Test Bastion - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Bastion



Développeur
Supergiant Games
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Action Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.07.2011
  20.07.2011
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
1200 MS Points

Cette année encore, le Summer of Arcade tente de mettre en avant certains jeux du Xbox Live Arcade. Cette opération a déjà révélé de petites perles telles que Limbo, Splosion Man ou encore Castle Crashers. Le jeu qui ouvre le bal cette année est Bastion, un action RPG qui n’est autre que le premier titre de Supergiant Games. Aux commandes du Kid, le joueur doit sauver un univers mystérieux d’un terrible fléau. Peut-on compter Bastion parmi les incontournables du Live ?

The Kid, Billy ?




Bastion est un jeu un peu particulier qui s’appuie surtout sur l’ambiance et le système narratif omniprésent. Dès les premières minutes, le joueur prend contact avec le narrateur, qui commente en direct les moindres faits et gestes du héros ("le Kid"). Grâce à cette voix rauque et envoûtante, sortie tout droit des vieux westerns, la plongée dans l’univers est immédiate, sans scène d’introduction à rallonge. C’est ainsi que l’on prend connaissance des événements qui ont mené le Kid où il en est : sauver le monde de "la Calamité". Le narrateur et lui trouvent refuge dans le Bastion, dernier lieu préservé, mais en piteux état. Le Kid entreprend alors de lui rendre vie en récupérant les Noyaux et Tessons éparpillés à travers le monde. Le Bastion devient sa base, sur laquelle il peut construire différents bâtiments/boutiques permettant d’améliorer ses armes et compétences. Les graphismes sont superbes, en 2D, peints à la main, dans un style chatoyant, qui n’est pas sans faire penser au style d’Ankama. Les ennemis, comme les décors, sont une vraie réussite, d’autant plus que ces derniers apparaissent au fur et à mesure des pas du Kid, suspendus au milieu de nulle part. Cette construction progressive contribue à plonger les joueurs dans ce rêve éveillé qui devient réel sous nos pas, mais gare au vide qui guette le Kid le long des petits chemins sinueux. Le joueur devient réellement acteur dans le soft, car le moindre de ses gestes fait l’objet de commentaires de la part du narrateur : on se prend même à tomber volontairement dans le vide ou à faire quelques bourdes histoire de voir ce qu’il en dit !

Le gros regret à ce niveau est que les voix sont uniquement en anglais, et que les non anglophones seront astreints à la lecture des sous-titres plus qu’abondants du fait du système narratif. La gêne se ressent plus particulièrement lors des phases de combat, car il est difficile de se concentrer sur l’action et de les lire en même temps, privant ainsi les joueurs d’une grande partie de l’histoire, puisque celle-ci n’est dévoilée qu’à travers le récit du narrateur. La musique extrêmement bien choisie achève de nous transporter, avec une mention particulière au thème de Zia, vraiment fabuleux. Pour se déplacer entre les niveaux, le Kid utilise les Skyways, sortes de plateformes de téléportation utilisant le vent. Une fois un niveau achevé, impossible de le rejouer, il est donc nécessaire de bien en explorer les recoins pour éviter de devoir acheter les bonus oubliés. En cas d’oubli, la boutique des objets trouvés est là, mais pour mettre la main dessus, il faut se séparer de ses précieux fragments, qui pourraient être investis ailleurs : dans la forge pour booster ses armes ou dans des potions d’améliorations. Les fameux fragments se récupèrent principalement en cassant les décors, destructibles quasi intégralement. Pour vaincre ses adversaires, le Kid dispose de deux armes équipées (au choix parmi une dizaine) plus un sort spécial (leurre, tir de précision, mine...) ce qui permet de varier le gameplay, car les armes se débloquent au fur et à mesure de l’aventure (pistolets, arcs, canon, machette, carabine...) et peuvent être améliorées.

L’artillerie lourde




La variété de l’arsenal est appréciable, seul petit bémol, la visée avec les armes à distance n’est pas toujours des plus aisée et souffre parfois d’imprécisions. Une attaque puissante peut être réalisée en relâchant la touche au bon moment, ce qui peut aider pour venir à bout des ennemis plus costauds. Le bouclier est également de la partie, il sert non seulement à se protéger des assauts ennemis, mais également à renvoyer les projectiles à leur expéditeur (tourelles et autres) pour les détruire. Chaque ennemi vaincu rapporte de l’expérience, pour monter de niveau, mais sans incidence sur les capacités du Kid : on peut juste équiper une potion de plus par niveau gagné (jusqu’à dix). Elles confèrent des bonus comme une meilleure défense, une vie de plus, de la vitesse, etc., très utiles lorsque l’on progresse dans le jeu. Il est possible d’en changer à tout moment par un simple passage à la distillerie, de même pour les armes. Pour ceux qui trouvent le titre trop facile, les divinités du temple sont là afin de corser les combats en fortifiant les ennemis de diverses manières, octroyant au passage plus d’expérience au joueur. La difficulté est bien dosée et ce système de divinité permet de satisfaire les joueurs les plus exigeants. Si la quête principale se boucle en environ 6 heures, quelques objectifs annexes viendront jouer les prolongations. Ce sont des aires d’entraînement, une par arme, ce qui fait donc une dizaine de défis à accomplir pour apprendre à tirer parti au mieux de son équipement.

Chaque performance est sanctionnée par un classement avec à la clé une récompense pour les trois premières places. Au joueur donc de remplir les conditions afin de mettre la main sur les bonus. Outre ces défis d’armes, trois objets récupérés au fil de l’aventure arrivent dans le Bastion, ouvrant la voie vers autant de zones de survie, où il faudra résister à des vagues d’ennemis de plus en plus coriaces pour obtenir la récompense finale et en apprendre plus sur les événements. Le mode New Game Plus permet de profiter du jeu jusqu’au bout et de voir la seconde fin du titre. Recommencer le jeu s’avère intéressant, puisque c’est là que le joueur a réellement l’occasion d’exploiter les armes à sa disposition, ainsi que leurs combinaisons d’améliorations,car on conserve celles acquises lors de la première partie. Chaque arme dispose de 5 niveaux, avec à chaque fois deux bonus possibles. Au joueur donc de trouver la meilleure combinaison parmi les 10 upgrades proposées. L’avantage est que l’on peut revenir sur sa décision facilement, il suffit juste de visiter la forge pour tester une nouvelle association. Les possibilités en combat sont donc très variées en jonglant entre les armes et leurs bonus, sans compter les coups spéciaux. Malgré cette variété, le gameplay reste très intuitif et accessible, laissant les joueurs plonger totalement dans l’histoire, sans sacrifier au plaisir des combats.

Point complet
Bastion est de ces jeux que l’on adore ou que l’on déteste car il possède une identité très forte qui pourra en rebuter certains. Mais si vous y accrochez, il est vraiment à part, tant par ses superbes graphismes que par sa musique mélancolique, ou sa narration omniprésente et interactive. Le gameplay en lui-même est peut-être un poil répétitif, mais très bien conçu. Le côté hack’n slash comme le côté RPG sont réussis et se marient parfaitement. La magie opère et on se laisse embarquer dans cette quête onirique contre la Calamité.

On a adoré :
+ Univers coloré et enchanteur
+ Nombreuses armes et améliorations
+ Plusieurs coups spéciaux
+ Nombreux défis
+ Les musiques
+ Gameplay simple et intuitif
+ Le New Game +
+ Le système de narration...
On n'a pas aimé :
- Uniquement en vost
- Un peu répétitif
- Visée pas toujours très précise


Consulter les commentaires Article publié le 03/09/2011 par Julie B.



 
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