Test Crash Bandicoot N. Sane Trilogy - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Crash Bandicoot N. Sane Trilogy



Editeur
Activision
Développeur
Vicarious Visions
Genre
Plateforme
Statut
En développement
Date de sortie
  29.06.2018
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
39,99 €

Quand on évoque Crash Bandicoot, on retombe en enfance, en 1996 plus précisément. Jeu de plateforme signé Naughty Dog, Crash Bandicoot a su briller sur la PlayStation première du nom avec son univers coloré, son personnage aux mimiques à tomber et ses îles Wumpa qui réservaient de belles surprises. Dans les grandes heures de la licence, on compte également Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back, la suite directe qui nous amène à l’Île de N. Sanity, avant que Crash ne soit enlevé pour se retrouver dans une salle Warp. Outre les (très) sympathiques Crash Team Racing (un jeu de course arcade) et Crash Bash (un party game), il est difficile d’oublier l’excellent Crash Bandicoot 3 : Warped. D’autres titres plus ou moins bons ont vu le jour par la suite sur différents supports mais ils n’ont pas égalé ceux de la trilogie originale. Le marsupial a tellement marqué les esprits qu’il était pour nos yeux d’enfants comme une mascotte de l’ère PlayStation, comme peut l’être un plombier moustachu pour Nintendo. Activision l’a bien compris puisque l’éditeur a demandé à Vicarious Visions de proposer une compilation regroupant les remakes des trois opus originaux. Pour le meilleur ou pour le fric ?

Allez Coco, fais péter ta plus belle robe !



Crash Bandicoot N. Sane Trilogy, de son nom complet, regroupe donc les remakes (oui, nous parlons de remakes vu le travail fourni, vous le comprendrez plus tard) de Crash Bandicoot, Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back et Crash Bandicoot 3 : Warped, la version Xbox One arrivant avec une bonne année de retard sur la version PlayStation 4. Ceci étant, vous avez donc trois jeux complets pour une quarantaine d’euros (sur le Xbox Live – une trentaine en cherchant un minimum sur Internet *toux* Amazon *toux*). Quand vous savez que les versions PlayStation originales se trouvent entre 10 et 20€ chacune, en occasion, vous vous dites que le prix de la trilogie est plutôt juste. Néanmoins, il faut bien le reconnaître, dès qu’on nous parle d’un jeu du passé qui arrive sur nos consoles actuelles, on a un mouvement de recul, sûrement la faute à tous ces éditeurs qui nous sortent des portages à tout va, en ajoutant quelques pixels, en lissant deux ou trois trucs et en nous les refourguant avec un prix élevé par rapport au travail généré. Avec cette N. Sane Trilogy, l’histoire est différente.

Que ce soit pour le premier, le deuxième ou le troisième, les développeurs ont totalement revu les visuels du jeu. Même si nous sommes loin de la vitrine technologique, il suffit de mettre à côté les modèles originaux et les nouveaux pour voir que le travail fourni n’est pas négligeable. Les modèles ont été totalement refaits, les jeux de lumière sont très appréciables, les animations ont gagné en souplesse, les textures se sont mises sur leur 31… Vous l’avez compris, Crash bombe le torse et il a de quoi le faire. Le rendu visuel est très actuel, les éléments du décor ont gagné en détails et, cerise sur le gâteau, Vicarious Visions respecte totalement le matériau de base, sans ne jamais le trahir. C’est l’essence Crash Bandicoot avec une robe délicieuse. Rien que pour ça, nous tirons notre chapeau aux développeurs puisque cela permet de totalement redécouvrir les jeux sur des téléviseurs actuels, sans se cramer la rétine. Les titres sont généralement fluides, nous n’avons eu que deux ou trois ralentissements en de très rares occasions (notamment l’enchaînement successif de deux sauts en moto, le deuxième bug un peu), les niveaux sont très agréables à l’œil et notre marsupial est plus beau que jamais. Certes, la texture utilisée pour l’eau n’est pas toujours des plus satisfaisantes et la tête de Tiny Tiger, pour ne citer que lui, lorsqu’elle est présentée seule pour s’adresser à Crash, n’est pas mise en valeur…

Mais pour le reste, il n’y a pas grand-chose à redire, Vicarious Visions ayant même profité d’une palette de couleurs plus étendue pour donner encore plus de relief aux éléments des niveaux et aux modèles de nos personnages, sans nous agresser les yeux avec des couleurs trop criardes. Niveau sonore, le constat est tout aussi satisfaisant, les dialogues ayant été réenregistrés par les acteurs originaux pour un résultat des plus limpides. Bref, au niveau de l’enrobage, c’est une franche réussite qui permet à cette N. Sane Trilogy de rivaliser avec la plupart des jeux de plateformes actuels. Le seul petit bémol concerne le changement entre les jeux, pas toujours très fluide dans la manipulation. Si les développeurs ont fourni de gros efforts sur les parties graphique et sonore, il faut avouer qu’en ce qui concerne le gameplay, le résultat est un poil plus mitigé.

La recette de l’époque avec un peu d’assaisonnement

Rassurez-vous, le gameplay est fidèle à celui d’origine, un peu trop même. Il est toujours plaisant de ramasser les fruits Wumpa, de sauter sur les caisses, de tourbillonner pour faire valser les ennemis… Et il est toujours aussi frustrant de voir que les collisions sont hasardeuses, que les sauts sont toujours aussi imprécis et que bien des situations se jouent au millimètre près. Le bon côté, c’est que cela permet d’expérimenter plusieurs morts de notre marsupial, histoire de voir qu’il n’a rien perdu niveau mimiques et mise en scène. Crash aplati, brûlé, électrocuté, tombant dans un ravin, etc., la corde de la nostalgie vibre. Bien entendu, comme avec les opus originaux, le gameplay du premier volet reste le plus simpliste, avec un Crash qui avance, saute et tourbillonne. Avec Crash 2, on gagne la faculté de ramper et donc de glisser en combinant la vitesse avec la fonctionnalité de ramper ou encore celle de s’écraser violemment au sol pour pilonner ce qui se trouve sous notre corps. Avec Crash 3, on a encore plus de souplesse en progressant. A chaque fois qu’on bat un boss, on gagne un super pouvoir, du super plat à la chaussure de vitesse (utile pour les contre-la-montre), en passant par la super tornade, le double saut ou encore le bazooka.

Très sincèrement, ça fonctionne aussi bien qu’à l’époque, la différence étant qu’on peut profiter des trois opus en jouant avec les sticks analogiques, ce qui ne change pas l’inertie du personnage ou les imprécisions du gameplay. Le goût d’antan comme on pourrait dire même s’il faut bien reconnaître que nous n’aurions pas été contre un système avec un gameplay moderne, histoire de laisser le choix entre l’ancien et quelque chose de plus souple pour les joueurs biberonnés aux jeux de plateformes plus actuels. A ce sujet, si les niveaux de poursuite (par un animal ou une boule par exemple) dans lesquels on voit notre marsupial courir vers le bas de l’écran ont plutôt bien vieilli, ce n’est pas le cas de tous. Il reste encore agréable de diriger Coco (la sœur de Crash) sur son tigre ou Crash sur les bestioles qu’il chevauche, il reste assez aisé de progresser sous l’eau avec son engin et il reste encore à peu près potable de conduire l’avion ou de faire du jet-ski avec Coco, mais il est vite insupportable de se taper les niveaux dans lesquels il faut conduire une moto. Ces derniers ont super mal vieillis et ça devient une vraie galère à jouer.

Si on se (ré)habitue à la jouabilité à l’ancienne, on se retrouve à jongler avec les souvenirs et à passer une dizaine d’heures pour boucler les trois jeux, en décrochant quelques gemmes entre temps lorsqu’on réussit à venir à bout de toutes les caisses à exploser. Les gemmes de couleur, ouvrant de nouvelles voies dans les niveaux déjà visités sont également de la partie, au même titre que les reliques (à gagner selon le temps établi pour finir le niveau) qui permettent d’accéder aux niveaux secrets du troisième opus. Mieux, les développeurs ont même ajouté des contre-la-montre dans les deux premiers pour augmenter la durée de vie pour les plus courageux. Autre ajout dans Crash Bandicoot et Crash Bandicoot 2, la possibilité de jouer avec Coco, à l’image de ce qui est possible dans le 3. C’est un petit plus sympathique. Toujours au niveau des ajouts, on note la présence de deux niveaux inédits. Le premier, Stormy Ascent, disponible dès la fin du premier niveau de Crash Bandicoot, est un stage qui avait été annulé dans l’original. Il offre quelques petits passages de plateforme qui demande un minimum d’attention et de précision. Le deuxième, Future Tense, est un niveau totalement inédit conçu pour cette compilation. Il est accessible via Crash 3. Plutôt bien pensé et bien conçu, il offre beaucoup de verticalité, avec des ascenseurs, et quelques passages plutôt épineux, dont une phase de plateforme à réaliser en se servant des surfaces réfléchissantes au mur. Même s’il est accessible dès le début de Crash 3, nous vous déconseillons de vous y frotter tout de suite. Mieux vaut débloquer les trois premiers pouvoirs de Crash pour s’y essayer plus sereinement, sans quoi vous allez vous arracher les cheveux face à une pile de Nitro avec la caisse du sommet qui saute ou face à une phase de plateforme, plus tard, qui demande des sauts assez importants.

L’avis perso de Vincent // C’est fait avec amour !

Même si cette trilogie n’est pas parfaite, après tout les jeux originaux n’étaient pas parfaits non plus, j’accroche totalement et je vous le dis haut et fort : courez l’acheter ! J’ai pris un pied monstre à me refaire les trois Crash Bandicoot, même si le premier est moins fendard avec sa progression rectiligne et ses environnements qui se ressemblent plus ou moins. Le 2 avec la banquise et le 3 avec ses univers plus variés apportent toutefois plus de diversité pour ne jamais s’ennuyer. Les trois jeux se finissent vite, en environ trois heures chacun, mais en rajoutant les gemmes, les reliques (avec les niveaux secrets), les passages bonus à dénicher et les deux niveaux inédits, au final on tape facilement la vingtaine d’heures de jeu. Bref, je félicite vraiment Vicarious Visions parce que les développeurs ont fait un travail remarquable sur la bande-son et sur les visuels. C’est une franche réussite et c’est typiquement pour moi le genre de remake qui vaut le coup, surtout quand on a les trois dans une même compilation. A la limite, je regrette l’absence de Crash Team Racing et de Crash Bash… Je n’aurais pas été contre une édition Ultimate avec ces cinq pépites et surtout avec le même soin apporté à CTR et Crash Bash.


Point complet
Quand on voit un portage ou un remaster, on se méfie, on a peur de se faire avoir par quelques lissages, des pixels en plus et c’est tout. Avec la N. Sane Trilogy, les développeurs sont allés tutoyer le monde des remakes en proposant une version au goût du jour des trois premiers Crash Bandicoot. Les reliques ont été ajoutées aux deux premiers pour apporter de la replay value, Coco a eu le même traitement et deux niveaux inédits ont fait leur apparition pour apporter ce petit truc en plus. Bien sûr, en fan, on peut toujours en attendre encore plus et on n’aurait pas été contre une proposition avec la possibilité de jouer avec un gameplay plus moderne, surtout pour les phases à moto qui sont à la limite du jouable à l’heure actuelle. Pour le reste, vu le prix affiché et le boulot fait sur la bande-son et les visuels, on peut le dire clairement : Crash Bandicoot N. Sane Trilogy vaut clairement le coup ! Ca titille fortement la corde nostalgique et on apprécie fortement. Attention toutefois, si vous êtes allergique au gameplay de l’époque, aux imprécisions dans les sauts et dans les collisions, alors vous pourriez finir par maudire le jeu… Sinon, c’est du tout bon !

On a adoré :
Les 3 meilleurs Crash Bandicoot
Un prix honnête
Les 2 niveaux bonus
Reliques ajoutées aux 2 premiers
Coco jouable dans les 2 premiers
Des visuels vraiment travaillés
Respect du matériau de base
Bande-son réenregistrée
Jouable avec le joystick de la manette
Le gameplay d’antan…
On n'a pas aimé :
Avec ses imprécisions
Pas de version moderne du gameplay
Les phases en moto ont super mal vieilli
Switcher entre les Crash
Texture de l’eau un peu en deçà


Consulter les commentaires Article publié le 04/07/2018 par Vincent P.


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