Test Dead Island - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Dead Island



Editeur
Deep Silver
Développeur
Techland
Genre
FPS Survival Horror
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.09.2011
  06.09.2011
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
Classification PEGI

Mémoire
5 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital

Les jeux de zombies sont de plus en plus nombreux sur les consoles actuelles. Après Left 4 Dead, Dead Rising et bien d’autres, c’est désormais au tour de Dead Island de faire parler de lui. Nouvelle franchise de Techland, Dead Island est un titre qui nous propose de survivre à une attaque de zombies sur une station balnéaire. Cocotiers, alcool et violence extrême sont donc au programme des vacances avec, qui sait, une bonne surprise à la clé…

Ca commence bien…




Après une courte cinématique qui introduit le personnage principal du jeu, une personne de couleur, au côté gangsta assez développé, qui vit sans s’en rendre compte une énorme attaque de zombies dans sa station balnéaire, on commence en prenant les commandes de l’un des quatre héros proposés. Notre personnage a pris le temps de cuver son alcool avant de se réveiller dans sa chambre d’hôtel sur l’île paradisiaque d’Hanoi. Très vite, on se rend compte que quelque chose cloche dans les couloirs, avant de devoir fuir à grandes enjambées en étant poursuivi par un groupe de zombies assoiffés de sang et d’entrailles. Le contexte est donné, on fait nos premières connaissances et on part à l’aventure. Ce qui frappe le plus en débutant Dead Island, c’est l’immensité de la première zone de jeu et les possibilités données au joueur. Concrètement, on peut se promener partout, de l’hôtel à la plage, en passant par le phare et tous les environs. Cela représente plusieurs kilomètres carrés, pour une première zone de jeu qui s’avère riche en délices insoupçonnés. C’est d’ailleurs, et sans aucun doute, la plus grande richesse du titre, qui s’avère bien plus varié qu’un Left 4 Dead par exemple, puisqu’il est ici question d’un monde ouvert où on peut faire à peu près tout et n’importe quoi. Certains survivants nous donnent ainsi des missions secondaires, alors que d’autres personnages plus importants nous communiquent nos assignations. Libre à nous de suivre ou pas les objectifs secondaires, même si un certain nombre d’entre eux est obligatoire. Au total, précisons tout de même qu’en fonçant en ligne droite, il faut compter au bas mot sur 10 heures, jusqu’à 20 ou 25 heures en prenant son temps. Pour un mélange de FPS et de beat them all à la première personne, c’est plutôt pas mal, voire même carrément positif.

Les missions qui nous sont proposées sont non seulement très variées, mais en plu elles offrent des objectifs crédibles, tels que la recherche de vivres, le sauvetage d’une épouse ou d’un mari, la recherche d’un véhicule et ainsi de suite. Bien sûr, au début, tout reste assez simple mais, en progressant, les enjeux grandissent et on se rend compte que les développeurs ont très bien pensé leur système de jeu. Ce qui est regrettable dans cet écosystème, c’est que les enfants aient été laissés pour compte. Certains auraient pesté contre le fait de devoir tuer des petites têtes blondes, mais cela aurait clairement ajouté au réalisme. Puis, en quoi est-ce plus répugnant de déchiqueter un indigène ou une jeune femme en bikini ? Dommage, car la maturité du titre en prend un petit coup. Ceci étant dit, les autres idées sont plutôt bien menées, entre les barres chocolatées et boissons énergétiques qui redonnent de l’énergie, les centaines d’armes à utiliser pour savater les hordes de morts ou encore les véhicules que l’on peut conduire d’un bout à l’autre de l’île. En parlant des armes, notons que le jeu tout entier se base sur le combat au corps à corps. Il est possible d’utiliser des battes de baseball, pelles et autres objets contendants, et même de les faire évoluer grâce à des plans à récupérer, à la manière de Dead Rising. Les possibilités sont très nombreuses et le soft s’avère être d’une infinie richesse. Notons d’ailleurs que plus vous utilisez les armes, plus elles s’abîment, raison pour laquelle il est important de les réparer aux endroits prévus à cet effet, mais également de les améliorer via les plans, d’ajouter des éléments supplémentaires pour les rendre encore plus dangereuses, etc. Chaque arme dispose également de caractéristiques, ce qui fait qu’il faut sans cesse renouveler son armement pour espérer survivre.

Des armes à feu, vous en trouverez également, moins nombreuses mais très bien exploitées. Notez d’ailleurs que la localisation des impacts est active, ce qui signifie que vous pouvez abattre un zombie d’une seule balle en pleine tête alors qu’il vous en faudrait une demi-douzaine dans le reste du corps. Les ennemis s’avèrent d’ailleurs relativement nombreux, mais également très variés, avec des zombies de base parfois rapides, parfois plus lents, d’autres très résistants mais très lents, et tout un tas de mini-boss inspirés par les autres jeux du genre. Le bestiaire est au final bien fourni mais aussi très coriace. Inutile de dire qu’il vous faut beaucoup de skill pour espérer progresser rapidement ! Pourtant, l’expérience acquise permet de faire progresser notre barre d’énergie, la puissance de nos coups au corps à corps et diverses facultés uniques à débloquer via un arbre de compétences. Si tout cela n’est toujours pas suffisant pour vous, sachez que de nombreux véhicules sont à piloter, permettant notamment d’écraser les zombies, mais aussi de se rendre plus rapidement d’un endroit à l’autre. La conduite de ces différents bolides s’avère globalement réussie, même s’il est vrai que les routes ne sont pas très nombreuses et que la carte n’est finalement pas aussi vaste qu’on l’espérait. La zone de jeu est divisée en plusieurs parties, avec d’un côté la plage, de l’autre la ville, ainsi que d’autres zones à débloquer par la suite. Si on apprécie la très grande diversité des décors et des situations, on regrette tout de même que certaines zones, censées être ouvertes, soient finalement très limitées, comme la ville qui s’avère bien trop dirigiste et finalement véritablement décevante (c’est la seule).

Et ça se finit bien




Pour le reste, on a droit à des aires de jeu relativement larges pour ce qui est de l’île et à des missions plus avancées qui nous emportent dans des zones plus confinées. Celles-ci offrent parfois une ambiance très oppressante et regorgent de lieux surprenants, voire terrifiants avec des zombies que vous n’aviez pas vus… Dommage tout de même que, du côté de la plage et de la ville, les zombies que l’on avait auparavant éliminés réapparaissent toujours aux mêmes endroits lorsqu’on y revient. On aurait apprécié d’être davantage surpris par un placement aléatoire des monstres. Cependant, ce n’est pas bien grave puisque ces placements ne sont finalement pas très nombreux, sans compter que le jeu nous fait parcourir toute l’île, ne nous laissant que très rarement repasser aux mêmes endroits. Fun et violent, Dead Island est une sorte de hack & slash à la première personne, frais et basé sur le skill. En solo comme en coopération, on prend du plaisir à massacrer ces hordes de zombies qui se jettent sur nous de tous les côtés. La diversité de l’arsenal et le fait de coopérer permettent également de créer des petites tactiques d’équipes face aux ennemis, souvent assez puissants et qui n’hésitent pas à nous prendre au piège. Notons également que les démembrements font partie intégrante des combats. Si vous coupez le bras d’un ennemi, puis l’autre, ce dernier sera obligé de tenter de vous mordre directement. Mieux encore, les conséquences des coups portés sur les corps des zombies sont plutôt réalistes, avec de belles balafres qui les entaillent, et parfois même de jolies décapitations. Très efficace dans ses mécaniques de jeu, en dépit de quelques petites erreurs de jeunesse, le soft parvient à tirer son épingle du jeu.

D’ailleurs, on ne peut qu’applaudir la manière dont Techland a introduit le mode multi au solo, puisque le jeu vous donne la possibilité d’entrer dans la partie d’un autre joueur lorsque ce dernier est à proximité de vous. Vous pouvez ensuite évoluer ensemble ou séparément pour réaliser les objectifs des deux joueurs en coopération. Le système est rapide, bien monté et ne souffre surtout d’aucun ralentissement, ce qui est proprement époustouflant dans certaines aires de jeu très larges. Du côté technique, on apprécie énormément la réalisation de l’interface, intuitive, visuellement attirante et parfaitement intégrée au jeu. Le switch des armes est rapide et bien pensé, le menu déroulant avec les objectifs, la carte et l’arsenal sont très efficaces, stylés et le tout s’intègre très bien. Du côté du jeu à proprement parler, la direction artistique est très bonne et on sent qu’un gros travail a été effectué au niveau de l’ambiance et des décors. Visuellement, le jeu se défend plutôt bien aussi, surtout pour un titre en monde ouvert. En revanche, on regrette quelques textures grossières ça et là, quelques bugs d’affichage (qui étaient encore plus nombreux avant le gros patch, mais finalement pas si gênants que ça et comme très souvent très exagérés), la surexposition au soleil sur la plage, qui rend certains décors un peu moins attractifs à l’œil, et les cinématiques, mal montées et graphiquement moins belles que le jeu lui-même. Il faut dire que là, le studio a fait très fort puisque c’est pratiquement une première. Ceci étant dit, in-game, Dead Island demeure relativement joli et propose surtout des décors magnifiques, des effets gores très réalistes et de bonnes sensations au niveau du body awareness et des animations.

En ce qui concerne le scénario du jeu, c’est plutôt une bonne surprise. Certes, ça ne casse pas trois pattes à un canard, puisqu’il ne s’agit que d’une invasion de zombies, mais les idées sont correctement exploitées. On va même jusqu’à nous expliquer les origines, plutôt originales, de l’infection, et de nombreux enregistrements audio permettent d’ajouter un peu de profondeur au récit. A contrario, il est regrettable de constater que les cinématiques soient aussi mal mises en scène et que les personnages centraux ne ressemblent ni plus ni moins qu’à une bande de sauvages. On aurait aimé plus de larmes, plus de sentiments, sans tomber dans la niaiserie, et plus de profondeur, le final étant un peu vite expédié. Quant à la bande sonore, elle accompagne parfaitement l’action avec des bruitages stressants, des musiques d’ambiance réussies et des cris à vous glacer le sang. Nul doute que Techland a plutôt bien réussi son contrat pour ce premier épisode, en dépit de quelques petites erreurs de jeunesse et d’un lancement relativement décevant en raison de la mise en ligne quasi immédiate d’un gros patch corrigeant pas mal de bugs. Ceci étant dit, notons qu’un mode survie et que pas mal de bonus arriveront également en DLC dans les semaines à venir, histoire de prolonger un peu les plaisirs…

Point complet
Malgré son manque de finition, son lancement qui avait refroidi certains joueurs et quelques erreurs de jeunesse, Dead Island s’en sort finalement très bien, créant à lui seul un nouveau genre de jeu et offrant une solide durée de vie. Fun, violent, varié et incroyablement jouissif à parcourir, en solo tout comme en coopération, le titre de Techland ne devrait pas avoir de difficulté à convaincre tous ceux qui désirent jouer à un jeu permettant de survivre à une attaque de zombies. Tout est là, ou presque ! Même si quelques petits détails gênent, il faut bien admettre que cette nouvelle franchise en a dans le ventre.

On a adoré :
+ Des missions très variées
+ Une solide durée de vie
+ La coopération !
+ Ennemis variés et coriaces
+ Décors très variés
+ Fun et violent
+ Scénario fort sympathique
+ L’XP, les compétences, la progression
+ Créer ses propres armes
+ L’interface de jeu
+ L’ambiance
+ La bande sonore
+ La conduite de véhicules
+ Le multi drop-in/drop-out
On n'a pas aimé :
- Les personnages centraux…
- Et les enfants aux abonnés absents
- Quelques bugs d‘affichage
- Le jeu de base sans le patch
- Surexposition au soleil mal rendue
- Les respawns ennemis
- Les cinématiques
- Quelques zones trop limitées


Consulter les commentaires Article publié le 13/11/2011 par Etienne F.


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