Test Dead Effect 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Dead Effect 2



Statut
Disponible
Date de sortie
  13.01.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
11,99 €

Sorti en 2013 sur mobiles puis un an plus tard sur PC et Mac, Dead Effect connaît un succès considérable. Téléchargé à trois millions de reprises, le FPS du studio tchèque inDev Brain permet au joueur d’incarner un soldat, homme ou femme, dont le but est de repousser des vagues de zombies au sein d’un vaisseau spatial abandonné. En 2015, le même studio, désormais appelé BadFly Interactive, propose une suite à Dead Effect, toujours sur mobiles. Il faut attendre janvier 2017 pour enfin voir le titre débarquer sur consoles de salon, d’abord sur Xbox One puis sur PlayStation 4. À une époque où les jeux mettant en scène des zombies sont désormais légion, Dead Effect 2, vendu au prix de 12€ sur le Windows Store, parvient-il à se démarquer ou n’est-il qu’un énième titre sans saveur et sans originalité ?

Le retour des morts-vivants



À l’instar de son prédécesseur, Dead Effect 2 laisse le choix au joueur d’incarner l’un des trois personnages disponibles, deux hommes et une femme, chacun ayant une compétence spécifique. Néanmoins, peu importe le choix effectué, cela ne modifie en rien le scénario, copié-collé du premier opus où une expérience scientifique ayant mal tournée a transformé l’équipage en morts-vivants. Le joueur se retrouve dans le même vaisseau spatial, l’ESS Meridian, et doit toujours affronter des milliers de zombies en 2083. Aucune originalité, les missions s’enchaînent sans lien direct entre elles, les objectifs étant de trouver d’autres survivants éventuels et d’essayer de fuir, si tant est que cela soit possible. En effet, le joueur n’est pas seul et s’il parvient à se faire quelques alliés, il devra aussi faire face à des soldats d’élite surentraînés, de rares êtres humains n’ayant pas encore été contaminés et qui lui donneront du fil à retordre. Les niveaux étant difficiles et la santé ne remontant pas automatiquement, il est d’ailleurs conseillé de démarrer la partie en facile ou normal même si les amateurs de challenge pourront se tester avec le mode « Enfer ». Il est à noter que plus le niveau de difficulté est élevé, plus la quantité d’argent récoltée est importante. Cet argent est nécessaire puisqu’il permet au joueur d’acheter de nouvelles armes, d’améliorer sa combinaison ou bien encore ses capacités. À ce titre, l’aspect RPG du jeu s’avère très poussé et relativement bien conçu.

Le joueur doit ainsi gérer son inventaire, le niveau de ses armes ou bien encore celui des objets récupérés et les améliorer ou les vendre afin que le niveau global de son équipement corresponde toujours à celui de ses ennemis. À l’instar d’un Deus Ex, le joueur peut devenir un « augmenté » : œil, mains, jambes… toute partie du corps humain peut être sujette à modification. La personnalisation très poussée offre d’ailleurs de nombreuses possibilités. Ce n’est malheureusement pas le cas du gameplay. Dans un jeu où des centaines de zombies sont aux trousses du joueur, il est inconcevable que ce denier ne puisse pas sauter. S’il se retrouve derrière une barrière ou sur une plateforme, il ne pourra pas les enjamber et se retrouvera rapidement bloqué faute d’avoir pu s’échapper. Une aberration dans un jeu qui se veut dynamique, d’autant plus que les niveaux jouent beaucoup sur la verticalité. En outre, le gameplay dans son ensemble s’avère rigide et le personnage incarné semble avancer à la vitesse d’un escargot, un problème lorsqu’il est pourchassé par des hordes de zombies. Cependant, le jeu est fluide et ne souffre d’aucun ralentissement bien qu’il s’avère limité graphiquement. Aucune variété dans les environnements traversés, des textures fades… en 2017, il est tout à fait légitime de s’attendre à autre chose. Il est également regrettable que le jeu soit uniquement disponible en anglais. Le minimum aurait été de le proposer en version originale sous-titrée mais, hormis l’anglais, seul le russe est disponible pour les sous-titres.

Si le joueur ne maîtrise pas parfaitement la langue de Shakespeare, il risque d’avoir de grosses difficultés lors des dialogues mais aussi et surtout lorsqu’il devra améliorer son équipement et naviguera dans son inventaire. Malgré ces défauts, le jeu dispose de certains points positifs dont une bande-son de qualité. Les musiques sont agréables et collent très bien à l’action tandis que les hurlements et autres cris spécifiques des zombies sont parfaitement retranscrits. Le bestiaire est d’ailleurs varié et toutes les catégories classiques de zombies font leur apparition. Mention spéciale au zombie armé d’une tronçonneuse, plus dangereux et rapide que ses comparses, et qui devrait provoquer quelques sueurs froides au joueur. Et des sueurs froides, le joueur en aura plusieurs puisque le jeu dispose d’une excellente durée de vie. Il faut ainsi compter une dizaine d’heures pour terminer la campagne d’autant plus que le prix, 12€, se révèle plutôt abordable. À cela s’ajoute des modes « Infestation », « Survie » ainsi que des missions plus génériques basées sur le scoring afin de permettre au joueur d’accumuler de l’argent en vue d’améliorer son équipement. Ces modes secondaires, sympathiques au demeurant, se révèlent cependant assez anecdotiques. Il est également incompréhensible qu’aucun mode coopératif, en ligne ou via l’écran splitté, ne soit inclus alors même que le principe du jeu s’y prête totalement. Anéantir des zombies seul est toujours plaisant mais le faire à plusieurs aurait rendu la tâche d’autant plus agréable. Dommage.

L’avis de Number One // Déjà-vu !

N’ayant pas joué au premier opus mais appréciant tout de même les jeux de zombies, j’espérais une bonne surprise. Elle n’est malheureusement jamais venue. Scénario banal, graphismes limités, aucun mode coopératif, pas de version française… le jeu souffre de trop nombreux défauts pour pouvoir se faire une place sur nos consoles. Un constat d’autant plus navrant qu’il possède de très bonnes idées, dont des aspects gestion et personnalisation très poussés. Sur Xbox One, il y a aujourd’hui des titres jouables à la première personne bien meilleurs pour tout amateur de morts-vivants. Le choix est vaste : les deux épisodes de Dead Island, Dying Light mais également les Left 4 Dead disponibles via le programme de rétrocompatibilité sans oublier les modes éponymes des différents opus de la saga Call of Duty, tous très réussis. Même Zombi, le FPS d’Ubisoft initialement exclusif à la Wii U, peut faire l’affaire bien qu’il soit largement inférieur aux titres cités ci-dessus. Et ce sans compter les innombrables titres de qualité jouables à la troisième personne. Bref, Dead Effect 2 n’a pas sa place dans cette liste.


Point complet
Malgré des idées intéressantes, dont des éléments de RPG bien conçus et une bande-son travaillée, Dead Effect 2 ne parvient jamais à se démarquer et à imprégner sa propre patte. Avec un scénario déjà-vu à maintes reprises et des graphismes moyens, le jeu ne parvient à aucun moment à apporter ce grain de folie nécessaire pour que le joueur se sente réellement concerné. En dépit d’une excellente durée de vie, les missions s’enchaînent inlassablement sans saveur et les problèmes de gameplay, dont la lenteur du personnage et l’impossibilité de sauter, plombent le titre. Les absences de version française et de mode coopératif jouent également en sa défaveur. Au final, Dead Effect 2 est un jeu moyen qui avait énormément de potentiel mais qui ne se contente malheureusement que de l’effleurer.

On a adoré :
Aspect RPG bien pensé
Bande-son efficace
Bestiaire zombie varié
Durée de vie importante
On n'a pas aimé :
Scénario banal
Gameplay catastrophique
Graphismes limités
Pas de version française
Absence de mode coopératif


Consulter les commentaires Article publié le 04/03/2017 par Vincent P.


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