très décevant.

En outre, DeathSpank devrait fortement déplaire aux non anglophones, le titre étant disponible uniquement en anglais… Cela dit, si vous passez ces quelques défauts, vous découvrez un soft au charme incroyable qui dispose d’une véritable aura. Le soft n’a sans doute pas été traduit pour la simple et bonne raison qu’il propose de nombreuses lignes de dialogues, doublées en anglais d’excellente manière et avec un humour vraiment très british, ce qu’il aurait été difficile de traduire à la perfection en français. Cet humour prend ses racines dans la langue anglaise et se moque ouvertement des formules de dialogues classiques en usage au Royaume-Uni. Tout y est exagéré et les personnages s’expriment tels des hommes vertueux du 17ème siècle, un peu comme si les auteurs de ce récit tournaient en dérision la bourgeoisie et les coutumes de l’époque. Mais cet humour et ce style sont monnaie courante dans le monde anglo-saxon et devraient par conséquent ravir ceux qui s’y connaissent un minimum. A cela, il faut ajouter l’aspect complètement barré du titre (vous combattez entre autres des oies et des poulets pour récupérer leurs lèvres) renforcé par son esthétique relativement unique. Quel plaisir en effet d’évoluer dans des décors mêlant 2D et 3D, le tout avec un style proche d’un cartoon animé !

Certes, cela cache un peu quelques maigreurs du budget, mais le soft demeure très agréable à la vue, bien qu’assez particulier. En outre, en plus de disposer d’un humour, d’une ambiance et de graphismes quasi irréprochables, DeathSpank s’avère très agréable à parcourir grâce à sa jouabilité simple d’accès et son univers gigantesque et varié. D’ailleurs, le finir vous demandera de nombreuses heures, tout spécialement si vous y jouez en coopération à deux joueurs. Néanmoins, il est tout de même regrettable que les développeurs n’aient pas intégré de jeu en ligne, cette option aurait en effet été la bienvenue pour ceux qui ne disposent pas d’amis sous la main. Se jouant entièrement dans un monde ouvert, dans lequel il est possible de se téléporter grâce à des cabines disposées aux quatre coins de la carte, DeathSpank offre une aventure riche et vraiment unique. Il faut reconnaître que Hothead Games a fait du beau boulot. Néanmoins, on espère de tout cœur que le second volet (si suite il y a) ne sera pas que le simple prolongement de ce que l’on a déjà vu, et que par conséquent il proposera un gameplay plus complexe avec par exemples l’ajout de magies ou de combos… Quoi qu’il en soit, voici déjà un bon hack & slash pour rythmer quelques soirées entre amis ou pour se faire la main en attendant quelque chose de plus coriace. Pour une petite quinzaine d’euros, il faut reconnaître que le soft s’avère en effet très honnête malgré ses quelques manquements.

Point complet
DeathSpank est une bonne surprise. Le nouveau hack & slash d’Hothead Games profite en effet d’un design assez unique qui lui donne un charme fou, auquel on ajoute une bonne durée de vie, la possibilité de coopérer à deux joueurs et un humour so british tellement réussi que rares seront ceux qui ne craqueront pas pour notre preux chevalier. Cela dit, on regrette tout de même que le soft soit uniquement en anglais, même si cela ne gênera pas tout le monde. En outre, l’absence de jeu en ligne, le scénario pas spécialement palpitant et le gameplay trop simpliste demeurent des défauts importants. Les bases d’une bonne franchise sont donc bel et bien là, même si le tout est entaché par quelques maladresses.

On a adoré :
+ Bonne durée de vie
+ Style graphique réussi
+ L’humour
+ La coopération
On n'a pas aimé :
- Scénario pas très captivant
- En anglais uniquement
- Gameplay trop simpliste
- Pas de jeu en ligne


Consulter les commentaires Article publié le 17/08/2010 par Etienne F.



 
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