Test Blur - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Blur



Editeur
Activision
Développeur
Bizarre Creations
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.05.2010
  25.05.2010
Nombre de joueurs
1 à 20
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Mémoire
1 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital

Longtemps plébiscité par Microsoft Games avec sa série des Project Gotham Racing, puis par Sega pour le sympathique The Club, Bizarre Creations est considéré par beaucoup comme l’un des studios les plus talentueux en matière de jeux de course. Après son association avec Activision, nous étions naturellement curieux de découvrir leur nouvelle franchise, Blur. Derrière ce nom se cache en fait un jeu de course arcade dans la veine d’un Mario Kart, mais avec un design qui rappelle fortement les jeux de course Underground façon Need for Speed. Reste alors à voir si toutes les promesses (un jeu à la fois original et génial) ont été tenues par les développeurs, et surtout si le soft tient la route, aussi bien techniquement que dans son concept…

Virage serré




Spécialiste des jeux de course, Bizarre Creations a toujours tenté de trouver le parfait compromis entre l’arcade et la simulation. Ses séries MSR et PGR en sont les parfaits exemples. Cependant, avec Blur, le studio tente quelque chose de différent et nettement plus grand public. Concrètement, le titre est censé être le jeu d’arcade ultime, avec divers power-ups à utiliser durant les courses et un concept qu’on nous promettait unique. Le problème, c’est que le jeu s’apparente en pratique à une sorte de Need for Speed pour les sensations de conduite, mélangé à Mario Kart pour l’utilisation des power-ups. En d’autres mots, Blur n’a strictement rien d’original puisqu’il s’agit d’un jeu de course arcade tout ce qu’il y a de plus commun, à tel point que beaucoup peuvent l’assimiler à l’une des nombreuses features du dernier Midnight Club. En la matière, Split/Second parvient sans doute davantage à tirer son épingle du jeu en misant plus que jamais sur l’originalité. Néanmoins, ne tirons pas trop vite sur l’ambulance car, s’il est vrai que la publicité est mensongère, le soft n’est pas pour autant un mauvais jeu, au contraire même. D’entrée de jeu, on se concentre donc sur le mode solo, plutôt bien pensé, qui nous propose de participer à diverses épreuves dans divers « championnats ».

Ces épreuves offrent par exemple de participer à des courses, de battre un concurrent en duel, de réaliser des objectifs spécifiques, ou encore de participer à une course éliminatoire. Il n’y a rien de bien original en soi, mais les nombreux objectifs secondaires permettent tout de même de pimenter un peu l’aventure puisqu’il faut non seulement finir parmi les premiers pour remporter des points Blur, mais également gagner assez de bonus d’attaque ou remplir les objectifs des fans en réalisant les actions souhaitées par son public (par exemple, il faut réaliser un tir à longue distance parfait sur un ennemi, atteindre une certaine vitesse, etc.). Globalement, cela permet d’enlever toute forme de répétitivité. Et c’est d’autant plus appréciable que le jeu ne souffre d’aucun ralentissement, qu’il offre de nombreux circuits et intègre des power-ups agréables à utiliser, faute d’être originaux. Ainsi, il est possible de tirer sur ses adversaires des sortes de missiles, d’activer un champ de force, de réparer sa voiture ou encore d’utiliser un boost. Ces différents bonus apportent un certain intérêt au jeu mais diminuent considérablement la technicité durant les courses puisqu’un joueur bourrin pourra très bien remporter la partie en ne faisant qu’utiliser les bonus et en conduisant plutôt moyennement.

Droit dans le mur ?




A contrario, si le jeu s’avère globalement assez fun, on regrette tout de même que les sensations de vitesse ne soient pas mieux rendues, les voitures demeurant assez lourdes à manipuler. Mais le plus gros reproche qu’on fera à Blur, c’est sans aucun doute le fait que son concept si original soit aussi peu poussé. En d’autres mots, même si on y trouve un certain plaisir, il montre vite ses limites, particulièrement en solo puisque malgré plus d’une cinquantaine de courses, le jeu se boucle en cinq à six heures. Cela dit, c’est en multijoueur que le soft prend tout son intérêt avec des compétitions plus nerveuses offrant des affrontements jusqu’à 20 joueurs. Inutile de préciser que le tout est largement assez divertissant pour tenir scotché au pad quelques heures. En outre, les partisans de réseaux sociaux seront ravis de pouvoir provoquer des duels via Facebook et Twitter. Une option sympathique même si 95% des joueurs se moqueront éperdument de celle-ci… Vous l’aurez compris, le constat d’un point de vue ludique est loin d’être parfait. Et il en va de même pour ce qui est de la réalisation technique du jeu, qui s’avère certes au dessus de la moyenne, mais loin, très loin même des leaders du marché.

Tout d’abord, au niveau de la bande sonore, on remarque directement que rien ne ressort vraiment de cette grosse production : les voix françaises sont ultra clichées, les musiques techno rythment assez bien l’action mais sont aussitôt oubliées et les bruitages s’avèrent tout juste convaincants. On est très loin du génie d’un Ridge Racer par exemple. Au niveau des graphismes, même particularité : visuellement, le soft se défend plutôt bien sans jamais vraiment se démarquer de la concurrence. Le titre ressemble vraiment à un certain NFS Carbon dans son design, avec bon nombre de courses de nuit assez flashys. Les véhicules sont assez bien modélisés, de même que les effets spéciaux, alors que les décors sont un peu trop vides et aliasés pour parfaitement convaincre. En résulte une sensation d’inachevé qui en décevra plus d’un. Néanmoins, il est inutile d’être trop méchant avec ce Blur puisque, globalement, le soft remplit plus ou moins son contrat avec des courses assez funs et une réalisation graphique correcte. Dommage que le concept ne soit pas plus poussé et que le soft ne sorte pas plus du lot. Avec un temps de développement plus long, plus de recherches et un meilleur moteur graphique, il serait sans doute devenu un très bon jeu. En l’état, il ne demeure qu’une ébauche plutôt convaincante de ce qu’il aurait du être.

Point complet
Pour leur première collaboration avec Activision, les petits gars de Bizarre Creations nous proposent un jeu de course fort agréable à parcourir, plutôt fun, offrant un solide mode multijoueur et bon nombre de circuits. Cependant, il faut bien admettre que le soft a abusé de publicités mensongères. D’une part parce qu’il n’invente strictement rien, puisqu’il ne s’agit que d’un Mario Kart avec des voitures, et d’autre part parce que toutes les features présentes ont déjà été intégrées dans d’autres jeux. Certes, Blur est plutôt sympathique à parcourir, mais il n’en demeure pas moins bien trop limité dans son concept et assez court en solo, sans compter qu’il souffre à la fois de sensations de vitesse moyennes et d’une réalisation graphique juste un poil au dessus de la moyenne, sans plus. Venant de Bizarre Creations, on pouvait clairement s’attendre à mieux…

On a adoré :
+ Pas de ralentissement
+ Plutôt fun
+ Beaucoup de circuits
+ Mode multijoueur très divertissant
+ Modélisation des véhicules
+ Les objectifs secondaires
On n'a pas aimé :
- Sensations de vitesse assez moyennes
- Trop limité dans son concept
- Pas bien long en solo
- Graphismes assez moyens


Consulter les commentaires Article publié le 01/08/2010 par Etienne F.



 
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