Test Bayonetta - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Bayonetta



Editeur
Sega
Développeur
Platinum Games
Genre
Beat'em All
Statut
Disponible
Date de sortie
  08.01.2010
  05.01.2010
  29.10.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p

Après un MadWorld saisissant sur Wii, PlatinumGames nous gratifie enfin de son premier jeu sur consoles HD avec Bayonetta. Projet épique et complètement surréaliste, le titre était voué à concurrencer les meilleurs beat them all tout en apportant un peu de fraîcheur au genre. Restait alors à voir si les développeurs parviendraient à nous surprendre, comme ils l’avaient déjà fait une première fois sur Wii…

Entre surprise et déception ?




Le moins que l’on puisse dire, c’est que le beat them all est un genre qui a tendance à stagner. Soit on a le droit à des titres occidentaux bien bourrins et gores comme Conan ou God of War, soit on a droit à un peu plus de finesse et d’élégance mais également à moins de réalisme avec des séries comme Devil May Cry ou Ninja Gaiden. Il faut désormais aussi compter sur Bayonetta puisque le titre de PlatinumGames est une excellente surprise ! Pourtant, il est difficile d’entrer dans le délire des développeurs dès les premières minutes. On se demande bien ce qui a pu passer dans l’esprit des créateurs du soft pour pondre un titre aussi étrange. Mais rapidement, on se surprend à s’accrocher à cet univers post-apocalyptique complètement délirant dans lequel une sorcière affronte des anges pour notre plus grand plaisir. Ce qui frappe le plus, c’est que le titre ne se prend pas du tout au sérieux. Il s’agit bel et bien d’un énorme délire dans lequel les développeurs ont mis un peu tout ce qui leur passait par l’esprit. Du coup, on mixe une bande originale pop japonaise bien étrange, une héroïne au design très particulier, à la limite du SM, des décapitations, démembrements et giclées d’hémoglobine, sans oublier des boss titanesques, des possibilités souvent très originales et un humour vraiment très particulier. Ce cocktail d’idées nous propulse finalement dans une aventure épique de laquelle on ne décroche pas. Cependant, si l’histoire s’avère assez délirante, que la mise en scène est efficace (façon GrindHouse) et qu’on a du mal à décrocher, il faut bien reconnaître que le scénario aurait pu être plus passionnant.

Même constat en ce qui concerne les cinématiques qui sont, certes très jolies et agréables à suivre, mais finalement plus longues que le jeu à proprement parler ! Au total, il ne faut en effet que 5 à 6 heures en mode normal (le mode le plus difficile à la base) pour boucler l’aventure. C’est bien trop peu, d’autant que les cinématiques sont nombreuses et souvent assez longues et que le soft est vraiment très simple. Reste alors à débloquer les modes de jeu plus difficiles pour prendre enfin son pied, mais encore faut-il supporter de le terminer plusieurs fois… En outre, si vous le terminez préalablement en facile, vous vous rendrez compte qu’il faudra tout de même finir le jeu en normal puis dans les niveaux supérieurs avant de décrocher le mode de difficulté ultime, sans doute le plus jouissif pour les joueurs hardcore. En revanche, les débutants peuvent compter sur un mode Super Facile afin de profiter de l’aventure sans aucune difficulté, tout ou presque étant automatisé. Toutefois même si le titre est imparfait (seuls les acharnés recommenceront plusieurs fois), il est également bourré de qualités et s’impose sans difficulté comme l’un des meilleurs beat them all de ces dernières années. Tout d’abord, du côté du gameplay, PlatinumGames est parvenu à simplifier les choses à l’extrême tout en proposant une large variété de coups. Ajoutez à cela un dynamisme extrême, du fun à l’état pur et des tas d’idées brillantes et vous obtenez un soft addictif qu’on expédie d’une seule traite.

Un sortilège de charme




Ainsi, du côté des bonnes idées, on note la possibilité de marcher sur les murs à certaines occasions, de se transformer en panthère pour courir plus vite et franchir de plus longues distances, d’effectuer des coups spéciaux proches de scènes de tortures une fois qu’on a porté assez de coups à ses opposants ou encore les attaques fatales lors des combats de boss qui se concluent avec la transformation des cheveux de l’héroïne en énorme monstre qui va dévorer son adversaire. Fun, décomplexé et violent, Bayonetta offre également une franche diversité au niveau de ses décors et de ses ennemis. On est surpris plus d’une fois du nombre impressionnant de créatures que l’on croise dans cette aventure épique, le tout sur un seul et unique thème : le paradis ! L’humour et le burlesque sont donc les mots d’ordre des designers qui ont laissé libre cours à leur imagination. Ceci étant, comme nous l’avons déjà dit, tout ne plaira pas à tout le monde, qu’il s’agisse de la bande originale composée de musiques j-pop déjantées ou du design de l’héroïne, vraiment trop particulier pour convenir à tous. On aime ou on déteste ! En revanche, le design général des créatures et des boss, à la fois gigantesques et stylés, devrait être apprécié par la majorité des personnes.

Il en va de même pour quelques autres fantaisies, comme l’achat des sucettes avec les points gagnés dans Angel’s Attack, le mini-jeu façon FPS (pas franchement intéressant mais rigolo quelques parties), ou pour les points d’expérience qui permettent d’acquérir de nouvelles techniques. Les idées sont là, les développeurs ont fait un excellent boulot et il en ressort un soft rudement jouissif, dont on ne décroche pas, qui parvient à nous tenir scotchés au pad. Cependant, on aurait aimé que quelques passages, comme les combats un peu bordéliques contre la rivale ou les poursuites en véhicules trop communes et pas fascinantes pour deux sous, s’avèrent plus intéressants à jouer. En l’état, ces séquences sont fort heureusement peu nombreuses et demeurent « jouables », tout en rallongeant sensiblement la durée de vie. Reste qu’on était tout de même en droit d’en attendre plus. Enfin, en ce qui concerne la réalisation technique, on admire d’un côté le travail des designers mais on reconnaît également aisément que Bayonetta aurait pu être nettement plus joli. Les textures souvent affreuses et les modélisations ratées d’objets ou de pans de décors gâchent sensiblement la réalisation du soft, et ce même si beaucoup passeront outre une fois plongé dans l’aventure. C’est dommage puisque la réalisation demeure tout de même très honnête sur le plan technique.

Point complet
Bayonetta est indubitablement un excellent beat them all. Son univers déjanté, ses boss gigantesques, sa maturité et le fun qu’il procure font du titre de PlatinumGames un must have pour tous les amateurs du genre. Rarement nous avions vu un soft aussi fun et jouissif à prendre en mains. En outre, il faut bien reconnaître que les développeurs ont intégré d’excellentes idées pour varier les plaisirs. Cependant, tout est loin d’être réussi, à l’image des phases de jeu en véhicule, pas franchement palpitantes, du scénario pas très passionnant ou des graphismes, tout juste convenables. Mais ce sont sans aucun doute sa durée de vie ridicule (5 heures en normal), pour un jeu solo que certains ne feront qu’une fois, et la nécessité de devoir débloquer les modes de difficulté supérieurs qui l’handicapent le plus. Malgré tout, les acharnés et les joueurs aimant les défis, ou du moins ceux qui auront le courage de le recommencer plusieurs fois, amortiront leur investissement en progressant dans la difficulté, jusqu'à la dernière des plus ardues.

On a adoré :
+ Un gameplay aux petits oignons
+ Fun et dynamique
+ Les boss gigantesques
+ Le design des ennemis
+ Le côté délirant
+ D’excellentes idées
+ Un jeu bien mature
+ Bien hardcore, quand on joue en difficile ou plus !
+ La B.O. et l’héroïne pour certains…
On n'a pas aimé :
- La B.O. et l’héroïne pour d’autres
- Durée de vie bien trop courte !
- Scénario pas très passionnant
- Devoir débloquer chaque mode de difficulté
- Graphismes juste honnêtes
- Les phases en véhicules


Consulter les commentaires Article publié le 07/02/2010 par Etienne F.



 
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