Test Bulletstorm - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Bulletstorm



Editeur
Epic Games
Développeur
People Can Fly
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.02.2011
  22.02.2011
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Rachetés par Epic Games, les développeurs de People Can Fly, qui avaient marqué les esprits avec leur Painkiller sur PC, nous reviennent avec un nouveau FPS ultra bourrin répondant au nom de Bulletstorm. Edité cette fois par Electronic Arts, le titre parvient-il à répondre aux attentes des amateurs du genre, déjà largement plébiscités en ce moment avec Serious Sam et Duke Nukem ?

Une campagne publicitaire erronée




Les membres de l’équipe Dead Echo sont des gros durs, de vilains soldats qui accomplissent tous les ordres de leurs supérieurs, jusqu’au jour où ils remarquent qu’on les fait exécuter des innocents à la place de brutes épaisses. Après s’être rebellés contre leur maître, nos commandos décident de lancer une attaque suicide contre le vaisseau mère qu’ils abattent en même temps que leur vaisseau sur une planète isolée du système solaire. Cette planète, à la flore luxuriante, est peuplée d’humanoïdes de diverses tribus qui ont pour unique occupation de se dévorer et se massacrer les uns les autres. Après vous être réveillé sur cette destination paradisiaque, vous vous lancez dans une vengeance avec votre partenaire et partez à la chasse dans un territoire peuplé de… chasseurs.

Derrière ce background plutôt alléchant se cache un FPS brutal, comme on pouvait s’y attendre, vanté comme l’un des titres les plus originaux de l’année avec son système de skillshots. Kezako ? Concrètement, Bulletstorm propose de tuer avec style, ce qui signifie qu’en plus d’être brutal, il vous faut être efficace pour engranger un maximum de points. Une décapitation rapporte plus qu’un tir sur le corps, envoyer votre adversaire s’empaler sur un cactus également, et divers bonus tels que votre lasso qui vous permet de projeter vos adversaires en ligne, au même titre que vos bottes, vous offrent de multiples possibilités de combos. Libre à vous dès lors d’attirer un ennemi vers vous avec le lasso pour ensuite l’envoyer valdinguer vers un précipice en le bottant en l’air alors qu’il survole la zone au ralenti ou, plus radicalement, de lui envoyer une bombonne de gaz à la figure. Les possibilités sont vraiment nombreuses et on se prend assez vite au jeu, même s’il faut avouer que le plaisir de la découverte est plus important que l’envie réelle d’engranger des points. Ces derniers ne servent en effet qu’à racheter des munitions ou à améliorer ses armes. L’un dans l’autre, beaucoup de joueurs passeront un peu à côté du sujet puisque les skillshots en question ne servent pas à grand-chose, si ce n’est à en mettre plein la vue et à prendre un certain plaisir sadique.

En fait, Bulletstorm est un FPS bourrin archi-classique dans sa progression. Il ressemble à une sorte de Painkiller, avec néanmoins plus de possibilités et une réalisation graphique de titre AAA. Le soft tire en effet partie des capacités de l’Unreal Engine, pour le meilleur et très peu pour le pire puisque les graphismes du soft sont absolument superbes de loin, tant au niveau des modélisations des ennemis que des décors, variés et paradisiaques. Certes, quelques textures sont un peu en deçà, encore plus de près, mais globalement la réalisation graphique fait réellement honneur au support. De plus, les développeurs ont eu l’excellente idée d’ajouter quelques passages littéralement dantesques, comme ce combat contre une plante géante qui dure près de 10 minutes, cette poursuite sur rail ou cette séquence de jeu où on dirige un énorme titan d’acier détruisant tout sur son passage. Les mots d’ordre sont fun et diversité, et cela marche plutôt bien tout au long de l’aventure solo, qui n’est malheureusement pas bien longue puisqu’il suffit de 6 à 7 heures pour boucler la campagne. Ceci fait, ceux qui ont aimé les skillshots peuvent tenter d’améliorer leurs scores ou de jouer en ligne en coopération. Ce dernier aspect est un petit plus sympathique mais franchement pas essentiel, d’autant plus que le jeu nécessite l’utilisation d’un Pass Online payant (10€), ce qui devrait très logiquement refroidir pas mal de joueurs à acheter le jeu d’occasion.

Bourrin, technique ou mou ?




Bulletstorm est un FPS qui ne sait pas trop sur quel pied danser. D’un côté, on prend un plaisir dingue à massacrer des dizaines de monstruosités avec de grosses gatlings et mitrailleuses. De l’autre, le soft peine à convaincre avec son système de skillshots, un peu inutile. Le gameplay est un peu sur la même longueur d’onde : complet, fun, avec pas mal d’armes et de mouvements possibles, mais mou « par défaut ». Comprenez par là que le déplacement de base est atrocement lent et ennuyeux. En revanche, aussitôt qu’on court, ou mieux, qu’on glisse, on ressent de bonnes sensations. On sent très clairement que les développeurs veulent nous faire jouer comme ils l’entendaient, en utilisant toutes les touches, en nous faisant utiliser les skillshots et en prenant avantage des décors. Il est clair que ceux qui accrochent au concept de scoring tireront tout l’intérêt de ce titre… Les autres en revanche n’y verront qu’un FPS bourrin de plus, à la très bonne réalisation graphique générale et fichtrement bien foutu, il faut l’avouer, mais pas bien long et surtout handicapé par l’absence d’un vrai mode multijoueur et par un Pass online activable une seule fois.

Quelques petits plus viennent cependant donner un peu de cachet au titre, à commencer par l’humour très gras des protagonistes, forcément très drôle, et surtout sans aucune censure (du moins dans la version originale, la version française étant bien moins fun). Le sang coule à flots, les blagues sont d’une rare vulgarité et les héros sont hauts en couleurs, se révélant de plus en plus intéressants au fil de l’histoire. Dommage tout de même que cette dernière ne soit pas un poil plus évoluée, même si pour un FPS bourrin, c’est déjà bien suffisant. Bulletstorm n’est clairement pas exempt de défauts mais a tous les ingrédients pour lancer une nouvelle licence qui ne pourra que s’améliorer en cas de suite, à commencer par les deux modes bonus, Chaos, qui ne propose que d’augmenter ses high scores, sincèrement un peu inutile, et le mode multijoueur coopératif, Anarchy (sur une demi-douzaine de maps), qui propose pour sa part de lutter en coopération contre des vagues d’ennemis. C’est sympa une heure ou deux, mais on en fait également très vite le tour et on sent très clairement que ces deux modes de jeu ne sont que des petits bonus, People Can Fly s’étant principalement concentré sur le solo de son titre.

Point complet
Malgré des débuts un peu mous en solo, Bulletstorm parvient à proposer une aventure en solitaire rafraîchissante et relativement fun, avec un mixe de passages très variés dans des décors divers et superbes. Très joli, le jeu a en plus le mérite d’avoir un excellent humour gras pour lui (y préférer la VO à la VF), de ne pas être censuré et de proposer des personnages hauts en couleurs. Les skillshots sont également un petit plus, même si la campagne publicitaire autour du produit a eu tendance à les mettre trop en avant… Or, pour la grande majorité des joueurs, Bulletstorm n’est qu’un FPS bourrin de plus, certes efficace, mais qui n’apporte pas grand-chose de neuf au genre. Si vous accrochez au concept, en revanche, vous pourrez y jouer plus longtemps grâce à la grande diversité des skillshots disponibles. Le jeu n’étant pas bien long en solo, c’est plutôt quitte ou double. Il en va de même pour le gameplay, à la fois efficace, fun et précis, mais un peu pataud. Les déplacements de base ont tendance à être trop lents et mous, alors que lorsqu’on court ou glisse, tout s’accélère comme il le faut. Du coup, pour prendre du plaisir, il faut jouer comme les développeurs le souhaitaient initialement, avec les skillshots et en glissant et courant partout. On adhère ou pas au concept. En revanche, carton rouge pour le pass online payant pour de la simple coopération en ligne.

On a adoré :
+ Très bonne réalisation graphique
+ Des décors magnifiques
+ L’humour gras en VO
+ Quelques passages dantesques
+ Beaucoup de skillshots
+ Non censuré
+ Les héros
On n'a pas aimé :
- Pas bien long en solo
- Il faut accrocher au concept
- Le Pass multi payant
- VF bien inférieure à la VO
- Déplacements de base mous


Consulter les commentaires Article publié le 10/04/2011 par Etienne F.


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