Test Asura's Wrath - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Asura's Wrath



Editeur
Capcom
Développeur
CyberConnect2
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.02.2012
  21.02.2012
  23.02.2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Mettant de côté la saga Naruto, adaptée avec succès et une grande fidélité, le studio japonais CyberConnect2 s’associe avec Capcom pour nous proposer une toute nouvelle licence. Baptisée Asura's Wrath et annoncée à grands renforts de trailers percutants nous ayant fait baver, cette histoire de vengeance, de Dieux et de monstres impurs à l’allure animale envahissant notre planète, matinée d’un soupçon de Dragon Ball Z et de Ken le Survivant, avait tout pour plaire. Le résultat de ce melting pot improbable est-il à la hauteur ?

Une superbe coquille…




Ce que l’on peut dire, c’est qu’Asura's Wrath est un curieux mélange. Huit gardiens célestes, Asura inclus, protègent l’humanité et leur royaume des Ghomas, des monstres impurs prenant la forme d’animaux. Gorilles, rhinocéros, tortues géantes poussant des énormes cris, ou bien encore éléphants géants, le bestiaire est assez varié et vous en fera voir de toutes les couleurs. Ces ennemis sont donc en guerre contre Asura et sa bande lorsque vous commencez la partie. Victime d'un complot et envoyé dans les Enfers (le Naraka), Asura n'aura pour but que de se venger de ceux qui l'ont exilé, puis de récupérer sa fille. A son retour, il découvrira que les choses ont bien changé. Il faut dire que l’histoire est plutôt bien écrite, monte en puissance, et réserve quelques surprises. Le design général fera sans aucun doute débat, tant le titre puise son inspiration dans diverses sources. Ajoutez aux ennemis-animaux géants une flotte spatiale sortie d’un Star Wars, des Boudhas énormes en guise de boss, des Kaméhaméhas surpuissants issus d’un Dragon Ball Z, ou encore des coups de boule fracassants tirés d’un Ken le Survivant… Que l’on aime ou pas, l’univers créé reste cohérent, le tout étant bien mis en scène, ce qui représente un des points forts du jeu.

Le titre est présenté sous la forme de différents segments, eux-mêmes divisés en Sutras, des mini-chapitres. Au nombre de 18, ils s’enchaînent un peu à la manière d’une série télé, avec des résumés et des aperçus de ce qui nous attend dans le prochain épisode. Pour schématiser, nous avons affaire à une sorte d’anime interactif, à la mise en scène explosive et efficace donc, accompagné d’une ribambelle de QTE. Ceux-ci sont présents dans absolument chaque cinématique, vous obligeant à garder constamment la manette en main. Ils utilisent les sticks, les touches, demandent de bourriner un bouton en particulier ou de faire des combinaisons. Bien raccords avec ce qui se passe à l’écran, ils permettent une immersion totale dans l’histoire. Malgré cela, ils deviennent rapidement répétitifs, à tel point que l’on devine souvent quoi faire avant que cela ne nous soit demandé. Afin de diversifier les choses, les développeurs ont inclus deux autres phases de jeu, à savoir des passages de shoot et d’autres de beat them all. Le mot diversifier est vite dit tant ces passages sont eux aussi répétitifs. C’est bien simple, la sensation de faire et refaire les mêmes actions est beaucoup trop présente. Lorsque vous arrivez dans une zone de combat, vous devez éliminer les ennemis avec les 3 combos proposés. Un coup de poing, un coup tournoyant, la possibilité de tirer en manuel ou non, et c’est à peu près tout.

Le but étant de remplir votre jauge de furie, qui, une fois pleine, déclenchera une cinématique accompagnée d’un QTE (les ¾ du temps, il faudra appuyer sur Y au bon moment), afin de passer à la zone suivante… sachant qu’une phase de shoot viendra parfois s’incruster, avec la possibilité de tirer au canon ou de balancer les missiles sur les ennemis verrouillés automatiquement. Le challenge n’est pas forcément au rendez-vous. Il sera également possible, pendant les combats, de verrouiller les ennemis, mais gare aux sursauts de caméra, rendant parfois l’action totalement confuse. Une jauge, autre que celle de furie, se remplit également, permettant d’obtenir une force accrue, de se remettre rapidement sur ses pieds après avoir été balancé, ou d’utiliser certaines attaques sans consommer d’énergie. Le problème dans ce déroulement, c’est qu’il suffit de remplir la jauge de furie afin d’atteindre le palier suivant. Chaque boss, par exemple, s’affronte de la même manière : on frappe, on esquive, on frappe, on esquive, en attendant que la furie soit pleine, et qu’on accède au stade suivant. Du coup, on se contente souvent de bourriner les touches en regardant la jauge se remplir. Le côté ludique du jeu lui fait grandement défaut, dans le sens où la plupart du temps, le joueur est spectateur de la scène et, lorsque des phases lui demandent d’intervenir, elles sont malheureusement répétitives et parfois pénibles.

Pas loin du vide ?




Pire, rater un QTE n’a strictement aucune incidence sur le déroulement de l’histoire, mais seulement sur la note attribuée en fin de niveau. Si un jeu comme Heavy Rain avait pu déplaire à cause de sa jouabilité uniquement basée sur ce système, il avait au moins le mérite de proposer une vraie interaction, avec divers embranchements, aboutissant sur des événements nouveaux à chaque partie. Ici, ce n’est donc pas le cas, et l’envie de poser la manette et de se contenter d’être spectateur nous vient de temps en temps. C’est bien dommage, tant certains chapitres de l’aventure sont épiques et superbement mis en scène. Les cris de rage d’Asura y sont pour quelque chose. On pensera par exemple au chapitre 11, qui met en scène un duel de toute beauté, à l’intensité rare, accompagné de la symphonie du nouveau monde, morceau classique qui sied parfaitement à ce combat. Les graphismes sont globalement très beaux, pour peu que l’on accroche à l’univers. Les visages d’Asura et des Dieux sont très expressifs, les gros plans réussis, ceux des humains un peu moins. Certaines explosions sont également un peu cheap. Par contre, le tout est parfaitement fluide, malgré des affrontements titanesques, comme ceux contre les éléphants Ghomas. Les coups de boule pleuvent, les directs au ralenti dans la mâchoire aussi, le tout étant hyper jouissif.

L’aspect graphique du jeu est parfaitement maîtrisé, mais on n’en attendait pas moins du studio japonais. L’univers sonore est très bon également, même si la moitié des dialogues d’Asura sont composés de cris, de hurlements ou de grognements. A noter qu’il est possible, via les options, de mettre les voix japonaises. Des bonus sont également déblocables, allant de profils de personnages à des illustrations, en passant par des vidéos. Des jauges supplémentaires peuvent être débloquées, pouvant par exemples diminuer les dégâts reçus ou augmenter le refroidissement de la surcharge (pour certaines attaques spéciales). Le soft propose également des interludes entre les chapitres, faits d’illustrations, approfondissant l’histoire du jeu et les relations entre les personnages. Un Sura occulte (la vraie fin du jeu) est disponible en remplissant certaines conditions. Malgré tout cela, la durée de vie n’est pas du tout à la hauteur. Chacun des 18 Suras ne dure qu’une dizaine de minutes en moyenne, pour une durée totale oscillant entre trois et quatre heures (suivant le niveau de difficulté). C’est vraiment peu, d’autant qu’au moins deux de ces quatre heures sont composées de cinématiques. Proposé à la base à 70 euros, cela fait vraiment cher l’heure de jeu. Pour le même tarif, vous avez la possibilité de vous offrir des intégrales d’anime, pour des dizaines d’heures de visionnage. Le pire étant que des chapitres supplémentaires sont proposés en DLC, afin d’éclaircir certaines zones d’ombre nous dit-on... Sans doute pour remplir les caisses de l’éditeur plutôt.

Point complet
Asura's Wrath avait tout pour plaire, avec sa mise en scène énergique, ses graphismes réussis et ses personnages charismatiques. Le jeu est clairement une expérience unique, un mélange improbable, mais bourré d’énergie. Mais c’était malheureusement sans compter avec son intérêt ludique proche du néant, basé sur des scènes de beat them all et de shoot ultra répétitives, et sur des QTE manquant de mordant, mais surtout sans aucune incidence sur le déroulement de l’histoire. Vraiment dommage, car le potentiel était là ! A se procurer, mais à tout petit prix.

On a adoré :
+ Univers travaillé
+ Graphismes réussis
+ Une pêche d’enfer
+ Personnages charismatiques
+ Un fort potentiel…
On n'a pas aimé :
- Complètement sous exploité
- Des QTE à n’en plus finir
- Phases hyper répétitives
- Un seul et unique chemin
- Trop cher
- Chapitres supplémentaires en DLC


Consulter les commentaires Article publié le 26/10/2012 par Lionel B.



 
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