Test BioShock 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connect�, 41 455 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

BioShock 2



Editeur
2K Games
Développeur
2K Marin
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.02.2010
  09.02.2010
  09.02.2010
Nombre de joueurs
1 à 10
Online
- Jeu en ligne
- Classements
- Contenus
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
59,00 €

Avec BioShock, Irrational Games était parvenu à marquer les esprits en nous proposant un FPS à la fois intelligent et jouissif. Chemin faisant, 2K Games a pris conscience du potentiel de la série et a décidé de confier le développement de sa suite, nommée sobrement BioShock 2, à 2K Marin. Ainsi, le studio qui s’était chargé du portage du FPS sur PS3 s’occupait de la partie solo du jeu, tandis que les développeurs de Digital Extremes se chargeaient pour leur part du mode multijoueur. Une idée sympathique et fort originale qui pourrait bien faire mouche. Reste alors à voir si cette suite n’est pas qu’une tentative opportuniste de profiter d’une licence fructueuse…

Le même en moins bien




Il est bien difficile de critiquer un titre comme BioShock 2 puisque, même si le soft n’a pas tenu toutes ses promesses, il demeure très agréable à parcourir en solo et offre toujours de bonnes sensations. Toutefois, il est impossible de faire abstraction du facteur déception. En toute objectivité, 2K Marin n’a pas fait d l’excellent travail sur cette suite. Le studio s’est contenté du minimum syndical en ne nous proposant finalement ni plus ni moins qu’une sorte d’add-on (ou opus 1.5 au choix) sans nouveauté majeure vendu au tarif plein. On en vient donc à se demander pourquoi diable 2K Games a confié un tel projet à un studio qui n’avait pas encore fait ses preuves ? Irrational Games n’était-il pas mieux placé pour nous conter la suite des aventures de Rapture ? Il faut croire que non… Dans tous les cas, ce second volet partait sur de bonnes intentions. On nous avait promis une aventure différente dans laquelle on incarnerait un Big Daddy. L’idée avait de quoi faire saliver d’impatience n’importe quel fan, dans la mesure où ces gigantesques hommes scaphandres disposent d’une puissance assez incroyable dans le premier volet. Cependant, en pratique, on se rend compte que rien n’a changé : le scénario, très plat, reste dans la continuité de celui du premier volet, les décors n’ont pratiquement pas changé (excepté une ou deux originalités) et, surtout, le gameplay reste scrupuleusement identique à ce que l’on a vu dans BioShock premier du nom !

Difficile donc de ne pas être déçu par les choix des développeurs. Alors bien sûr, on nous explique que vu que notre Big Daddy fait partie de la série Delta, il est plus fragile et moins puissant que les autres… Certes, mais quel est l’intérêt alors de nous en faire incarner un ? A vrai dire, les incohérences sont nombreuses et on ne tarde pas à se dire que BioShock 2 est une pâle copie du premier. Pratiquement rien n’a changé en fait : il s’agit toujours d’un mélange d’exploration et de combats dans les méandres de Rapture, une cité sous-marine, on affronte toujours les affreux chrosomes, sortes d’être humains zombifiés, on doit éliminer les autres Big Daddy pour décider du sort des petites sœurs et enfin il faut toujours perpétuellement s’améliorer en achetant des plasmides qui nous octroient des pouvoirs (souvent plus originaux dans cet opus), en achetant des munitions ou améliorant ses armes… Du côté des nouveautés, pas grand-chose de bien palpitant puisque cela se limite à quelques courtes séquences de gameplay inédites (sur lesquelles nous ne dirons rien, pour éviter tout spoil) qui s’avèrent globalement très réussies, mais également beaucoup trop courtes puisqu’elles représentent au mieux 10% de l’aventure solo. Pour le reste, l’expérience de jeu ne varie pas d’un iota, en dehors du fait que le soft est sensiblement plus linéaire et moins inspiré que le premier.

Le brouillon après le chef-d’œuvre




En outre, les développeurs ont choisi de privilégier l’action, oubliant trop souvent les phases d’exploration pour répondre aux attentes du grand public. Ajoutez à cela une durée de vie solo ridicule, qui n’excède pas les 4 heures en mode normal et les 6 en difficile (sans trop forcer), et vous obtenez une suite « skinnée » qui conserve beaucoup de qualités de l’opus original, mais qui n’en demeure pas moins un titre beaucoup trop simple à concevoir et surtout sans aucun génie créatif. On aurait en effet pu s’attendre à avoir droit à un contenu plus fourni en solo, qu’il s’agisse de séquences de jeu plus longues, de possibilités plus nombreuses (2K Marin n’a pratiquement rien ajouté), ou même d’une refonte du gameplay qui demeure bien lent. Les nouveautés ne sont pas non plus toutes irréprochables… Par exemple, les passages en scaphandre sous l’eau n’apportent rien puisqu’il s’agit de traverser une zone de 20 mètres en ligne droite jusqu’à une autre zone de Rapture, le tout sans tirer une balle ni effectuer d’action. On a déjà vu plus palpitant ! Avec son personnage sous exploité, incapable de faire preuve d’une quelconque forme de force, son manque de nouveauté et l’absence de surprise, ce nouveau volet déçoit, et c’est d’autant plus vrai que les graphismes n’ont pas évolué du tout en plus de deux années. Comment est-il possible, au jour d’aujourd’hui, de nous proposer une suite scrupuleusement identique à l’opus original visuellement parlant ? Il y a sincèrement de quoi se poser des questions. Heureusement, le soft demeure assez joli et le style graphique impressionne toujours autant. Quant à l’ambiance, elle est toujours de la partie, même si on aurait aimé que les développeurs optent pour un peu plus d’originalité, histoire de proposer une suite vraiment différente d’un point de vue artistique.

Enfin, la bande sonore demeure toujours aussi excellente, avec des musiques qui nous immergent parfaitement dans le monde de Rapture et des doublages globalement très réussis Au final, la nouveauté majeure de cet opus demeure son mode multijoueur, que personne n’attendait vraiment. A plus d’un titre, Digital Extreme a opéré un meilleur travail que 2K Marin, qui s’est contenté de copier/coller le mode solo du premier volet. Le mode multijoueur, sans être une totale réussite, devrait logiquement vous scotcher à votre pad quelques heures, d’autant plus qu’il propose un système de progression du personnage et de personnalisation assez poussé. Au total, plus de dix cartes sont au programme avec sept modes de jeu. On retrouve bien entendu du deathmatch, mais également des modes plus originaux, comme celui où on doit défendre une petite sœur contre une autre équipe de joueurs. Cela demeure très classique dans l’ensemble, mais les sensations sont bien là, d’autant qu’on incarne cette fois les chrosomes, et qu’il est possible d’incarner un Big Daddy à condition de trouver son armure dans le niveau ! Tous les éléments du solo sont là ou presque puisqu’on peut choisir ses armes, il est possible de pirater les tourelles et, globalement, le système de progression est réussi. Dommage tout de même que le concept ne soit pas plus poussé et que le mode limite les parties à un maximum de 10 joueurs. En outre, la lourdeur du gameplay et le manque de diversité et de punch du titre font qu'on s'en lasse très vite et qu'après une poignée d’heures de multijoueur, on finit par lâcher l'affaire...

Point complet
Au final, que dire de ce BioShock 2 si ce n’est qu’il s’agit là d’une grosse déception ? Pour peu, le jeu aurait pu être vendu 30 euros en boutique ou sur le Live, sous la forme de contenu additionnel. Visuellement rien n’a changé, le soft est en outre plus linéaire et bien plus court que son aîné et le mode multijoueur, même s’il s’avère sympathique, n’apporte rien de bien palpitant. En d’autres termes, le titre est identique au premier, à ceci près qu’il est moins bon et qu’il nous met dans la peau d’un Big Daddy… sans nous en donner l’impression, le gameplay demeurant strictement identique ! Si vous avez aimé BioShock premier du nom, vous apprécierez sans doute cette suite. Cependant, ne vous attendez pas à sauter de bonheur devant un titre qui n’est finalement qu’une suite facile et sans aucune originalité…

On a adoré :
+ Le style graphique
+ L’ambiance
+ Quelques nouveautés sympathiques
+ Mode multijoueur agréable
+ Les plasmides
+ Une excellente bande sonore
+ Une grande partie des qualités du 1
+ Campagne solo agréable…
On n'a pas aimé :
- Mais archi courte - Les graphismes ont vieilli !
- Un opus 1.5 sans nouveauté majeure
- Gameplay assez lent
- Trop linéaire
- Les passages en milieu sous-marin ratés
- Scénario ultra plat
- Big Daddy sous exploité


Consulter les commentaires Article publié le 21/02/2010 par Etienne F.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2020