Test Dead Space 3 - jeux vidéo Xbox 360

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Dead Space 3



Développeur
Visceral Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.02.2013
  05.02.2013
Nombre de joueurs
1

Dead Space. La mort venue de l'espace, les vaisseaux spatiaux habités par du passager hostile, des pierres offrant des ressources infinies qui cachent un mal insondable, un héros obstiné et sans peur, bref, le parfait survival-horror. Du moins, cela était vrai pour le premier opus. En effet, le deuxième volet a clairement divisé les foules avec son orientation plus portée sur l’action. La trilogie se termine avec ce Dead Space 3, qui semble être encore plus orienté action que le précédent… Reste donc à voir s’il arrive à conclure correctement la trilogie ou s’il vient tout simplement l’achever…

Toc. Toc. On cherche Isaac Clarke




Une petite introduction vient mettre en place le speech de départ avec un jeune homme aux lèvres gercées au beau milieu d'une tempête de neige. Quelques chutes et combats plus tard, on comprend alors qu’il fait partie du passé et que le travail qu'il n'a pu achever devra l'être, sous peine d'extinction pure et simple de l'espèce humaine. L'histoire commence quelques mois après les événements de Dead Space 2. Isaac Clarke s’est décidé à oublier toutes ces mésaventures en se cachant dans un petit appartement délabré, sale. C'est un héros torturé et esseulé que l'on retrouve. En marge de la société, il ère plus ou moins sans but. Jusqu'au jour où Robert Norton et John Carver, deux gros bras en tenue de combat, entrent sans invitation dans la bicoque d'Isaac. Les deux lascars ne lui laissent pas le choix, il va falloir les suivre pour retrouver Ellie, compagne d'aventure du second épisode, qui est partie en mission sans donner de nouvelles. De plus, un avis de recherche a été lancé sur la tête de notre héros, une équipe lourdement armée est déjà à sa recherche. On passe alors d'une présentation hasardeuse et plutôt calme à une immersion totale et rapide dans l'aventure. Sans trop comprendre comment et pourquoi, on tente de s'échapper, pour se retrouver très rapidement confronté au grand méchant de l'épisode, une sorte de gérant de cabaret au look plus que stéréotypé.

Ce manque de charisme impressionnant discrédite fortement le titre dès le départ. Seulement, Isaac a de la ressource et réussi à s'échapper dans l'espace, rentrant en contact avec les Necromorphs tant aimés. Très vite, le plan est donné et tout s’enchaîne. Mais avant cela, on a le droit à un petit tour « libre » dans l'espace. En effet, le joueur a la possibilité d'emprunter une petite navette, qui le mène d'une carcasse de vaisseau à l'autre, pour chercher les pièces manquantes qui lui permettront de se diriger enfin vers la planète désirée. On constate déjà bon nombre de petits changements. D'une part, les armes sont devenues modulables à souhait. À partir de composants trouver ci et là en fouillant un peu partout, et surtout sur les cadavres laissés sur sa route, il sera dorénavant possible de se créer ses propres armements et de les façonner à sa guise. Idée qui se trouve être un peu floue et incompréhensible au départ, mais qui devient après quelque temps pratique et agréable. D'ailleurs, les munitions sont devenues universelles. Il n'existe plus qu'un seul type de cartouches qui s'adapte à toutes nos armes. Petit défaut qui fait qu'en fin de compte, on ne se retrouve plus à faire le tri entre nos munitions, en se disant qu'on sera bientôt à court pour son cutter plasma ou son lance-flammes. Le côté survival en prend un coup. D'ailleurs, des méca-charognards, petits robots pourvus d'un radar, sont de la partie. Une fois déployés, ils iront farfouiller dans les petits recoins afin de collecter ces ressources indispensables.

Deuxième constat, il est possible de ralentir l'avancée dans le scénario par le biais de petites missions secondaires. Celles-ci ne sont en aucun cas obligatoires et s'avèrent plus être une chasse aux matériaux qu'autre chose (fouiller un vaisseau abandonné, ou plus tard des bâtiments). On apporte ainsi un peu de durée de vie supplémentaire (comptez une quinzaine d’heures pour l’aventure principale et un peu moins d’une vingtaine avec les missions annexes) au titre et on se permet même d'y apporter des touches subtiles de mise en scène. On pourra notamment en savoir plus sur le personnage de John Carver, qui est plutôt froid et hostile grâce à ces missions d'exploration. Lors de ces derniers, le bonhomme aura des visions qu'Isaac ne peut voir… Cela est d’autant plus intéressant pour l’immersion en coopération, John Carver étant le deuxième personnage jouable. Agrémenter un jeu, censé être un survival-horror où le personnage se retrouve 95% du temps seul, d’un mode coopératif n'est-il pas une hérésie ? Oui et non. D'un côté, c'est vrai que les Dead Space sont frustrants dans la mesure où l'on doit sans cesse faire des kilomètres pour finalement activer un simple mécanisme qui nous permettra de retourner sur nos pas pour prendre la porte fermée à l'entrée… En voyant les autres se déplacer d'un point A à un point B sans aucun souci. On tourne vite en rond et en bourrique.

A deux, c’est mieux




Le mode à deux joueurs (exclusivement en ligne) rend la pilule un peut moins dure à avaler, d'autant que c'est toujours au joueur de tout faire pendant que l'I.A. reste tranquillement à se tourner les pouces. La solitude se fait gravement ressentir. Du coup, à deux, la tâche s'avère beaucoup moins pénible, et on peste un peu moins contre les autres membres de l'équipe qui ordonnent sans ne jamais accomplir quoi que ce soit, tout en ayant toujours une longueur d'avance sur nous. Le scénario des Dead Space a toujours été très médiocre sur ce point-là, et il continue dans ce sens avec ce troisième opus, qui ajoute en prime un aspect romanesque à la limite de l’écœurement. Cependant, on perd sensiblement le côté oppressant de cette solitude justement, et l'aventure s'avère plus drôle à deux qu'horrifique. C'est d'ailleurs le point sensible du titre. Même seul, on peine à retrouver l'esprit angoissant du premier Dead Space. Les phases de combats sont vraiment trop fréquentes et les scripts deviennent de plus en plus prévisibles au fil de l'avancée, ce qui fait que le joueur ne parvient plus à être surpris. On attend simplement la prochaine vague d'ennemis en changeant de salle avec les armes adéquates. Au niveau de l'action, c'est très bien, ça ne s’essouffle pas et le jeu propose un rythme soutenu. Mais l'ambiance qui a fait l'identité de Dead Space n'est pas respectée. On dénote aussi quelques défauts de mise en scène pour la coopération, comme des apparitions soudaines de Carver alors que la cinématique montrait un Isaac seul au monde.

Concernant les graphismes, ce Dead Space 3 est un beau jeu, offrant de beaux panoramas par moment et des visuels très agréables durant les phases en liberté dans l'espace. Quelques petits détails intéressants sont même à noter, comme le fait que la neige s'accumule sur la combinaison lorsque l'on évolue sous une tempête, ou les écritures au sang sur les murs, rite cher à la licence, sans compter quelques traits d'humour. Au niveau du gameplay, on est plutôt proche du second épisode. On utilise toujours la stase et la télékinésie pour ralentir ou repousser les ennemis. Cependant, une petite nouveauté vient compléter le tableau : la roulade, en avant, en arrière et sur les côtés. Isaac devient un véritable athlète et se permet d'apprendre la roulade à la ‘Gears of War’ pour esquiver les attaques incessantes de ses adversaires fort nombreux. Bien sûr, il reste le célèbre coup de botte pour sectionner un bras ou une jambe qui traîne par terre. Toujours aussi efficace. L’autre petite nouveauté, c’est la compatibilité Kinect pour rajouter quelques commandes vocales. Certains y verront un plus pour l’immersion, mais globalement, la fonctionnalité reste assez futile pour être un argument de poids. Enfin, la bande-son, bien que très appréciable, n’est pas à la hauteur de celle du premier. Loin d’être exceptionnelle, elle est surtout ternie par la fréquente présence de bruits extérieurs et de communications radio, nombreuses et vite ennuyantes.

Point complet
14/20
Si Dead Space 3 a de quoi décevoir (scénario, conclusion médiocre, encore plus d’action), il n’en reste pas moins un bon jeu d’action, qui gagne encore en intérêt en coopération. Loin d’être angoissant et imprévisible, il reste agréable à parcourir grâce notamment à quelques bonnes idées. Il est clair que le public ciblé par le premier opus n’est plus le même que celui qu’ont cherché à toucher les développeurs avec ce troisième volet. Faut-il pour autant le bouder ? Pas forcément, car les bases sont là, la durée de vie est bonne et, au risque de nous répéter, il vaut vraiment le coup d’œil en coopération en ligne (pas de local).

On a adoré :
+ La coopération, fun
+ De très beaux passages
+ Les objectifs secondaires
+ La planète glacée (renouveau)
+ Fabriquer ses armes
+ Bonne durée de vie
+ L'ambiance sonore…
On n'a pas aimé :
- Ternie par trop de discussions
- Scénario oubliable…
- Et conclusion médiocre
- Pas de coop en local
- On a perdu l'horreur
- Combats nombreux et prévisibles


Consulter les commentaires Article publié le 03/03/2013 par Manuel-Ange A.


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