Test Castlevania : Lords of Shadow - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Castlevania : Lords of Shadow



Editeur
Konami
Genre
Action Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.10.2010
  05.10.2010
  16.12.2010
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Si la série des Castlevania a réussi à se faire connaître avec ses épisodes 2D, il faut bien avouer que ceux en 3D (à la qualité discutable) ont divisé les foules, laissant un amer goût de déception à beaucoup de fans. Avec Castlevania : Lords of Shadow, Konami souhaitait remettre sa série en avant avec un opus 3D sur les consoles de nouvelle génération faisant office de reboot. La tâche a été confiée à Mercury Steam Entertainment qui a été épaulé par Kojima Productions. Mais en changeant la formule, les développeurs n’ont-ils pas dénaturé la franchise ? Le résultat est-il convaincant ? Voilà autant de questions qui brûlent les lèvres…

Une aventure épique ?




Autant le dire tout de suite, cet opus HD n’a pas grand-chose à voir avec les Castlevania que les fans de la série connaissent. D’ailleurs, pour l’anecdote, le titre a été révélé sous le nom de Lords of Shadow avant d’être renommé plus tard en Castlevania : Lords of Shadow. Ce dernier se présente donc comme un jeu d’action et d’aventure alliant entre autres beat them all, plates-formes et énigmes. Ceci dit, le titre, uniquement jouable en solo, nous plonge dans la peau du ténébreux Gabriel Belmont qui a perdu sa tendre et chère. Bien décidé à lui rendre la vie, il part en croisade contre le tout-puissant maléfique (Satan). Si l’histoire est plutôt convenue, voire relativement classique pour ceux qui s’intéressent à la littérature ou au cinéma, elle n’en demeure pas moins bien écrite, bien amenée et très plaisante à suivre. Rebondissements, fin intéressante (regardez d’ailleurs le générique en entier, une surprise vous attend juste après), le tout est surtout sublimé par une mise en scène des plus efficaces.

Les voix anglophones étant de très bonne facture (avec sous-titres français), avec un ton relativement juste, et les musiques délicieuses, on arrive très rapidement à s’immerger dans l’univers, surtout que les cinématiques sont assez nombreuses pour rythmer l’aventure et pousser les joueurs à aller jusqu’au bout. Tous ne seront pas touchés de la même manière mais on sent que les développeurs ont fait un réel effort sur ce point. Mieux encore, l’aventure est plutôt consistante puisqu’il faut une quinzaine à une vingtaine d’heures pour en voir le bout en moyenne une première fois, et ce selon les aptitudes du joueur et le niveau de difficulté (écuyer, guerrier, chevalier). Nous conseillons toutefois à un habitué du genre de commencer directement en mode chevalier pour se confronter à un certain challenge. Les amateurs et autres néophytes pourront en revanche s’orienter vers le mode écuyer pour simplement parcourir le titre sans trop de difficulté, tandis que le mode guerrier leur donnera déjà un peu de fil à retordre.

Plaisir à 110%




Dans tous les cas, chacun trouvera chaussure à son pied comme on dit et il est possible à tout moment de changer la difficulté. Les points de sauvegarde ont en tout cas été intelligemment implantés pour éviter toute frustration. Les développeurs ayant caché des gemmes et autres coffres à trouver dans les niveaux, la replay value variera selon les joueurs. Les acharnés voulant terminer le jeu à fond n’hésiteront pas à parcourir à nouveau les niveaux pour les terminer complètement. D’ailleurs, en bouclant une fois le soft, on débloque un niveau de difficulté supplémentaire (paladin) qui permet même d’atteindre les 110%, le pourcentage de complétude d’un niveau variant selon la difficulté. Notons au passage que le mode paladin est finalement assez facile vu que l’on garde notre équipement et que l’on connaît déjà les ennemis. Seuls quelques passages sont plus délicats mais, globalement, il y a plus de challenge à terminer le jeu en chevalier une première fois qu’une deuxième en paladin avec cette sorte de new game +.

Les amateurs de bonus seront ravis de voir que l’équipe de développement a pensé à eux avec une section gorgée d’éléments à débloquer fort appréciables. Quelques clins d’œil sont même de la partie, comme dans le jeu en général. Si certains pesteront quelque peu contre le côté linéaire de ce Castlevania LoS, renforcé par l’intégration de bien des murs invisibles, d’autres se laisseront tout bonnement entraîner, en voyant les quelques efforts faits pour pallier cet effet avec des chemins alternatifs ci et là et des niveaux construits de sorte que l’on puisse les aborder de manières quelque peu différentes. Le design des niveaux a été travaillé, ce qui est fort plaisant, même si certains seront un peu frustrés de ne jamais pouvoir prendre de la profondeur pour visiter ces environnements aussi magnifiques que variés et détaillés. Niveau réalisation, les développeurs espagnols n’ont pas fait les choses à moitié puisque le côté artistique est très appréciable et la réalisation est de haute volée.

Les plus chipoteurs souligneront toutefois que quelques petits soucis d’aliasing se voient ci et là, au même titre que certains bugs de collision, et que le frame rate n’est pas toujours constant. Rien de bien méchant au final, surtout lorsqu’on voit le travail effectué sur tout le reste, modélisations et animations comprises. En revanche, le fait d’avoir opté pour une caméra fixe avec des angles précalculés divisera assurément les joueurs. Si d’un côté cela permet surtout de maintenir la qualité technique, d’un autre, cela peut gêner le joueur, que ce soit au niveau de la visibilité de l’action (certains ennemis non visibles, quand ce n’est pas notre personnage ou encore des angles non optimaux lors des phases d’exploration ou de plates-formes) ou de l’action elle-même, notamment lorsqu’on est adepte de la multiplication des esquives pour rester en vie.

Du pompé très bien réutilisé




Cela dit, ceux qui passeront outre cet élément découvriront un gameplay léché et des phases variées. En effet, pour renouveler l’expérience de jeu tout en variant les plaisirs, les développeurs n’ont pas hésité à intégrer des phases de plates-formes sympathiques, des énigmes abordables (il est toujours possible d’en venir à bout en « payant » avec ses XP récoltés), des labyrinthes, des personnages à aider, des phases à dos de bestioles et, bien entendu, des combats orientés beat them all. Très inspiré par les meilleures productions du genre, le studio de développement s’est contenté de reprendre plusieurs éléments de divers jeux connus (allant de God of War à Shadow of the Colossus, en passant par Darksiders, Devil May Cry et compagnie). Ce que l’on perd en originalité, on le gagne tout de même en efficacité. La croix de combat de Belmont contient une chaîne qui se déploie et qui agit comme le fameux fouet que les habitués de la licence connaissent. Attaques directes ou de mêlée, esquives, parades, contre-attaques, QTE pour intensifier l’ensemble, choppes, il y a tout ce qu’il faut pour faire un excellent titre, et c’est d’ailleurs réussi. Si le début de l’aventure est plutôt simpliste en termes de gameplay, il faut reconnaître que l’on a plaisir à accumuler de l’XP pour faire évoluer notre personnage.

Au final, on gagne petit à petit en puissance et en diversité au niveau des coups. La croix étant l’arme principale de Belmont, la firme espagnole n’a pas oublié de rajouter des éléments secondaires pour (encore une fois) varier quelque peu les situations. Eau bénite, fées, dagues, etc. seront donc vos alliées, surtout que les ennemis, variés, possèdent chacun leurs forces et faiblesses à exploiter. Il est même possible, dans les cas extrêmes, d’avoir recours à une invocation grâce à un cristal noir. Le petit plus du titre, c’est assurément son système de magie qui permet de choisir à tout moment laquelle utiliser entre celle de la lumière et celle de l’ombre. La première permet en effet de recouvrer de la vie (que l’on peut récupérer aussi via des éléments spécifiques) lors des coups portés réussis tandis que l’autre augmente la puissance. Cette petite subtilité est la bienvenue. Enfin, l’un des points essentiels à aborder, c’est assurément les combats contre les boss qui sont parfois épiques, notamment contre les géants. Là encore on sent l’influence des références du genre, mais il faut admettre que ces affrontements sont souvent dantesques, le tout étant enrobé par une mise en scène efficace.

Point complet
Castlevania : Lords of Shadow n’a plus grand-chose d’un Castlevania et reprend beaucoup d’éléments des meilleures productions du genre. Si certains seront gênés par cela, il faut bien avouer qu’ils auraient tort de se priver du bébé de Mercury Steam Entertainment et Kojima Productions tant ces idées récupérées sont bien intégrées. Si on omet la caméra fixe qui peu dérouter, voire gêner à certains moments, et quelques soucis allant de bugs de collisions à un frame rate inconstant, le soft offre une excellente expérience de jeu. Du challenge, des phases variées, des décors divers et détaillés, un rendu graphique de haute volée, certains affrontements épiques, une bande sonore délicieuse, des voix de bonne facture, des sous-titres français, plusieurs bonus, un mode à débloquer, etc., les qualités sont suffisamment nombreuses pour compenser les défauts. Pour peu que l’on se jette à corps perdu dans l’aventure, on prend un sacré plaisir à aller jusqu’au bout, voire à finir le jeu à 110% pour les plus acharnés.

On a adoré :
+ Histoire bien écrite
+ Voix anglophones…
+ Et sous-titres français
+ Gameplay évolutif
+ Du plaisir
+ Phases de jeu variées
+ Décors superbes, variés et détaillés
+ Fort joli
+ Bande sonore succulente
+ Mise en scène de qualité
+ Durée de vie
+ Les divers bonus
+ Un certain challenge
+ Mode Paladin à débloquer…
On n'a pas aimé :
- Mais pas si difficile que cela
- Frame rate inconstant
- Caméra fixe pas toujours optimale
- Assez linéaire
- Peu d’originalité


Consulter les commentaires Article publié le 07/11/2010 par Vincent P.



 
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