Test Call of Juarez - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Call of Juarez



Editeur
Ubisoft
Développeur
Techland
Distributeur
Ubisoft
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.06.2007
  07.06.2007
  28.02.2008
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
- Réseau local
Classification PEGI
Thème
Western
Mémoire
2 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
69,00 €

Après une incursion dans le monde PC qui se sera plus fait remarquée à défaut de marquer, Call of Juarez revient sur Xbox 360 avec la ferme intention de changer la routine. Point de nazi à dégommer, encore mois de créature futuriste, Call of Juarez la joue Western. Un thème que l’on n’avait pas vu sur la console de Microsoft depuis le moyen GUN. Une occasion en or était donc donné à Techland de faire bonne figure auprès des fans.

A la conquête de l’ouest




Une fois n’est pas coutume, ce sont deux personnages que le joueur va incarner au fil de l’aventure. Tout commence avec le jeune Billy la Bougie, qui revient dans son village natal après avoir tenté en vain une carrière de chercheur de trésor à Juarez. Vient ensuite le révérend Ray, qui n’est autre que le frère du beau-père de Billy. Si Billy déteste par-dessus tout Ray, l’accusation du meurtre de sa mère et de son beau-père ne va pas arranger l’estime que lui portait le révérend. Ainsi donc, le jeu va alterner deux phases : la fuite avec Billy et la chasse avec Ray. Le joueur incarnera successivement ces deux personnages, et aura plus d’une fois l’occasion de croiser l’un avec l’autre et vice-versa.

Le scénario déjà fortement original permet de proposer deux gameplay pour le moins complémentaires. Billy peut ainsi s’accrocher à des branches avec son fouet ou se cacher dans des petits buissons. Ray quant à lui dispose d’une arme qui lui est propre et franchement sympathique : la Bible. Il peut lire des passages et tourmenter ses opposants qui hésiteront alors à tirer sur un homme de Dieu. Mais ce n’est pas tout puisque ce bon vieux Ray est en réalité un as de la gâchette.

Le joueur peut donc utiliser le mode concentration qui ralentit l’action et permet aisément de tirer sur les ennemis à l’écran. Vraiment agréable, ce mode donne indéniablement le sourire aux lèvres. Attention néanmoins à ne pas trop en abuser, sous peine de considérablement se faciliter la tache. Dernier point propre à Ray : les duels. Comme dans un bon Clint Eastwood, on se retrouve en face d’un gros méchant qu’il faut dézinguer le plus rapidement une fois le feu vert donné. Via une manipulation du stick analogique droit, de bas en haut pour simuler le fait de dégainer son révolver, on se retrouve à devoir éviter les éventuelles balles tout en tirant le plus vite possible (en ayant pris le soin de bien viser, cela va de soit). Plaisir garanti.

Muy difícil




Autant le mode concentration de Ray permet de grandement faciliter le jeu, autant Billy n’a lui pas été gâté. Déjà pas franchement résistant aux balles, le petit doit en plus se coltiner les phases les plus difficiles et rébarbatives. Des séquences d’infiltration lentes et pénibles, de l’escalade aussi peu précise qu’interminable, et des longues marches quasi hypnotiques tant elles sont ennuyantes : n’en jetez plus la coupe est pleine !

Comme si cela ne suffisait pas, la difficulté générale de Call of Juarez est extrêmement mal dosée. En difficulté moyenne (celle par défaut), il arrive de devoir refaire certains passages une bonne dizaine de fois pour que Billy survive. Si encore les ennemis faisaient preuve d’une IA coriace on pourrait comprendre, mais c’est plutôt leur fâcheuse manie à tirer en pleine tête alors même qu’ils ne représentent qu’un petit point à l’horizon qui agace et qui a de quoi.

D’ailleurs, mieux vaut jouer en haute définition. Dans le cas contraire, le manque de lisibilité est encore plus important. La petitesse des textes par exemple ne manque pas de rappeler les soucis connus par Dead Rising. Autrement la technique de ce Call of Juarez s’en sort plutôt bien. Sans être une claque les développeurs ont réussi à créer un univers riche et coloré, plutôt bien mis en scène pour donner une fausse impression de liberté totale à la Oblivion. Car dans les faits il y a toujours une barrière ou un courant d’eau pour empêcher le joueur d’aller n’importe où.

Et pour quelques dollars de moins




C’est assez rare pour être signalé, la version française de Call of Juarez est vraiment excellente. Les doublages francophones sont en effet un modèle dans le genre et ce même dans une version import américaine (le jeu est dézoné). Une opportunité immanquable pour diviser le prix du jeu par deux, autrement vendu 70 euros chez nous. Passons enfin rapidement sur le mode multijoueur, très sympa mais pas vraiment peuplé et pas non plus très travaillé (impossible de changer d’équipe en cours de partie alors que l’on est à 6 contre 2). Les deathmatch et autres duel en équipe restent pratiqués, mais mieux vaut faire une croix ou bien organiser son coup via XG Live pour trouver du monde sur les modes les plus exotiques. Vraiment dommage.

Point complet
Techland nous offre avec Call of Juarez un FPS agréable mais loin d’être inoubliable. Il y avait pourtant de quoi faire avec le scénario et l’ambiance mis en place. Dommage que la difficulté soit si mal dosée et le jeu globalement mal fini. Reste donc de Call of Juarez un FPS qui sort des sentiers battus et qui sera toujours ça de pris à 35 euros en import pour les fans de Western.

On a adoré :
+ L’ambiance
+ Les doublages français
+ 35 euros en import
On n'a pas aimé :
- … 70 euros sinon
- L’IA décevante
- Certaines phases avec Billy
- Le multijoueur mal fini


Consulter les commentaires Article publié le 25-07-07 par Aurélien B.



 
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