Test Batman : Arkham City - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Batman : Arkham City



Développeur
Rocksteady Studios
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.10.2011
  18.10.2011
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Super Héros
Résolutions gérées
720p

En août 2009, les petits gars de Rocksteady Studios ont rendu un jeu sur l’univers de l’homme chauve-souris nommé Batman : Arkham Asylum. Malgré quelques erreurs de jeunesse, le titre s’est avéré être une véritable réussite, respectant l’univers de la licence, tout en proposant un côté artistique séduisant et un gameplay fort appréciable. C’est la raison pour laquelle l’annonce d’une suite a été accueillie à bras ouverts par tous les fans de Batman. Reste maintenant à voir si les développeurs ont réussi à se surpasser pour offrir une nouvelle itération de qualité ou s’ils se sont reposés sur leurs lauriers, profitant du succès du précédent pour se faire un peu plus d’argent…

Fan-service à gogo




Toujours plongé dans la peau de Bruce Wayne, qui revêt son costume de super héros pour chasser les vilains, le joueur est confronté à une intrigue qui tourne autour d’un certain Protocole 10. Pour faire la lumière sur ce fameux élément, tout en essayant de sauver sa peau, Batman n’a pas d’autre choix que d’arpenter cette sorte de prison à ciel ouvert renfermant toute la vermine. Nous n’en dirons pas plus sur le scénario pour éviter de vous spoiler. Toutefois, il permet de mettre en scène bon nombre de méchants, dont Hugo Stange qui connaît le secret de notre héros, ou encore le Joker, le Pingouin, Double-Face et Mr Freeze pour ne citer qu’eux. Le casting est suffisamment fourni pour ravir tous les fans de Batman, à tel point que le scénario semble avoir été implanté pour introduire tous les personnages (dont de belles surprises) plutôt que l’inverse. Il en résulte une histoire qui tient la route, qui nous mène bien du début à la fin, avec même quelques rebondissements sympathiques, mais qui reste dans l’ensemble bien trop convenue. Certaines ficelles sont du coup assez visibles et l’histoire ne se révèle pas aussi sombre et prenante que l’ambiance.

Ne crachons pas dans la soupe, elle fait bien son office et, malgré une poignée de répliques moins inspirées que les autres, les dialogues sont bien écrits et bien amenés. En plus, les doublages français sont de bonne qualité (avec des doubleurs ayant sévi sur les films et les dessins animés Batman) malgré une synchronisation labiale souvent à côté de la plaque. Si vous le pouvez, n’hésitez pas à vous le faire en version originale, c’est un pur régal. Pour en revenir aux dialogues, ils assurent complètement le développement de l’histoire, surtout que les fans, attentifs et patients, pourront profiter de plusieurs discussions appréciables, notamment entre les sbires du Pingouin, du Joker et de Double-Face. Pour cela, il suffit parfois de sortir un peu des sentiers battus et de se promener dans la ville. C’est la grande nouveauté de ce Batman : Arkham City, les petits gars de Rocksteady Studios nous ont fait quitter l’Asile confiné d’Arkham pour nous proposer un vaste terrain de jeu. On gagne ainsi en liberté de mouvement, de déplacement et d’approche des situations. L’architecture de la ville est extrêmement plaisante et le level design se révèle être des plus ingénieux.

Non seulement Batman peut se déplacer de toit en toit, mais en plus il peut planer grâce à sa cape, plonger et profiter des mouvements d’air ainsi créés pour reprendre de l’altitude et couvrir de plus grandes distances. Le grappin et la tyrolienne sont deux gadgets fort utiles pour se déplacer toujours plus rapidement. Bien entendu, notre batou peut aussi emprunter les sombres rues de la ville. Dans tous les cas, les développeurs chargés du level design ont fait un travail remarquable pour jouer sur la verticalité du gameplay et sur l’aspect open world. Ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin puisque les niveaux en intérieurs sont tout aussi remarquables. Que ce soit le musée, le commissariat, le métro, l’aciérie, etc., tout a été pensé dans les moindres détails, que ce soit pour la progression ou pour montrer l’influence d’un personnage sur l’environnement. Entre clins d’œil et détails extrêmement bien intégrés, on ne peut qu’être ravi du résultat, que ce soit en intérieur comme en extérieur. De plus, le character design est extrêmement séduisant et l’ambiance est excellente. Lumières froides, passages sombres, endroits glauques, enseignes défraîchies, la réalisation artistique frôle le sans faute.

Batman AC, version ++ de Batman AA




Le moteur graphique est en sus maîtrisé pour offrir un rendu très joli à l’œil. Certes, quelques textures font grise mine et on constate plusieurs bugs de collisions ou quelques animations un peu raide, mais vu la taille de la carte, l’absence de chargement entre les zones et la fluidité de l’ensemble, il est bien difficile de lui reprocher quoique ce soit, sans compter le niveau de détails. Le prix à payer pour profiter de cette fluidité et de cette richesse visuelle, c’est la présence de chargements un poil longuets au lancement de la partie ou après un game over. Notons d’ailleurs que les écrans de fin de partie sont soignés avec, selon la situation, un ennemi de renom qui sort une petite phrase (chacun en a une poignée de préenregistrées). Cela dit, il est bon de parler de la durée de vie du soft. Si vous souhaitez simplement parcourir la trame principale, sans traîner, vous en avez pour une dizaine à une douzaine d’heures selon le mode de difficulté. Toutefois, si vous optez pour cette solution, vous passerez à côté d’une grosse partie du jeu. En effet, les développeurs ont souhaité offrir un contenu des plus denses, profitant par la même occasion de cette grande ville à ciel ouvert.

Il faut donc greffer à l’aventure principale une tonne d’énigmes de l’Homme-Mystère à résoudre, dont certaines sont assez tordues, des objets cachés à trouver, des entraînements en Réalité Augmentée, plusieurs objectifs secondaires qui apparaissent au fur et à mesure sur la carte, diverses quêtes mettant sur notre route d'autres personnages de l'univers, certains moins connus du grand public d’ailleurs… Au final, la durée de vie se révèle vraiment conséquente pour les fans de l’univers et les amateurs de 100%. On note au passage que le background de tous les méchants rencontrés varie de l’un à l’autre (au niveau de la profondeur), même s’ils bénéficient tous de quelques éléments qui viennent enrichir l’univers à défaut d’être pleinement exploités. On en profite aussi pour remercier les développeurs d’avoir repensé les combats contre les boss, plus intéressants à jouer et demandant des approches différentes. On se souvient encore de Mr Freeze qui demande d’user d’une technique différente à chaque fois jusqu’à en venir à bout. C’est là aussi que l’on se rend compte que les gadgets sont loin d’être inutiles, que les petits nouveaux sont fort plaisants à utiliser et que les anciens sont toujours aussi efficaces.

Dans le même ordre d’idées, le système de progression, certes assez basique, est extrêmement bien intégré, permettant d’améliorer ses gadgets, son équipement et de débloquer de nouveaux combos et autres attaques. Cela n’est pas de trop, surtout que l’intelligence artificielle ennemie a été rehaussée. Ils sont plus agressifs et n’hésitent pas à balancer quelques objets, sans compter qu’ils sont plus nombreux et qu’ils appellent du renfort à la moindre alerte. Leurs comportements sont réussis et, pour en venir à bout, il faut parfois composer avec les forces et faiblesses de chacun : armures, boucliers empêchant toute attaque directe, épées demandant plusieurs esquives successives, armes, etc., sans compter ceux qui ont des brouilleurs, des snipers et des lunettes thermiques. Le summum du plaisir, c’est de recommencer le jeu avec le mode New Game + pour profiter du repositionnement de chaque ennemi et surtout de l’absence d’indicateurs colorés pour les contres. Pour le reste, le gameplay reprend les très solides bases du précédent volet, avec un mélange de beat them all intense et dynamique, grâce au système de combat FreeFlow, et d’infiltration, avec les déplacements discrets et toutes les éliminations silencieuses. On en dénombre d’ailleurs plus que dans le précédent volet.

Le petit coup de Batarang pour les fans




D’une manière générale, le gameplay n’est en rien dépaysant mais il a été enrichi avec plusieurs nouveaux mouvements, enchaînements, etc. Malgré le côté très accessible, qui permet entre autres d’assurer le spectacle, il faut bien avouer qu’il est cette fois nécessaire de mieux jauger son timing et ses actions, que ce soit pour venir à bout des ennemis ou tout simplement pour faire un maximum de combos. Dommage que la caméra ne suive pas toujours l’action à la perfection. C’est vraiment pour chipoter car elle ne pose que très rarement problème. Cela dit, les fans de scoring pourront d’ailleurs opter pour le mode Défi offrant son lot de challenges. Quant aux collectionneurs, il y a quelques bonus assez sympathiques à débloquer. Si on passe rapidement sur l’ajout d’une option 3D (accessoire mais appréciable pour les joueurs équipés) et le fait que le côté enquête du précédent soit moins exploité dans cet opus (du moins dans la trame principale), on en vient à une nouveauté de taille : la possibilité de jouer avec Catwoman.

Plus agile, plus féline, la demoiselle offre une autre vision du jeu, avec des coups différents, un arsenal inédit, la possibilité de se suspendre à des grilles et l’utilisation du fouet pour désarmer les ennemis ou s’accrocher ci et là. Là encore, le gameplay est extrêmement travaillé et c’est un véritable régal que de la contrôler. Malheureusement, les quatre séquences scénaristiques (parallèles à la trame de Batman) qui lui sont consacrées ne représentent qu’une petite demi-heure de jeu. On est donc condamné à en profiter dans le mode défi, enfin si on a le précieux code (fourni avec chaque version neuve) permettant de récupérer tout le contenu associé et de débloquer son utilisation. Dans le même ordre d’idées, bien qu’il y ait déjà de quoi faire avec la galette de base, on regrette que l’éditeur ait adopté une politique un peu douteuse vis-à-vis des DLC. Outre les costumes des précommandes, c’est surtout le pack permettant de jouer avec Robin qui fait grincer des dents. En effet, si vous n’avez pas réservé votre jeu auprès d’un certain revendeur, vous êtes condamné à débourser environ sept euros pour en profiter… Somme qu’il faut à nouveau débourser pour jouer avec Nightwing et les cartes défis associées.

Point complet
Si l’on excepte deux ou trois détails qui relèvent plus du chipotage qu’autre chose, il faut bien avouer que les trois principaux défauts de ce Batman : Arkham City sont la sous-exploitation de Catwoman et des méchants dans l’aventure, le scénario bien trop convenu pour convaincre pleinement et la politique des DLC douteuse (surtout pour Robin). A part cela, il faut bien avouer que ce nouvel opus est clairement à la hauteur de nos attentes. Non seulement les petits gars de Rocksteady Studios ont repris les solides bases du précédent opus, mais en plus il ont vraiment travaillé leur copie pour intégrer un environnement offrant plus de liberté, avec des séquences de jeu en intérieur tout aussi réussies, et toujours plus de contenu. Gadgets, mouvements, ennemis, I.A. rehaussée, etc., la liste est suffisamment convaincante pour voir que les développeurs ont fait de l’excellent travail. Rajoutez à cela un univers fidèle, un jeu techniquement réussi, une réalisation artistique qui frôle le sans faute, des doublages français convaincants et vous obtenez une véritable bombe qui passera de bonnes poignées d’heures dans le lecteur de votre console.

On a adoré :
+ Level design ingénieux
+ Sentiment de liberté
+ Direction artistique très plaisante
+ Ambiance séduisante
+ Musiques envoûtantes
+ Doublages réussis
+ Fan-service assuré
+ Plein de détails
+ Plein de choses à faire…
+ Offrant une solide durée de vie
+ Techniquement réussi
+ Gameplay enrichi…
+ Profitant des solides bases du précédent
+ Mode New Game + satisfaisant
+ Du challenge avec les Défis
+ Boss plus agréables à affronter
+ I.A. rehaussée et ennemis diversifiés
+ Catwoman (jouable)…
On n'a pas aimé :
- Mais sous exploitée…
- Et à activer (code fourni avec le jeu neuf)
- Scénario trop convenu
- Méchants pas assez exploités
- La synchronisation labiale
- Politique des DLC douteuse
- Pas bien dur malgré tout


Consulter les commentaires Article publié le 21/11/2011 par Vincent P.



 
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