Test Burnout Crash - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Burnout Crash



Développeur
Criterion Games
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.09.2011
  21.09.2011
Nombre de joueurs
1 à 14
Online
- Classements
Classification PEGI
Prix de lancement
800 MS Points

Lors de l’arrivée de la Xbox 360, Electronic Arts a tenu à ce que Criterion Games fournisse un Burnout, le premier en HD. Il s’agissait du Burnout Revenge sorti en 2006, qui avait vu le jour en 2005 sur les consoles de la précédente génération. En 2008, la licence est revenue sous le feu des projecteurs avec Burnout Paradise, qui a été réédité l’année suivante dans une version Ultimate Box. Certains fans de la licence espéraient alors pouvoir découvrir un nouveau volet entre 2010 et 2011. Toutefois, le studio a été amené à travailler sur Need For Speed : Hot Pursuit, ne lui laissant pas le temps de concocter un nouvel opus. Pour pallier le manque de Burnout sur la console, EA et Criterion ont eu une idée : développer un jeu Xbox Live Arcade centré sur le mode Crash de la franchise. On y rajoute une compatibilité Kinect, on colle un tarif de 800 MSP et on espère que ça plaira. Reste alors à voir si c’est le cas…

Oh un jeu flash…




Bien qu’il se nomme Burnout Crash et qu’il soit développé par Criterion Games, ce titre XLA n’a pas vraiment grand-chose à voir avec la licence, et ce même s’il reprend l’idée du mode Crash des précédents opus pour en faire un titre à part entière. Malgré un menu fort appréciable et vraiment travaillé, on remarque vite que les développeurs ont troqué le moteur 3D des Burnout contre de la 2D avec une caméra éloignée, comme ce qu’il se faisait il y a plus d’une dizaine d’années. Afin de masquer quelque peu les faiblesses techniques du soft, ils ont aussi opté pour un style typé cartoon. Les moins exigeants s’en accommoderont tandis que les autres ne trouveront pas le soft bien joli. Et ce ne sont pas les quelques effets dont la qualité varie entre le cheap et le correct qui aident à attirer l’œil. En sus, les interventions spéciales en fin de niveau sont bien décevantes. Vous l’aurez compris, le côté artistique a bien du mal à nous séduire et la technique peine à convaincre. Ca aurait été un jeu flash ou un titre pour smartphone, le discours aurait été différent, mais pour un soft XLA vendu à 800 MSP (un peu moins d’une dizaine d’euros), la déception est de mise.

En revanche, il en est tout autre pour la bande sonore, fort appréciable, qui nous gratifie de plusieurs samples bien choisis. En plus, plusieurs commentaires en français surviennent au cours des parties et même dans les menus. Ils ne manquent ni d’énergie, ni d’humour, même s’ils finissent par rapidement agacer tant ils viennent à se répéter au fil des minutes qui passent. Cela dit, le concept du jeu est fort simple : on prend une voiture que l’on dirige sur quelques mètres, le temps de créer un accident, on la fait exploser et on dirige sa carcasse avec le stick, l’opération étant à recommencer inlassablement jusqu’à la fin de la part. Un bouton et un stick, on ne peut pas dire que les commandes soient difficiles à assimiler… Elles suffisent d’ailleurs à venir à bout des dix-huit carrefours proposés, chacun étant jouable au travers de trois modes de jeu différents. Le premier, c’est le Road Trip. Il consiste à faire le maximum de dégâts en ne laissant aucun véhicule passer le carrefour sans être accidenté. Certes, pour éviter de rebuter les néophytes, le joueur a le droit à quatre « ratés », mais cela influe sur le score en fin de niveau. Grosso modo, en plus de la jauge de Crashbreaker (jauge pour faire exploser son véhicule), il y a une jauge d’événements. Au bout d’un certain nombre de véhicules accidentés, un événement se produit (fourgon blindé ou limousine qui permet d’amasser de l’argent, camion citerne qui produit une grosse explosion, tempête, brouillard, etc.).

A la fin du niveau, on déclenche un événement spécial (comme évoqué plus haut). Que ce soit une vague qui déferle sur le carrefour, des ovnis qui détruisent tout ou encore un avion qui se crashe dessus, les effets sont vraiment décevants même si cela permet d’affoler les compteurs. Le deuxième, c’est le Rush Hour. Le principe est similaire, mais les contraintes changent. Ainsi, on fonce dans l’intersection, on crée un maximum de dégâts sans se soucier des véhicules qui en réchappent, mais on n’a que 90 secondes pour réaliser le tout. Une fois à la fin du décompte, notre bolide explose pour tenter une dernière réaction en chaîne. La bonne idée du mode, c’est l’intégration d’un camion à pizza qui, s’il vient à être détruit, permet de profiter d’une roue déclenchant aléatoirement un événement spécial (comme ceux déjà cités, la diminution/augmentation de la vitesse du trafic, des policiers qui tentent de nous immobiliser quelques secondes, etc.). Quant au troisième, le Pile Up, là encore le principe est équivalent au mode Road Trip. Les deux seules différences, c’est que le nombre de véhicules à accidenter est bien plus limité et que l’événement final est remplacé par un mode Inferno. Dans ce dernier, associé à un multiplicateur lié au nombre de véhicules qui se sont échappés, il faut entretenir un incendie pour continuer à profiter du Crashbreaker et ainsi booster son score.

Oh du Kinect qui ne sert à rien




Bien entendu, dans les trois modes, cinq objectifs sont à remplir pour gagner tout autant d’étoiles. Ces dernières sont essentielles à la progression puisqu’elles permettent de débloquer une poignée de bolides supplémentaires et les intersections suivantes (délimitées en zone avec une sorte de « péage d’étoiles »). Outre la répétitivité flagrante du jeu et un rythme totalement haché, ce Burnout Crash ne demande que trois à quatre heures pour tout parcourir en essayant de perfectionner ses scores. Seuls les accros au scoring y passeront quelques heures supplémentaires, et ce grâce au mode Autolog (déjà initié dans les jeux de course d’EA) invitant à partager les scores avec ses amis et d’autres et à défier ces derniers. A noter d’ailleurs que le jeu demande une certaine technique pour réussir à enchaîner les combos tout en remplissant tous les objectifs. Pour les autres, l’ennui pointera vite le bout de son nez, sans compter qu’il n’y a pas de mode multijoueur. De la coopération n’aurait pas été un luxe, surtout que ça s’y prêtait fort bien, bien plus qu’une compatibilité Kinect…

Même si la campagne promotionnelle a mis en avant ce détail, n’espérez pas profiter du périphérique bien longtemps. Deux ou trois parties permettent de rire un bon coup, mais le fait de conduire un volant imaginaire quelques secondes et de devoir sauter sur place toutes les dix secondes, avant de faire un pas dans une direction pour contrôler la carcasse, n’a rien d’amusant par la suite. De plus, le titre mettant en valeur le scoring, il y a une incompatibilité entre le concept et l’intégration de Kinect, qui s’avère peu précise, mélangeant souvent la direction des pas effectués. Enfin, notons tout de même que les environnements du jeu sont fort appréciables. Ils offrent une touche de fantaisie et permettent de faire exploser divers bâtiments, des voitures de sport, des voitures en or et même des avions. Les développeurs ont d’ailleurs tenté de les renouveler en intégrant de temps à autres des carrefours en forme de croix, d’autres avec des croisements décalés ou encore en mettant des ronds points et des routes à deux ou quatre voies parfois séparées par quelques éléments.

Point complet
Burnout Crash est un titre sympathique très agréable à jouer à la manette le temps de deux ou trois parties, à l’image des titres en flash ou pour smartphones. Malheureusement, il ne dépasse jamais ce statut de petit jeu et même son aspect technique et le côté artistique le confirment. Le contenu est plutôt maigre, le titre se joue uniquement en solo et il ne mise que sur l’association du scoring et de l’Autolog pour gonfler une durée de vie assez faible. Quant on voit que le tout est vendu à 800 MSP, il y a de quoi être déçu. Malgré tout, la bande sonore et les menus ont été travaillés et le soft remplit pleinement ses fonctions pour se détendre entre deux parties d’un autre jeu. Enfin, inutile de penser à y jouer avec Kinect, l’utilisation du périphérique est plus qu’accessoire pour ne pas dire inutile.

On a adoré :
+ L’Autolog
+ Agréable à la manette
+ Demande une certaine technique
+ Pour les amateurs de scoring
+ Les interventions spéciales
+ Défoulant cinq minutes
+ Menu travaillé
+ La bande sonore
+ Certains éléments des décors
+ Trois modes de jeu…
On n'a pas aimé :
- Assez similaires dans le fond
- La touche artistique
- L’aspect technique
- Les événements de fin
- Jouer avec Kinect
- Vite redondant et rébarbatif
- Cher pour ce que c’est
- Pas de multijoueur


Consulter les commentaires Article publié le 07/10/2011 par Vincent P.



 
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