Test Borderlands 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
2K Games
Développeur
Gearbox Software
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.09.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

La saga des Borderlands a réussi à s’imposer à l’époque grâce à son mélange des genres, entre Shooter et RPG. Vous incarnez un chasseur de l’Arche qui a pour but de massacrer tout ce qui lui barre la route, tout en essayant de découvrir où sont cachés les Arches et mettre la main sur les trésors. Sept ans plus tard, Gearbox et 2K Games sont de retour pour un nouvel opus, le troisième canonique. Est-ce la suite de trop ? La saga reste-t-elle fidèle à sa formule tout en l’innovant ? Après avoir parcouru la galaxie, zigouillé des tonnes de Sadiques, de dinosaures et autres bestioles à la noix, nous revenons de notre périple avec le trésor de l’Arche !

Pipi, Caca, Prout Vs « Mon cul a sauvé tous vos culs ! »



Le jeu se déroule quelques années après les événements de Borderlands 2. La menace du Beau Jack étant éliminée, la Galaxie peut enfin reprendre le cours de son existence. C’est-à-dire ? Comme d’habitude… Semer le Chaos ! Alors que Lilith et son équipe prennent un repos bien mérité sur Pandore, une nouvelle menace vient de faire son apparition : Les jumeaux Calypso ! Ce sont deux antagonistes qui n’ont qu’un seul but, trouver et ouvrir les Arches afin de contrôler toute la galaxie en devenant des sortes de Dieux ! Et c’est là que vous intervenez. Comme d’habitude, le jeu vous permet de choisir un personnage parmi quatre classes. C’est donc à Zane, FL4K, Amara et Moze de contrecarrer leurs plans diaboliques ! Une fois votre classe sélectionnée, vous commencez directement sur Pandore. Autant vous le dire de suite, Gearbox a fourni un véritable effort sur la mise en scène, avec beaucoup plus de cinématiques que par le passé. Les personnages sont mieux mis en avant et on a le temps de découvrir les PNJ, ce qui renforce l’immersion par rapport au scénario, surtout que ce n’est pas le fort de la licence.

Hélas, le scénario souffre d’un rythme en dents de scie qui entache une intrigue un poil prenant. Soit tout s’enchaîne rapidement, soit ça traîne en longueur. Certains événements importants sont même trop téléphonés. Dommage, parce que certains passages sont assez osés et l’ensemble reste satisfaisant, avec des surprises pour les fans. Cela étant dit, revenons à nos antagonistes… Ils sont insupportables ! La qualité d’écriture est plutôt décevante, alors que leur design est réussi. Ils ont du style mais leurs apparitions sont trop rares et ils ne retiennent pas assez notre attention. Pire, leurs interventions restent primaires, pour ne pas dire lourdingues. Plus de 80% du temps, ils se foutent de votre tronche en faisant des blagues qui tournent beaucoup autour des fesses. C’est drôle deux minutes mais ça devient vite pénible à la longue, à tel point qu’on ne les prend même pas au sérieux. Rajoutez à cela une truffée de crédos d’instagrameurs dénonciateurs « Likez, Partagez et Obéissez » et vous obtenez une crise de nerf à chaque fois que vous les verrez… Un peu comme quand vous regardez un streamer lèche-bottes qui tente d’avoir des vues. Le personnage le plus insupportable reste de loin Tyreen, tant la commédienne qui le double surjoue constamment. Rien ne fait naturel, on a juste des gros mots inutiles glissés à la va-vite dans le texte pour donner un genre « cool ». Nous ne nous offusquons pas parce que nous manquons d’humour noir, débile ou pipi, caca, prout, nous dénonçons cela simplement parce que dans le jeu on frôle l’overdose.

Fort heureusement, tout n’est pas à jeter du côté de l’humour. Il y a quand même des répliques ou des situations vraiment drôles, avec une mention spéciale à ClapTrap qui est au sommet de son art niveau connerie ! Il en va de même pour les ennemis lambda que nous croisons sur notre route. Attendez-vous à entendre des punchlines qui fusent dans tous les sens pendant les gunfights, certaines ayant retenu notre attention, comme par exemple « Aaaaargh avant de mourir, dites à mes enfants que j’aurais aimé en avoir ! », « Je suis mort comme j’ai vécu : En me faisant défoncer le cul » ou plus soft « Tu te souviendras de mon nom toute ta vie, je m’appelle AAAAAARGH »… Alors oui c’est débile au possible mais cela fait mouche à tous les coups ! Il en va de même pour les missions secondaires complètement loufoques, comme celle qui se moque des joueurs / pigeons qui investissent dans les micro-transactions. Bref vous l’aurez compris, même si les deux antagonistes nous saoulent au plus haut point, sur le reste Borderlands 3 est vraiment drôle !

« Je vois la grande Arche… Elle est si belle ! »

Attardons-nous désormais sur la partie technique. Globalement, le jeu est très beau, il tourne sous l’Unreal Engine 4 et son effet de cel-shading reste toujours aussi impeccable. Les textures sont beaucoup plus nombreuses, plus fines, les décors plus fouillés, la modélisation plus aboutie et le jeu est plutôt fluide dans l’ensemble, même si parfois le framerate peut partir en vrille. Cela arrive avec la multiplication des effets visuels ou celle des ennemis, sans pour autant gêner lors des combats. Par contre, du côté de l’inventaire, il y a un petit souci à vite corriger : il met des plombes à s’afficher. Si par malheur il s’ouvre rapidement, il lag ! Autre petit point qui ne saute pas aux yeux mais qui reste notable, les reflets de la lumière et les effets du feu sont un cran en-dessous que ceux de Borderlands 2. Dans ce dernier, la lueur de la lune se reflétait sur les armes. Lorsqu’on utilisait une arme avec la capacité du feu et que l’on tirait sur une banderole (par exemple), celle-ci prenait feu et l’effet visuel était particulièrement réussi, chose qu’on ne retrouve absolument pas dans cet opus… Etrange !

Quant à la direction artistique, elle reste fidèle à celle de la license, tout en évoluant dans son style. Adieu la monotonie crasseuse de notre habituel désert. Borderlands 3 propose des environnements variés et originaux. Les néons urbains éclairent les rues de la mégalopole de Meridian sur la planète futuriste de Prométhée, la zénitude plane sur les sommets de la carte d’Athena avec son petit côté asiatique, tandis que des dinosaures cybernétiques et autres Jakassos se jettent sous vos roues sur la planète de jungle Eden 6. A noter que le soft n’est toujours pas un monde ouvert. Il reste comme ses ainés un jeu découpé en plusieurs zones accessibles en subissant des temps de chargement. Du côté de la bande sonore c’est du tout bon, Jesper Kyd étant aux commandes. Que ce soit la musique du menu principal, les musiques qui accompagnent les gunfights, les cinématiques, etc., la bande-son est en parfaite harmonie avec le jeu ! Pareil du côté du doublage français, le casting est impressionnant et pour le coup Gearbox est allé nous chercher des acteurs de qualité comme Marc Bretonnière (Sgt Johnson dans Halo), Emmanuel Gradi (Rico dans Just Cause), Audrey Sourdive (Kassandra dans Assassin’s Creed Odyssey) ou encore Anoumon Jean Baptiste (Falcon dans le MCU) pour ne citer qu’eux. Seule l’interprétation de Tyreen reste décevante comme nous l’avons dit plus haut. Le sound design des armes n’a pas été mis de côté non plus, chaque type d’armes ayant son effet sonore, le son étant en prime crédible et donnant du punch à chacune !

« Des fois je suis le chasseur… Mais je peux aussi être la proie ! »

Comme d’habitude dans chaque Borderlands, quatre nouvelles classes font leur apparition. Zane peut déployer une barrière protectrice, lancer un drone de soutien ou encore faire apparaitre un digi clone. Fl4k est le chasseur du groupe, il peut invoquer trois sortes de bestioles qui viendront l’aider dans ses combats mais il peut aussi attaquer un ennemi au corps à corps et ce dernier deviendra automatiquement un allié pendant une courte durée. Amara, la nouvelle Sirène, saute dans les airs en écrasant ses ennemis grâce à l’aide de ses six bras, une classe idéale pour le corps à corps. Pour finir Moze peut invoquer un Titan et monter dedans, de quoi apporter un gros soutien face aux gros ennemis ! Autant le dire d’entrée de jeu, ce sont pour nous les meilleures classes que nous avons pu avoir dans un Borderlands. Elles apportent un véritable vent de fraicheur au gameplay ! Des arbres de talents enrichis de différents pouvoirs à sélectionner selon vos envies ont aussi fait leur apparition. Au nombre de trois, les branches de talents des personnages disposent désormais d’un pouvoir actif spécifique à équiper à l’envie dans votre emplacement de compétence d’action. Fl4k, avec lequel nous avons principalement joué est par exemple capable de devenir invisible durant quelques secondes afin d’aligner trois tirs critiques durant ce laps de temps. Mais il peut aussi troquer cette capacité contre un vol de Rakks ou la faculté de faire enrager son familier durant quelques instants. En investissant des points dans un arbre spécifique, le joueur débloque différents passifs à équiper là aussi dans des emplacements dédiés. Ces derniers modifient le comportement d’une capacité, ses effets élémentaires, sa durée, l’apparence d’une invocation, etc.

Il nous est désormais possible de glisser et de nous accrocher. La glissade n’est pas en soi une innovation, cet élément a déjà porté ses fruits dans bon nombre de jeux mais elle apporte une autre dimension aux combats, surtout au corps à corps. C’est jouissif de prendre un fusil à pompe, de courir, de glisser jusqu’à l’ennemi, de tirer et de le voir s’envoler dans le ciel comme une merde… Sadique dites-vous ? Par contre le système pour s’accrocher est hasardeux au possible. En effet nous avions toujours la sensation qu’à chaque fois que nous devions sauter pour nous accrocher à un rebord en hauteur nous allions tomber ! Il n’y a pas de double saut, ce qui limite les déplacements et bizarrement une fois sur deux notre personnage ne voulait pas s’accrocher à cause de bugs de collisions nous repoussant instantanément. Une mise à jour serait vraiment la bienvenue surtout que Borderlands 3 propose pas mal d’endroits à explorer en hauteur… Les gunfights sont beaucoup plus nerveux que les anciens opus. Il y a plus d’ennemis, certains éléments destructibles forcent le joueur à vite se déplacer. Le fait de courir et sauter partout devient vital. Cela devient aussi bordélique que défoulant. De nouveaux véhicules font leur apparition, dont une sorte de moto entourée par un pneu géant, des camions à la Mad Max, etc. Même si le design est une réussite, la maniabilité est plutôt chaotique. Ces satanés véhicules sont de véritables savonnettes. Vous allez vous manger le décor une fois sur deux, le problème venant du fait qu’il faut tourner le joystick droit (la caméra) pour tourner, chose assez pénible…

Il pleut du Loot !



Que serait un Borderlands sans arme ? Il ne faut pas oublier que la saga est du type shooter ! Gearbox a-t-il assuré à ce niveau ? C’est simple la concurrence peut aller se rhabiller ! Pendant toute notre partie, nous n’avons quasiment jamais croisé deux fois la même arme ! Ne le cachons pas pour autant, le marketing est un peu « mensonger » avec son « plus d’1 million d’armes différentes »… Millier d’armes serait sûrement plus approprié car il faut prendre en compte que chaque arme peut avoir au moins dix à vingt variantes différentes. Exemple : vous trouvez un revolver de la catégorie Jakobs qui s’intitule faiseur de veuves. Sur l’arme il n’y a pas de viseur. Vous pouvez retomber sur la même arme mais cette fois-ci avec un viseur. Il n’y a qu’un gadget supplémentaire sur l’arme ça n’en reste pas moins une arme différente ! Face au nombre d’armes et à leurs variations, on ne peut que rester admiratif sur le travail effectué. Il y en a pour tous les goûts ! Vous trouverez des armes qui parlent, des armes qui fonctionnent toutes seules, des fusils à pompe qui projettent les ennemis à 100m du sol, des armes à lancer dans la tronche des ennemis pour les recharger, des arcs électriques (comme si Thor tenait une arme dans sa main), des balles qui ricochent dans tous les sens, des pistolets laser et même une arme qui tire… d’autres armes ! Autant vous dire que sur ce point là Borderlands reste le maître du nombre d’armes que l’on peut avoir dans un jeu vidéo. En plus, elles ont toutes un feeling unique avec chacune leurs spécificités. Il faut souligner que de nombreuses armes disposent désormais d’un mode de tir alternatif, modifiant leur propriété ou leur efficacité selon les situations. Un sniper se change en fusil à pompe, un pistolet incendiaire devient électrique en cas de besoin, les possibilités sont vastes ! Les armes légendaires sont aussi de la partie et il y en a bien plus que dans les précèdent opus. De plus vous pouvez en trouver très tôt dès le début de l’aventure histoire de vous donner un avant-goût !

Parlons maintenant des Boss. Outre le style utilisé du « Sac à PV » qui pour le coup est plutôt légitime, dans l’ensemble les affrontements sont plutôt efficaces et certains arrivent à être originaux, notamment le premier boss que vous allez croiser sur une piste de danse. Il se servira de la bande sonore pour vous propulser contre les murs tout en vous attaquant avec des arcs électriques, le tout accompagné par une musique de Dub Step /Electro ! Plus loin dans l’aventure, vous allez devoir vous battre contre une forteresse qui roule sur la route dans le désert, une tête de squelette géante qui vous attaquera avec divers pièges ou encore un boss qui s’inspire grandement de Godzilla ! Malheureusement certains patterns/design d’ennemis se répètent par moment. Nous avons croisé deux ou trois boss qui avaient une grande ressemblance avec des boss déjà vaincus auparavant… Dommage ! Il vous sera possible de customiser vos armes, en passant par la couleur (skin) ou encore des pendentifs rigolo à attacher. De plus, nous pouvons aussi acheter du cosmétique pour nos personnages, que ce soient des chapeaux, masques, vêtements, etc. Si vous voulez arranger votre chambre qui se situe dans le Sanctuaire (Hub du jeu), rien ne vous empêche de décorer votre pièce à coucher (ou d’armes ?) à votre guise !

Adieu vie sociale !

Borderlands 3 est vraiment généreux en termes de contenu, avec au compteur 23 missions principales et 50 missions secondaires… mais ce n’est pas tout ! Il y a aussi des objectifs tertiaires sur chaque endroit que vous visiterez, par exemple les contrats de Zéro demandant de trouver une cible et de l’éliminer, les enregistrements de Typhon Delon qui vous permettront de découvrir des caches d’armes, des véhicules à voler dans des bases ennemies, des missions de chasse légendaires données par Sir Hammerlock, des morceau de ClapTrap défectueux à retrouver pour qu’il puisse se créer une petite copine, des antennes de propagande à détruire… Autant dire que le jeu prend un temps fou si vous souhaitez atteindre le 100% ! Il nous a fallu 50h pour terminer la quête principale en difficulté normale ainsi que toutes les missions secondaires avec une moyenne de 81% de complétion ! A noter que le soft offre la possibilité de jouer à quatre en coopération en ligne et à deux en local sur un même écran. Mieux vaut jouer en coopération, sinon vous risquez de finir par vous ennuyer en solo.

Une fois le jeu terminé, vous pourrez aller terminer tous les objectifs que vous aviez laissés de côté. Si vous êtes à jour, vous pouvez activer le mode Chaos depuis le Sanctuaire pour augmenter la difficulté globale du jeu. En activant ce mode, vous augmentez de manière permanente la puissance et la résistance des ennemis. En contrepartie, vous obtenez du meilleur butin, plus d’éridium et d’argent, mais aussi plus d’XP. Ces modifications sont fixes et plus ou moins importantes en fonction du niveau de Chaos. En dehors des différentes caractéristiques augmentées, le mode Chaos applique également des « mods » dans la zone où vous vous trouvez. Le jeu vous force ainsi à vous adapter : vous aurez par exemple des ennemis bien plus résistants aux dégâts incendiaires, une régénération de santé réduite ou encore un type d’arme moins efficace. Notez d’ailleurs que ce ne sont pas nécessairement des malus dont il s’agit, vous pouvez par exemple gagner en puissance sur des armes. En somme, c’est un gros challenge à relever ! A noter que le mode Chaos est le meilleur moyen de récupérer les armes les plus puissantes du jeu : les armes Élu. Ces dernières offrent des bonus considérables à l’utilisation de votre compétence d’action et peuvent même être entièrement dédiées à votre personnage !

Une fois l’aventure terminée, rajoutez à cela une nouvelle barre violette au-dessus de votre barre d’expérience. Il s’agit de la progression de votre niveau de Guardien. Une fois la barre remplie, vous monterez d’un niveau et gagnerez un jeton. Pour l’utiliser, il vous suffit d’ouvrir votre système ECHO et d’aller dans le menu des niveaux de Gardien. À noter qu’il suffit de finir le scénario avec un personnage pour débloquer les niveaux de Guardien pour tous vos autres chasseurs de l’Arche. Mais ce n’est pas tout, deux autre modes de jeu viennent se rajouter, Cercles du Massacre dans lequel il vous faudra affronter des vagues d’ennemis durant cinq rounds consécutifs et Terrain d’entraînements qui sont en réalité des épreuves conçues par les éridiens pour tester la valeur des chasseurs de l’Arche. C’est un excellent moyen de récupérer du stuff légendaire de très bonne qualité. Disons que ces deux derniers modes sont plutôt anecdotiques mais restent un agréable moyen de farm très rapidement !

L’avis perso de Yoann // La même chose… En mieux !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important que je m’explique sur mon expérience par rapport à cette saga. J’ai beaucoup aimé le tout premier Borderlands que j’ai fini une dizaine de fois, prenant plaisir à le refaire. Cela n’a pas été le cas avec le suivant. Je sais qu’aux yeux de nombreux joueurs Borderlands 2 reste le meilleur de la saga, mais il m’a laissé perplexe. Il m’avait lassé, au point que je ne l’ai pas terminé. J’ai rattrapé comme j’ai pu mon retard sur l’opus Pre-Sequel. Je n’avais pas retouché à un Borderlands depuis des années et il est vrai que j’étais impatient de voir ce qu’allait donner ce Borderlands 3. Allait-il me réconcilier avec la série ou n’être qu’un vulgaire 2.5 ? Hé bien tout dépend votre point de vue et vos attentes ! Si vous êtes comme moi, c’est-à-dire que vous avez été déçu par le deuxième avec une préférence pour le premier, alors ce Borderlands 3 vous paraitra comme une vraie suite grâce à toutes ces petites nouveautés qui améliorent ce qui a fait l’ADN des Borderlands. A contrario, si pour vous le Borderlands 2 était une véritable pépite, je suis navré de vous prévenir que ce Bordelands 3 risque d’avoir une légère sensation de 2.5, c’est la même chose mais avec quelques ajouts ! A titre personnel, j’ai adoré ce Borderlands 3. Certes la formule reste pareille mais à mes yeux cela n’en fait par forcément un défaut, bon nombre de jeux ont déjà et des suites avec quelques ajouts et ils ont pourtant marqué des générations de joueurs (les Gears of War, Dead Space, Halo…). J’ai particulièrement bien accroché à l’histoire et son ambiance qui pour le coup repartent plus dans la direction du premier opus, bien que le scénario soit en dents de scie. Les six dernières heures trainent vraiment en longueur et le début du jeu n’est pas des plus intéressants. Par contre, du côté « Fan Service », le jeu va vous régaler, voire vous surprendre. Ne soyez pas étonnés de revoir des anciennes têtes connues, des révélations importantes sur certains personnages, des morts, etc. Du côté du gameplay, il n’y a pas photo, Borderlands 3 est le plus efficace de la série, beaucoup plus nerveux dans ses gunfights. L’ajout de la glissade apporte un vrai plus. En prime, les quatre nouvelles classes nous ont régalés par leur originalité. Du côté des armes, c’est un festival de bonheur, toutes les 20 min je trouvais une arme encore meilleure que celle que j’avais dans mon équipement. Cette sensation de constamment monter en puissance est vraiment aboutie dans ce volet ! Dans l’ensemble les quêtes secondaires et principales m’ont vraiment plu. Elles sont plutôt variées même s’il est vrai qu’il y a encore quelques petites quêtes du type « Fedex » mais rien de bien méchant puisqu’elles se font extrêmement rares ! L’environnement est très varié, chaque lieu / planète propose quelque chose de différent, un dépaysement garanti qui fait beaucoup de bien ! Malheureusement, à mes yeux, les deux gros points noirs de cet opus viennent des antagonistes que j’ai trouvé sympatoches au début… Mais plus je les voyais et plus je les trouvais insupportables. Je lâchais des « ta guuueeeuulle » à chacune de leurs apparitions. C’est d’un gâchis ! Il en va de même pour l’humour. D’habitude les Borderlands ont un humour à la « con » très axé sur le pipi, caca mais cela restait subtil. Dans ce troisième opus on a l’impression que c’est un concours de celui qui dira le plus d’insultes même si cela n’a aucun sens ! Au niveau de la durée de vie et du contenu, le jeu est vraiment généreux, alors oui il faut jouer à petites doses sous peine d’en faire une overdose, la faute à la répétition inhérente au genre, mais si vous prenez votre temps pour faire le 100%, alors vous en aurez pour votre argent. Rares sont les jeux à nous proposer une durée de vie aussi colossale de nos jours… Pour finir, je pense que ce Borderlands 3, à quelques aspects près qui font taches, est une réussite. C’est la même chose qu’avant… mais en mieux !


Point complet
Borderlands 3 reste fidèle à son ADN, tout en apportant quelques nouveautés. Il est plus beau, beaucoup plus nerveux grâce à l’ajout de la glissade, il propose plus d’ennemis et permet de personnaliser armes et personnages. Les quatre nouvelles classes apportent un véritable vent de fraicheur, avec une mention spéciale pour Fl4k et Moze. Le système de compétences est vraiment complet et cela permet de jouer de différentes manières. Le jeu est vraiment très généreux dans sa durée de vie, une cinquantaine d’heures pour finir les missions principales et secondaires, dont certaines particulièrement réussies resteront dans les mémoires. Le tout est sublimé par les compositions de Jesper Kyd et les doublages, à l’exception de celui de Tyreese. La direction artistique est au top du top et les environnements sont plus variés. En prime, il y a une multitude d’armes et les sessions de farm sont moins pénibles que dans d’autres productions. Hélas, tout n’est pas parfait, que ce soit dans le gameplay, au niveau de l’aspect technique ou au niveau du scénario dont le rythme est en dents de scie. Nous n’allons pas répéter ce qui a déjà été dit mais nous tenons à souligner la déception que représentent les antagonistes avec leur humour de merde. Il n’y a pas d’autres mots… Pitié, plus jamais ça !

On a adoré :
Les classes et leurs pouvoirs
D.A toujours au top !
La bande sonore
Environnements variés
Des flingues par milliers
Coop à 4 en ligne
En local à 2 (écran splitté)
Super durée de vie (40/50h)
Excellent défouloir
L’ajout de la glissade
VF et VO de qualité
Armes, persos à customiser
Clap Trap au sommet de son art
Certaines quêtes secondaires sortent du lot
Pas mal de surprises pour les fans
Parfois drôle…
On n'a pas aimé :
Parfois lourdingue !
Des bugs de collisions
Feu et éclairage en deçà de Borderlands 2
Scénario en dents de scie
La conduite de certains véhicules
Système pour grimper/s’accrocher à revoir
Le menu de l’inventaire lag
Antagonistes décevants !


Consulter les commentaires Article publié le 05/11/2019 par Yoann L.



 
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