Test BloodRayne: Betrayal - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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BloodRayne : Betrayal



Editeur
Majesco
Développeur
WayForward
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Hack and Slash
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.09.2011
  07.09.2011
Nombre de joueurs
1
Online
- Classements
Classification PEGI
Prix de lancement
1200 MS Points

Pas très populaire, la série BloodRayne a toujours été considérée comme une série très cheap, en raison du premier épisode plutôt raté et des multiples adaptations en films signées Uwe Boll, qui n’ont guère facilité la série à gagner en popularité. Pourtant, le second volet était parvenu à séduire certains joueurs et la série de comics qui a suivi continue de bien se vendre. Avec

BloodRayne : Betrayal

, Majesco Entertainment tente un reboot de sa franchise, avec à la tête du projet les développeurs d’A Boy and his Blob.

Le charme de la nostalgie




Avec Betrayal, l’objectif de Majesco était simple : oublier la série 3 de Terminal Reality et la relancer en se basant sur la série de comics, nettement plus populaire. Du coup, la franchise laisse dans le passé ses origines et tente quelque chose de plus frais. Tout d’abord, oubliez le côté réaliste et sombre du design, les développeurs d’A Boy and his Blob ont mis à contribution leur talent de designers pour redessiner intégralement Rayne et son univers. Ainsi, le jeu passe à la 2D, mais une très belle 2D toute en HD, façon Blazblue. Oubliez aussi l’action à la troisième personne. Betrayal se base sur Castlevania en adoptant un gameplay sur un plan 2D, mêlant combats, exploration et plates-formes. Cependant, le jeu de WayForward est nettement plus dynamique que son modèle, Rayne pouvant sauter, dasher, effectuer des attaques aériennes et terrestres, utiliser ses revolvers, récupérer du sang en mordant les autres vampires et des saltos arrières. La dhamphir (mi-humaine, mi-vampire) a un charme ténébreux et zigzague entre ses ennemis comme Hayabusa le fait dans Ninja Gaiden. Speedé, le jeu n’en est pas moins très difficile. Betrayal nécessite d’être très adroit de ses mains en temps normal, et d’être tout simplement parfait lors de certains passages qui demandent d’affronter 7 ou 8 ennemis. Ces derniers sont en effet robustes et attaquent de multiples manières, ce qui rend les combats réellement stressants et difficiles. Une caractéristique qui ravira les joueurs old school ! Ajoutez à cela un bestiaire bien chargé, avec quelques poids lourds au casting, des dizaines de pièges plus vicieux les uns que les autres et quelques passages de courses qui contiennent également leur lot de pièges, et vous obtenez l’un des jeux 2D les plus durs jamais sortis sur consoles HD (et peut-être même consoles tout court). Cela dit, l’absence de nombreux checkpoints n’aide pas vraiment à la progression et le manque de précision des commandes est également un petit désavantage dans le rapport de force.

Globalement, le titre est plutôt bien fichu et extrêmement fidèle à la série de comics. Le gameplay est au poil et comporte de nombreuses possibilités, déjà énoncées, auxquelles s’ajoutent quelques séquences de jeu « surprises » que nous ne vous spoilerons pas. Il est tout de même regrettable que le soft souffre de ce manque de précision au niveau des commandes, qui le rend encore plus difficile lorsque les ennemis sont trop nombreux à gérer. Cela dit, la plupart du temps, le manque de précision ne pose pas vraiment problème et n’est pas si visible que cela. Le problème est juste accentué lorsqu’il faut réagir vite et à la perfection. Notons par ailleurs que si les séquences de combat sont réussies, les séquences de plates-formes, elles, sont plutôt moyennes en raison des sauts qui semblent un peu suréaliste et de la difficulté de s’y retrouver. Les développeurs ne vous feront pas sauter deux fois d’affilée mais effectuer six sauts, suivis de deux saltos, suivis de deux sauts supplémentaires, avec une balle à loger dans le ventre d’un zombie en moins d’une seconde, pour éviter que ce dernier vous frappe lors de votre réception sur la plate-forme finale et ne vous fasse chuter. C’est un peu trop tiré par les cheveux… Ceci étant dit, le jeu regorge d’excellentes idées, qu’il s’agisse de la possibilité de mordre les vampires pour récupérer leur énergie, lorsqu’ils sont étourdis, ou du sarcophage de Rayne qui, lorsqu’il s’ouvre, tue les ennemis aux alentours, sans oublier les nombreux pièges et apparitions soudaines de monstres qui vous poseront de gros problèmes.

La réalisation n’est pas en reste avec un design absolument fantastique qui colle parfaitement à la BD et une réalisation graphique d’excellente facture, qui prouve tout le talent de WayForward. Même le redesign de Rayne, qui était craint par les fans, est absolument brillant, cette dernière étant à la fois sexy et effrayante. Pour le reste, le haut niveau de violence, les décors superbes et l’ambiance qui se dégage du soft finissent de nous achever, laissant une empreinte indélébile dans notre esprit. Enfin, en ce qui concerne la bande sonore, c’est également le carton plein, avec des musiques électro-rock rythmées qui ponctuent l’action et des dialogues sous forme de bulles, comme dans la BD, qui s’affichent directement à l’écran. Difficile de faire mieux en matière d’immersion ! Alors certes, le jeu est vendu à 1200 MS Points, mais le titre est d’une excellente qualité et offre un challenge certain. Ses quelques défauts l’empêchent de devenir un grand classique mais le titre de WayForward n’en demeure pas moins un très bon jeu qui mérite toute votre attention.

Point complet
Il s’en est fallu de peu pour que ce BloodRayne : Betrayal soit une claque absolue. Le jeu de WayForward ne parvient pas totalement à convaincre à cause de quelques petits défauts, plutôt gênants, comme l’absence de checkpoints sur de longues portions de stages, les séquences de plates-formes plutôt moyennes et le manque de précision dans les commandes, qui n’aurait pas trop gêné si le jeu n’était pas aussi difficile. Néanmoins, le titre reprend avec brio ce qui a fait le succès de la franchise BloodRayne, c’est-à-dire un character design brillant, directement inspiré de la BD, une histoire simple à suivre mais efficace et une bonne dose de violence ! WayForward a également usé de son talent pour nous proposer un jeu d’aventure en 2D dans la veine de Castlevania, mais avec un gameplay nettement plus nerveux et une difficulté encore plus affinée. Inutile donc de préciser que le jeu s’adresse aux vieux de la vieille qui auront le courage de décéder des dizaines de fois en succombant aux pièges vicieux des développeurs. Sans aucun doute l’une des excellentes surprises de cette fin d’année !

On a adoré :
+ La réalisation graphique en 2D
+ Le character design
+ Fidèle à la saga
+ Un gameplay au poil
+ La difficulté au rendez-vous !
+ La bande sonore
+ Des pièges partout !
+ La violence
On n'a pas aimé :
- Manque un peu de précision
- Séquences de plates-formes moyennes
- Ca manque de checkpoints !


Consulter les commentaires Article publié le 11/09/2011 par Etienne F.



 
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