Test Child of Eden - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Child of Eden



Editeur
Ubisoft
Développeur
Q Entertainment
Genre
Musical Insolite
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.06.2011
  14.06.2011
Nombre de joueurs
1

Incontestablement, Child of Eden était un des titres les plus attendus sur Kinect, bien qu’il soit aussi jouable à la manette. Dans tous les cas, la communication autour du titre mettait clairement en avant l’association du concept et de la détection de mouvements. Créé par Tetsuya Mizuguchi (déjà à l'origine de jeux hors normes tels que Lumines ou Rez) et Q Entertainment, Child of Eden était présenté comme une expérience multi-sensorielle unique. Les questions qui se posent alors sont : Est-il réellement à la hauteur des belles promesses formulées ? Est-t-il un argument suffisant pour justifier l'achat du Kinect au besoin ?

Un rêve éveillé




Dès l'écran d'accueil, le joueur se trouve entraîné par une superbe musique et des graphismes incitant au rêve. Cette première impression se confirme avec la scène d'intro, qui mêle de façon très réussie images réelles et de synthèse… Et ce n'est que le début ! Le but de Child of Eden est de sauver Lumi, le premier être humain né dans l'espace. Pour cela, il faut purifier Eden (l'Internet du futur) des virus l'attaquant. Ce sont donc cinq archives (plus une à débloquer) aux noms évocateurs comme Matrice, Beauté ou encore Évolution qu'il faut parcourir et nettoyer. Tetsuya Mizuguchi nous promettait une expérience multi-sensorielle, et on peut dire que le pari est réussi, puisqu'il propose une aventure sollicitant la vue, l'ouïe et le toucher de façon très convaincante. Commençons par la vue : les archives font voyager le joueur dans cinq univers ayant chacun leur propre atmosphère : de la matrice, plutôt géométrique (qui n'est pas sans rappeler Rez, du même créateur), aux fonds marins en passant par la surface d'un ruisseau.

Tout est fait pour nous transporter, grâce à une réalisation soignée, aux couleurs et effets de lumière chatoyants (avec une mention spéciale à la baleine transparente de l'archive Évolution). Cet aspect visuel est renforcé grâce à la musique en parfaite adéquation avec les niveaux, car chaque action entraîne un ajout sonore à l'ensemble, le but étant donc de tirer le plus en rythme possible (histoire de s'en mettre plein les oreilles, et surtout de récolter quelques points bonus). Si l'on entre dans une archive avec une musique plutôt apaisante, les choses s'accélèrent vite, tout comme la musique tout au long de la dizaine de minutes nécessaire au nettoyage de chaque niveau. Dix minutes par niveau peut sembler court, mais il faut garder à l'esprit que, si l'on joue avec Kinect, cela demande de garder le bras tendus quasi en permanence. De toute façon, il s'agit d'un shoot'em up, genre qui ne se caractérise pas par la longueur de ses niveaux. D’ailleurs, le terminer une première fois puis l'abandonner serait passer à côté de nombreuses choses, puisqu'une fois achevé en mode normal, on débloque le mode difficile, qui apporte un bon challenge, mais on débloque aussi le mode « Trip » rhabillant totalement chaque niveau dans une gamme de couleurs radicalement différentes, sorties tout droit d'une hallucination (d'où le nom), et qui justifie une nouvelle partie pour en profiter pleinement.

En tant que shmup, le principe de base reste quand même le scoring. Autre mode à être débloqué, les effets sonores qui permettent aux joueurs d'agir sur la musique avec la manette, un peu plus gadget, c'est quand même un moyen supplémentaire d'interagir avec le jeu. Et si vous espérez purifier à 100% les archives, persévérance et bonne connaissance du niveau seront de mise. Il faudra également refaire plusieurs fois le jeu pour réunir toutes les espèces dans le Jardin de Lumi : la charmante demoiselle se tient au milieu du menu et chaque niveau complété permet d'y débloquer une créature. Il s'agit en quelque sorte d'un deuxième "jeu", puisqu'en passant le curseur sur ces êtres, le joueur crée des sons, différents bien sûr selon l'espèce choisie, et s'il le souhaite, peut laisser libre cours à sa créativité musicale.

Une technique à la hauteur




Nous venons donc de voir qu'artistiquement, Child of Eden est une réussite, mais qu'en est-il sur le plan plus technique du gameplay ? Côté reconnaissance, Child of Eden nous donne une belle démonstration de l'exploitation de Kinect : une reconnaissance plutôt précise et fluide dans les menus comme dans le jeu. Les ennemis s'éliminent soit de la main droite, que l'on déplace pour locker les cibles (jusqu'à huit) et en la déplaçant vers l'avant pour déclencher le tir, soit de la main gauche, avec le tir automatique moins puissant, mais capable de venir à bout des ennemis violets et des projectiles, le changement d'arme étant instantané. La dernière possibilité est d'activer l'Euphoria (il détruit tout à l'écran pendant quelques instants) en levant les deux bras. Rien de bien compliqué, c'est un gameplay simple et efficace comme on les aime, bien exploité et accessible à tous avec une difficulté progressive. Gare aux projectiles ennemis, signalés par un cercle violet au centre de l'écran, accompagné de la direction d'où provient la menace, ce qui sauve la jauge de vie (qui peut être regarnie grâce aux bonus récoltés). Évidemment, Child of Eden a été pensé pour Kinect, mais ce n'est pas pour autant que les autres joueurs ont été laissés de côté. Le changement manette/Kinect se fait instantanément avec la touche select, que ce soit dans les menus ou même en cours de jeu.

La jouabilité à la manette est excellente et compense son immersion moindre par une précision accrue. C'est également l'occasion de se reposer un peu les bras, qui commencent à souffrir de crampes après quelques niveaux enchaînés... Petite précision : la manette vibre au rythme de la musique et de vos actions, histoire d'accentuer l'expérience. Cependant, il est dommage de s'y cantonner, car on se prive d'une grande partie de l'expérience proposée et on se contente alors d'un shmup plus que classique aux possibilités assez réduites (si la jouabilité avec Kinect s'en accommode parfaitement, à la manette, le manque se fait nettement plus sentir). Du côté de l'immersion proposée, si vous poussez l'expérience à fond en vous mettant dans le noir, avec une bonne installation sonore, les manettes (jusqu'à quatre) calées dans les vêtements et vibrant en rythme, inutile de dire que vous serez transporté au cœur des archives. En cherchant la petite bête, on arrive à trouver une erreur au niveau de la traduction, au moment d'afficher les classements : la « mise à jour » devient « mise du jour » mais cela n'est qu'un détail au regard de la qualité globale du titre. A saluer également, la possibilité de régler l'affichage HUD, de détaillé à complètement masqué : bien sûr, sa disparition facilite encore l'immersion.

Point complet
On peut dire que Tetsuya Mizuguchi a parfaitement tenu ses promesses, il nous propose un shmup musical pour Kinect, très immersif si on utilise pleinement les options offertes. C'est un peu LE jeu Kinect que l'on attendait depuis le début. Même si le choix de la manette est possible, il est dommage de s'y limiter, sous peine d'amputer au titre une grande partie de son intérêt. Child of Eden offre donc une expérience multi-sensorielle unique et très plaisante, à voir absolument pour les amateurs d'originalité.

On a adoré :
+ Excellente exploitation du Kinect
+ Expérience unique…
+ Et très immersive
+ Graphismes et musique enchanteurs
+ Hybride manette/Kinect
+ Prise en main simple
+ Difficulté progressive
+ Forte rejouabilité (et bonus à débloquer)
On n'a pas aimé :
- Mais seulement six très courts niveaux
- Quelques crampes au bras
- Un peu confus au début


Consulter les commentaires Article publié le 04/07/2011 par Julie B.



 
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