Test Darksiders : Wrath of War - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Darksiders



Editeur
THQ
Développeur
Vigil Games
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  06.01.2010
  05.01.2010
  07.01.2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
59,00 €

Vigil Games a vu le jour en 2005 et s’est tout de suite mis au travail sur deux titres : Warhammer 40,000 Online et Darksiders : Wrath of War. C’est ce dernier qui nous intéresse aujourd’hui. Première véritable production du studio destinée aux consoles de nouvelle génération, Darksiders nous avait été présenté à deux reprises auparavant. Le tout premier contact fut catastrophique (il ne s’agissait même pas d’une version bêta) et le deuxième fut plus encourageant sans pour autant capter notre intérêt. Toutefois, les développeurs ont eu carte blanche de la part de THQ et ils ont travaillé d’arrache-pied pour proposer le meilleur d’eux-mêmes. Le résultat final est-il à la hauteur ?

Un cavalier qui part en Guerre




Le scénario de Darksiders : Wrath of War part d’une idée simple reposant sur l’éternel conflit du bien contre le mal. Les Cieux et les Enfers s’affrontent, l’humanité est annihilée et un Chevalier de l’Apocalypse, Guerre en l’occurrence, est appelé pour rétablir l’Equilibre. On peut alors légitimement penser que celui-ci ne sert que de fil conducteur pour justifier le massacre de monstres. Et on se trompe puisqu’au fil de l’aventure, l’histoire évolue et offre son lot de revirements de situations et de révélations. Même si la majorité des éléments clés du scénario ne sont révélés que durant la dernière heure de jeu, notre héros va de rencontre en rencontre (chacune offrant des indices et des surprises) et l’aventure se laisse découvrir avec régal. Certes, au final, on se rend compte que l’histoire du jeu est bien vite résumée et que les ficelles sont relativement classiques, mais le titre bénéficie d’un plus non négligeable qui lui confère un intérêt tout particulier : les dialogues. Ceux-ci sont de très bonne facture et ils sont supportés par des voix françaises de qualité.

Il n’y a pas à dire, les développeurs ont fait ce qu’il fallait pour soigner l’ambiance et c’est réussi, surtout que les musiques accompagnent à merveille le titre, avec des thèmes parfois épiques et d’autres plus discrets qui permettent de faire ressortir le contraste entre les moments forts de l’aventure et le reste. Au final, on prend la manette dans les mains et on la garde pendant quatorze à dix-sept heures selon son aisance à résoudre les diverses énigmes (nous y reviendrons par la suite). Notons d’ailleurs que les niveaux de difficulté Facile et Normal conviendront aux néophytes mais pas aux habitués (le challenge restant peu élevé) qui s’orienteront sur le mode Apocalyptique. Ce dernier leur offrira plus de fil à retordre et, même si les checkpoints sont assez nombreux, le défi est de taille. On regrette toutefois que les combats contre les boss et semi-boss, plutôt épiques aux premiers abords, s’avèrent finalement assez courts, trop faciles dès lors que l’on a compris la technique, voire ennuyants (contre le vers géant par exemple).

Des débuts difficiles




Dans le même ordre d’idées, les deux premières heures de l’aventure sont ennuyeuses et n’offrent qu’un aspect beat them all tout ce qu’il y a de plus basique, avec des attaques à l’épée attribuées à une seule touche, tout comme pour les finishing moves (il suffit d’appuyer dessus près de l’ennemi dont la tête est surmontée de la touche en question pour mettre fin à sa vie, cela vaut aussi pour les boss). Toutefois, ce passage passé, le titre prend une toute autre ampleur. Guerre évolue et recouvre petit à petit ses pouvoirs, gagnant alors en puissance et en férocité. Au fil de l’aventure, celui-ci récupère même d’autres armes comme une faux, un pistolet, un shuriken, un grappin, un créateur de portails, etc. Mieux, il peut aussi utiliser des armes improvisées comme un poteau en bois, des véhicules à lancer sur les ennemis ou à faire exploser ou encore des armes ramassées sur les ennemis pour quelques sessions de shoot. Vigil Games a joué sur la diversité et a bien exploité le filon puisqu’il en a profité pour mettre chaque élément récupéré à profit.

Chaque arme secondaire ou capacité spéciale débloquée met à profit ces dernières en tenant aussi compte des précédentes déverrouillées. Les puzzles se complexifient donc au fil de l’aventure avec des mécanismes à débloquer en faisant des transferts d’énergie grâce à son shuriken (par exemple, on verrouille une flamme et une bombe entourée d’un halo noir pour charger son étoile en feu avant de l’envoyer sur la bombe pour la faire exploser), on se sert de son grappin pour atteindre certains points en se balançant, certains éléments permettent d’user de ses pouvoirs de Nécromancier pour ralentir le temps et ainsi passer des portes infranchissables autrement ou activer des mécanismes qui reviennent trop rapidement à leur état initial autrement… Mais on récupère aussi un créateur de portails qui permet, comme son nom l’indique, de créer des portails à divers endroits prédéfinis. Deux ainsi créés offrent un passage que peut emprunter Guerre, surtout que selon la puissance que l’on a mise, notre cavalier est expulsé en sortie avec plus ou moins de force, ce qui permet d’atteindre des plates-formes très hautes ou lointaines par exemple.

Un exemple d’ingéniosité




Notons aussi qu’il est possible de faire voyager des objets, dont les bombes… Enfin, le Masque des Ombres révèle certains éléments que l’on ne peut ni voir ni utiliser autrement. Les développeurs s’en sont donnés à cœur joie et, si les puzzles de la première moitié du jeu sont faciles à résoudre, ceux de la deuxième moitié demandent de faire travailler sa matière grise. Certains mécanismes reviennent de nombreuses fois, certains passages paraissent même parfois en trop, mais au final les développeurs ont fait preuve d’une grande ingéniosité. Les plus fonceurs pourraient d’ailleurs en venir à se servir de leur manette comme d’un boomerang tant certaines énigmes sont tordues. Il faut toujours garder en tête que les mécanismes s’activent dans un ordre logique et qu’un élément activé est une clé pour user du suivant… D’ailleurs, si les phases beat them all, plus intenses et jouissives dans la deuxième partie sont aussi bien présentes pour varier les plaisirs, l’équipe de développement ne s’est pas arrêtée là et a rajouté des phases de shoot avec un canon, avec son pistolet mais aussi à dos d’une bête.

Avec cela, dans la deuxième partie du jeu, on récupère Ruine, le fidèle destrier de Guerre qui apparaît toujours avec grande classe. En plus de permettre de se déplacer plus rapidement dans le monde ouvert, il peut charger un ennemi ou faire une accélération (comme notre héros – à défaut de courir) pour l’éviter. Le gameplay est au final extrêmement riche et le tout est suffisamment bien rythmé pour éviter toute monotonie, les divers passages s’alternant afin de renouveler sans cesse les mécaniques de jeu (et ce même si certains sont un poil ennuyants voire parfois indigestes). Pour accompagner le tout, Vigil Games, et plus particulièrement Joe Madureira, propose des personnages variés (créatures, anges, démons et héros) au design des plus réussis. Tous ont leur charme. Il en va de même pour le level design qui a profité d’un soin tout particulier, surtout que la carte du monde est composée de plusieurs zones qui offrent chacune leurs décors, leurs spécificités et variétés. On est donc souvent dépaysé d’une zone à l’autre, et ce que ce soit en matière de paysages ou d’architecture.

Des serpents sifflent sur nos têtes




Le bon côté, c’est que pour éviter d’avoir à parcourir toutes les cartes pour aller d’un bout à l’autre, les développeurs ont éparpillé des cercles de Vulgrim, une créature qui permet à la fois d’acheter des items ou encore des améliorations pour ses armes (notamment des coups que l’on peut accroître sur trois niveaux) et de se servir de l’Antre des Serpents (une zone qui permet d’aller d’un cercle à un autre en moins d’une minute). En parlant de Vulgrim, il est bon de souligner (à nouveau) que le jeu est aussi axé sur l’évolution du personnage et qu’en plus des objets de soins, des capacités et attaques spéciales à acheter, etc., notre cavalier peut récupérer tout au long de l’aventure des artefacts à échanger contre des âmes bleues (la monnaie du jeu), mais il peut aussi découvrir des coffres renfermant des âmes vertes pour la vie ou jaunes pour le courroux, sans compter des fragments de certaines pierres permettant d’accroître toujours plus ses différentes barres d’énergie.

Précisons d’ailleurs que Guerre peut se transformer de temps à autres durant les combats (quand la jauge nécessaire à cela est pleine), durant quelques secondes, en une créature diabolique incroyablement redoutable, ce qui est bien pratique pour venir à bout de certains ennemis à la peau dure, en plus d’être jouissif. Pour finir, précisons que le titre est visuellement réussi dans son ensemble, surtout pour un jeu dont l’environnement est ouvert et où les chargements (hormis le tout premier lorsqu’on lance une partie ou en charge une) sont peu nombreux et très courts. Certes, ce n’est pas une claque graphique, des bugs de collisions sont à noter, la caméra paraîtra un peu basse pour certains, voire parfois peu pratique, on a un frame rate qui s’accroche malgré quelques ratés de temps à autres et certaines textures font pâle figure, mais au final la réalisation est des plus correctes, le rendu est joli et le travail est propre, sans compter que le design relève clairement le niveau. Vigil Games propose donc un très agréable mélange de genres et on sent bien diverses inspirations venant de Zelda, de God of War, de Devil May Cry, de Portal et de bien d’autres franchises célèbres…

Point complet
Darksiders : Wrath of War est typiquement le genre de jeux qu’il faut faire jusqu’au bout pour l’apprécier. En effet, la première partie du titre est plutôt ennuyeuse et très facile et ce n’est qu’à partir d’un certain moment (un peu avant la moitié à vrai dire) que le joueur découvre un gameplay plus complexe, un aspect beat them all plus intéressant, ceci étant dû au recouvrement des pouvoirs de Guerre et à la diversité des situations offertes par les armes et autres capacités spéciales (dont la transformation), et des puzzles qui donnent de plus en plus de fil à retordre. Les habitués de jeux typés action et aventure avec une touche de shoot et de beat them all feraient mieux par contre de se lancer en mode de difficulté Apocalyptique s’ils apprécient les challenges (au risque peut-être d’avoir une ou deux crises de nerfs…). Pour un premier jeu, Vigil Games a fait un travail remarquable. Même si tout n’est pas parfait et que certaines erreurs de jeunesse sont à noter (certains passages ennuyeux, des boss et semi-boss rapidement et facilement battus, d’autres peu intéressants, etc.), il faut reconnaître que le titre a une âme, un charisme, et ce malgré le panachage des genres et des références aux titres les plus populaires comme Zelda ou encore Portal pour ne citer qu’eux. L’aventure a ses hauts et ses bas, il y a parfois quelques lourdeurs, mais d’une manière générale l’expérience est très bonne, le scénario reste prenant, même si l’essentiel est concentré sur la dernière heure, et environ 70-80% (selon les joueurs) des quatorze à dix-sept heures passées en compagnie de Guerre sont appréciables. Ceci dit, ne crachons pas dans la soupe, Darksiders : Wrath of War reste une réussite et son ambiance, son design, ses voix françaises et sa diversité (tant au niveau du gameplay que des environnements ou des mécaniques de jeu) réussiront à avoir raison de bien des joueurs ! Espérons juste que sa suite profitera bien de cette première expérience.

On a adoré :
+ Les voix en VF
+ Les dialogues
+ Les puzzles de plus en plus complexes
+ Chara et level design
+ Bestiaire varié
+ Gameplay diversifié
+ La deuxième partie du jeu
+ Difficulté Apocalyptique
+ Environnement ouvert
+ Décors très variés
+ Scénario prenant et intéressant…
On n'a pas aimé :
- Mais relativement peu approfondi
- La première partie inférieure à la deuxième
- Combats contre les boss et semi-boss
- Certains passages ennuyeux
- Quelques lourdeurs dans le gameplay
- Quelques petits soucis techniques


Consulter les commentaires Article publié le 05/01/2010 par Vincent P.


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