Test Borderlands 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Borderlands 2



Editeur
2K Games
Développeur
Gearbox Software
Genre
Jeu de rôle (RPG) FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.09.2012
  18.09.2012
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
- Contenus
Classification PEGI
Thème
Post-apocalyptique
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
59,00 €

Sorti en octobre 2009, Borderlands premier du nom s’est révélé être une belle réussite apportant un vent de fraîcheur à l’heure où peu de développeurs prennent des risques. On avait alors un grand jeu, disposant d’une coop impressionnante, d’un style graphique qui lui est propre et d’une durée de vie à faire pâlir les FPS concurrents. Il proposait aussi un mélange de genres assez réussi avec une ambiance parfois loufoque, le tout étant allègrement saupoudré d’humour. Fort de ce premier essai, Gearbox Software a remis le couvert pour une suite. Mais Borderlands 2 est-il le digne successeur de son aîné ?

Une aventure déjantée




L’histoire commence quelques années après celle du premier Borderlands. La paix qui régnait à la fin du premier opus n’est plus. Les choses ont changé et c’est maintenant Le Beau Jack qui fait la loi sur cette planète grâce à la société Hyperion. Le jeu nous propose donc de retourner sur ces lieux incroyables et de faire le ménage, à l’aide de 4 personnages différents : Salvador, le défourailleur (a deux armes à la fois pour tuer tout le monde en regagnant de précieux points de santé), Axton, le beau gosse de base (a une tourelle sabre afin de dézinguer ses ennemis), Zéro, un être énigmatique (a la compétence d’action Leurr3 pour disparaître pendant cinq secondes aux yeux des ennemis) et Maya, une sirène qui a la compétence d’action verrouillage de phase pour neutraliser un adversaire ou soigner ses coéquipiers. Vous démarrez ensuite en compagnie de Claptrap, qui vous retrouve perdu dans l’univers de Pandore, en proie aux nombreux ennemis. L’introduction met clairement dans l’ambiance : aucune cinématique, tout se fait via les dialogues bourrés d’humour et la radio. Nous n’en dirons bien sûr pas plus sur le scénario afin de ne pas vous gâcher la surprise mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’histoire de Borderlands 2 est prenante.

On s’attache aux très nombreux personnages rencontrés dans les différentes zones et on peut même voir de nombreuses têtes connues pendant cette longue histoire. On se surprend même à vouloir détester Le Beau Jack, le charismatique et horripilant antihéros/méchant de l’histoire. Il faut dire que les dialogues sont vraiment réussis et la VF fait réellement des merveilles. Même les traductions sont appréciables. Quant au concept, il reprend toutes les bases du précédent (monde ouvert, quêtes principales et annexes, GPS, etc.) et y ajoute ce qu’il faut en termes de contenu pour renouveler l’expérience. Et les développeurs ont mis les bouchées doubles. A chaque fois que l’on pense atteindre la dernière zone, on est surpris par l’ajout de nouvelles maps et autres missions secondaires. Au final, il faut une quarantaine d’heures pour finir le jeu une première fois en faisant absolument toutes les quêtes annexes et en visitant pratiquement tous les lieux. A l’image du premier, la replay value est assurée par un mode Chasseur Ultime, sorte de New Game + avec une difficulté bien rehaussée, sans compter la possibilité de jouer avec les autres classes. En sus, les quêtes annexes sont nombreuses et tentent de se diversifier, même s’il s’agit souvent de se rendre à un point A et de buter tous les ennemis.

Il faut ajouter à cela des recherches de trésors dans des zones entières, des escortes ou encore plusieurs arènes avec des vagues d’adversaires. Toutes les missions sont amenées par des personnages ou des enregistrements ECHO de manière assez humoristique. L’ensemble s’associe bien à la quête principale sans nous lasser. Pour en terminer avec le contenu, on se doit de parler des très nombreux défis à réaliser. Ces derniers, de divers types, permettent d’obtenir de l’expérience supplémentaire et des « jetons de brutasses ». En vrac, on peut citer des défis en fonction de notre arsenal, d’autres liés aux ennemis que l’on rencontre ou même certains liés à des zones du jeu. Les jetons ainsi débloqués permettent alors à leur tour d’améliorer certains aspects liés à notre personnage via un menu spécifique comme les dégâts des armes, le recul, la capacité de recharge du bouclier, la santé maximale, etc. Visuellement, le cel-shading fait son effet. Même si ce procédé donne plus de cachet que la 3D plus classique, il faut reconnaître que les développeurs l’ont fort bien exploité. C’est vraiment beau, les environnements sont agréables à l’œil et l’ensemble des ennemis, même ceux pouvant changer de statut (lié au feu, à l’électricité ou à d’autres matières comme le « slag », sorte de matière violette qui ralentit et affaiblit les personnages), bénéficient d’un soin particulier, avec des reflets et des réminiscences violettes de toute beauté, des effets d’électricité ou de flammes plutôt réussis.

L’I.A. contre-attaque




Le level design est lui aussi soigné, avec des niveaux gigantesques et clairement bien fichus (malgré quelques affichages de textures un peu tardifs), nécessitant même l’utilisation de véhicules. On a toujours l’habituel de la saga, auquel on ajoute un nouveau véhicule de bandits pouvant accueillir toute une équipe (4 joueurs humains) mais on aurait apprécié pouvoir piloter des véhicules terrestres et/ou aériens inédits. Par contre, ces derniers sont maintenant personnalisables via des améliorations que l’on trouve sur les ennemis ou que l’on peut acheter. On prend ainsi un malin plaisir à découvrir la bonne trentaine de maps que comporte le jeu, en profitant des décors enneigés de Claptrap’s Place jusqu’aux environnements volcaniques du boss final, en passant par la terre de Eridium Blight, l’urbanisme de Sanctuary, des cavernes ou quelques maps connues de ceux qui ont fait le précédent. En revanche, on regrette que l’eau ne soit pas utilisée de tout le jeu, on avance sur cet élément comme si notre personnage flottait. C’est assez désagréable d’autant qu’il est certain que les développeurs auraient pu faire beaucoup plus avec cette matière. Dans le même genre, et c’est clairement assumé par les créateurs, les sauts n’ont pas vraiment d’incidence : vous pouvez sauter de 100m ou de 500m, vous ne subirez aucun dégât.

Un message de chargement l’annonce d’ailleurs… Ces deux points ne sont cependant que des détails qui n’entachent pas réellement l’expérience de jeu. A l’inverse, un élément qui représente une franche réussite, c’est le bestiaire. A l’image de celui du précédent opus, il est impressionnant. Mention spéciale aux Cristalliques, des bestioles à trois pattes très imposantes avec une touche d’araignées géantes dotées d’une carapace impénétrable. Le seul moyen de les détruire, c’est de viser leurs pattes, entourées d’or, qu’il conviendra de ramasser une fois le coup de grâce donné. Ce genre d’ennemis est monnaie courante dans le jeu et le bestiaire est vraiment très varié. Outre les habituels Skag, Rakk et autres monstres présents dans le premier opus, on note plusieurs nouveautés, et ce qu’ils soient robotisés ou non. En bref, les adversaires sont variés et c’est un plaisir d’être confronté à différents types d’ennemis en même temps. On note d’ailleurs la présence de Goliaths, aux nombreuses variantes, qui disposent d’un couvre-chef. Forcez-les à enlever ce dernier et ils deviendront enragés. Ils s’en prennent alors à leurs compères, deviennent plus forts, selon les stades d’évolution et nos adversaires en viennent à s’en prendre à la créature.

Imaginez plusieurs Goliaths enragés entre eux et vous comprendrez qu’ils sont d’une certaine façon une partie intégrante du gameplay. Au moins, l’I.A. est efficace dans cette situation, évitant de se concentrer uniquement sur nous lorsque les ennemis se battent entre eux. En revanche, elle se montre inégale sur la globalité du jeu, avec des ennemis qui ne se cachent pas ou oublient notre présence. L’I.A. étant associée à une zone, il suffit d’en quitter une pour ne plus être embêté par les ennemis associés à celle-ci. Pour contrebalancer, il arrive aussi que les adversaires passent plus facilement à l’attaque, prennent place derrière une couverture et lancent de grenades, dynamisant les combats. Les boss sont aussi de la partie, mais on regrette que certains s’éliminent si facilement, comme le tout dernier, alors que d’autres se révèlent plus coriaces. Au passage, mieux vaut adopter un arsenal varié pour parer à toutes éventualités plutôt que de se concentrer sur un type d’arsenal, efficace contre certains ennemis, mais pas contre d’autres. On pense par exemple au corrosif, très performant contre les robots, qui vous mettra sans doute en difficulté face à des adversaires plus « vivants ». Dans la même idée, la technique « Second Souffle » (déjà présente dans le premier opus) ne vous sortira pas sans arrêt d’une mort certaine.

Encore meilleur en coop




Déjà très bon en solo, Borderlands 2 se transcende en coop avec des amis. Le micro est bien sûr obligatoire afin de se coordonner, de s’échanger des armes et de faire les nombreuses choses que propose le jeu, le tout avec un, deux ou trois amis. Comme pour le premier opus, la difficulté va crescendo en fonction du nombre de joueurs humains dans la partie, tout comme les récompenses d’expérience et d’argent (réparti en parts égales entre les joueurs). Il en va de même pour l’éridium, l’une des nouvelles ressources du soft permettant d’acheter des améliorations et d’accéder à certaines quêtes. On retrouve aussi le système de duel, qui n’a pas changé, mais qui reste toujours aussi réussi. Mieux vaut donc communiquer pour savoir qui prend quoi (armes, boucliers, mods…), et cela sera d’autant plus vrai dans une partie « New Game + » dans laquelle les ennemis sont directement au niveau 33. Dans la digne continuité du premier volet, l’un des aspects le plus réussi du jeu est la personnalisation de compétences, de l’arsenal, de son personnage ou des véhicules. On a des millions de combinaisons d’armes, boucliers et mods aux statistiques variées.

La hiérarchisation des couleurs est un bon moyen de fouiller partout et de trouver la perle rare qui complètera très bien notre arsenal, d’autant plus que nous pouvons comme d’habitude échanger notre butin avec nos amis ou vendre l’ensemble dans les nombreux magasins du jeu. La personnalisation de notre personnage n’est pas en reste, et ce que ce soit en termes d’apparence (nombreux objets classés avec un jeu de couleurs) ou de compétences. On peut donc le faire évoluer comme on l’entend. A l’instar du premier opus, on a trois possibilités de personnalisation pour chaque classe de personnage. Chaque niveau gagné peut être utilisé pour débloquer une compétence d’action (dès le niveau 5) avant de faire de l’avatar la brutasse qu’il peut devenir. Il y a trois arbres de compétences pour chaque personnage et il faut y ajouter le fait de pouvoir intégrer des mods spécifiques à chaque classe. Avec cela, on est quasiment sûr d’avoir une création originale. Terminons par évoquer quelques petits désagréments qui n’entachent pas le plaisir de jeu mais qui sont notables, comme certains bugs ou encore une politique de DLC à foison un peu douteuse.

Point complet
Borderlands 2 est une indéniable réussite. La campagne est prenante et la durée de vie est solide. Les missions secondaires assurent le contenu pour passer jusqu’à une quarantaine d’heures sur le titre, sans compter la possibilité de profiter d’un mode New Game + ou encore de joueur en coopération. Dans ce dernier cas, le plaisir est même décuplé. Le mélange FPS/RPG est toujours aussi appréciable, les bases du premier opus sont bien réutilisées et on a le droit à quelques nouveautés fort sympathiques. Le design a été travaillé dans son ensemble, le cel-shading fait son effet et, hormis des affichages de textures tardifs, il n’y a pas grand-chose à lui reprocher. Néanmoins tout n’est pas parfait et quelques regrets sont de la partie, comme un certain manque de véhicules, une eau inexploitée, une I.A. très aléatoire ou encore une politique de DLC qui a du mal à passer. Mais pour le reste, la copie rendue par Gearbox Software est somme toute excellente et ce serait clairement dommage de se priver de cette petite perle.

On a adoré :
+ Les bases du premier opus
+ Personnages attachants
+ Histoire prenante
+ Humour omniprésent
+ Les combats entre les ennemis
+ Durée de vie solide
+ Nombreuses missions annexes
+ Bestiaire travaillé
+ Level design bien étudié
+ Beaucoup de possibilités
+ Le loot et les codes couleurs
+ Visuellement attractif
+ La coop décuple le plaisir
+ Bonne replay value
On n'a pas aimé :
- Peu de nouveaux véhicules
- L’eau, totalement inutilisée
- Hauteur des sauts sans influence
- Quelques bugs
- Des textures affichées en retard
- I.A. entre le meilleur et le pire
- Politique de DLC à foison


Consulter les commentaires Article publié le 18/12/2012 par Patrick C.



 
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