Test Battle Chasers : Nightwar - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
THQ Nordic
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.03.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
29,99 €

Fondé par des anciens de Vigil Games (DarkSiders), le studio indépendant Airship Syndicate nous présente son premier projet nommé Battle Chasers : Nightwar chapoté par Joe Madureira. Il s’agit de l’adaptation en jeu vidéo de l’univers du comics du même nom dont Joe est d’ailleurs le créateur et dessinateur. Le titre s’intègre à l’univers de la bande dessinée avec un gameplay clairement orienté JRPG au tour par tour à l’ancienne, comme on les apprécie tant. Le soft offre donc un moyen de retrouver des sensations oubliées, comme celles que nous avons connues avec Final Fantasy ou autres JRPG récents, tout en découvrant par la même occasion l’univers de Battle Chasers. Que donne ce mélange avec une manette dans les mains ? Découvrons-le tout de suite !

L’île du croissant et gantelets magiques



Le premier point positif, c’est que l’histoire est inédite dans l’univers de la licence, ce qui permet donc aux néophytes de ne pas être paumés par rapport à ceux qui ont lu les BD. Nous prenons place dans un groupe de héros à la recherche d’Aramus, un guerrier légendaire, père de Gully (un des personnages que nous jouerons), qui a disparu de l’autre côté de la ligne Grise, du côté de l’île du Croissant. Gully deviendra très rapidement la cible de nombreux ennemis, celle-ci ayant trouvé des gantelets magiques qui sont le seul héritage laissé par Aramus. Très rapidement, notre groupe se trouvera dans une situation cocasse, avant d’être scindé, avec d’un côté notre chère Gully, accompagnée de Garrison et Calibretto. Nous voici donc partis à l’aventure pour retrouver les autres compagnons de notre groupe, ainsi qu’Aramus. Bien entendu, rien ne se passera comme prévu, donnant l’occasion de partir pour une longue et intéressante aventure !

Gully et ses gantelets peuvent donc compter sur Garrison, un guerrier, et Calibretto, un golem de guerre doté d’une conscience humaine. Nous retrouverons rapidement Knolan, le magicien à la langue bien pendue, ainsi que Red Monika, une chasseuse de prime armée. Pour finir, notre groupe rencontrera Alumon, le chasseur de démons originaire de l’île du Croissant, ce dernier rejoignant le casting final. Autant le dire de suite, l’histoire n’est pas des plus originales, elle ne fait pas briller le jeu. Il y a bien quelques passages sympathiques, lors des dialogues entre deux missions ou des cut-scenes, mais on sent vite que cet aspect est secondaire. Les points forts sont ailleurs, à commencer par notre équipe qui finit par inclure six personnages différents, permettant de composer notre roster actif (trois protagonistes simultanés). Vous arriverez rapidement à la ville de Malhameau qui vous servira de hub central, avec notamment l’auberge, la forge, l’enchanteresse et le labo d’alchimie.

Dimension RPG et gameplay



Le jeu dispose de plusieurs types de mécaniques. On commence par la balade dans une zone d’exploration (donjon bien défini ou sur la map) en allant d’un point à un autre en 2.5D. Cette vue n’est pas sans rappeler celle des anciens JRPG comme Genso Suikoden (sorti sur PlayStation) ou autres gros titres phares de l’âge d’or de Squaresoft… Vous y trouverez des campements, villages, grottes, mines et autres points d’intérêt que vous découvrirez du coup via les zones d’exploration (en gros, vous entrez dans un niveau), le tout saupoudré de combats au tour par tour. Sur la map, les ennemis sont représentés par des icônes. Il suffit de passer dessus pour lancer l’affrontement. En mode exploration, les ennemis sont visibles devant vous et le combat se lance dès que vous les rencontrez. Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a pas de mauvaise surprise et vous pouvez même éviter ces combats. Chacun de vos personnages dispose d’une barre de vie, de mana et d’une barre de charge commune à l’équipe. La vie se régénère via potions, sorts, buffs ou en allant vous reposer à l’auberge. Le mana se recharge principalement par potions ou en auberge. La barre de charge, quant à elle, ne se remplit que lors des combats.
    Vous disposez :
  • D’attaques de base, gratuites en mana, à effet immédiat et à efficacité modérée. Ces attaques généreront de la surpuissance.
  • D’attaques spéciales, à effet plus ou moins lent, plus efficaces mais qui consomment votre mana ou surpuissance (qui se réinitialise à chaque fin de combat !).
  • D’une attaque « charge » qui consomme un niveau ou plus de votre barre de charge. Ces attaques ou sorts vous donneront des bonus utiles ou un gros damage output.
Le joueur dispose donc de tout un panel d’attaques et de sorts (une bonne vingtaine par personnages, une fois au niveau max) à utiliser intelligemment. Il faudra jongler judicieusement entre les attaques de base et celles qui ont un coût en mana afin d’accumuler de la surpuissance et la vider avant la fin du combat. A cela s’ajoute l’ordre de combat, qui dépendra de votre hâte. Cette caractéristique fera que vous pourrez à nouveau attaquer plus rapidement ou au contraire plus lentement. Il existe d’ailleurs des sorts boostant cette stat ou baissant celle de l’ennemi. Il faut également noter de nombreuses afflictions (saignements, poisons, embrassements) et bonus (armure, hâte, puissance d’attaque) en combats fonctionnant par tour. Nous faisons donc face à un système de combat intéressant, facile à appréhender mais demandant de la réflexion et de la tactique pour le maîtriser entièrement. Il faudra bien analyser l’ordre du combat pour adopter la meilleure stratégie, ce qui débouche sur une baston bien dynamique. Il s’agit ici d’un des gros points forts du jeu !

Au début, les affrontements se font sans grosse difficulté mais cela change par la suite. Le titre n’est pas difficile pour autant, à quelques passages près, mais il est exigeant. Chaque personnage dispose de ses points forts et de ses faiblesses, offrant un gameplay différent à chaque fois, notamment grâce à deux spécialisations ayant chacune une approche et une optimisation de stats différentes, sans parler des points de talents à placer : par exemple, Knolan peut voir ses dégâts ou ses capacités de soin améliorés. Red Monika peut aller dans une orientation DPS pure ou à l’inverse s’orientée vers du tanking pur grâce à l’optimisation de son esquive. Il est donc impératif d’avoir un groupe homogène et bien préparé avant ces affrontements. Les stuff ont également une place importante afin de booster vos personnages, que vous trouverez via des loots, coffres, marchands ou grâce au craft.

Les donjons tu nettoieras

Au cours de votre aventure, il vous sera demandé de venir à bout de huit donjons. Avant de pénétrer dans l’un d’entre eux, il vous faudra sélectionner la difficulté de celui-ci, offrant une rejouabilité sympathique et surtout de meilleures récompenses en cas de difficulté rehaussée. Ces donjons contiennent de nombreux pièges, zones secrètes et autres trésors à dénicher. Pensez bien à faire un tour par l’auberge avant de vous y atteler afin que vos personnages soient soignés, avec une barre de mana pleine et leur compétence « donjon » rechargée. En effet, chaque personnage bénéficie de sorts différents ici, leur utilisation étant limitée en nombre de charge. Par exemple, Gully peut éclater des murs ou étourdir les ennemis, Calibretto peut soigner un peu chaque membre du groupe, Alumon peut faire quelques dégâts à un ennemi via un rayon qui soigne également un peu le groupe… Chaque donjon propose une ambiance différente. Sans pour autant jouer pleinement l’originalité, la direction artistique est juste splendide et superbement soignée.

Progression en jeu : le fléau du farming



Au début du titre, l’équilibre de la progression se veut plutôt correct entre quêtes principales et donjons. Puis il arrive un moment où il devient nécessaire de se frotter aux joies du grinding. Les meilleurs exemples qui viennent en tête concernent le passage entre le quatrième et cinquième donjon. Les ennemis ont pris quelques niveaux d’une traite et vous êtes amené à combattre des ennemis avec deux ou trois niveaux de plus que vous... Autant pour les combats de la map monde cela passe sans réel souci, on peut y aller franco tant qu’on a un soigneur dans le groupe, autant certains donjons et autres zones d’exploration contiennent des boss extrêmement difficiles à mettre à terre en l’état. On se souvient par exemple du veilleur de tombeau qui arrive à balancer plus que régulièrement (et limite c’est même de l’abus) ses attaques de charge avec du 1000+ damage sur un seul perso durant deux à trois tours de suite. En somme, cela tue en un coup votre perso faute de PV. Et comme votre gros soin vous remonte de moins de 1000 points de vie, vous allez transpirer comme un malade. Idem au cinquième donjon, Morteveille, dans lequel vous allez affronter un bourreau qui balance le sort « destin » faisant dans les 1000 de dégâts sur votre équipe entière après trois tours. Il vous faudra donc prévoir des boucliers avant chaque attaque ou autre réduction de dégâts, du soin de zone rapide après, etc. Il est également important d’investir un peu de temps sur l’ensemble du groupe, afin de faire monter en niveau tous vos personnages car forcément, seuls ceux prenant part à un combat gagnent de l’XP.

Activités annexes, crafting et interface

En plus de la quête principale et des huit donjons qui composent l’aventure, vous avez tout un lot d’activités annexes à faire, en commençant par le craft. Pour vos créations via la forge, l’alchimie ou l’enchantement, il vous faudra trouver des plans pour apprendre les recettes durant votre aventure. Il faudra également un certain nombre de composants acquis par le même biais. En utilisant tous les composants nécessaires, vos chances de réussite seront au moins de 100% mais, dès lors qu’il vous manque un ou plusieurs composants, vos chances varieront et le loot ne sera pas assuré. Vous disposerez également de quêtes de chasses vous demandant d’aller tuer des ennemis spécifiques histoire de récupérer quelques récompenses utiles. Vous aurez également l’aubergiste qui pourra vous proposer de nettoyer les égouts de l’infestation ennemie, de la pêche ou des combats d’arène en mode survie contre plusieurs vagues successives d’ennemis. Le bestiaire quant à lui se veut assez complet et varié, plus vous affronterez un type d’adversaires et plus vous débloquerez d’info sur lui (par exemple, savoir son nombre de pv, le nom des attaques qu’il prépare, etc.). Les menus et l’interface sont des plus clairs, précis et surtout brefs. On apprécie fortement ce point.

L’avis perso d’Hervé : Aeons // RPG old-school rafraîchi !

Véritable découverte agréable, j’ai pris du plaisir à écumer Battle Chasers. Bien sûr, le titre n’est pas exempt de défauts, à commencer par la présence du grinding rébarbatif qui représente pour moi LE gros défaut, ou encore la narration qui ne marquera pas forcément nos esprits. Mais ce qui a réussi à faire en sorte que je ne décroche pas, c’est clairement le combo entre cette DA magique et sublime, accompagnée d’une bande-son qui se marie à la perfection avec l’ambiance globale du titre et le gameplay en tour par tour (moi qui adhère tant à ce système !) du jeu via son système de combat et tout ce que cela engendre : « easy to user, hard to master ». La durée de vie du titre (pas loin de 40h pour voir la fin, sans forcément faire un 100%) et son prix (29,99 euros) permettent de proposer un rapport « qualité / prix / durée de jeu » planché à condition que le grinding / farming d’EXP ne vous dérange pas plus que cela.


Point complet
Qu’on se le dise, on ne se lance pas dans Battle Chasers pour suivre une histoire passionnante, celle-ci étant vite reléguée au second plan. En revanche, on adhère à l’univers grâce à une direction artistique séduisante accompagnée d’une superbe bande-son. On ajoute des combats au tour par tour maîtrisés, un gameplay facile à appréhender mais plus difficile à maîtriser, un roster bien pensé pour toujours trouver un équilibre entre les personnages, une bonne dose de contenu, et on obtient un RPG à l’ancienne qui arrive à se démarquer du lot grâce à certains éléments qui ont été dépoussiérés. Il y a encore du travail pour le hisser dans la cour des plus grands mais le résultat final est suffisamment satisfaisant pour qu’on ne regrette pas l’investissement (29,99€), à condition d’accrocher et d’accepter de faire du grinding.

On a adoré :
L’univers et la DA
La bande-son
Le système de combat
Cut-scenes de qualité
Les « cinématiques » type BD
Durée de vie et lot d’activités annexes
Interface simple
Roster équilibré
Jeu intégralement en VF
Le système de craft
On n'a pas aimé :
Histoire au second plan
Temps de chargement longuets
Quelques brefs ralentissements
Grind assez forcé avec des pics de difficulté marqués
Donjons peu mémorables


Consulter les commentaires Article publié le 20/12/2017 par Vincent P.


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