Test Castlevania : Lords of Shadow 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Castlevania : Lords of Shadow 2



Editeur
Konami
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.02.2014
  25.02.2014
Nombre de joueurs
1

Le dernier opus de la dernière trilogie en date se déroulant dans l'univers Castlevania est récemment sorti sur nos consoles. Celle-ci avait été entamée par Lords of Shadow, qui avait été suivi par Lords of Shadow – Mirror of Fate, dont on a pu découvrir le portage HD en octobre dernier. Ces épisodes ont quelque peu remanié la mythologie autour de la famille Belmont, du moins par rapport à celle que l'on connaissait dans les opus traditionnels. Lords of Shadow 2 ne déroge pas à la règle et vient conclure la destinée des Belmont, en proposant un univers plutôt atypique pour la série. Reste à voir si le jeu a suffisamment de mordant…

Le même, en moins bien…




Castlevania : Lords of Shadow 2 reprend l'aventure là où nous l'avions laissée à la fin du premier épisode. Enfin, pas tout à fait… Nous éviterons de spoiler au cas où vous n’auriez pas fini le premier LoS, mais ceux qui l’ont terminé comprendront. Alors que Mirror of Fate se centrait principalement sur les aventures de la descendance Belmont (Trevor/Alucard et Simon) plusieurs années après les événements du premier épisode, LoS2 se situe beaucoup plus tard. Nous retrouvons un Gabriel qui a beaucoup changé. C'est donc la suite du teaser placé à la toute fin du premier opus. Pour situer les faits, disons que Zobek a demandé à Dracula de s'allier avec lui pour lutter contre le retour de Satan. Celui-ci a proposé en échange « the true death » (la mort véritable), soit en d’autres termes le repos éternel grâce à la croix tueuse de vampires qu'il possède encore... Le joueur doit donc endosser le rôle du maître des ténèbres, à la solde de son nouveau partenaire, pour détruire le mal ultime. Sans trop en dire, soulignons simplement que la construction de l’histoire permet de garder le fil jusqu’à la fin sans déplaisir. La particularité de cet épisode se situe dans son univers. Ce n'est plus une surprise, nous l'avions aperçu dans la vidéo « preview » de LoS1, la trame principale se déroule dans une période contemporaine, voire même futuriste. Malheureusement, cette nouvelle direction dessert le titre. En effet, non seulement il faut oublier les paysages quelque peu heroic-fantasy du premier, mais en plus, le level design en pâtit.

Dans l'univers moderne, Gabriel déambule dans beaucoup de couloirs, à travers des complexes industriels, et donc dans beaucoup d'environnements clos. Néanmoins, heureusement, un autre pan de l'histoire fait revenir le héros dans son château. En fait, l'histoire principale fait le lien avec le premier LoS, tandis que l'histoire secondaire fait le lien avec Mirror of Fate et la destinée des Belmont. Dans ce cadre, on retrouve des décors un peu plus connus. Néanmoins, là encore, ils sont sombres et monotones. Finalement, c'est très rapidement l'ennui et les combats avec nos différents assaillants qui rythment nos pérégrinations. Et justement, le level design, tel qu'il est conçu, a ce défaut de casser le rythme. En effet, la carte est relativement grande et segmentée en divers niveaux. Gabriel/Dracula doit prendre des ascenseurs pour se rendre dans différents endroits. Que ce soit les ascenseurs des buildings modernes proposés dans l'histoire principale ou des mécanismes similaires dans le château, les moments de latence entre deux environnements semblent interminables. D'autre part, les développeurs ont mis au point un système de téléportation pour rendre les déplacements plus faciles. Malheureusement, là encore, il y a de gros temps de latence. D'autre part, le jeu propose aussi des temps de chargement assez longs, notamment lors de la mort de notre personnage. Dans ce cas, un écran de chargement se présente avant de nous proposer de recommencer.

Malgré une installation du titre (ce qui est conseillé), les délais sont bien présents. Du coup, en plus de casser le rythme, ça nuit à la projection du joueur dans l'histoire. Mis à part ça, la réalisation est plutôt de bonne facture, même si le moteur de jeu commence à dater, certaines textures pouvant avoir l'air blafardes, sans parler de la présence bien visible de l’aliasing. Ceci dit, certains passages sont tout à fait bluffants, comme le combat contre le titan lors de la phase de tutoriel. A ce niveau-là, LoS2 n'est pas à plaindre, même si nous sommes aujourd'hui habitués à mieux. Le soft bénéficie globalement d'une bonne réalisation, du moins si on oublie les problèmes de chargement évoqués plus tôt et le fait que le moteur graphique commence à être obsolète. Quant au doublage, il est franchement convainquant, avec Robert Carlyle et Patrick Stewart en guest stars, et la musique est épique. Ce volet présente une autre particularité, celle de l’intégration d'une caméra dite « libre ». Dans le premier opus, la caméra était fixe, ce qui offrait un aspect old school pouvant en rebuter certains. Qu'à cela ne tienne, les développeurs permettent désormais de prendre le contrôle de la caméra. Si c’est appréciable, il faut bien reconnaître que ça n’a ici rien d’exceptionnel. Les environnements sont tellement clos qu’une caméra fixe aurait très bien pu suffire, ce qui n’était pas le cas dans le premier et ses vastes environnements en plein air. D'ailleurs, dans certaines parties, la caméra n'est que « semi » libre, puisqu’on ne peut que l'incliner selon un angle faible.

Plus complet, moins épique




De plus, le fait que la caméra soit libre amène désormais un nouveau problème : parfois on doit s’accommoder d’un mauvais placement qui réduit la lisibilité des combats. Pour le reste, les développeurs ont repris la même recette en la transposant pour le personnage de Dracula, ce qui se ressent notamment au niveau des pouvoirs et de l’équipement puisqu’il dispose de l'épée du néant et des griffes du chaos. Cependant, l'usage des pouvoirs est similaire à celui des magies de lumière et d'ombre. Ainsi, l'épée du néant permet de voler de la vie à ses adversaires alors que les griffes du chaos servent à anéantir les boucliers ennemis. De la même façon, les jauges de ces pouvoirs sont régénérées en effectuant des combos qui augmentent la concentration. Par contre, dans cet opus, le héros dispose de plus de pouvoirs, à débloquer au fil de l’aventure. Il commence avec des dagues à lancer, avant de pouvoir balancer des nuées de chauves-souris pour déconcentrer ses ennemis, voire avant de pouvoir se transformer en rat ou en brume... Son inventaire est également plus vaste. Dracula peut transporter plusieurs éléments qui lui donnent temporairement des bonus d'expérience, de force, de vie... En plus de l'arsenal disponible, le joueur peut compter sur une multitude de coups et de combos à débloquer pour ses armes basiques, mais également pour l'épée du néant et les griffes du chaos. L'arbre de compétences est tout simplement très vaste, et le système d'XP est assez appréciable.

En effet, il y a un système de maîtrise pour les coups les plus utilisés. Au final, le nombre total de combinaisons à débloquer est tellement impressionnant qu'on se demande comment tout retenir. Ceci dit, le concept de base reste le même, à savoir dézinguer à tire larigot, même si les développeurs ont tenu à rajouter un peu d’infiltration… Pour le coup, ils pouvaient largement s’en passer tant c’est raté. Dans ce volet, Dracula doit se battre à la fois contre des démons et contre des chevaliers de la confrérie de la lumière en costume high tech. En tout cas, la difficulté est correctement dosée et ce dès le mode « normal ». Les joueurs les plus aguerris peuvent même débloquer un niveau de difficulté supplémentaire une fois le titre terminé. Certains boss offrent d’ailleurs un vrai challenge. On regrette tout de même l'absence des titans, mis à part celui du tutoriel, qui rajoutaient un côté épique aux combats du premier épisode, ce qu’on peine à retrouver ici. Enfin, en ce qui concerne la durée de vie, il faut bien avouer que celle-ci est plus que correcte. En normal, le joueur peut facilement faire l'histoire en une vingtaine d'heures, sans compter le temps qu'il faut pour chercher et collecter les différents objets cachés ou pour réaliser les Défis Kleidos (épreuves en arène où Dracula doit battre des monstres selon quelques contraintes), accessibles une fois que plusieurs runes sont réunis.

Point complet
Sans être révolutionnaire, le titre de Mercury Steam Entertainment vient simplement conclure la trilogie entamée il y a quatre ans avec Castlevania : Lords of Shadow premier du nom. Les développeurs ont essayé de mettre à jour leur copie mais c'est sans réelle surprise, et ce même si on incarne Dracula. Les éléments qui ont fait le succès du premier épisode sont toujours là (à l'exception des titans, à notre grand regret) et les quelques nouveautés ne sont pas exceptionnelles. Au final, ce qu'on regrette le plus, c'est le choix de l'univers de cet opus. La période moderne choisie s’accompagne d’un level design trop morne et quelque peu lassant. En plus, les temps de chargement sont interminables et le système de téléportation est raté. Quant aux combats, quelque peu répétitifs, ils viennent achever ce titre grandement attendu. Ce n’est pas mauvais pour autant, et la durée de vie est en prime plus que correcte, mais on peut clairement faire l’impasse sur ce volet qui, après plusieurs années d’attente, se révèle simplement décevant. Fort heureusement, il bénéficie de la plupart des solides bases de LoS1, de doublages de qualité, de musiques de très bonne facture et d’un scénario qui se laisse suivre sans déplaisir. On évite le naufrage !

On a adoré :
+ Les doublages
+ La durée de vie
+ Les combos très variés
+ Arbre de compétences vaste
+ Les pouvoirs de vampire
+ Les solides bases du premier
+ La caméra libre sur le papier…
On n'a pas aimé :
- Mais avec pas mal de défauts
- Peu de nouveautés au final
- L’infiltration, ratée
- Les temps de chargement
- Graphismes datés, aliasing
- Le level design
- Système de téléportation raté
- Pas vraiment de combats épiques


Consulter les commentaires Article publié le 28/04/2014 par Skander N.



 
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