Test Call of Juarez : Bound in Blood - jeux vidéo Xbox One

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Call of Juarez : Bound in Blood



Editeur
Ubisoft
Développeur
Techland
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.07.2009
  30.06.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Western

En septembre 2006, les PCistes amateurs de FPS ont pu découvrir une toute nouvelle licence à la sauce western signée Techland et nommée Call of Juarez. L’année suivante, en juin plus précisément, c’était les possesseurs de Xbox 360 qui pouvaient entendre l’appel de Juarez. Malgré quelques défauts évidents, le titre s’est révélé être plutôt sympathique, raison pour laquelle les fans du genre attendaient avec une certaine curiosité la suite, qui est en fait un prélude se déroulant vingt ans avant le premier opus, intitulée Call of Juarez : Bound in Blood. Celle-ci étant enfin disponible, il est l’heure de révéler si les développeurs ont bien fait de dégainer ou non ce deuxième volet…

Un six coups qui fait mouche




L’histoire de Call of Juarez : Bound in Blood prend place vingt ans avant les événements du premier opus et met en scène, en 1864 donc, Thomas et Ray McCall, deux soldats de l’armée des Confédérés qui vont rapidement déserter pour des raisons familiales. Ceux-ci retrouvent alors leur frère William qu’ils vont tenter de protéger envers et contre tout, tout en se rendant à Juarez pour récupérer un trésor légendaire. Si le synopsis peut paraître assez classique, voire même banal pour tous les fans de Western, il faut bien avouer que le scénario est prenant et offre son lot de rebondissements entre amourettes, trahisons, retournements de situation et joutes verbales fort appréciables dans un langage châtié. L’ambiance est là et les cinématiques en slideshow de dessins situant le contexte et traduisant les pensées de certains personnages sont complétées par d’autres faites à partir du moteur du jeu. Le tout donne une histoire vraiment réussie soutenue par une très bonne ambiance et des doublages français, malgré quelques problèmes de synchronisations labiales, en grande partie d’excellente facture. Si deux ou trois voix laissent à désirer, globalement les doubleurs interprètent bien leur personnage et leur ton est juste. Reste que l’aventure n’est pas bien longue… En effet, les cinq actes découpés en quinze chapitres peuvent être bouclés en quatre heures et demie à cinq heures en ne se concentrant que sur les objectifs principaux.

Mais cette durée de vie peut être prolongée aux chapitres six et huit, ces derniers offrant un environnement ouvert avec une armurerie et des missions secondaires (récupérer des objets dérobés, jouer au chasseur de primes, etc.), ce qui rajoute une bonne heure de jeu pour peu que l’on exécute les contrats, une fois acceptés, sans trop prendre de risques. Enfin, une fois le titre terminé, on déverrouille un nouveau mode de difficulté : le mode Très Difficile. Celui-ci porte plus ou moins bien son nom dans le sens où la progression n’est pas vraiment difficile, malgré le bon comportement de l’intelligence artificielle (même si quelques errances sont à noter), mais certains passages sont plus retors. Les ennemis ont des réflexes plus affûtés que jamais et la prudence et la précision sont de mises. Enfin, les plus téméraires (les cow-boys, les vrais !), mettront entre sept et huit heures pour venir à bout de ce dernier mode de difficulté (en ne comptant que les objectifs principaux). Dans tous les cas, la durée de vie est un peu courte, même si la replay value n’est pas nulle et que les standards actuels sont plutôt revus à la baisse. Enfin, concernant l’aventure solo à proprement parler, à chaque début de chapitre (à l’exception de quelques uns qui imposent un personnage), il est possible de choisir d’incarner Ray (avant qu’il ne devienne un homme de foi pour des raisons expliquées à la fin du jeu) ou Thomas.

Trois frères, un seul destin




Le premier, plutôt bourrin, lourd et costaud, profite de bâtons de dynamite dont il se sert comme des grenades ainsi que de revolvers et fusils pour des tirs à faible distance de l’ennemi et le deuxième, plus subtile, habile et léger, dispose d’un lasso pour grimper à certains endroits prédéfinis et utilise un arsenal de précision, dont un fusil à lunette et des armes des plus discrètes comme des couteaux ou un arc et des flèches. Le bon côté c’est que les profils sont différents et cela se ressent quelque peu dans le jeu. Du coup, le soft offre une bonne replay value en permettant de varier les plaisirs en parcourant par exemple l’histoire une première fois avec un personnage et en réitérant cela avec l’autre dans un niveau de difficulté supérieur. En revanche, il y a un point inexplicable qui est plus que frustrant : l’absence de mode coop. En effet, tout au long de l’aventure on voit les deux frères s’entraider en faisant des diversions ou en mettant à profit la discrétion de l’un et la force de l’autre. Or lorsqu’on y regarde de plus près on voit que Techland a totalement oublié d’intégrer de la coopération off et/ou online. C’est vraiment dommage vu le potentiel qu’il y avait. Reste donc un mode multijoueur en ligne pour compenser quelque peu cet oubli.

Et il faut avouer que ce dernier est de bonne facture. Même si quelques parties présentent quelques pointes de lag, tous les hôtes n’ayant pas une connexion irréprochable, il faut avouer que lors de la sélection des parties un petit indicateur permet de juger la connexion de la partie et ainsi d’éviter au maximum celles à « problèmes ». Ceci dit, le mode multijoueur est jouable jusqu’à douze et propose plusieurs modes de jeu différents allant des classiques deathmatch et team deathmatch à la chasse à l’homme en passant pas la Légende du Far West, offrant des situations classiques de western avec des attaques/défenses de banques ou encore de dépôts de munitions. Dans tous les cas, les cartes sont plutôt vastes et le level design a été très bien pensé avec des passages étroits, d’autres beaucoup plus vastes, bon nombre de planques, des intérieurs, etc. Les parties sont donc prenantes et agréables pour peu qu’il y ait de huit à douze joueurs en même temps. En effet, à moins, certains personnages étant plutôt lents et les armes demandant de recharger régulièrement, le plaisir de jeu en prend un petit coup…

« La foi est [son] bouclier… »




Les parties sont alors moins intéressantes, traînent en longueur et paraissent un peu mollassonnes. On regrette d’ailleurs de ne pas pouvoir en profiter à seize ou vingt-quatre… Enfin, il y a vraiment de quoi s’amuser et à défaut d’être exceptionnel ce mode multijoueur est plus qu’appréciable. De quoi passer de longues nuits face à sa console. Petit plus agréable, les développeurs ont intégré treize classes de personnages, dont une dizaine à débloquer en accumulant de l’argent (le système du multi étant principalement basé sur un système de primes – plus un joueur tue, plus sa tête est mise à prix et plus il rapporte d’argent à son assassin), qui permettent de profiter de divers arsenaux. En sus, en cours de partie, il est possible d’accéder au menu de la sélection des classes pour en changer ou pour procéder à quelques améliorations payantes (avec la monnaie du jeu de niveaux 2 et 3). Ainsi, il est possible d’offrir une meilleure résistance à son personnage ou une meilleure vitalité lorsqu’il s’agit de courir.

Avec Call of Juarez premier du nom, Techland avait essayé de diversifier le gameplay en proposant des phases d’infiltration et de plates-formes qui n’ont pas convaincu les joueurs. Les développeurs ont retenu la leçon pour ne proposer dans ce Bound in Blood que des phases d’action pure tout en essayant de proposer diverses approches des gunfights. Ainsi, outre les différences de style entre les deux héros, nous avons le droit à des gunfights musclés rythmés par les rechargements (les armes d’époque ayant des chargeurs à faible contenance – revolvers six coups par exemple, fusils à canon scié ou encore pistolets légers et rapides à recharger à deux coups, etc.), le tout ponctué par des phases à cheval plutôt moyennes, la physique de l’animal étant quelque peu irréaliste, à bord d’une diligence ou d’un canoë à tirer sur tout ce qui bouge, ou encore d’autres plus statiques avec une gatling (grosse mitraillette sur pied) ou un mortier dans les mains. Les ennemis étant nombreux et bien dispersés dans les niveaux, il y a bien souvent de l’action. Seul petit bémol, le système de couverture semi automatique (le personnage se met à couvert derrière un mur ou une caisse) intégré par l’équipe de développement n’est que peu satisfaisant dans le feu de l’action, surtout lorsque les déplacements sont nombreux.

Hey muchacho, tu as la gâchette facile…




En revanche, d’autres phases de shoot sont beaucoup plus agréables comme le mode Concentration (sorte de mode transe) permettant de ralentir considérablement le temps et, avec Ray, de balayer l’écran avec le réticule pour marquer les membres des ennemis à canarder ou, avec Thomas, de laisser la gâchette de la manette enfoncée et de jouer avec le joystick droit comme si l’on faisait « mumuse » avec un revolver afin de dégommer automatiquement les ennemis. Ce mode-là peut être déclenché à tout moment pour peu que la jauge en forme de barillet soit chargée et est à ne pas confondre avec d’autres passages scriptés demandant de se mettre à un endroit précis pour déclencher un ralenti laissant le temps, pendant quelques secondes, de neutraliser les ennemis à portée grâce aux deux joysticks, chacun symbolisant un revolver. Notons d’ailleurs qu’il est possible à tout moment de changer rapidement d’armes, que l’on peut en équiper deux (une dans chaque main pour les armes légères) ou une seule avec la possibilité de zoomer et que l’on peut se servir de lampes pour mettre le feu, de barils à exploser pour faire sauter les soldats adverses ou encore de chaises à éclater sur le coin du nez d’un soldat. Dernier élément de gameplay pour la fin : les duels.

La caractéristique principale des westerns, c’est la présence de duels. Ceci est bien entendu retranscrit dans le jeu (ce qui n’est pas nouveau pour la licence) et offre quelques petites secondes de stress sympathiques. Le joystick droit dirige la main du personnage, le gauche permet de se déplacer et il faut faire en sorte de se trouver dans la position de tir idéale avec la main suffisamment proche du pistolet (mais pas trop sans quoi l’avatar nous retourne un petit signe de main) pour dégainer au son de la cloche et tirer sur son opposant avant que celui-ci nous descende. En résulte donc un gameplay plutôt solide et assez varié qui évite une certaine monotonie bien qu’il ne soit pas exempt de tous reproches. Dernier point et non des moindres, la réalisation graphique du soft est loin d’impressionner mais elle reste très correcte. Les environnements du jeu étant ouverts, même si cela ne se ressent pas lors de l’aventure, cette dernière étant, excepté aux chapitres six et huit, assez linéaire, il faut bien avouer que le résultat est agréable à l’œil : les effets de particules sont très sympas, la faune est réaliste et les modélisations satisfaisantes malgré tout (quelques détails laissent à désirer). Néanmoins, Techland a un peu trop abusé des effets d’éblouissements, quelques ralentissements se font sentir lors des checkpoints et certaines textures sont affichées avec un sérieux retard. Enfin, ces quelques petits détails techniques, bien que visibles, n’entachent pas vraiment au final la réalisation globale du jeu.

Point complet
Après un premier opus sympathique, Techland récidive avec un deuxième volet qui surpasse le précédent. Plutôt joli malgré quelques petits soucis techniques, ce Bound in Blood se pare d’un scénario accrocheur avec quelques rebondissements, de dialogues de qualité, d’un doublage français dans l’ensemble satisfaisant et d’une ambiance qui fait mouche. Même si l’aventure principale est plutôt courte (entre quatre heures et demie et cinq heures), elle est complétée par quelques objectifs secondaires aux chapitres six et huit et par une replay value assurée par la possibilité d’incarner Thomas ou Ray à chaque niveau (ou presque), ceux-ci ayant un profil différent, et celle de jouer en mode Très difficile (à débloquer en ayant terminer une fois le scénario). Hormis le système de couverture semi automatique, le gameplay est plutôt solide et offre des situations assez diverses pour éviter une certaine monotonie. Tout n’est pas parfait mais l’essentiel est assuré. Enfin, le tout est complété par un mode multijoueur de qualité même s’il faut bien avouer qu’il faut être au moins huit par partie pour réellement en profiter (jusqu’à douze, maximum imposé par les développeurs). Le système des classes est efficace et en se fiant à l’indice de la qualité de la connexion de l’hôte, on peut trouver des parties sans problème technique pour une expérience de jeu toujours plus agréable. Enfin, le véritable reproche que l’on puisse faire à Techland c’est d’avoir omis un mode coop off et/ou online, surtout que de nombreux passages s’y prêtent parfaitement. Du coup, nous ne pouvons compter que sur l’intelligence artificielle qui reste tout de même très bonne et réactive. Au final, Call of Juarez : Bound in Blound est un très bon FPS à la sauce western qui permettra à tous ceux qui apprécient le genre de passer de bonnes soirées, et ce même si le titre est loin d’être exempt de défauts.

On a adoré :
+ L’ambiance
+ Le scénario
+ Les dialogues
+ La majorité des doublages français
+ Les gunfights fort sympathiques
+ Le mode Très Difficile
+ Plutôt joli
+ La variété des passages
+ Incarner Thomas ou Ray
+ Les modes du multijoueur
+ Le level design
+ Un environnement assez ouvert…
On n'a pas aimé :
- Mais une progression en grande partie linéaire
- Seulement douze en ligne par partie
- Les parties à moins de huit joueurs en ligne
- Pas de mode coopération
- Le système de couverture dans le feu de l’action
- Aventure principale plutôt courte
- La physique des chevaux
- Quelques détails techniques


Consulter les commentaires Article publié le 06-08-09 par Vincent P.


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