Test Battlefield 4 - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Battlefield 4



Développeur
DICE
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  31.10.2013
Nombre de joueurs
1
Thème
Guerre

Electronic Arts et DICE reviennent en cette fin d'année avec un quatrième opus de la franchise originale Battlefield. C'est donc avec ce nouveau volet, qui tourne avec le Frostbite 3, même sur nos consoles current-gen, que les développeurs veulent nous montrer l'art de la guerre. Reste à savoir s'ils arrivent à asseoir la suprématie de la licence ou si on a affaire à quelque chose de réchauffé. Plongeons-nous donc, arme à la main, dans l'aventure Battlefield 4.

C'est Tombstone qui est sur un bateau…




Pour commencer, il n’y a rien de tel qu'un premier regard sur le solo du titre, qui a fait parler de lui tout au long de la campagne marketing du jeu. Seulement, on constate que les paroles ont une fois de plus dépassé les actes. On se retrouve face à un mode solo très morne, des personnages moins charismatiques les uns que les autres, et des discours à la teneur amère d'un soldat trop caricaturé. Vous plongez donc dans la peau de Recker, le soldat parfait qui peut faire des chutes d'une centaine de mètres et se relever quelques secondes plus tard, se prendre des voitures sur les genoux et nager ensuite, et bien plus encore. Votre escouade, nommée Tombstone, est bien évidemment l'équipe la plus qualifiée pour le travail, à savoir provoquer une guerre Américano-chinoise, la faire et la terminer… Et tout ça à quatre, bien évidemment. De plus, Recker, qui se trouve être le plus haut gradé de l'escouade Tombstone suite à une péripétie provoquée par une Bonnie Tyler tristounette, n'ouvre pas la bouche de toute l'aventure. Vu qu’il s’agit du chef, on attendait au moins un minimum syndical, un meneur de troupe charismatique et téméraire. Il n'en est rien. Vous suivez donc les avis des autres tout au long de l’aventure et vous vous retrouvez, comme dans beaucoup trop de FPS, à courir ici et là pour défourailler tout ce qui s'y trouve, avant de rentrer au bercail pour recevoir de nouveaux ordres. Nous n'avons malheureusement pas l'aventure solo que l'on attend depuis un moment déjà pour ce type de jeux de guerre, avec une histoire prenante, ou du moins des personnages marquants.

Là où les Bad Company arrivaient à décomplexer et à tendre vers l'équipe badass qui se retrouve dans tous les coups fourrés sans le vouloir, BF4 se contente seulement de se la jouer équipe de choc qui a le chic pour choisir la situation la plus périlleuse et s'en sortir sans une égratignure. Ajoutons à cela une romance ponctuée de « je t'aime, moi non plus » entre la chinoise, qui se bat avec les Américains contre sa nation, et Irish, l'afro-américain au caractère trempé, qui ne cesse de raconter sa vie, de prendre des décisions à votre place en mettant de plus en plus l’équipe en difficulté... Avec une durée de vie avoisinant les quatre heures, et ce dans la difficulté la plus élevée, on a non seulement un solo médiocre, mais qui s'offre en plus le luxe d'être court. Et cette fâcheuse tendance à toujours vouloir exagérer dans les effets visuels (explosions notamment), avec des personnages qui volent au vent, puis se relèvent simplement sans un quelconque bobo, n’est pas des plus agréables, surtout avec une équipe Tombstone qui se retrouve plus souvent à la flotte qu'à tirer sur les vilains. Une explosion, un tour dans la piscine à bulles... C'est sympathique les deux premières fois, mais ça devient abusif à force d'en user. Tournons-nous donc vers le point névralgique du titre, à savoir son mode multijoueur. Après un Battlefield 3 qui s'est littéralement imposé sur la scène du jeu de guerre, les fans s'attendent forcément à du lourd avec ce numéro 4. Avec un gros point positif, le retour des décors destructibles. Les petites habitations s'écrouleront donc sous les coups de C4 et d'obus judicieusement placés, mais aussi les buildings et les éléments du décor, tels qu'un porte-avions (sur une certaine carte) qui pourra s'échouer et changer totalement l'esprit de celle-ci.

Il est passé le char de 19h30 ?




On peut également laisser s'effondrer un télescope géant pour ne créer que ruines et débris, afin de s'affronter au beau milieu d'un chaos sans nom. La mise en scène a totalement été retravaillée avec le système Levolution (certes le nom est très marketing), qui permet aux joueurs d'agir directement sur la physionomie d'une carte ou tout simplement de (dé)verrouiller un endroit précis. Le cours d'une partie peut changer par une action sur l'environnement. En fermant les portes pour bloquer un chemin à l'ennemi, ou juste bloquer l’accès à des étages supérieurs ou inférieurs en ascenseur, on découvre des petits détails qui ajoutent une finesse non négligeable profitant à l'immersion. Bien entendu, on retrouve les quatre classes principales, à savoir l'assaut, le médecin autoproclamé aussi efficace de front qu'en défense pour relever les coéquipiers tombés ; l'ingénieur, qui se charge d'infiltrer les lignes ennemies et la plupart du temps de ruiner les véhicules ; le support, véritable marchant ambulant qui distribue les munitions comme des petits pains, aussi bien aux alliés qu'aux ennemis, avec un tir de suppression très efficace ; l’éclaireur, qui soutient de loin l'avancée de son équipe en proposant une vision lointaine du champ de bataille, un poil sniper dans l'âme. Il n’y a pas de réel changement, mais on trouve quelques modifications, comme le fait que l'éclaireur est désormais équipé de C4, que les kits de soin et de munitions sont évolutifs, en commençant par de petits sacs de cartouches ou de trousses de soin, pour finir par débloquer les gros packs comme dans BF3.

Par contre, la personnalisation des armes (dont le comportement a été affiné), et du matériel dans son ensemble, est bien plus conséquente que dans l'opus précédent. Chaque classe a son type d'arme spécifique, mais peut aussi s'équiper de fusils à pompe, de carabines ou de DMR (armes au coup par coup puissantes). Il est donc possible de varier les plaisirs tout en jouant avec une arme qui change de la classe originale. En plus, chaque arme possède son lot d'accessoires à débloquer et peut être utilisée de différentes manières, en changeant le système de visée, que ce soit avec des lunettes à longue distance ou des mires, ou simplement en ajustant la cadence de tir. Petit point bonus, il est possible pour les snipers d'ajuster sa bullet drop, à savoir la retombée de la balle lors d'un tir à longue distance en réglant son fusil. Ainsi, il est parfois judicieux de jauger la distance et d'évaluer la trajectoire possible de la balle avant de faire feu. Ce système, qui était déjà plutôt travaillé sur BF3, a reçu un léger coup de pinceau fort appréciable. Avis donc aux tireurs embusqués, il faudra retourner s'entraîner avant de pouvoir vraiment maîtriser le tir en pleine tête sur cible mouvante à quelques 500 mètres. Battlefield 4 est beau, très beau même, et ce en prenant bien en compte le support sur lequel il tourne, les versions PC et next-gen étant bien plus élaborées. Les textures sont véritablement travaillées et le Frostbite 3 offre un véritable régal visuel. Les explosions sont amplifiées par le nouveau système Destruction 4.0.

De l'effondrement des bâtiments aux simples explosions des grenades, le résultat est très bon. Ajoutez à cela une belle avancée au niveau des animations pour parfaire l’immersion, comme le simple fait qu'un personnage pointe du doigt l'ennemi quand on identifie ce dernier, afin de dévoiler sa position à son équipe, ou le fait de nager la brasse et de se mettre au crawl quand on accélère. Il est par ailleurs possible de plonger afin d'échapper à une situation trop périlleuse et, éventuellement, atteindre un endroit précis sans se faire repérer. C'est une fois encore dans l'eau que l'on constate une amélioration, à savoir la possibilité de dégainer son arme de poing en faisant trempette pour se défendre contre un bateau armé de Gatlings. Ce n’est pas très équilibré, mais c’est mieux que rien en situation de crise. Les moins courageux préfèreront sans doute la plongée. Le défaut majeur de ce multijoueur est sans doute sa stabilité… ou plutôt son manque de stabilité. Les déconnexions sont nombreuses, les chargements longs et les bugs sont légion. Par exemple, le son s'arrête d'un coup, alors que les explosions foisonnent autour de vous, et repart quelque temps plus tard sans raison apparente. Les bugs d'affichage sont également bien trop nombreux… Mais le plus grand souci vient des connexions trop hasardeuses, d'où le fait de ne pas pouvoir jouer entre amis sans être interrompus. Le jeu s'améliorera sans aucun doute dans le temps par le biais de mises à jour (qui commencent déjà à tomber) et deviendra bien plus intéressant… Mais à l’heure où sont écrites ces lignes, il faut faire avec ces trop nombreux défauts, ce qui en découragera certainement plus d'un.

Bombes, tanks et scoubidou-bidouha !




Sur Xbox 360, exit les parties à 64 joueurs, on doit se contenter d'un petit 24 joueurs pour les modes Conquête et Rush… Mais deux nouveaux modes viennent combler ce manque. Le premier, intitulé Oblitération, consiste à capturer une bombe et à détruire les trois objectifs de l'équipe adverse avant que cette dernière n'ait détruit les vôtres. Y a de bonnes sensations à la clé et surtout l’obligation de jouer collectif pour gagner la partie. Les exploits personnels sont plutôt rares et difficiles à mettre en oeuvre, il faut donc compter sur son escouade et son équipe entière, puisque la bombe est balisée et est constamment indiquée sur la carte des deux équipes. Chacun de ses déplacements est suivi, il faut donc la protéger. Le second mode de jeu à venir est le désamorçage. Une vie par manche, deux équipes, une avec la bombe, l'autre avec deux objectifs à défendre. Comme un air de déjà-vu, n'est-il pas ? Une fois de plus, le teamplay est de rigueur, d'autant que ce mode de jeu est bien plus stratégique. Avancer avec précaution et surveiller ses arrières en sont les maîtres mots. Evidemment, qui dit Battlefield, dit véhicules. C'est une fois de plus un garage impressionnant qui vient fournir en Jeep, tanks, bateaux de combat, avions, hélicoptères, quads et autres. Petite note sur les avions, ils se prennent dorénavant directement en vol et non plus au sol, afin d'éviter les assauts au sol lors du décollage ou tout simplement l'emprunt du véhicule par l'ennemi. Toujours est-il qu'il y a largement de quoi faire sur les dix cartes présentes à la sortie du jeu et les quelques kilomètres d'espace qu'elles offrent chacune à leur façon.

Venons-en maintenant au Battlelog. Ce carnet de correspondance Internet vous permet d'avoir un suivi direct avec votre avancée dans le jeu : où vous en êtes avec telle arme, comment débloquer le prochain accessoire, que font vos amis, comparer vos scores et même se lancer des défis. Un grand tableau, qui fournit aussi bien des informations sur tout ce qu'il y a à savoir, permet de personnaliser ses classes, son équipement et de se créer un emblème si besoin est. D’ailleurs, les fans de BF2 seront sûrement ravis du retour du mode Commandant, qui est disponible à partir du niveau 10. Il faut faire ses classes et montrer de quoi on est capable avant d'espérer passer derrière le tableau de bord et diriger ses troupes. Ceci dit, le commandant se trouve en dehors du champ de bataille et dirige à distance les joueurs, directement via la carte interactive de la partie. Ainsi, il peut ordonner à une escouade d'attaquer tel ou tel objectif, et à une autre, de couvrir ou encore de choisir un autre point. Les ordres qui seront suivis rapporteront des points, qui permettront par la suite d'envoyer aux troupes des bonus, tels que des ravitaillements ou même des véhicules. L'action première consiste à poser des drones sur des zones précises pour dévoiler les ennemis, ou poser un brouilleur qui couvrira vos troupes dans une zone de même acabit. Il apporte donc un développement tactique qui peut grandement aider les alliés, ou du moins leur faciliter la tâche.

Point complet
Ce Battlefield 4 est un bon jeu dans l'ensemble. On apprécie certaines nouveautés et le retour du mode Commandant est très appréciable. Le multijoueur est toujours aussi prenant, et ce malgré de nombreux soucis techniques à corriger à grands renforts de mises à jour. La patience devient donc une véritable vertu… Hélas, malgré de grosses qualités, le jeu reste dans l'ensemble plutôt proche de son prédécesseur (effet 3.5). Il aurait également mérité un solo moins dérisoire, et surtout un délai de développement plus long histoire de ne pas sortir un titre aussi instable. EA et DICE auraient dû apprendre de leurs erreurs avec la sortie un poil controversée de Battlefield 3. Au lieu de cela, ils reproduisent lesdites erreurs pour assurer la sortie dans les temps… C’est clairement dommage, car ce BF4, même sur notre vieille Xbox 360, reste une très bonne cuvée, intrinsèquement parlant. La licence a toujours misé sur le multijoueur et cet aspect est réussi en termes de gameplay, de contenu et de variété… Mais en l’état, le premier mois suivant le lancement n’est clairement pas suffisamment maîtrisé pour qu’on profite simplement de l’expérience.

On a adoré :
+ Forte impression, réalisation au top
+ Système Levolution immersif
+ Le mode Commandant
+ L'ensemble Battlelog
+ Maps variées
+ Les armes, véhicules et classes
+ Animations efficaces
+ Multijoueur de qualité…
On n'a pas aimé :
- Entaché par des soucis techniques
- Solo anecdotique, encore
- Un effet BF 3.5
- Quelques détails visuels
- Manque de maturité


Consulter les commentaires Article publié le 24/11/2013 par Manuel-Ange A.



 
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