Test Cuphead - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Cuphead



Editeur
Studio MDHR
Développeur
Studio MDHR
Genre
Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.09.2017
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI
Prix de lancement
19,99 €

Cuphead est disponible depuis le 29 septembre au prix de 19,99€. Il est sorti sur Xbox One et PC en démat’, Il est jouable en coopération locale et n’est disponible qu’en anglais. Après une longue attente de 7 ans, le voilà enfin ! Développé par deux frères canadiens, Chad et Jared Moldenhauer, employés du Studio MDHR, le jeu a subi un développement des plus compliqués étroitement lié à sa touche artistique. En effet, il a été quasi entièrement réalisé à la main. Certains personnages ont par exemple nécessité plus de 100 frames d'animation, soit une énorme quantité de travail, d’où le temps nécessaire ! Ceci dit, vous incarnez Cuphead et son frère Mugman dans un jeu de plateforme en 2D. Le tout est doté d’une ambiance visuelle style cartoon/Disney des années 30 et est accompagné d’une bande sonore jazz. A cela, il faut ajouter une difficulté relevée et de nombreux boss. Reste donc à voir si le jeu tient toutes ses promesses…

Ce n’est pas un jeu pour les tassepaix !



Je reviens de loin les amis et j’en ai encore quelques séquelles… A titre personnel, cela faisait des années que je n’avais pas autant ragé et eu du plaisir par intervalle sur un jeu vidéo. Avec ma persévérance j’y suis enfin arrivé, j’ai fini Cuphead… mais Diable que c’était dur ! Nous allons rentrer directement dans le vif du sujet qui est la difficulté du jeu. Si vous achetez ce jeu en pensant que ça sera une balade de santé, vous allez vous faire « Mickey ». Cuphead propose un challenge élevé, il met vos nerfs à rude épreuve, vous allez pleurer des larmes de sang à chaque session, vous allez être de mauvaise foi, à la limite de la frustration, et vous aller hurler « Bordel ce jeu est injuste ! » quand vous allez perdre de nombreuses fois sans comprendre ce qui se passe. Le titre se veut exigeant pour plusieurs raisons : aucun niveau ne comprend de checkpoint, si vous perdez de la vie, il n'y a aucun moyen de la récupérer !

De plus il est tout simplement quasi impossible de finir Cuphead en mode de difficulté simple... Vous voilà prévenu, ce jeu est destiné aux joueurs confirmés recherchant un vrai défi à relever ! Autant vous dire que ça en fera criser plus d’un mais bizarrement vous allez très vite y prendre goût. Vous allez vous motiver à vous surpasser ! Pourquoi continuer à y jouer alors ? Suis-je devenu un SM ? La folie s’est-elle emparée de moi ? Je vous assure que non car Cuphead mise sur le système de l’apprentissage et de l’observation. J’analyse ce qui se passe et j’apprends de mes erreurs pour mieux avancer. Quand vous gagnerez après avoir longuement combattu un ou plusieurs boss, vous verrez que jamais un jeu n’a dégagé autant de soulagement et de bonheur, nous pouvons même comparer ce sentiment à celui que procure la série des Dark Souls ! Vu que la difficulté est au rendez-vous, je suis mort plus de 600 fois (ne rigolez pas) et pourtant je n’ai pas renoncé.

Si vous êtes allergique au die and retry, passez tout de suite votre chemin car vous l’aurez compris le jeu se base essentiellement sur cet aspect. De plus le contenu est plus que correct. En effet le jeu vous propose un mode histoire avec ses trois îles à parcourir, le choix du niveau s’effectuant en se déplaçant sur la carte. Vous y trouvez deux modes de jeu différents : les combats contre les boss et les Run and Gun, le but de ces derniers étant de ramasser un maximum de contrats pour le Diable afin d’accéder à la dernière zone du jeu. Pour couronner le tout, bien évidemment, chaque stage est noté, le but étant d’avoir un maximum de S, de quoi réveiller l’esprit de compétiteur qui sommeille en vous ! Cerise sur le gâteau, il faut le souligner car rares sont les jeux actuels à proposer du jeu en local, Cuphead est jouable en coop sur le même écran. Petit plus, une mise à jour pour la coop en ligne arrivera prochainement. Au final, il m’a fallu plus de 20h de jeu pour le terminer en ayant très peu de note S mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Les plus habiles mettront moins de 8 heures et, une fois le jeu fini, ils iront se frotter au mode extrême… On leur souhaite bon courage !

Prendre du vieux pour en faire du neuf



Au niveau du gameplay, je vais faire grincer quelques dents… Cuphead n’a rien d’original à nous proposer sur ce point-là, à moins de ne pas jouer très souvent et de ne pas connaître bon nombre de jeux… Il est vrai que c’est simple, efficace et carrément prenant mais à vrai dire nous nous retrouvons plutôt face à un mélange qui a fait le succès de la série des Métal Slug, des Contra ou encore de Gunstar Heroes pour ne citer qu’eux. En réalité Cuphead ne joue pas sur l’originalité du gameplay, il rend tout simplement un hommage à tous ces anciens jeux qui ont marqué l’esprit des joueurs, les développeurs eux-mêmes ont dit qu’ils s’étaient inspirés de la génération Master System/NES pour concevoir leur bébé et cela se ressent pad en mains. Nostalgie quand tu nous tiens ! Au niveau de la maniabilité, c’est très intuitif. Le bouton A sert à sauter et à réanimer son coéquipier si celui-ci meurt. En appuyant sur le bouton A deux fois de suite vous pouvez aussi parer certains objets qui clignotent en rose. A certains moments, j’ai rencontré quelques petits soucis à ce niveau-là, même avec un timing parfait, je me faisais toucher, ce qui est plutôt énervant...

Le bouton X sert à tirer, le bouton B permet de lancer des attaques lourdes avec notre arme et, une fois que les 5 jauges sont remplies, vous pouvez utiliser le « spécial » du personnage. Le bouton Y vous servira pour le dash ou, si vous êtes en avion, il vous servira à rétrécir, ce qui est très utile dans les moments les plus chaotiques. La gâchette RB permet de viser manuellement et pour finir la gâchette LB vous permettra de switcher entre vos deux armes. En parlant d’armes, vous pourrez débloquer à l’aide des pièces six armes avec chacune sa spécificité. Par exemple, le tir chargé est extrêmement puissant mais vous serez vulnérable le temps de l’armer ou encore le tir guidé est très utile pour tuer les ennemis de loin mais ne sera d’aucune utilité au corps à corps. De plus, pour vous aider dans votre quête, trois pouvoirs vous seront proposés avec six atouts. Il y a de quoi faire pour trouver sa combinaison d’armes/pouvoirs/atouts les mieux adaptés à votre style de jeu. Passons maintenant à la loupe les 2 modes de jeu cités plus haut et le mode coop…
    Le Run and Gun :
  • Dans ce mode de jeu vous devez, comme son nom l’indique, courir et tirer sur tout ce qui bouge… Enfin pas tout à fait car la plus part des ennemis réapparaissent à l’infini ou sont tout simplement increvables, il faudra donc opter pour la solution du speedrun. Avoir des réflexes de ninja et surtout beaucoup de chance car c’est extrêmement dur vu le nombre de pièges et d’ennemis à esquiver ! De plus, sur chaque map de ce mode, se trouvent cinq pièces à ramasser, celles-ci seront utilisables auprès du marchand Cochon afin d’acheter un meilleur équipement.
    Les combats contre les boss :
  • Un des points forts du jeu, vous allez devoir affronter un total de 29 boss ! Un énorme travail a été fourni car aucun ennemi ne se ressemble, chacun ayant sa personnalité, son univers, son style d’attaque, ses faiblesses et surtout sa « transformation » disponible à partir du mode normal… MDHR veut récompenser les joueurs les plus téméraires. Les novices, quant à eux ne verront pas l’ultime transformation des boss s’ils jouent en simple… Dommage pour eux ! Certains ennemis sont relativement redoutables, notamment lorsque les réflexes ne sont pas encore bien installés ou tout simplement lorsque les hitboxes deviennent capricieuses. Il m’est arrivé de me faire toucher par un ennemi alors que celui-ci se trouvait loin de moi. C’est pénible mais fort heureusement cela arrive rarement. Une fois mort, une barre de progression vous montrera où vous en êtes car rien n’est indiqué à l’écran, aucun ennemi ne disposant d’une barre de vie ! Il y a principalement trois styles de combat différents dans ce mode-là : des combats classiques au sol, des combats en avion, reprenant clairement les bases des shoot’em up de l’époque, les phases de plateforme dans lesquelles il faut à certains moments interagir avec les éléments du décor. Pour notre plus grand plaisir, le jeu arrive à se diversifier et ne nous parait jamais répétitif !
    La coop :
  • Le fait de pouvoir jouer à deux sur le même écran est une très belle idée. C’est toujours plus agréable de jouer avec un ami ou, pour ma part, avec mon petit frère. Surtout lorsqu’il s’agit d’un jeu aussi dur, un coup de main n’est jamais de refus ! Sauf qu’en réalité le titre augmente sa difficulté, les ennemis étant beaucoup plus coriaces et impitoyables qu’auparavant, soit deux fois plus de tension ! Même si le soft reste globalement agréable en coop, il comporte malheureusement quelques petits problèmes au niveau de la visibilité car à maintes reprises vous ne savez plus qui contrôle qui et si un joueur pare un objet l’autre joueur va subitement subir un « lag » d’une demi-seconde dû à l’animation de l’objet en question. Il se fera donc forcément toucher par un ennemi, ce qui peut être frustrant sur du long terme. Une mise à jour serait la bienvenue...

L’art des années 30



Parlons maintenant du scénario, Cuphead et son frère Mugman habitant d’Inkwell Isle s’ennuient et décident d’aller au Casino. Suite à une partie de dés qui a mal tourné, pas de bol, les voilà endettés, sauf que le Casino appartient au Diable en personne ! Afin de rembourser leur dette, les deux frères passent un deal avec ce dernier. Leur mission est simple : parcourir les îles afin de battre les boss et récupérer leurs âmes qui se présentent sous la forme de contrats. Une fois tous les contrats obtenus, vous êtes libres ! Personnellement, j’ai été agréablement surpris par l’histoire qui se veut être mature malgré le style visuel « enfantin ». Le tout est accompagné de quelques cinématiques… malheureusement en images fixes. Visuellement, Cuphead est tout simplement magnifique. Sa direction artistique est unique, sans aucun doute le point fort du jeu ! Nous avons l’impression de nous retrouver face à un dessin animé stylisé cartoon sorti tout droit des années 30. Le résultat est bluffant, surtout que presque tout a été réalisé à la main ! Il y a énormément de références de Popeye à Betty Boop en passant par Mickey dans le design de nos deux protagonistes pour ne citer qu’eux. Les animations des boss, les décors ou même votre personnage sont tellement soignés que vous allez sans le faire exprès vous laisser distraire par son charme si envoûtant !

De plus, le filtre grain à l’ancienne avec son bruit de craquement tel un vinyle sur un tourne-disque nous plonge instantanément dans cette atmosphère. Le level design est remarquable, il fourmille de détails, surtout au niveau des boss. L’ambiance et la bande sonore sont de véritables claques. La musique colle parfaitement à cet univers, les amateurs de jazz allant être aux anges grâce à une composition de folie signée Kristofer Maddigan. Il y a plus de 50 morceaux différents pour le plaisir de vos oreilles. Petit bémol, les chargements sont plutôt longs et vous en aurez à chaque fois que vous quittez ou entrez dans un niveau. L’écran de chargement est tristounet car on se retrouve face à un écran noir avec un petit sablier qui saute en bas à droite… Pourquoi ne pas l’avoir fait plus grand avec une animation pour nous distraire ? C’est vraiment dommage. Au final, que ce soit en tant que joueur ou en simple spectateur, tout le monde est d’accord pour dire que visuellement parlant Cuphead est une véritable déclaration d’amour de ce qui a fait la gloire les années 30 !
Article rédigé par Yoann alias Kyl3rs95


Point complet
Avec son gameplay simple et efficace, Cuphead ne réinvente pas le genre mais il arrive à lui rendre hommage avec ses nombreuses références. Très exigeant au niveau de sa difficulté, basée essentiellement sur le principe du die and retry, ce jeu n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il mettra beaucoup de joueurs en P.L.S. On peut aussi lui reprocher quelques petits problèmes de visibilité et des petits bugs en coop, avec en prime des chargements assez longs. Petit reproche supplémentaire pour certains, il n’est disponible qu’en dématérialisé… Ceci étant, le jeu arrive presque à nous faire oublier ces petits défauts grâce à une direction artistique sublime qui nous marquera à tout jamais. Ajoutez une ambiance sonore exceptionnelle, un univers style cartoon années 30, des combats contre les boss très intenses et vous avez un titre séduisant à bien des égards. Le jeu ne tombe jamais dans la facilité, il n’est pas foncièrement répétitif, alors que le contenu est satisfaisant, le tout offrant une durée de vie très correcte pour seulement 19,99 euros. Cuphead « don’t deal with the evil » a mis beaucoup de temps à sortir et quand on voit le résultat final, nous avons presque la larme à l’œil car nous ressentons l’investissement et la passion des deux frères Moldenhauer dans ce jeu. Chapeau bas au studio MDHR !

On a adoré :
La D.A. brise des mâchoires
L’ambiance unique des années 30
La bande-son, surtout le Jazz
Un hommage aux jeux rétro et aux cartoons
Combats de boss monstrueux
Coop en local
Diable, que c’est dur !
Excellent rapport qualité/prix
Très addictif
On n'a pas aimé :
Uniquement en V.O.
Quasi impossible de finir le jeu en simple
Peut en rebuter plus d’un
Chargements longuets
Quelques problèmes en coop (visibilité, bugs)


Consulter les commentaires Article publié le 16/10/2017 par Vincent P.


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