Test Command & Conquer III : Les guerres du Tiberium - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 225 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Command & Conquer 3 : Les guerres du Tiberium



Développeur
Electronic Arts
Genre
Stratégie
Statut
Disponible
Date de sortie
  11.05.2007
  08.05.2007
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
5.1
Prix de lancement
69,00 €

Electronic Arts semble bel et bien décidé à s’imposer sur le terrain des jeux de stratégie en temps réel de la Xbox 360. Ainsi après Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu II, qui fut pendant plusieurs mois le seul représentant du genre, l’éditeur américain sort Command & Conquer III : Les guerres du Tiberium. NOD et GDI vont donc une nouvelle fois en découdre, pour le plaisir des possesseurs de Xbox 360. Si tenté que l’absence du couple clavier/souris ne soit pas préjudiciable.

Trois barbies pour un Kane




Le synopsis de ce nouvel opus prend place en 2047. Le tibérium, cette ressource verte aussi puissante que nocive, a colonisé une grande partie de la planète. Le NOD, partisan d’une exposition totale de cette dernière au tibérium, décide d’attaquer le GDI, la dernière organisation militaire défendant les vingt pauvres petits pourcents de bouts de terre encore sains. Le NOD renaît ainsi de ses cendres en détruisant la station spatiale Philadelphia. C’est à partir de là que vous rentrez dans la partie, commandant. Contrairement à la version PC, seule la campagne du GDI est disponible au démarrage, la partie NOD étant à débloquer après une petite poignée de missions. Ces dernières embarqueront le joueur sur pratiquement tous les continents, aussi bien en plein Washington qu’au Brésil.

Chaque acte de chaque campagne est l’occasion d’être plongé dans l’univers du jeu grâce à des vidéos filmées avec de vrais acteurs. Une recette qui paye depuis le premier Command & Conquer. On y retrouve ainsi les charismatiques Michael Ironside (Starship Troopers), Grace Park (Battlestar Galactica), ou encore Josh Holloway (Lost) pour une ambiance des plus détonantes. Sans oublier Joseph Kucan qui donne encore vie à Kane. Les doublages, et plus largement cette version française, sont de bonne qualité. Il est juste dommage que ce ne soit pas les acteurs habituels qui doublent Park ou Halloway qui aient été engagés.

Planète cherche protecteur/oppresseur/colonisateur




Pour la première fois dans la franchise, Les guerres du Tiberium rompt avec l’habituel conflit entre les deux factions. Les Scrins, des aliens dans la lignée de Zerg ou de Protoss d’un Starcraft, vont en effet faire une entrée remarquée dans le petit univers du GDI et du NOD. Heureusement pour eux, l’année 2047 est synonyme de progrès technologiques. Et il ne faudra pas trop d’un canon à ions ou d’une bombe au Tiberium pour affronter les chars dévoreurs ou les Tripodes d'annihilation Scrins. Néanmoins dans les faits, les trois factions sont plutôt équilibrées. Il faut dire que les constructions d’unités et les améliorations se font de manière identique. Les unités sont également similaires, et quand un Juggernaut GDI est moins puissant qu’un Avatar NOD, l’unité GDI est la seule à pouvoir être réparée par un ingénieur. Notons également la possibilité pour les unités de gagner en expérience, et de devenir ainsi plus puissantes et plus résistantes. L’infanterie quant à elle peut se cacher dans des bâtiments garnisons afin de disposer d’une plus grande protection.

Ces trois factions possèdent leur propre campagne, celles du NOD et des Scrins étant à débloquer. Pour chacune, on retrouve des missions similaires telles que protéger sa base, détruire entièrement l’adversaire ou escorter une unité spéciale. A ce niveau, on regrette que la difficulté ne soit pas très bien dosée, une mission déconcertante de facilité pouvant succéder à une autre incroyablement difficile. Il est heureusement possible de choisir le niveau de difficulté avant chaque mission.

Techniquement, ce Command & Conquer III est plaisant à voir. Un cran en dessous de la version PC, notamment à cause de ralentissements assez incompréhensibles lors de la présence à l’écran de nombreuses unités. Les développeurs nous proposent tout de même un jeu de stratégie en 3D satisfaisant, même si l’on aurait apprécié un zoom plus important. Au niveau des commandes, le titre arrive à substituer la manette au clavier/souris sans trop de casse. La sélection des unités se fait via une combinaison de la touche A et de la gâchette gauche. Une fois A et toutes les unités à l’écran sont sélectionnées, une seconde fois et c’est toute l’armée. Après les premières heures de jeu avalées, le maniement à la manette ne pose plus de gros soucis. On n’est clairement pas au niveau du PC niveau rapidité, mais le plaisir est là.

Après les succès, la gloire




Les trois campagnes solo garantissent de facto une excellente durée de vie au soft d’Electronic Arts. Les missions sont nombreuses et certaines demanderont plusieurs heures, à force de recommencer, avant d’être enfin achevée. Il est heureusement possible de sauvegarder à chaque instant. Si l’IA donne de temps en temps du fil à retordre, c’est bien plus par sa situation avantageuse (démarrage avec plus de champs de Tibérium, d’usines de construction, etc) que par une stratégie vraiment destructrice. Il n’est d’ailleurs par rare qu’une usine détruite par le joueur ne soit pas reconstruite alors que, sans aucun doute, les moyens le permettraient. Même constat dans les rangs de l’armée que l’on contrôle, où il arrive que des unités laissent des frères d’armes se faire abattre à quelques mètres sans réagir.

Reste enfin le mode escarmouche, où le joueur peut paramétrer librement et rapidement une partie solo, et surtout le mode Xbox Live. Tandis que Les guerres du Tibérium se joue à huit sur PC, les joueurs Xbox 360 seront limités à quatre. Le lot de consolation est néanmoins une compatibilité avec la caméra Live Vision pour apercevoir ses adversaires à l’autre bout de la planète. On note également la présence de cinq modes de jeux qui, sans révolutionner ce qui se fait déjà, sont très appréciables : affrontement, siège, capture et contrôle, capture du drapeau et enfin contrôle de zone. Finalement, entre un mode solo très prenant et du multijoueur complet, le joueur n’a que l’embarra du choix.

Point complet
Command & Conquer III : Les guerres du Tiberium fait le boulot. On attendait de lui qu’il soit joli et agréable à prendre en main, c’est le cas. Si cette version n’est évidement pas du calibre de son homologue PC (sélection des unités moins rapide, présence de ralentissements), elle s’en sort tout de même avec les honneurs, et n’a aucun mal à supplanter Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu II au rang du meilleur STR de la Xbox 360. Indispensable pour les fans de stratégie n’ayant pas un PC capable de le faire tourner.

On a adoré :
+ L’esprit Command & Conquer
+ Un mode solo de qualité
+ Une partie Live non négligeable
On n'a pas aimé :
- Les ralentissements
- Des factions pas si variées que ça
- Où sont les unités maritimes ?


Consulter les commentaires Article publié le 08-06-07 par Aurélien B.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019