Test Battlefield 1943 Pacific - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Battlefield 1943



Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  08.07.2009
  08.07.2009
Nombre de joueurs
1 à 24
Online
- Uniquement jouable en ligne
Classification PEGI
Prix de lancement
1200 MS Points

Forte de son succès, la franchise Battlefield commence à se diversifier grâce à une multitude de titres qui voient le jour sur tous les supports. Après la Seconde Guerre mondiale, le Vietnam, la guerre moderne, la guerre futuriste et la guerre cel-shadée, DICE s’est mis en tête qu’il serait bon d’en revenir aux origines de la série avec Battlefield 1943. Pour s’assurer le succès, les développeurs ont décidé de réutiliser le moteur de Bad Company et de proposer le titre en téléchargement sur le Live. Mais cela est-il suffisant pour nous faire oublier cette désagréable impression de skin ?

Quand Bad Company se travestit




Prenez les armes, l’univers et le concept de Battlefield 1942, ajoutez lui la plastique et la destruction des décors de Bad Company et offrez lui une distribution digitale, vous obtenez Battlefield 1943 ! Vous l’aurez compris, ce nouvel opus n’est ni plus ni moins qu’un skin WW2 de Bad Company. En théorie, l’idée était plutôt sympathique et aurait même pu mener à une sortie au format boite. Cependant, en pratique, il faut bien reconnaître que la désillusion est de rigueur. Si 1943 conserve le gameplay fantastique de BF 1942 et l’esthétique de Bad Company, il n’en demeure pas moins bourré de petits défauts. Pour 15€, il faut dire que le jeu attire le regard : c’est beau, ça offre des cartes gigantesques et ça semble plutôt fun en ligne. Oui mais voilà, tout cela cache aussi un vice… Tout d’abord, il n’y a que quatre cartes, toutes tirées de la guerre du Pacifique. Inutile de dire que la diversité n’est pas le fort de 1943. Ensuite, la quatrième carte, La Mer de Corail, s’avère particulièrement décevante dans la mesure ou le level design est archi-simpliste et où elle se contente de nous proposer des affrontements aériens.

Cela aurait pu s’avérer être une expérience jouissive, mais le pilotage plutôt raté des avions entache l’expérience de jeu. Résultat, il ne reste que trois cartes, certes plutôt vastes et bien pensées, mais pas variées pour deux sous. Pour peu qu’on ne soit pas du genre à rejouer 17 fois sur la même, on fait assez rapidement le tour du jeu. Comptez deux ou trois heures tout au plus pour un joueur lambda. Cette désagréable impression de skin de Bad Company gâche sensiblement l’expérience et donne l’impression que les développeurs ne se sont pas foulés. Il faut admettre que payer 15€ pour trois cartes qui se ressemblent et qui ne sont ni plus ni moins que des skins stand alone, ça reste assez cher. Cela dit, ça ne nous empêche pas de prendre un pied monstre à fragguer des Japonais ou des Américains sur le Live ! Libre au joueur d’apprécier par lui-même la rejouabilité du titre mais, ce qui est certain, c’est qu’on aurait aimé en avoir plus pour notre argent.

La guerre à l’état pur




Passé cette désagréable impression, on découvre donc une version revisitée de BF 1942, avec des parties uniquement en ligne qui nous proposent de choisir entre deux camps (américains et japonais) et trois classes (technicien, sniper, mitrailleur) avant de se lancer corps et âme dans des affrontements en ligne. Le concept est simple : vous jouez en équipe sur de vastes cartes tropicales comme Guadalcanal ou Iwo Jima et vous tentez d’éliminer vos adversaires tout en prenant le contrôle de divers points stratégiques. Ces points de contrôle vous permettront ensuite de faire diminuer la barre de renforts ennemie jusqu’à ce que vos adversaires soient incapables de faire ressusciter leurs troupes. Voilà la recette qui a fait tout le succès de BF 1942 et qui donne tout son intérêt à ce nouvel opus, toujours aussi fun et jouissif. Il faut bien admettre que le gameplay est tout simplement parfait, avec un mixe entre l’arcade et la simulation. La conduite de véhicules (chars, jeeps, mais pas avions) et la possibilité de s’entraider pour prendre le contrôle de points tout en protégeant d’autres places fortes sont d’autres points positifs impossibles à critiquer. Les possibilités sont multiples et permettent surtout de mettre en place des tactiques parfois très pointues.

L’intégration des moteurs graphique et physique de Bad Company apporte également un plus non négligeable au jeu : tout d’abord parce que l’esthétique du soft est très soignée, avec un panel de couleurs riche et convivial, et ensuite parce qu’il est possible de détruire une bonne partie des décors (arbres, bâtiments). En sus, d’autres points positifs son à relever : les bruitages, d’une qualité exceptionnelle, les quelques effets visuels (explosions, feu…), tout simplement bluffants, et le gigantisme des cartes. Libre à vous ensuite de jouer en équipe ou de tenter un coup en solitaire… Les deux s’avèrent en tout cas tout aussi efficaces ! Du côté des petites déceptions, on notera la présence de quelques bugs graphiques, l’absence de mode solo (même si cela n’était pas tout à fait nécessaire), la présence d’une seule musique dans le menu principal, mais surtout le manque de contenu du jeu, qui parviendra à séduire ceux qui apprécient rejouer inlassablement aux mêmes niveaux mais pas les autres pour lesquels BF 1943 restera tout de même une bonne expérience.

Point complet
Beau, fun, efficace, bien réalisé et proposant un mode multijoueur en ligne jouissif, Battlefield 1943 aurait pu s’imposer comme la nouvelle référence des FPS multijoueurs en ligne. Malheureusement, si le prix peut sembler dérisoire au premier regard (environ 15€), il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit que d’un skin de Bad Company, avec des décors tropicaux qui ne varient presque pas, trois cartes relativement simples à construire et une quatrième carte qui n’a que peu d’intérêt, le pilotage des avions étant particulièrement pénible. Au final, on en fait donc vite le tour et on se demande si tout cela n’aurait pas pu être proposé à un tarif légèrement inférieur comme simple DLC pour Bad Company. Enfin, ceux qui passeront outre l’investissement trouveront tout de même de quoi s’amuser durant quelques heures et c’est bien là le principal, surtout que le soft demeure pratiquement irréprochable d’un point de vue technique…

On a adoré :
+ Une réalisation de qualité
+ Un gameplay aux petits oignons
+ La destruction des décors
+ Les bruitages
+ Le online, presque parfait
+ Les effets visuels
+ Simple à prendre en main
+ Des cartes immenses
On n'a pas aimé :
- Une seule musique et pas de bot
- Une quatrième carte peu efficace
- Le pilotage des avions - On en fait vite le tour…
- Aucune diversité dans les décors
- Un peu cher payé pour un skin


Consulter les commentaires Article publié le 19-07-09 par Etienne F.



 
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