Test Colin McRae DIRT 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Colin McRae DiRT 2



Editeur
Codemasters
Développeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.09.2009
  08.09.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Automobile

La série des Colin McRae est connue de tous les amateurs de jeux de course depuis bien des années. Mais pour son arrivée sur les consoles de nouvelle génération en 2007 avec l’opus DIRT, celle-ci a pris un changement de direction radical au risque de déplaire aux fans. Il en a résulté un bon jeu de course totalement arcade qui, à défaut d’être parfait, a réussi à satisfaire un certain public. Deux ans plus tard, fort de cette tentative, Codemasters remet le couvert avec un Colin McRae DIRT 2 très attendu au tournant. Reste alors à voir si celui-ci tient bien la route…

A fond la caisse




Immédiatement, après avoir lancé la galette du jeu, on remarque le soin apporté à l’interface. En effet, le menu s’inscrit totalement dans un décor d’une caravane et de ses alentours. Ainsi, en vue à la première personne, il suffit de jouer du joystick comme si on tournait la tête pour accéder, à l’intérieur de son logement de fortune, aux Extras (toutes les vidéos du titre à débloquer, les termes juridiques et les DLC à venir), à Mes Affaires (suivi des diverses statistiques, etc.), au mode Multijoueur et au Dirt Tour. A l’extérieur, on accède à son « garage » (les voitures disponibles et à acheter/améliorer) et aux options (enlever/ajouter les éléments du HUD). L’effort fourni sur cette interface est vraiment très appréciable et rend ce menu des plus chaleureux et accueillants. Néanmoins, il faut bien avouer que les diverses transitions entre les catégories demandent quelques secondes, ce qui pourrait faire bouillir les plus impatients préférant le côté pratique à l’esthétique.

La plus grosse partie de ce DIRT 2, c’est bien entendu le mode DIRT Tour qui n’est autre que le mode carrière. Celui-ci repose sur un système de points d’expérience à engranger en accumulant les victoires et en réalisant certains petits défis sur plusieurs niveaux à atteindre (cinq) par rapport au total d’heures de conduite, de mètres accumulés lors des sauts, etc. Ainsi, le joueur gagne en expérience et en niveau, ce qui lui permet d’accéder à chaque fois à de nouvelles épreuves (cent au total), à des défis (douze), à de nouveaux lieux (dans le désordre : Japon, Chine, Malaisie, Croatie, Londres, Maroc, Utah, Mexique et L.A.) et à certaines compétitions comme les X-Games (Europe, Asie et Amérique), les cinq championnats du monde pour chaque discipline et un tournoi spécial « hommage ». Si le contenu est plutôt consistant sur le papier, il faut bien reconnaître que dans la pratique, les courses sont plutôt rapides, s’enchaînent vite et il est possible de participer à tous les gros événements en moins de cinq heures de jeu (sans compter les temps de chargement et autres transitions). Malgré tout, ceci ne représente environ qu’une progression d’environ 40% et, pour arriver aux 100%, il faut rajouter quelques heures supplémentaires au compteur (notamment pour passer tous les défis des sept célébrités présentes dans le jeu comme Ken Block ou Travis Pastrana). Au final, on arrive à passer un minimum de quinze à vingt heures (tout compris) sur le titre.

En sus, en alternance ou après avoir passé le mode solo, on peut se tourner vers le multijoueur. C’est d’ailleurs la bonne surprise du titre puisque ce mode de jeu est largement supérieur à celui implanté dans le premier volet. Même si on regrette l’absence de jeu en split-screen (écran partagé), il est possible de participer au Pro Tour seul ou en équipe jusqu’à quatre pour accumuler de l’expérience (même système que pour le solo) avec quatre choix d’épreuves possibles : Fans de Chronos avec du Rallye et du Trail Blazer, Escarmouche avec du Landrush, du RallyCross et du Raid et Grabuge avec du Last Man Standing (éliminations au chrono) et du Domination (possession de zones avec un score lié). Avec cela, on retrouve les Jam Sessions qui permettent de jouer en toute quiétude en créant et paramétrant une partie (avec ou sans dégâts, circuits, véhicules modifiés tolérés ou non, etc.) ou en en rejoignant une. Plutôt simple et pratique, il permet de prolonger le plaisir de jeu de plusieurs heures, surtout que les parties se déroulent sans accroc, la fluidité étant bien au rendez-vous.

Tout le monde y trouvera son compte




Avec son arrivée sur la nouvelle génération de consoles, la série avait pris en 2007 un sérieux tournant en adoptant un gameplay extrêmement arcade avec des voitures qui tournaient sur un axe et qui s’apparentaient à de véritables savonnettes. Avec DIRT 2, il semblerait que les développeurs aient quelque peu retenu la leçon et écouté les joueurs puisque les voitures ont gagné un peu en poids et en inertie. Ces sensations, bien que toujours un peu présentes, surtout l’aspect savonnette, ont donc été très atténuées et le gameplay y a gagné en richesse. Le titre est au final très facile à prendre en main mais il permet aussi aux habitués, amateurs de jeux de course arcades, de maîtriser leur véhicule et de conduire d’une manière assez précise pour peu qu’ils anticipent les virages délicats. Fun, rapide et offrant de bonnes sensations de vitesse, il corrige un bon paquet de défauts du premier volet pour un rendu bien plus appréciable. En sus, le soft est très accessible et peut contenter un large public grâce aux différents niveaux de difficulté implantés.

Allant du facile à l’hardcore en passant par l’intermédiaire, le sérieux, le sauvage ou encore l’extrême, celui-ci joue à la fois sur l’intelligence artificielle (plus ou moins agressive, attentive, douée et tenace) et sur le nombre de flash-back (0 en hardcore bien entendu) dont dispose le joueur (système importé de Race Driver GRID permettant à tout moment de passer par le ralenti pour remonter le temps de la course de quelques secondes et de reprendre à ce moment-là – très pratique pour compenser une erreur de pilotage ou un moment d’inattention). Ainsi, tout le monde y trouve un challenge à sa hauteur et peut évoluer progressivement à sa manière, en sachant que plus on cherche la difficulté et plus on amasse de l’expérience et de l’argent. Les développeurs ont en tout cas bien travaillé sur ce point. On apprécie d’ailleurs la personnalisation des commentaires (vite répétitifs malgré tout) des autres concurrents lors d’un accrochage par exemple, ceci étant rendu possible grâce aux quelques informations à saisir au premier lancement du jeu (nom, prénom, nationalité, etc. dont le prénom/pseudo préenregistré à utiliser à l’oral).

Quelques égratignures mais rien de bien méchant




Ceux qui l’ont vu tourner le savent, DIRT premier du nom affichait il y a deux ans une jolie plastique. Sa suite en fait de même grâce à un moteur graphique plus évolué qui offre des modélisations d’excellente facture, une bonne profondeur de champ, des jeux de lumière bien retranscrits, des effets de particules parfaitement maîtrisés, des décors fort agréables à l’œil et tout un tas de détails, le tout sans aucun ralentissement durant les courses, et ce même en vue intérieure (cockpit). D’ailleurs, cette dernière est vraiment très appréciable et permet une immersion sans précédent, malgré un certain manque de visibilité dû aux quelques détails à personnaliser (avec des objets à débloquer pour agrémenter son rétroviseur central ou son tableau de bord), grâce aux projections d’eau et de boue qui aveuglent le pilote durant quelques secondes. De quoi en stresser plus d’un. Dans tous les cas, chacun trouvera la vue qui lui convient le mieux. Précisons aussi que les 41 circuits présents proposent des environnements très variés mais les parcours pour une même région, sur lesquels on court de nombreuses fois, le sont beaucoup moins. En effet, en plus des traditionnelles pistes en sens normal et inverse, on a le droit à certaines versions de nuit et à d’autres parcours reprenant bien souvent des tronçons déjà connus. Au fil des heures, on a donc l’impression de refaire sans arrêt certains passages. Reste donc à adopter une progression plus diffuse en variant souvent les régions pour atténuer ce phénomène.

Enfin, au niveau des regrets, on note l’absence une fois de plus de gestion de la météorologie, la limitation de la personnalisation des véhicules, aussi bien au niveau technique (seuls quelques paramètres sont réglables comme la longueur des rapports ou la répartition du freinage) que visuel (on ne peut qu’appliquer des peintures à débloquer ou rajouter des objets plutôt inutiles) et surtout la gestion de la physique qui est capable du « meilleur comme du pire ». En effet, autant certains comportements du véhicule peuvent paraître réalistes, autant d’autres sont complètement surréalistes avec un véhicule qui se transforme en une sorte de jouet avec une faible masse. Pour l’exemple, avec une vitesse d’environ 160 km/h, en touchant un rocher, à quelques centimètres près on a le droit à la fin de la course ou à un bolide qui prend un véritable envol, s’écrase quelque part et repart comme si de rien n’était.

Autre exemple, la maniabilité d’une voiture comme la BMW Z4, censée ne pas avoir une bonne adhérence (d’après les statistiques données par le jeu), se révèle être en fait l’une des voitures qui tient le mieux la route… Au passage, si la gestion des dégâts est très bien retranscrite visuellement parlant (malgré des scripts assez visibles), du côté de la physique c’est une autre histoire. Les monstres à quatre roues semblent être extrêmement solides parfois tant il faut d’accidents pour endommager le moteur qui, bien qu’au bord de la rupture, permet de bonnes pointes de vitesse sans trop sourciller. Enfin, pour finir sur de bonnes notes, soulignons qu’il est possible de choisir un copilote masculin ou féminin donnant des indications simples (pour les amateurs) ou techniques (pour les habitués) de qualité, que les voix et les bruitages (plus réalistes) sont eux aussi de bonne facture et que la bande sonore est très soignée avec une playlist fournie en musiques qui plairont certainement à une grande majorité.

Point complet
Avec Colin McRae DIRT 2, Codemasters parvient à rectifier les erreurs commises dans le premier en offrant cette fois-ci un multijoueur de bonne facture et des sensations de conduite plus réalistes, bien que toujours arcades, notamment en atténuant grandement l’impression d’avoir une voiture qui tourne sur un axe. Même si le mode DIRT Tour solo peut se terminer relativement vite (entre une quinzaine et une vingtaine d’heures) et que certains tronçons de circuits reviennent régulièrement pour une même région, il faut bien avouer que l’on prend un certain plaisir à évoluer de manière libre et que ce dernier ressenti peut disparaître pour peu que l’on alterne régulièrement les environnements, très diversifiés au demeurant. Si DIRT 2 n’est pas irréprochable (loin de là même), la physique ayant bien des faiblesses, la gestion de la météo étant purement absente, la personnalisation limitée et l’ergonomie de la magnifique interface remise en cause par certains, il n’en reste pas moins un jeu facile à prendre en main, accessible, fun et à l’intelligence artificielle suffisamment bien calibrée pour que chacun puisse y trouver son compte. Enfin, cerise sur le gâteau, la réalisation graphique est très appréciable, la gestion des dégâts visuels fait mouche, la bande-son est de très bonne facture, l’ambiance est agréable et le charme opère, du moins pour ceux qui apprécient le genre, les fans de simulation n’ayant qu’à changer immédiatement de route.

On a adoré :
+ Réalisation solide
+ Bande-son de très bonne facture
+ Accessible à tous
+ Intelligence artificielle bien calibrée
+ Gestion complète des dégâts (du moins visuels)
+ Environnements variés
+ Progression libre
+ Multijoueur satisfaisant
+ Gameplay retravaillé par rapport au 1
+ Fun et immersif (surtout en vue cockpit)
+ Interface stylée pour certains…
On n'a pas aimé :
- Pas assez ergonomique pour d’autres
- Des faiblesses de la physique
- Absence de météo
- Pas de split-screen
- DIRT Tour solo relativement vite bouclé
- Impression de répétitivité sur certains tronçons de circuit pour une même région


Consulter les commentaires Article publié le 09-09-09 par Vincent P.



 
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