Test Dark Souls - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Dark Souls



Développeur
From Software
Genre
Action Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.10.2011
  04.10.2011
  22.09.2011
Nombre de joueurs
1

Adulé par certains, descendu par d’autres, Demon’s Souls était un RPG plutôt atypique lors de sa sortie sur PlayStation 3. Connaissant le succès critique du premier volet, From Software a décidé de recycler le tout en sortant une « suite », gentiment renommée pour l’occasion, histoire que ça fasse suite non officielle tout en contournant les éventuels ennuis légaux. Mais Dark Souls est-il véritablement une suite ou une simple resucée du premier épisode ?

Des qualités et défauts identiques…




Demon’s Soul était déjà un RPG très particulier en son temps sur PS3. Dark Souls en reprend la sauce quasi à l’identique, en se contentant de remixer le tout. Concrètement, on retrouve un moteur graphique très similaire, avec des décors sombres aux textures peu jolies mais au design inspiré. Les monstruosités qu’on rencontre durant notre aventure sont également plutôt impressionnantes, mais le titre s’avère globalement décevant techniquement en raison de gros ralentissements, d’animations médiocres et de certaines modélisations beaucoup trop simples pour un titre de cette trempe. On pense notamment au héros et aux morts-vivants en général, au rendu tout juste abominable pour un titre qui se veut être une grosse production. Ceci étant dit, si Dark Souls n’est pas une bombe graphique (il est à vrai dire plus proche du titre moyen de ce côté), cela ne l’empêche pas de ratisser très haut avec un concept extrêmement original et une ambiance très lourde. On le sait, From Software aime les jeux sombres. Et avec son dernier bébé, le studio japonais le prouve une nouvelle fois ! Tout d’abord, du côté du héros, on incarne un mort-vivant, ce qui n’est pas très commun, dans un monde sombre, dépravé et dans lequel la mort fait partie intégrante de l’aventure.

Un peu perdu au début, en raison du manque d’informations et des cinématiques pour le moins mystérieuses, il faut pas mal de temps pour prendre ses marques. D’ailleurs, l’interface du jeu n’est pas très facile à saisir avec ce système d’onglets en haut à droite de l’écran et les menus qui s’en dégagent, pas évidents à utiliser et franchement pas clairs. Lors de la création du personnage, en début de partie, on est également confronté à l’inconnu, avec un manque relatif d’explications sur ce qui nous attend, mais c’est ce qui fait aussi le charme du jeu. De toutes façons, les choix en début de partie peuvent être changés au fil de la progression, car si tous les personnages de base sont différents, en raison de leurs classes les rendant plus agiles, plus puissants, plus orientés magie, il est tout à fait possible de donner des pouvoirs magiques à un guerrier et de sculpter un magicien pour le combat au corps à corps. Le seul ennui, c’est que pour ce faire, vous allez diablement souffrir. Dark Souls est un jeu difficile. Difficile, et c’est peu dire. En fait, la difficulté est somme toute artificielle puisqu’en pratique, votre personnage est juste incroyablement faible par rapport aux ennemis qu’il affronte. Si deux coups suffisent à vous mettre K.O., il en faut généralement plus du double pour éliminer un ennemi et, lorsque ces derniers sont deux ou trois, on se rend très vite compte que From Software n’a vraiment donné aucune chance au joueur…

On aime ou on déteste, mais on ne reste pas impassible. Dans ce titre, il n’y a pas de « je vais essayer encore une heure pour voir si j’aime un peu plus », tout simplement parce qu’on accroche directement ou on n’accrochera jamais au concept. L’intégralité du jeu est basée sur ce concept de difficulté outrageusement élevée et sur la progression par l’échec. Du coup, on passe son temps à mourir à cause des pièges, des ennemis, des boss gigantesques ou des chutes dans le vide. Certes, il y a pas mal de points de passage, surtout si vous allumez les feux de camp qui permettent d’avoir de nombreux appuis dans votre progression et qui sont l’une des nouveautés de cet opus, mais dans l’ensemble le jeu est très difficile car il faut « apprendre ». Apprendre où sont les pièges, où sont les ennemis, comment les défaire, comment éviter un piège. Ce n’est pas évident, surtout que le level design n’est pas franchement fabuleux, entre les couloirs qui vous obligent à affronter les boss et ennemis coriaces pour vous faire encore plus souffrir et les zones ouvertes mal fichues qui regorgent de recoins et de trésors, mais également de précipices menant à des chutes mortelles. Encore une fois, il faut être assez nostalgique dans l’âme pour aimer.

Du old school




A cela, on ajoute également tous les défauts de Demon’s Souls, c'est-à-dire de gros ralentissements à certaines occasions, voire quelques freezes, une gestion de la caméra très pénible puisqu’il faut continuellement la recadrer à cause de ce fichu lock sur les ennemis, sans compter cette horrible impression de déjà-vu. Ceux qui ont fini Demon’s Souls s’en rendront vite compte : le jeu reprend des parties de décors, le même gameplay, les mêmes défauts, presque les mêmes graphismes. Bref, on est très proche du 1.5. Ceci étant dit, Dark Souls est loin d’être une « déception ». Le soft dispose tout d’abord d’un énorme contenu, avec un univers immense, riche et bourré de trésors en tous genres à découvrir, avec en sus une difficulté excessivement élevée et un mode multijoueur plein de surprises qui lui confère un réel intérêt en ligne. L’intégralité du soft est d’ailleurs tournée vers ce module avec la possibilité d’assistance par d’autres joueurs, de pouvoir entrapercevoir les autres joueurs dans « son monde » par des détails qui apparaissent sur notre écran, d’entendre leurs victoires dans les mondes parallèles et de venir jouer les trouble-fête dans leur partie en les assassinant de diverses manières. De ce côté-là, le jeu dispose d’une réelle richesse et peut s’avérer très fourbe.

Ceci étant dit, si vous ne voulez pas être dérangé, il est tout à fait possible de bloquer sa partie, mais ce serait une erreur, dans la mesure où le plus gros intérêt du jeu est justement la coopération dans l’adversité, face à des ennemis qui ne font qu’une bouchée de vous. Au fil de la progression, on commence à comprendre les mécaniques bien huilées du soft, avec les fameux feux de camp qui permettent de récupérer de l’énergie lorsque l’on s’y repose, mais qui ramènent également à la vie tous les ennemis tombés aux alentours, avec la possibilité d’augmenter son niveau et de faire progresser son guerrier comme bon nous semble, avec les différentes morts, qui sont synonymes de pertes d’expérience, laquelle peut cependant être récupérée si on la « retrouve » dans le niveau lors de notre réapparition. Le soft dispose réellement d’un système de jeu bien à lui. En revanche, il est tout de même dommage de voir que les temps de chargement sont un poil longuets dans la mesure où on passe son temps à mourir. On ne peut d’ailleurs pas en vouloir aux développeurs qui ont noté en grand sur la pochette du jeu « Préparez-vous à mourir » puisque c’est en effet ce qu’on fait tout au long du jeu. Mais c’est également ce qui lui donne tout son intérêt : celui de progresser en souffrant, en se surprenant, en découvrant des passages qu’on ne connaissait pas, en terrassant de gigantesques boss tels que des démons ou des dragons.

La solitude devient vite notre pire ennemi dans le jeu et ses combats, particulièrement violents, en dégoûteront plus d’un. Dans Dark Souls, le bouclier n’est pratiquement d’aucun intérêt quand on croise deux squelettes. Ils vous frappent dans tous les sens et il faut passer la plupart de son temps à esquiver pour ensuite seulement attaquer. Cela semble facile sur le papier mais dans la pratique cela exige un timing d’une rare précision. Ajoutez à cela la possibilité de parer, contrer, faire des combos et lancer des sorts et vous obtenez un jeu très riche également dans son gameplay. Les boss, nombreux et encore plus terrifiants, donnent d’ailleurs encore plus de fil à retordre puisqu’un seul coup peut parfois s’avérer fatal. Dès lors, il faut apprendre à connaître l’adversaire pour frapper le plus efficacement possible. Dans de telles conditions, on comprend qu’un jeu comme Dark Souls inspire ou l’admiration ou la frustration extrême, raison pour laquelle nous ne saurions que vous recommander de vous forger votre propre avis en essayant le titre par vous-même, ne serait-ce que quelques minutes. Vous saurez très rapidement s’il est fait pour vous ou non !

Point complet
Derrière ses faux airs de blockbuster, Dark Souls est un très bon mélange de hack & slash et de RPG qui saura séduire un certain public. Mais attention, à moins d’être un joueur obstiné prêt à recommencer vingt fois la même partie d’un niveau, inutile de vous essayer à ce titre, artificiellement difficile et bougrement old school. Du coup, on aime ou on déteste. Ceci étant dit, si on aime, alors le soft nous réserve largement de quoi nous amuser avec son mode solo horriblement difficile, ses options de coopération et son facteur social très avancé. Riche en contenu, difficile et bénéficiant d’une ambiance particulièrement réussie, Dark Souls est un titre à ne pas manquer, même si dans le fond, le soft est une grosse mise à jour de Demon’s Soul, souffre de nombreux petits défauts également hérités de son aîné et s’avère techniquement plutôt décevant. Mieux vaut donc l’essayer avant de l’adopter, car ce n’est pas sûr qu’il plaise à une large majorité…

On a adoré :
+ L’ambiance du jeu
+ Les secrets à découvrir
+ Les feux de camp
+ Les boss gigantesques
+ Les différentes classes
+ Une bonne durée de vie
+ Riche en contenu
+ Le multijoueur, plein de surprises
+ La difficulté au rendez-vous…
On n'a pas aimé :
- Mais totalement artificielle !
- Techniquement très moyen
- Les animations, ratées
- Le level-design d’un autre âge
- La gestion de la caméra
- L’interface peu ergonomique
- De gros ralentissements
- Ca fait très Demon’s Soul 1.5…


Consulter les commentaires Article publié le 19/10/2011 par Etienne F.



 
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