Test Cabela's Dangerous Hunts 2013 - jeux vidéo Xbox One

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Cabela's Dangerous Hunts 2013



Editeur
Activision
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.11.2012
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Contenus
Classification PEGI
Thème
Chasse / Pêche
Résolutions gérées
1080i, 1080p

Désormais, et depuis quelques épisodes, la saga préférée des américains est entre les mains des développeurs de Cauldron. Et cela tombe bien, elle est de retour. On ne parle pas de foot américain, de hockey ou de catch, mais bel et bien de Cabela's Dangerous Hunts 2013, un jeu de « chasse » qui n’en est pas vraiment un. Tantôt jeu de shoot arcade, tantôt jeu d’aventure scénarisé, ce nouvel opus mélange un peu tout et tente de jouer la carte de la diversité. Mais cela suffira-t-il, après le médiocre Shadow of Katmai, à relever le niveau de la série ?

L’irrespect de la chasse




« N’oublie pas, tu dois respecter ta proie »… Cette phrase, adressée par un père à ses fils avant une partie de chasse, vous fera forcément sourire une fois placée dans son contexte. Il s’agit en effet d’une drôle d’approche dans un jeu où l’on allume dix animaux à la minute. Issue du mode « histoire », cette réplique vous annoncera directement la couleur : ce Cabela’s se veut sérieux, mais il tombe rapidement dans le téléfilm mal joué, mal doublé et totalement creux. Tous les clichés y sont présents, le père qui perd la vie, les fils qui se séparent, puis se retrouvent, bref, rien de bien intéressant à se mettre sous la dent. Ajoutez à cela des cinématiques cheap, mal compressées et qui pixellisent à mort, des persos moches aux yeux globuleux, avec une magnifique mèche à la Justin Bieber, et vous comprendrez notre désarroi. Mais intéressons-nous au jeu en lui-même puisque le scénario d’un tel titre n’est pas la priorité. Un fusil à pompe, un pistolet, une arbalète, un sniper et vous voilà parti en chasse de petits et gros gibiers dans des environnement relativement variés (désert, neige, jungle…), sachant que certains panoramas sont plutôt jolis. Linéaire, le soft vous emmène d’un point A à un point B en vue à la première personne, en vous faisant dégommer quelques animaux, pour finir par un boss ou une phase de jeu légèrement différente, par exemple à bord d’un véhicule.

Quelques objectifs basiques seront parfois assignés, comme lorsque vous devrez trouver un fusible pour ouvrir une porte. Impossible de se perdre, d’autant plus que le « sens du chasseur » vous permet de visualiser le chemin à suivre, via une traînée bleue au sol. Attention à ne pas trop s’écarter de la route ou celle-ci n’apparaîtra carrément plus du tout. On se contentera donc d’avancer et de suivre les objectifs, tout en ratant la plupart des scripts qui se déclenchent bien souvent au mauvais moment. De nombreux affrontements se déroulent dans des sortes d’arènes, que l’on voit arriver à des kilomètres. Les attaques animales se font généralement en groupe, rendant le jeu hyper bourrin. Si vous aviez mal au cœur de tuer un éléphant, c’est une dizaine que vous devrez dégommer ici, et souvent sans raison. Tuer un crocodile qui vous attaque, passe encore, mais tirer sur un troupeau de buffles qui se baladent, ça devient vraiment limite. Il n’y a absolument aucune finesse. Pour l’exemple, les lionnes attaquent à 4 ou 5 en même temps et, une fois tuées, d’autres arrivent encore et encore, à tel point que l’on se demande parfois si les ennemis ne réapparaissent pas indéfiniment. Pourtant, en s’équipant du sniper, l’espoir était permis, mais vous allez vite déchanter. En effet, celui-ci est quasiment impossible à utiliser, sauf lorsque le jeu vous le demande.

Lorsqu’on zoome avec l’arme, l’écran est flou et il faut presser le stick gauche pour stabiliser la vue, ralentir légèrement le temps, et faire apparaître les points vitaux des animaux pour les tuer en un coup (cœur, poumon, tête). Quand cette action vous est demandée, le titre vous laisse quelques secondes pour gérer l’action… mais le reste du temps, il sera quasiment impossible de l’utiliser. Le temps que le vue se stabilise et devienne nette, au moins 3 rhinocéros vous auront déjà envoyé à l’hôpital. De plus, chaque coup subi vous déstabilise, et vous vous retrouvez à ne plus savoir ce que vous visez. On rangera donc rapidement le sniper pour s’équiper du fusil à pompe. Il est parfois fortement utile de tuer le chef d’une meute pour disperser la troupe, en d’autres termes, en tuant le grand Lion, vous ferez fuir les petits, histoire d’avoir 10 secondes de répit, le temps qu’ils reviennent vous attaquer. En cas de surnombre, vous pouvez effectuer une roulade à gauche ou à droite, et vous pouvez même recharger en même temps, vraiment très utile, surtout contre les boss contre lesquels vous renouvellerez sans cesse cette technique. Dans le cas d’une attaque animale dans votre dos, et en pressant au bon moment le bouton indiqué à l’écran, vous déclencherez un ralenti permettant lui aussi de viser un organe vital de l’animal.

Attention au cœur…




Pas de panique concernant les munitions, elles sont en abondance et disséminées un peu partout, tout comme les packs de soins… pas crédible du tout, mais on n’est plus à ça près. On pense par exemple à ce passage où vous être mordu par un serpent et partez à la rencontre de votre frère pour qu’il vous injecte un anti-venin. Votre vie diminue en permanence, il faut donc se dépêcher de rejoindre l’objectif, tout en ramassant des dizaines de packs de soins qui traînent ci et là, disséminés en pleine jungle. Avec quatre petites heures pour en voir le bout, pour 14 niveaux, ce mode histoire est vraiment pénible et agaçant à terminer. Et encore, terminer est un bien grand mot, étant donné que nous n’avons même pas pu voir la fin de l’histoire, à cause d’un bug juste avant l’affrontement final. Même en redémarrant la mission à plusieurs reprises, notre personnage se retrouvait constamment perdu dans le vide intersidéral du jeu. Triste fin. Heureusement, les deux autres modes remontent (légèrement) le niveau. Le mode Prédateur permet à deux joueurs de participer, en coopération locale ou en ligne, à des affrontements contre des vagues d’ennemis. On retrouve la même jouabilité que dans le mode histoire, à savoir cette vue FPS sans la précision d’un FPS.

Cela vient principalement du fait que le soft est à la base pensé pour être joué avec son fusil en plastique, vendu en bundle. Mais même avec cet accessoire, la jouabilité reste délicate, car il faut gérer la visée en tenant l’arme et les déplacements du personnage avec le stick (près du manche du fusil). Par contre, cet accessoire devient intéressant pour le troisième mode de jeu, le plus sympathique, qui est en fait un simple jeu de shoot à l’image d’un Time Crisis. Notez par contre qu’il vous faut en tout 4 piles (2 pour le fusil et 2 pour la barre de détection à mettre sous votre TV, comme pour la Wii) pour faire fonctionner la chose. Dans ce dernier mode, vous marquez des points en dégommant tout ce qui bouge (du lion au lapin en passant par le canard) afin d’accéder aux zones suivantes. Une note est attribuée à la fin de chaque session. C’est franchement rigolo et cette fois-ci le côté bourrin de la chose est totalement assumé. A l’instar des jeux de shoot sur Wii ou avec le PS Move, ce genre de système ne donne pas la sensation de « vraiment » viser là où l’on veut, comme c’était le cas à l’époque de Virtua Cop ou House of the Dead où les headshots se faisaient au millimètre. Ici, et malgré le calibrage, on a toujours l’impression d’être trop haut ou trop bas par rapport au curseur. Dommage, car en l’état, c’est déjà assez sympathique, d’autant plus que le curseur ne souffre d’aucun « tremblement ».

Dernière précision concernant le fusil, appelé Fearmaster : il permet de détecter votre rythme cardiaque, via deux plaques métalliques sur le gun. Une vidéo vous explique d’ailleurs, avec beaucoup de sérieux, que si vous avez un peacemaker, le fusil ne fonctionnera pas correctement… mais même sans peacemaker, ça n’a pas vraiment marché. Graphiquement, le jeu s’en sort plutôt bien. Certains décors sont franchement jolis et les animaux sont parfaitement modélisés, les poils étant par exemple très bien rendus. Encore une fois, de gros défauts viennent rapidement entacher ces qualités, comme des ralentissements fréquents (beaucoup de tearing), ou ces animaux qui disparaissent quasi instantanément après leur mort. Pour un lapin, passe encore, mais lorsqu’un éléphant se désintègre sous vos yeux, ça fait vraiment très cheap. Les personnages sont assez moches et leur animation plutôt bâclée, contrairement à celle des animaux, réaliste. Côté sonore, pas grand-chose à se mettre sous la dent, à part quelques grognements, des bruits d’oiseaux et des voix françaises très moyennes lors des cinématiques.

Point complet
Après le pathétique Shadow of Katmai, ce dernier Cabela’s, bien que supérieur, est encore loin de ce que l’on espérait. Si certains beaux décors et les animaux parfaitement modélisés font illusion quelque temps, le bâclage de l’ensemble saute vite aux yeux. Mode histoire court et inintéressant, mode prédateur brouillon et répétitif, seul le shoot sur rail est sympathique à petite dose. C’est bien maigre encore une fois, d’autant que le côté ultra bourrin du jeu ne vous poussera pas non plus à y revenir souvent. On attendra sagement le prochain opus, sans trop y croire.

On a adoré :
+ De jolis décors
+ Modélisation des animaux
+ Le mode galerie (shoot)
+ Jouer à plusieurs en local
+ Le fusil vendu en bundle, pour rigoler un coup
On n'a pas aimé :
- Mode histoire sans intérêt
- Ultra court
- Frame rate inconstant
- Cinématiques pixellisées
- Bourrin de chez bourrin
- Animaux qui disparaissent
- Bugs en pagaille
- Effet de flou du sniper


Consulter les commentaires Article publié le 04/02/2013 par Lionel B.



 
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