Test Battlefield : Bad Company - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Battlefield : Bad Company



Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.06.2008
  25.06.2008
Nombre de joueurs
1 à 24
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Guerre
Mémoire
1,5 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
69,00 €

Après une multitude de volets sur PC, la franchise culte de Digital Illusions vient de nouveau faire un tour sur nos consoles de salon avec un épisode annoncé comme révolutionnaire. Et qui dit révolution, dit aussi nouvelle orientation. Si le mode multijoueur est toujours de la partie, DICE a accordé plus d’importance au mode solo, entièrement scénarisé, qui nous propose de découvrir une expérience de jeu unique. Avec la puissance du moteur Frostbite, qui nous permet de détruire l’intégralité des décors, un moteur graphique flambant neuf et l’utilisation d’Havok pour la physique, nous étions plutôt pressés de découvrir la version finale de ce titre prometteur… Mais une question n’en finissait plus de bouleverser nos esprits : DICE allait-il parvenir à créer un jeu de guerre qui supporterait la comparaison avec l’excellent Call of Duty 4 ?

En route mauvaises troupes




Le moins que l’on puisse dire, c’est que la série des Battlefield vient de connaître un nouveau souffle avec ce Bad Company qui n’a plus grand-chose à voir avec les précédents épisodes de la franchise et qui se permet d’intégrer une multitude de nouveautés plus ou moins sympathiques. La première de celles-ci est sans nul doute la meilleure : l’intégration d’un mode solo, un vrai. Tout au long de l’aventure, vous incarnez un membre de la Bad Company, une unité d’élite américaine dont les soldats opèrent derrière les lignes ennemies. Mais au cours de l’une de leurs missions, les membres de la Bad Company voient des camions d’or s’échapper. Ils décident de déserter l’armée pour poursuivre leurs rêves les plus fous. Commence alors une longue traque pour notre fine équipe à travers plusieurs pays de l’Europe de l’Est et dans un contexte géopolitique inventé de toute pièce. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la surprise est de rigueur. On savait déjà que DICE avait de l’humour, mais de là à transformer les personnages centraux de l’histoire en véritables guignols il y avait de la marge. Résultat ? Bad Company a beau souffrir d’un scénario bancal, il n’en demeure pas moins agréable à parcourir. Difficile en effet de dire non aux cinématiques qui entrecoupent les missions lorsque celles-ci contiennent une multitude de blagues hilarantes. Le second degré est de rigueur et ce tout au long de l’aventure !

Du côté de la jouabilité, les développeurs abandonnent les vastes cartes à checkpoints dans lesquelles les joueurs devaient contrôler des zones de jeu pour ressusciter leurs camarades et optent pour des niveaux clairement plus linéaires… Au début du moins. Plus vous avancez dans l’aventure, plus vous vous rendez compte que DICE vous offre de plus en plus de libertés sur le champ de bataille. Passé la déception des premières minutes de jeu, le joueur découvre donc un jeu de tir certes classique dans son approche du genre, mais tout bonnement jouissif. En plus de proposer un « vrai » mode solo, le titre exploite un nouveau moteur physique, le Frostbite. Celui-ci vous permet de détruire tout ce qui se trouve sur l’aire de jeu. Une forêt vous bloque le passage ? Prenez un tank et pulvérisez là ! Une porte ne veut pas s’ouvrir ? Sortez votre bazooka, faites un trou dans le mur et rentrez ! Les possibilités qu’offrent ce nouveau moteur sont extrêmement impressionnantes et renvoient des titres comme Red Faction à l’âge de pierre.

La grandeur des cartes couplée à la destruction des décors offre une expérience de jeu totalement inédite puisqu’il est possible de faire tout et n’importe quoi. Comprenez par là que pour prendre à revers un groupe d’ennemis, vous pouvez tout aussi bien les prendre par surprise en ouvrant la porte du fond qu’en dégommant un pan entier du mur ou encore en rentrant avec votre char dans la façade du bâtiment. Rarement nous avions pris autant de plaisir à massacrer des ribambelles de soldats soviétiques à grands coups de mortiers et de bazookas.

Ils attaquent sur tous les fronts




Ajoutez à toutes ces possibilités des décors variés (île paradisiaque, contrées enneigées, montagne, terrain de golf, palais présidentiel…) ainsi qu’une multitude d’armes à découvrir sur le champ de bataille, sans oublier des tas de véhicules (hélicoptères de combat, chars d’assaut, jeeps, camions, véhicules civils, etc.) à utiliser et vous comprendrez que non seulement Bad Company est très impressionnant, mais qu’en outre, il offre un contenu tout simplement hallucinant. Bien sûr, certains diront que la durée de vie solo est juste honnête puisqu’il faut une petite dizaine d’heures pour boucler l’aventure en mode « Normal ». Mais il ne faut pas oublier que la plupart des jeux concurrents n’offrent en général que cinq à six malheureuses heures de jeu… Difficile dans de telles conditions d’en vouloir à DICE qui semble avoir fait tout son possible pour nous surprendre. Pour le reste, le titre se révèle globalement très convaincant, que ce soit concernant sa bande sonore, avec des musiques qui collent parfaitement à l’univers du jeu, les bruitages, hallucinants de réalisme, ou encore les voix françaises, globalement excellentes à quelques exceptions près.

Dès lors, il est évident que l’on ne trouve guère de réel défaut à cette campagne solo, non seulement très divertissante mais également rafraîchissante pour la série. En dehors du scénario un peu bancal et de quelques voix françaises un peu en deçà, il n’y a en effet rien à souligner. Certains trouveront le début de l’aventure un peu trop linéaire, mais il fallait sans doute une petite mise en bouche pour habituer le joueur au gameplay. De plus, même si l’intelligence artificielle n’est pas extraordinaire, elle a tout de même une bonne dose de répondant : les ennemis n’hésitent pas à se planquer, voire à vous contourner lorsque vous les attaquez. Pour ce qui est de la progression en général, DICE a mis sur pied un système de checkpoints duquel vous repartez si vous décédez, système associé à des recharges d’énergie que vous pouvez vous injecter en plein jeu par l’intermédiaire d’un pistolet. Attention néanmoins à ne pas trop en abuser lors des scènes de jeu plus complexes, la recharge du pistolet est assez longue et certains ennemis disposent d’une puissance de feu non négligeable…

La mort en ligne




A côté du mode solo, on découvre un mode multijoueur unique répondant au nom de « Ruée vers l’or ». S’il est vrai qu’on était en droit d’en attendre plus d’une franchise qui a fait du online son cheval de bataille, il faut reconnaître que ce mode est d’une efficacité étonnante. Le concept est simple : une équipe défend un butin de guerre et l’autre doit tenter de le détruire avec des charges. Bien sûr, le butin de guerre ne se trouve pas qu’à un seul endroit et vous devez tout naturellement pulvériser (ou protéger) plusieurs places fortes avant d’en finir avec les ennemis. Et pour ne rien gâcher du plaisir, il est important de noter que chacune des 8 cartes disponibles est immense et permet à 24 joueurs de s’affronter simultanément. Inutile de dire qu’avec différentes classes de soldat (sniper, soutien,…), des dizaines d’armes et des tas de véhicules à disposition, le mot Battlefield porte merveilleusement bien son nom.

Même si le seul et unique mode de jeu qui nous est proposé nous laisse un peu sur notre faim, étant donné que d’autres titres en proposent nettement plus, il faut reconnaître que les combats en ligne sont intenses et ne souffrent d’aucun ralentissement. Qui plus est, DICE a introduit un système de points et de médailles permettant de grimper dans les rangs et de débloquer de nouvelles armes utilisables ensuite en multijoueur. De très bonnes idées qui permettent de rendre l’expérience en ligne addictive et unique en son genre. Enfin, il est important de noter qu’un mode multijoueur supplémentaire gratuit devrait bientôt être disponible sur le réseau pour le plus grand plaisir des fans !

Non seulement Bad Company se dote d’une durée de vie très honnête, de vastes cartes de jeu et d’un système de destruction des décors unique, mais en sus, il se pare d’un moteur graphique qui n’a pas grand-chose à envier à la concurrence ! S’il est vrai que Bad Company n’est pas le plus beau jeu disponible à l’heure actuelle, il n’en demeure pas moins l’un des plus impressionnants en raison de la grandeur de ses décors et de son moteur physique ultra puissant. Ajoutez à cela des textures stylées, des modélisations très réussies et de jolis effets spéciaux et vous comprendrez que le spectacle est tout simplement hallucinant.

Point complet
Comme ses prédécesseurs, Battlefield : Bad Company s’impose comme un immanquable pour les mordus de FPS multijoueurs. En plus de proposer un mode en ligne tout simplement addictif, le titre de DICE offre une expérience unique en solitaire, avec un vrai mode solo scénarisé, drôle et efficace. Ajoutez à cela un moteur graphique très convaincant, une durée de vie honnête et la puissance du moteur Frostbite permettant de détruire l’intégralité des décors qui vous entourent et vous comprendrez que ce nouveau Battlefield remplit pleinement son contrat. Reste quelques légers défauts et l’implacable comparaison avec Call of Duty 4 qui rend les choses forcément plus compliquées…

On a adoré :
+ Une durée de vie solo honnête
+ Des décors variés
+ La destruction des décors
+ Le système de points
+ L’humour
+ Le mode multijoueur
+ Les graphismes
On n'a pas aimé :
- Un seul mode multijoueur
- Quelques passages linéaires
- Le scénario, simpliste
- Quelques voix françaises


Consulter les commentaires Article publié le 10-07-08 par Etienne F.



 
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