Test Dead Rising 4 - jeux vidéo Xbox One

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Dead Rising 4



Editeur
Capcom
Développeur
Capcom Vancouver
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  06.12.2016
  06.12.2016
Nombre de joueurs
1 à 4
Classification PEGI
Thème
Zombies
Prix de lancement
69,99 €

Sorti il y a plus de 10 ans, Dead Rising avait su convaincre les joueurs avec ses nombreuses qualités, notamment son apprentissage par l’échec, la gestion du temps, ses boss mythiques (les psychopathes), ainsi que son système de sauvegarde compliqué mais réussi qu’il fallait appréhender. A l’époque, le titre de Capcom avait su créer la surprise, là où les titres de zombies n’étaient pas légion. Avec deux opus supplémentaires plutôt corrects, l’un sur Xbox 360, l’autre sur Xbox One (moins réussi), la licence s’agrandit encore… Mais qu’en est-il de ce quatrième opus de la saga qui montre le retour de Frank West aux commandes ?

Dead Rising es-tu là ?



Tout commence par un retour aux sources : Frank West trouve à nouveau les ennuis et se retrouve une nouvelle fois à Willamette (son centre commercial, cette fois-ci accompagné d’un centre-ville et d’une zone industrielle fourmillant de milliers de zombies) afin d’élucider un nouveau mystère. Rien de bien incroyable, les cinématiques et l’histoire ont le mérite de justifier un tant soit peu le retour du protagoniste et de la ville du premier opus, mais l’ensemble se veut finalement assez peu intéressant, avec des rebondissements attendus, des fils visibles, des organisations secrètes (Obscuris) pas si secrètes et une durée de vie un peu légère. Le scénario, très série B, est assumé, mais ne prend finalement vraiment jamais, malgré des critiques plutôt vives envers la société de consommation (le choix du Black Friday, avec ses émeutes, n’est pas fait au hasard). Dommage, car les doublages sont corrects et les dialogues et blagues du héros sont par contre toujours d’actualité… C’est tant mieux ! L’humour est omniprésent (surtout avec Frank). En sus le format choisi pour cet opus ne plaira peut-être pas à tous les fans de la saga. Le mode histoire est en effet découpé en 6 affaires - et une introduction - (comptez environ 7 à 8h maximum pour en venir à bout la première fois, sans se presser, en faisant quelques missions secondaires), faisant penser aux cas des précédents opus...

Sauf que cette fois-ci, les choix des développeurs se révèlent plutôt surprenants : plus de temps limite pour les missions principales de l’histoire (toujours en jaune, comme sur le multi) ou secondaires, et assez peu de missions secondaires (quelques psychopathes - les missions en rouge -, des survivants à sauver, des équipements à détruire). Pire encore, la réussite par l’échec (devoir démarrer le jeu, faire les premiers cas, se confronter au premier psychopathe, mourir, refaire le début avec un meilleur niveau, plus d’emplacements de nourritures et d’armes, avancer plus loin dans l’aventure, sauvegarder difficilement, mourir, recommencer, etc. – Dead Rising premier du nom) a disparu, ce qui fait que la difficulté n’est finalement pas au rendez-vous. De plus, le côté Open World des premiers opus et les modes complémentaires « Infini », la durée des modes 5 et 7 jours (le temps complet nécessaire pour arriver aux différentes fins des cas de Dead Rising) n’est plus vraiment de la partie. Une fois l’histoire terminée (et même dès l’introduction finie en fait), vous pouvez refaire les affaires une par une, en les prenant de manière complètement autonome (votre équipement est conservé, tout comme votre expérience et votre argent).

Dans le même ordre d’idées, les missions annexes, peu nombreuses, sont parfois remplacées par les fameux collectibles : vous pourrez aller à la recherche des journaux (ceux de Vicky, le second personnage important du jeu), des portables, des graffitis et, fort heureusement, des plans d’armes combos permettant de mixer différents éléments afin de donner des armes surpuissantes. Si le titre n’est pas graphiquement dans le haut du panier, la technique s’en sort plutôt bien, notamment le moteur physique qui permet d’afficher (et d’anéantir) des zombies à la pelle, à pied ou en véhicules, sans lag, sans ralentissement, tout en montrant des effets pyrotechniques et des explosions plutôt réussies. Nous avons bien eu quelques crashs du titre sur la grosse vingtaine d’heures passées en multi et en solo, mais rien de grave. Tenez, en parlant d’armes, la variété de celles-ci est tout bonnement exceptionnelle, avec comme toujours la présence des épées, sabre, katana, ainsi que des armes contondantes, des armes à feu (du fusil à pompe automatique en passant par le revolver ou le lance-roquettes), sans oublier les grenades ou cocktail Molotov en tous genres, les véhicules surpuissants ou les nouveaux Exosquelettes. Vous n’aurez pas rapidement fait le tour de l’arsenal, d’autant qu’il est souvent possible de les combiner pour des armes combos dévastatrices (hache + cocktail = gros dégâts !).

C’est quand même bien jouissif !



Heureusement, certaines possibilités phares de la saga sont toujours présentes. Vous disposez toujours d’un semblant de RPG avec des niveaux à atteindre afin de faire progresser les Talents, comptant quatre arbres (Bagarre, Résistance, Tir, Survie pour environ 100 Talents différents, dont certains spécifiques au multijoueur), permettant d’obtenir plus de vie, plus d’emplacements d’armes ou de nourritures, augmenter les coups critiques, etc. Vous augmentez très (trop ?) rapidement de niveau et pouvez finalement finir votre première partie aux alentours du niveau 55, en gagnant toujours plus de PP à chaque mission (principale ou secondaire) terminée, ainsi qu’en tuant un maximum de zombies et d’ennemis de toutes les manières possibles. En parlant de zombies, habituelle chair à canon de la saga, vous trouverez en plus des zombies un peu surexcités ainsi que des « néo-zombies » plutôt malins pouvant énerver les zombies classiques aux alentours. Malgré l’ensemble des problèmes identifiés, il est certain qu’il reste toujours très plaisant, voire jouissif, de découper des zombies à l’aide de toutes les armes que l’on peut trouver, ou grâce aux (quelques) véhicules présents afin de faire un carnage et d’espérer tuer un maximum de mort-vivants.

Si la variété des missions secondaires n’est pas au rendez-vous, il est à noter que Capcom a tout fait pour faire de son héros un vrai reporter. Son appareil photo lui sert en effet, grâce à une upgrade « miracle », d’un personnage à résoudre des enquêtes et à avancer dans l’histoire. Vous devrez ainsi utiliser les trois filtres de l’appareil photo (normal, nocturne et analyseur de spectre) afin d’identifier des éléments qui sortent du lot, comme des preuves, des dossiers, des photos, des cadavres ou des traces permettant de comprendre ce qui se trame à Willamette. La chasse aux refuges dans toute la zone de jeu est aussi un moment plaisant, permettant d’alterner entre les différentes missions. Chaque refuge doit en effet être nettoyé afin de permettre aux survivants de s’y rendre et d’y rester en sécurité. Vous pourrez aussi y faire des courses et acheter armes (normales ou combos), nourritures et autres joyeusetés. En plus des zombies, des ennemis bien vivants sont de la partie, qu’ils soient membres de cette fameuse organisation ou simples anarchistes (les « Maniaques »), certains sont plutôt bien équipés… d’exosquelettes par exemple (des armures surpuissantes, à durée limitée, donnant une puissance de feu à votre personnage).

Ils restent clairement au même niveau que les zombies du point de vue de l’IA, et c’est bien dommage : un ou deux coup(s) d’épée glaçante, quelques balles de fusil à pompe automatique et ils s’écroulent, avec très peu de résistance. C’est globalement la réaction de l’ensemble des ennemis et PNJ du titre : l’IA est très perfectible, c’est bien dommage. Les armes combos sont d’ailleurs de retour, tout comme les véhicules combos. Si les classiques sont bien présents, comme le sabre laser (toujours avec des gemmes), de nouvelles armes font leur apparition, avec par exemple, l’épée glaçante, l’épée enflammée ou l’assommoir acide, qui font appel à des combos originaux et plutôt sympathiques. La réalisation des armes combos se fait potentiellement en plein combat, sans le couper, de manière assez rapide, et permet de rendre les gunfights et combats vraiment dynamiques. On ne s’ennuie jamais et c’est bien l’essentiel. Le système de combo est bien sûr toujours d’actualité et permet d’enchaîner les zombies avec des gros finish moves (en appuyant sur X et Y). Au rayon des éléments qui font toujours plaisir, on peut noter l’évidente présence d’une garde-robes ultra développée et plutôt fun, comme c’était déjà le cas auparavant. Des masques loufoques, des tenues « originales », des dizaines et des dizaines de vêtements sont utilisables afin de personnaliser votre propre Frank.

Un multi plutôt sympa !



Ne comptez pas non plus sur un mode coopératif pour le mode Histoire, celui-ci a été purement et simplement écarté. Vous pouvez à l’inverse rejoindre des joutes multijoueurs en ligne, jusqu’à quatre, sur autant d’épisodes (ce qui est aussi très court). Heureusement, l’ensemble est plutôt réussi, avec des boss à affronter à plusieurs, des missions principales et secondaires (cette fois-ci en temps limité) et deux jours à compléter pour chaque épisode. Les parties sont stables malgré quelques lags, il n’y a pas de problème de déconnexion. Le concept du mode multijoueur est identique au solo : vous commencez chaque épisode par le Jour 1 et devez remplir une série de trois missions (une principale, deux secondaires) afin de finir la journée dans un refuge, de continuer sur le Jour 2 afin de finir l’épisode. Les missions sont globalement plutôt simples mais légèrement plus variées qu’en solo, avec des boss, un nombre de zombies précis à tuer avec une arme ou un élément (glace, feu), des zones à nettoyer, le chef des égouts à tuer, des photographies à prendre, etc. Le score de chaque joueur est individuel mais l’entraide est plus que jamais de rigueur (un bonus non négligeable est donné lorsque vous ranimez un joueur) et des bonus sont décernés à la fin de chaque épisode. La difficulté n’est pas encore au rendez-vous, mais l’ensemble est très agréable à jouer malgré une absence pour une majorité de joueurs de casques (ou l’utilisation abusive des groupes d’amis).

Point complet
Dead Rising 4 reste, dans la continuité des autres titres, un jeu de zombies sympathique. Il est cependant un Dead Rising plutôt moyen et laisse le fan de la saga plutôt sur sa faim, notamment à cause d’une durée de vie très faiblarde (solo + multi), une absence de mode coopératif sur l’histoire (présent sur Dead Rising 2 en 2010 !), le système d’affaire moins agréable que les Cas qui donnait une liberté d’action plus importante, des psychopathes très en retrait, et des missions globalement moins intéressantes. Heureusement, les armes combos sont toujours présentes et jouissives à utiliser, le moteur physique permet d’afficher (et de faire valdinguer !) des dizaines de zombies, surtout à bord de véhicules et le multijoueur est plutôt sympathique. Dommage que la qualité de cette saga ne cesse de baisser depuis un premier épisode très réussi…

On a adoré :
Les combos (véhicules/armes)
La variété des armes
Multijoueur sympathique
Les missions du multi
Toujours autant de tenues
Le système de progression
Eléments Glace, Feu, Acide, jouissifs
Le moteur physique
La partie technique
Nombreuses compétences débloquées
Le retour de Frank West
La partie enquête
Le bestiaire/ennemi correct
Gunfights et combats dynamiques
Les psychopathes…
On n'a pas aimé :
Mais aucun n’est marquant
Pas de système de temps
Plus de progression par l’échec
Contenu assez faiblard
La durée de vie solo
Les zombies, tous identiques
Un peu trop facile
La politique commerciale
Quelques crashs
IA perfectible


Consulter les commentaires Article publié le 10/01/2017 par Patrick C.


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