Test Dead Space : Ignition - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Dead Space Ignition



Développeur
Visceral Games
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.10.2010
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
400 MS Points

En juillet 2010, les nombreux fans de la franchise Dead Space ont été intrigués d’apprendre l’arrivée de Dead Space : Ignition, un jeu téléchargeable censé servir de prologue à Dead Space 2. Un style « comic », de nouvelles mécaniques de jeu et un prix attrayant (400 MS Points), il n’en fallait pas moins pour réjouir les joueurs. Mais cet opus, intéressant en théorie, dispose-t-il vraiment d’assez d’atouts pour convaincre et nous tenir en haleine jusqu’à l’arrivée du deuxième épisode de la série ?

Dessine-nous un Necromorph…




De prime abord, il est bon de noter que Dead Space : Ignition est bel et bien organisé comme un comic interactif. Il ne faut donc pas s’attendre à retrouver les mécaniques de jeu façon TPS horrifique du titre de base. Le soft se déroule sous la forme d’une suite d’illustrations agrémentées d’une ambiance musicale, d’effets sonores et d’un doublage (en anglais sous-titré). Bien que l’appréciation du style artistique de ces dessins puisse être différente selon les personnes, il faut avouer que l’aspect visuel est loin d’être appréciable. Les décors sont vides, assez ternes, sans âme et peu travaillés à l’instar des personnages dont l’aspect change parfois même significativement d’un dessin à l’autre. En bref, un manque de finition très grossier fait ressembler ces illustrations à de simples esquisses pauvrement colorées et animées. Malheureusement, le reste de l’enrobage ne relève pas vraiment le niveau. Si les bruitages et autres effets sonores font correctement leur travail et que les musiques (issues directement de Dead Space premier du nom) sont relativement bien choisies, il n’en va pas de même pour le doublage des personnages. Ceux-ci réagissent ainsi en général bien trop mollement aux événements qui leur tombent dessus et peinent ainsi à nous plonger dans l’atmosphère inquiétante qui devrait normalement planer sur l’histoire. Ces cinématiques sont entrecoupées de séquences de piratage ou de réparation représentées par trois différents mini-jeux auxquels se résume le gameplay…

Ces mini-jeux sont d’un intérêt inégal mais jamais transcendant. Le mode « Traçage » est en quelque sorte une course en 2D où les concurrents sont des lignes de différentes couleurs. Le but est donc d’éviter obstacles et pièges (objets, ralentisseurs, inversion des commandes, etc.) tout en utilisant des bonus de vitesse et en lâchant à votre tour des pièges sur vos adversaires afin de toucher le cœur du système en premier. Si le mode requiert un peu d’adresse et de dextérité, il reste assez facile et peut vite devenir redondant et ennuyeux, d’autant plus que ses contrôles ne sont pas parfaitement calibrés. Ensuite, nous avons droit au mode « Piratage ». Plus orienté réflexion, celui-ci vous demande de placer et orienter des miroirs sur un plateau en damier pour diriger des lasers verts et rouges vers des points d’allumage précis. Au fil du jeu, ces puzzles tendent à se complexifier, notamment avec le mélange des couleurs des lasers et les obstacles plus nombreux, mais le niveau de réflexion requis reste finalement assez basique. Enfin, le mode « Détournement », le plus ennuyeux des trois, vous propose d’envoyer différents types de virus dans un labyrinthe d’hexagones bardé d’icônes représentant des antivirus. Ainsi, il suffit de marteler les boutons de sa manette pour envoyer ses virus dans un ordre et une direction qui bien souvent importent peu, puis d’attendre qu’ils viennent à bout des défenses ‘ennemies’ et atteignent leur but. Le fait d’observer un niveau quelques secondes avant de vous lancer et de respecter un certain ordre dans l’envoi des virus permet d’aller un peu plus vite, une fois le principe compris, mais cela demeure archi-simpliste, d’autant plus que la limite de temps est souvent très généreuse et il est difficile de perdre une partie dans ce mode, même en faisant n’importe quoi.

Niveau scénario, rien de réellement exceptionnel n’est à signaler. Les joueurs qui espéraient en apprendre beaucoup plus sur l’univers de Dead Space ou sur les événements qui ont suivi le premier épisode risquent d’être plutôt déçus. Vous suivez les pérégrinations de Franco Delille, un technicien à bord du vaisseau « La Méduse », et de sa petite amie au moment où survient une attaque de Necromorphs. Si le tout n’est ni très original, ni extrêmement captivant, on notera tout de même quelques passages intéressants, certains dialogues bien écrits et une fin en cliffhanger assez intense, même si certains la trouveront frustrante car elle semble préparer l’intrigue de Dead Space 2 sans pour autant révéler grand-chose. Un parcours complet en mode « Ignition » dure à peu près une heure et demie (dont un tiers de mini-jeux et deux tiers de cinématiques). De plus, certains embranchements placent le joueur face à une alternative et son choix peut modifier de façon plus ou moins conséquente le déroulement de l’histoire, mais pas son dénouement. Il y a ainsi quatre chemins différents à découvrir et ceux qui n’auront pas le courage de finir le soft (plusieurs fois) avec ses mini-jeux pourront tout de même regarder directement toutes les séquences via un menu dédié. Il est également possible de jouer chaque mini-jeu débloqué séparément afin d’apparaître dans les classements de rapidité en ligne même si l’intérêt d’un tel mode est toujours clairement discutable. En outre, des versions légèrement différentes des trois mini-jeux sont également jouables à deux en multijoueur, mais seulement en local. De toute manière, ces modes sont encore moins réussis qu’en solo. Ils ne proposent en effet pas plus de cinq niveaux différents chacun. En outre, le mode « Détournement » est affreusement mal équilibré et « Piratage » fonctionne dans une logique de tour par tour sur un plateau commun pas très bien pensée. Reste alors le mode « Traçage », mais il demeure difficile de s’amuser très longtemps avec des courses de lignes colorées, même à plusieurs. Enfin, si cela peut en convaincre certains, sachez que le fait de terminer une fois le soft vous permettra de débloquer une armure exclusive utilisable dans Dead Space 2.

Point complet
Basé sur l’idée plutôt intéressante d’une bande dessinée interactive relatant des événements ayant lieu entre le premier et le deuxième épisode de la licence, Dead Space : Ignition peine tout de même à convaincre à cause de son contenu peu consistant et de son enrobage minimaliste. Certes, nous avons droit à plusieurs scénarios appréciables mais ils n’apportent finalement pas beaucoup à l’univers de Dead Space. Le gameplay se résumant à trois mini-jeux souvent ennuyeux, voire pénibles, et l’aspect visuel plutôt déplaisant ne viennent pas arranger les choses. Le prix peu élevé et la présence d’un bonus utilisable dans Dead Space 2 pourront peut-être amadouer les fans invétérés de la franchise, mais guère plus…

On a adoré :
+ Scénarios multiples appréciables
+ Musiques
+ Armure exclusive pour DS2
+ ‘Seulement’ 400 MS Points
On n'a pas aimé :
- Illustrations ternes et grossières
- Doublages mous
- Seulement trois mini-jeux…
- Globalement médiocres
- Multi en local sans intérêt
- Rapidement ennuyeux


Consulter les commentaires Article publié le 24/11/2010 par Pascal R.



 
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