Test Carmageddon : Max Damage - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Carmageddon : Max Damage



Développeur
Stainless Games
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  08.07.2016
Nombre de joueurs
1 à 6
Classification PEGI
Prix de lancement
19,99 €

Si on avait dit en 1997 aux petits gars de Stainless Games que 19 ans plus tard le dernier opus de leur toute nouvelle saga serait produit par des fans, on aurait probablement vu débarquer une équipe de personnes tout de blanc vêtues afin de nous administrer un gentil médicament sédatif. Mais la réalité est bien celle-là, puisque c’est grâce à Kickstarter que le nouveau jeu de la franchise a fini par voir le jour. Enfin, pour être précis, c’est Carmageddon : Reincarnation version PC qui a été financé ainsi, Max Damage en étant la réédition Xbox One et PS4 enrichie de quelques bonus. Peut importe puisqu’au final il s’agit bien du même jeu. Prêt pour le carnage ? Alors en route !

L’odeur du sang sur le bitume au petit matin



Si jamais vous viviez dans une grotte (ou dans les parties génitales de vos parents) à la fin des années 90, peut-être n’avez-vous jamais connu Carmageddon, ni sûrement le film La Course à la Mort de l’An 2000 (de 1975) dont le jeu s’inspire largement. Mais comme vous êtes doté d’un sens de la déduction aiguisé, vous avez remarqué que son nom est un jeu de mot entre « Car » et « Armageddon », laissant donc présager un bon gros bordel à bord d’un véhicule motorisé. Et vous avez raison ! Basiquement, Carmageddon vous propose de participer à une session dans une zone ouverte où vous devrez réaliser un des trois objectifs suivants pour gagner : passer tous les checkpoints, détruire tous vos adversaires ou écraser tous les piétons, le tout avant la fin du temps imparti (extensible en fonction de vos actions).

Cet opus One reprend donc bien évidemment ce principe, même si pour varier les plaisirs, les sessions sont parfois axées uniquement sur un de ces objectifs. Vous serez donc amené à sévir dans diverses zones ouvertes différentes, certaines plus inspirées graphiquement que d’autres, mais nous y reviendrons plus tard. Avec une soixantaine de courses pouvant s’étaler grandement en longueur, autant dire que la durée de vie est vraiment correcte. Correcte, oui, mais ce n’est pas pour autant que vous serez tenu en haleine jusqu’au bout…

Le syndrome de Peter Pan



On ne va pas se mentir, ce qui fonctionnait il y a deux décennies ne fonctionne plus vraiment aujourd’hui. Sûrement qu’en 97, écraser des piétons était le summum de l’innovation, apportant un côté malsain encore inédit. Mais en 2016, dans ce genre là, on a vu bien pire. Et les heures à labourer les trottoirs sur les nombreux GTA-Like ont également émoussé l’intérêt d’écraser des badauds, malgré toutes les tortures qu’on peut leur imposer sur Carmageddon. Reste des courses à checkpoints ultra-classiques et la démolition des adversaires qui se termine souvent en balais pare-choc contre pare-choc. Pour ne rien arranger, mais peut-être devrions-nous le mettre dans la colonne des « bons points », le comportement des voitures est exactement le même qu’à l’époque… Ce qui veut dire, pour faire simple et clair : piloter une savonnette sur une route glacée. Il vous faudra un bon moment pour apprivoiser votre monture et, quoi qu’il arrive, n’espérez pas la dompter complètement. Le moindre petit choc, le moindre léger coup de volant ou petite bosse trop prononcée se terminera dans la grande majorité des cas en tête à queue ou dans le décor.

Heureusement, comme vos adversaires ne se concentrent pas particulièrement sur la course, même si vous perdez quelques secondes à vous remettre sur la piste, ça ne devrait pas trop vous handicaper. Par contre, pour l’effet que ça aura sur vos nerfs, ça, on ne peut rien y faire. L’IA des pilotes des autres véhicules est d’ailleurs plutôt bonne et si jamais l’un d’entre eux décide qu’il veut vous envoyer au cimetière, vous allez devoir ruser pour vous en débarrasser. Notons aussi que, comme à l’époque, vous pouvez récupérer des power-ups afin de vous aider à remporter la victoire. Il peut s’agir d’un bonus ou d’un malus, vous affectant vous, vos adversaires ou les piétons. Il y en a énormément et ça peut aller du pouvoir de faire décoller dans les airs tous les passants que vous croiserez ou découper littéralement votre voiture en deux. D’ailleurs, si jamais cela vous arrive ou si votre monture est trop abimée ou se comporte bizarrement, vous pouvez la réparer en appuyant simplement sur Y. Cela vous coûtera néanmoins un peu des précieux points amassés grâce à vos actions, ces mêmes points qui débloquent les épreuves suivantes…

Jacky Momo Tuning



Pour tenter de gagner plus facilement la partie, vous aurez le choix de votre véhicule. Si le nombre au départ est limité, il suffira de défoncer la voiture identifiée en début de course pour l’ajouter à votre collection. Vous pouvez aussi récupérer des jetons d’amélioration sur le terrain afin de booster un peu votre bébé. Quelques éléments de personnalisations esthétiques (notamment au niveau des armes) sont également présents, mais on aurait vraiment aimé pouvoir customiser son véhicule de A à Z et pas juste choisir entre une dizaine de peintures prédéfinies. Et vu que la modélisation des engins est plutôt réussie, ça aurait été un vrai plus. Mais le jeu, à l’image de tout meeting de kékés qui se respecte, ne présente pas que du beau.

Même si les environnements sont plutôt bien modélisés, les textures elles ne sont pas vraiment terribles et souvent même très fades. Heureusement, quelques effets de lumière et de réflexion sur les carrosseries viennent relever un peu le tout, mais globalement, le jeu est graphiquement très moyen… Mais il est aussi vide. 200 piétons en moyenne, ça fait beaucoup dans l’absolu, mais dans une grande zone ouverte on se sent bien seul, et ce ne sont pas les trois pauvres éléments destructibles qui se courent après qui viendront dire le contraire… Au niveau des autres points moyens, on retrouve aussi la bande-son très « hard rock » mais insignifiante et oubliable, même si elle colle bien à l’univers.

L’avis perso de Vegakiller // On surfe sur la nostalgie…

Un petit mot déjà par rapport à Kickstarter. Je trouve ça vraiment génial qu’un jeu puisse voir le jour sur console grâce à l’appui direct et financier des fans. Dommage que ce ne soit pas encore vraiment démocratisé, mais c’est une vraie alternative aux gros studios qui sont parfois allergiques à la prise de risque. Pour le jeu en lui-même, j’ai retrouvé les sensations du premier volet, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Un peu plus d’audace et de fun, ça n’aurait pas fait de mal.


Point complet
Quelle est la différence entre remake et copié-collé ? Vous avez 2h ! Carmageddon : Max Damage n’oscille pas entre le remake et le copié-collé à la sauce HD, il fonce tête baissée dans la seconde. Reprendre les mêmes mécaniques que le premier opus, c’est une bonne chose en soi, c’est ce que les fans voulaient. Sauf que quand le jeu original a 20 ans, il faut se poser les bonnes questions. Ce que l’équipe de développement n’a pas fait. Le concept s’est largement émoussé avec le temps, le fun n’est plus vraiment là. Reste tout de même un jeu original et assez agréable à jouer, mais bourré de lacunes. Sachez qu’il est disponible autour des 13€ en ce moment, mais qu’il ne vaut pas un centime de plus. Un conseil, testez le premier opus avant pour être sûr que la conduite étrange ne vous rebute pas trop…

On a adoré :
Des zones ouvertes…
Avec plusieurs objectifs au choix
Une bonne durée de vie
Plein de véhicules à collectionner
Des effets sympathiques…
On n'a pas aimé :
Mais graphiquement très moyen
Gameplay déroutant
Concept vieillissant et plus très fun
Décors un peu vides


Consulter les commentaires Article publié le 05/03/2017 par Vincent P.


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